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JES6 - Pour une France Juste, Ecologique et Sociale

Ce blog rassemble mes idées et constitue une modeste pierre pour bâtir une alternance en 2022.

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Hommage à Michael Jackson

C'est évidemment l'information centrale de la journée: à 50 ans, le "roi de la pop" a succombé à une crise cardiaque, dont la cause exacte sera connue à l'issue d'une autopsie, à l'hôpital Ronald Reagan de Los Angeles... ville dans laquelle l'actrice Farrak Fawcett, célèbre pour sa participation à la série des Drôles de dames, a, elle, succombé à un cancer. Sa disparition est évidemment éclipsée par celle d'une star planétaire, recordman de la vente de disques, à la carrière plus qu'atypique et, presque, légendaire. Le parcours de celui que des millions de fans pleurent - y compris dans des vidéso amateurs mises en ligne, très tôt ce matin, sur Youtube - aura participé à faire de lui un artiste à la fois adulé et controversé. Enfant-star dès l'âge de 5 ans, repéré pour la prestation qu'il donna à la télévision à 11 ans (photo) avec ses frères, il est un double symbole: à la fois de ces enfants-stars, propulsés sur le devant de la scène - musicale ou cinématographique - avant même leur adolescence, mais aussi, en 1969, de l'ascension fulgurante d'un chanteur noir qui allait conquérir les honneurs d'un public majoritairement blanc.
 
Alors, quelle image garder de lui? Pour moi, la réponse n'est pas simple. Je ne suis pas un grand passionné de musique et ce n'est que tardivement, il y a un an et demi environ, que je me suis vraiment intéressé à ses chansons. Certes, comme beaucoup, j'avais déjà entendu nombre de titres qui ont fait son succès (plus de 750 millions d'albums vendus, sans compter les tubes piratés via Internet, ces dernières années). Mais, c'est en recevant en cadeau un de ses albums (l'édition spéciale de "Dangerous", sortie en 2001) que je me suis mis à l'écouter, notamment les titres "Give in to me", "Remember the time" ou "Who is it", pour n'en citer que quelque-uns. Et, avec sa mort, j'apprends à redécouvrir des titres légendaires comme "Thriller" ou "Beat it" (poursuivez ou interrompez le lecteur musical, ci-dessous). Avec Seal, il était, pour moi - et avec énormément de retard -, l'une de mes révélations musicales de l'année. Et, pourtant, je ne connaissais de lui que les frasques étalées dans cette presse people que je ne lis pas... mais qui ont été si largement commentées dans tous les médias. Après une vingtaine d'années de franc succès, avec des records d'audience (ses albums s'écoulaient à des millions d'exemplaires, du jamais vu dans ce domaine !), il sombrait dans cette phase obscure, l'équivalent artistique de la "traversée du désert" politique. Ses aventures conjugales, sa manière d'élever ses enfants (avec cette image d'un Michael Jackson portant un bébé dans le vide par dessus un balcon), ses procès pour pédophilie supposée sur de jeunes mineurs ou encore ses multiples opérations de chirurgie esthétique auront terni son visage... et son image, sauf auprès de ces fans qui l'attendaient avec impatience !


Dèjà, quelques heures seulement après sa mort, des rumeurs sur les causes exactes de sa mort courent: on parle d'un malaise cardique qui aurait été provoqué par la drogue (peu probable, mais évoquée) ou une surmédication. Il faut dire qu'à 50 ans, il préparait un retour sur scène pour une tournée qui devait commencer par un concert à Londres. Le stress de cet évènement, tant attendu par les fans, l'aurait obligé à consommer beaucoup de médicaments... On se souvient de sa conférence presse, très énigmatique, où il était apparu tel un "mort-vivant" (expression utilisée, ce matin, par un journaliste musical). Cette carrière - et cette vie - qui s'achève sur une tournée pas même débutée, voilà qui va participer à sa légende. Il n'y a qu'à voir la manière avec laquelle sa mort a été annoncée: on connait, à la minute près, le déroulement des évènements (13h14, heure locale, il arrive à l'hôpital et 14h26, son décès est constaté). Le mythe est en route. Une carrière avec des hauts et des bas. L'inventeur d'un pas de danse qui était devenu sa marque de fabrique. Une star qui a accompagné des bouleversements dans le monde de la musique (le passage aux CD ou encore l'apparition des clips). Et surtout l'image du jeune Noir devenu blanc, adulé par un public blanc dans une Amérique où les clivages raciaux étaient encore marqués. Un chanteur qui, par ses tubes, a contribué à rassembler les Américains, toutes couleurs confondues. Le portrait est un peu idyllique mais, de l'avis général des commentateurs qui l'ont suivi, il restera comme l'un des plus grands chanteurs de la scène musicale mondiale de ces quarante dernières années, suscitant à la fois enthousiasme et controverse. Un artiste copié, dont certains chanteurs se réclament actuellement, et qui a contribué à décloisonner la musique, notamment américaine. Mourir sous la présidence d'un Obama qui veut faire entrer son pays dans un moment post-racial, n'est-ce pas là un beau symbole?...
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