Rédigé par Aurelien Royer et publié depuis
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La France est-elle au bord du gouffre et à la veille d'une colère sociale inédite? C'est une des questions qui peut être posée, compte-tenu du contexte social, pour le moins tendu, qui touche tant la métropole que les départements d'outre-mer, où le manque de considération présidentielle et la rudesse de la vie quotidienne fait naître un puissant mouvement de contestation. Comme l'explique Marianne, dans son dernier numéro, la situation sociale actuelle, outre qu'elle est née d'une conjoncture économique mondiale plus que morose, puise ses racines dans un anti-sarkozysme de plus en plus manifeste. Si bien que, dès que le président s'exprime, les Français ont un a-priori négatif qui obscurcit leur jugement: ainsi s'expliquent sa chute dans les sondages et la minorité de personnes convaincues par sa prestation d'il y a deux semaines. Après le paquet fiscal, qui a profité aux plus aisés et aux entreprises, et surtout après le sauvetage des banques et du secteur automobile, qui se chiffre en milliards d'€uros, les Français ne comprennent pas que des mesures purement sociales soient si tardivement prises. Ainsi, des déclarations comme celles de Bernard Thibault ne font que mettre de l'huile sur le feu car, en disant que "le MEDEF mène 8 milliards à 2,6", le responsable de la CGT joue sur des schémas trop simplistes. Et même s'il faut regretter que les plus radicaux d'entre nos compatriotes ne comprennent pas (bien) que ces milliards permettent de maintenir l'activité économique (ou, en tout cas, d'éviter un naufrage trop rapide et massif, et donc une destruction conséquente d'emplois), il est clair que les mesures sociales du président se limitent à des artifices. A tort ou à raison, les Français ont retenu de son show télévisé la suppression de la taxe professionnelle (encore un cadeau au MEDEF qui, tout aussi abusivement, est caricaturé en association patronale unique regroupant des profiteurs et spéculateurs) plutôt que la revalorisation des allocations familiales ou l'annulation du deuxième tiers provisionnel des contribuables de la première tranche. Ainsi, parce qu'il est le seul maître à bord, et parce qu'il a massivement contribué à déligitimer la parole politique, Sarko ne parvient plus à convaincre... les Français voient le mal partout.
J'ai pour habitude de dire à mes élèves préparant le Bac qu'il faut réfléchir longuement à la toute première phrase d'une dissertation. Parce qu'elle est le premier élément que lit le correcteur, il se fait une première impression de la copie qu'il aborde et, si cette impression est mauvaise, il ne retiendra plus facilement de sa lecture les points négatifs (qui confortent son premier jugement) plutôt que les bons éléments. A ce petit jeu, Sarko a donc perdu: en donnant une mauvaise impression aux plus modestes de ses électeurs, qui le lâchent aujourd'hui, avec le paquet fiscal (abusivement limité au bouclier fiscal), il ne peut réussir à les convaincre. Quelles que soient les relatives bonnes "pistes" qu'il peut proposer, la copie commençait mal... et l'impression finale s'en trouvera forcément nuancée. Et, le pire pour le chef de l'Etat est que, désormais, avec la levée de tant de mécontentement, ses marges de manoeuvre sont particulièrement réduites. En effet, ce n'est pas à l'accumulation de revendications corporatistes, attachées à la préservation de ce qu'il appelerait des "privilèges", qu'il doit faire face. Mais à un mouvement social, structuré, unifié, porté par des professions bien différentes mais portant sur les mêmes revendications: mettre fin à la méthode Sarko qui verrouille le dialogue social et la démocratie, mettre en place une vraie politique sociale et rompre avec les potions libérales qu'il fait subir au pays depuis près de deux ans, mettre en oeuvre un nouveau partage des richesses qui profite aux Français, à cette minorité populaire sacrifiée sur l'autel de la rentabilité et de l'enrichissement sans limite d'une minorité de vrais privilégiés. Bref, c'est un autre modèle de société et de gouvernance politique que les Français réclament. Et leur colère est d'autant plus grande qu'ils mesurent désormais clairement le décalage flagrant entre un discours presque gauchiste et, au final, des décisions qui profitent toujours aux mêmes. L'année 2009 s'annonce donc rude pour le président, qui devra faire face, comme ses prédécesseurs, à des élections intermédiaires (dans la lignée des municipales, et en attendant les régionales) forcément mauvaises.
Et, pour limiter la casse, il a donc fait un certain effort, à saluer, pour compléter son premier plan de relance, uniquement basé sur un investissement parfois caricaturé (les "1000 chantiers" se résumant à des travaux dont le financement est avancé et qui, pour les plus fragiles, ne devraient pas changer leur quotidien), par une sorte de second plan, plus social. Ainsi, après l'échec dans les sondages (auxquels il est toujours autant attaché !), il a cru bon de devoir s'exprimer une seconde fois à l'issue de cette conférence sociale de mercredi. Une grande réunion, à l'Elysée, en présence de tous les minsitres concernés et les principaux partenaires sociaux, pour discuter des mesures à prendre, des orientations sociales à choisir et des moyens financiers à engager. Une conférence qui, si elle se généralisait, pourrait être l'un des outils d'un dialogue social bien plus approfondi: en clair, donner aux ministres le temps de rencontrer les partenaires sociaux, d'entendre leurs revendications et propositions, afin de préparer une grande conférence, de ce genre, qui permet de faire une sorte de synthèse d'une semaine de négociations. A condition que ce genre de rendez-vous ne se limite pas à une entreprise en comm' en réunissant des syndicalistes avant de leur griller la priorité: car, dans cette stratégie de comm', si Sarko a décidé de s'exprimer à la télévision à 20h, n'est-ce pas aussi pour occuper l'espace médiatique après un tel rendez-vous, et reléguer les réactions des syndicalistes au second plan? On peut se poser la question. Car, franchement, après l'avoir écouté (comme à chaque fois qu'il intervient), on ne sait trop quoi retenir de cette allocution, lue sur un prompteur et au cours de laquelle il a récité, sous forme d'une interminable liste, le catalogue des mesures soi-disant sociales qu'il compte mettre en oeuvre. Sur la forme, l'exercice auquel il s'est plié montre l'absence de vision, de cap, le président étant venu dire à ses "chers concitoyens", un agglomérat de groupes sociaux, la liste de toutes les mesures décidées de manière à ce que chacun se sente, au moins une fois dans la soirée, concerné... en entendant, dans le flot de mesures, une disposition qui le touche directement.
Sur le fond, on retiendra l'annulation des deux derniers tiers de l'impôt sur le revenu pour la première tranche des contribuables. Soit un effort, pour l'Etat, deux fois supérieur à celui annoncé lors de la première intervention. Et, pour tout dire, sans aller chercher sur Internet, je serais bien incapable de citer une seconde des mesures annoncées... dans la mesure où, non imposable, n'appartenant ni aux classes visées et à l'électorat du chef de l'Etat, aucun des articles du catalogue ne m'intéressait. Or, c'est cela le coeur du problème: de ce genre d'intervention, on ne retient pas l'essentiel car il n'y a rien d'essentiel. Et cette gouvernance, qui se limite à des effets d'annonce et à des décisions unilatérales, conduit donc nos concitoyens à (trop) s'intéresser - comme je le fais actuellement - à la forme, plutôt qu'au fond (dans la mesure où celui-ci ne les convainc pas). N'est-ce pas là le sentiment des responsables du mouvement de grogne qui touche la Guadeloupe (photo)? Justement si. En les écoutant, on retient entre autres: 1- que si des manifestations massives et pacifistes (comme le montre, notamment, la marche silencieuse en hommage au syndicaliste tué) se déroulaient dans un quelconque département de métropole, le chef de l'Etat s'y serait déjà rendu; 2- entendu dans la bouche d'un syndicaliste que "dès qu'un chien dangereux attaque quelqu'un, le président annonce dès le lendemain une nouvelle loi" et que, pour la grogne sociale des ultra-marins, rien ! ; 3- enfin que le secrétaire d'Etat à l'outre-mer, outre son temps de réaction (sans parler de Michelle Alliot-Marie) et ses aller-retour pour se faire taper sur les doigts à Paris, n'a pas fait preuve d'une qualité d'écoute importante. Bref, ce sont d'abord les réactions (ou l'absence de réaction) du gouvernement qui heurte d'abord nos compatriotes des Antilles et de Réunion. Se sentant comme des citoyens de seconde zone, ce qui est, fort logiquement, insupportable. Ainsi je fais une proposition concrète: supprimons le ministère de l'Outre-mer et intégrons la gestion de ces territoires, spécifiques, qui demandent des moyens financiers plus importants compte-tenu du retard de développement qui les pénalisent, au ministère de l'Intérieur. Pourquoi la Guadeloupe ne serait-elle pas gérée par la même personne que la Corse, la Gironde ou le Pas-de-Calais?
Notons, enfin, que notre président, qui a ridiculisé Jacques Chirac en terme de kilomètres parcourus en France et dans le monde (ce que certains électeurs de gauche reprochaient beaucoup à cet ancien président qui dilapidait l'argent public pour ses voyages), n'a pas non plus été des plus habiles. Outre le fait que sa ministre de l'Intérieur est restée muette sur le dossier ultra-marin, et que le secrétaire d'Etat Yves Jego a pris le temps de la réflexion avant de décider de s'envoler pour Pointe-à-Pitre, la visite surprise de Nicolas Sarkozy en Irak - quel que puisse être le symbole de ce séjour auprès des autorités d'un pays qu'il va falloir aider à se reconstruire - ou, au lendemain de son intervention de ce mercredi, sa visite d'une exploitation agricole (où il a fait un certain nombre d'annonces... qui auraient tout de même pu attendre son discours d'inauguration du Salon de l'agriculture, qui débute ce week-end à Paris) ont du mal à passer en Guadeloupe... où on attendait évidemment de le voir, en personne. Comme le montre l'ampleur de la foule qui s'est rassemblée, toujours silencieusement, dans les rues des principales villes de l'île pour l'écouter parler sur RFO au soir d'une réunion consacrée au dossier. Bref, responsables politiques locaux et habitants ont la désagréable impression de ne pas être écoutée alors, qu'à y regarder de plus près, les sujets de mécontentement (vie chère, monopole et absence de concurrence pour réguler les prix, rejet de la méthode Sarko...) sont proches de ceux qu'expriment plusieurs professions en métropole. Faire du conflit gaudéloupéen, sous prétexte qu'il se fait dans des régions au statut particulier et à des milliers de kilomètres, un simple conflit local n'a pas d'autre objectif que de ne pas assumer ses propres responsabilités quant aux sources de ce malaise social profond. Or, des efforts considérables doivent être entrepris pour que les écarts qui existent entre métropole et outre-mer, sans remettre en cause les spécificités de ces territoires, soient comblés au plus vite. Pour une raison évidente de justice sociale, d'équité républicaine et de solidarité entre citoyens et entre territoires !
Eh bien, on va finir par presque tomber d'accord!Je comprends de votre réponse que vous êtes favorable à la réduction à 5 semaines des congés d'été ... C'est très bien, ça! Et il y a une forte proportion de vos collègues enseignants qui est d'accord avec vous? Ca m'étonnerais beaucoup ... Mais si c'est le cas, je suis près à faire amende honorable!Je suis globalement d'accord avec le reste de vos propositions contenues dans votre réponse.
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Je ne connais pas la proportion d'enseignants qui partagent cet avis. Je peux seulement vous dire: 1- qu'ils sont sans doute plus nombreux qu'on ne peut le penser car j'ai moi-même été étonné de<br />
pouvoir tomber d'accord, sur ce point, avec certains de mes collègues; 2- que ce sont à la fois de jeunes enseignants (débutants ou avec quelques années de pratique) et des moins jeunes qui<br />
partagent cet avis. Je pense cependant qu'on est loin d'être majoritaires... sans compter que, côté syndicat, je n'ai aucune idée de leur position sur ce sujet. Je vais tâcher de creuser la<br />
question car, en effet, cela peut être une base pour une réforme concertée et efficace de l'école.<br />
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J
Jacques Heurtault
21/02/2009 14:46
Le malaise est ultra simple à comprendre!Le peuple français est d'une essence PROFONDEMENT CONSERVATRICE ... Sur toutes les réformes importantes, il a, de tous les peuples "occidentaux" presque toujours été l'un des derniers à s'adapter aux réalités du monde moderne ... Non seulement la Révolution française a été très violente contre le peuple lui même (répression de la chouannerie dans l'Ouest, plus spécialement en Vendée) mais c'est bel et bien une réaction dite "thermidorienne" qui a eu la peau (plus exactement la tête) du trop réformateur idéaliste Robespierre ...Aujourd'hui, le chantier des réformes monte en puissance et la demangeaison conservatrice atavique hostile revient sur le devant de la scène ... Souvent, les réformes ont pu passer parce que, dans le passé, elles ont été accompagnées d'un "TOUJOURS PLUS"!
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Je suis bien content que vous exprimiez de nouveau, à propos de cet article, votre point de vue. Que je partage en partie, dans la mesure où les Français sont quelque peu méfiants vis-à-vis<br />
des changements trop burtaux. Mais, à cela plus qu'une sorte d'explication génétique, je vois deux raisons principales:<br />
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- les Français sont, en bon citoyens, attentifs à ce qui leur est proposé et quand le mot réforme, qui est censé donner une sorte de caution positive à tout projet gouvernemental, est employé,<br />
ils attendent de voir le contenu et aimeraient être informés sur ce qu'elle contient; plutôt que de sauter dans l'inconnu, les Français aiment savoir à quelle sauce ils vont être mangés; et pour<br />
cela, ils réclament des explications précises (qui font souvent défaut, à tel point que chaque projet contesté se résume pour Sarko à un défaut de cmmunication);<br />
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- dans des contextes socio-économiques comme celui que nous traversons, les Français craignent pour leur avenir personnel et celui de leurs enfants et se raccrochent, fort logiquement et sûrement<br />
tout aussi abusivement, à leur situation présente, considérant qu'elle n'est pas si mal que cela. Pour beaucoup, "réforme" signifie "régression" ou "perte de quelque chose que l'on a<br />
aujourd'hui". On en revient à cette envie de ne pas sauter dans le vide !<br />
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Et je vais vous donner, enfin, un exemple concret du fait que certaines professions sont bien moins conservatrices que vous ne semblez le penser (comme un grand nombre de nos compatriotes). Pas<br />
plus tard que ce matin, à la veille des vacances (car elles ne font que commencer pour mon académie), je discutais tout à l'heure avec un collègue sur le rythme de travail de nos élèves. Avec un<br />
double constat: en leur imposant une trentaine d'heures de cours et beaucoup de travail personnel à la maison, on fait exploser le seuil des 35 heures hebdomadaires; en accumulant sept semaines<br />
consécutives de travail à ce ryhtme, on ne peut que comprendre leur fatigue (et leur énervement) de cette dernière semaine avant les quinze jours de congés qui s'ouvrent.<br />
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D'où cette proposition, que j'ai déjà eu l'occasion de faire, et qui figure dans mes "Dix réformes pour avancer" (colonne de droite), de changer le rythme scolaire de nos enfants. Le rôle de<br />
l'école étant d'instruire, tout en préparant nos jeunes au monde du travail, limitons la semaine à 27 ou 28 heures de cours réparties sur cinq jours (en les faisant commencer plus tard - 8h30 au<br />
lieu de 8h - et en les faisant terminer plus tôt - 16h30 au lieu de 17h ou 17h30 -) et prévoyons une seule semaine de vacances toutes les cinq ou six semaines de travail, tout en réduisant les<br />
vacances d'été à cinq semaines. Une proposition concrète, réfléchie, qui part d'un constat et apporte une solution. Bref, une attitude constructive, qu'une part de mes collègues partage. Sauf<br />
que... les vacances de février durent deux semaines et sont étalées sur quatre semaines (avec le système à trois zones) pour remplir les stations de sport d'hiver. Ou l'on voit que les intérêts<br />
économiques peuvent aussi empêcher des réformes auxquelles adhère une profession jugée conservatrice, parce qu'elle manifeste trop fréquemment (ou parce que, plutôt, ses manifs sont plus<br />
perceptibles que les autres !).<br />
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Cela méritait d'être dit. Car il n'y a pas, cher Jacques, d'un côté les gentils réformateurs, qui se veulent progressistes et modernes parce qu'ils bousculent les habitudes en utilisant le mot<br />
"réforme" à toutes les sauces, et de l'autre les méchants conservateurs, arc-boutés sur leurs priviléges de classe et ne pensant qu'à choisir la date de la prochaine grève !!<br />
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R
rachid
21/02/2009 11:31
Shalom aleykhum,<br />
Excellent votre billet ! <br />
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Il est clair que notre pays ("les élites") a du mal à se défaire de ses habitudes abjectes et discriminatoires envers sa jeunesse et ses enfants de ses colonies(anciennes et nouvelles), ses ghettos.Et si les "békés" étaient rien d'autres qu'une forme de réincarnation économique de l'OAS ? Des Colonies ! Quand cette jeunesse se trouve en dehors du temps, bannis de la société et de la République.Des Banlieues ! Quand cette jeunesse se trouve ghéttoïser, en dehors de la commune, bannis de la société et de la République.Ban = banniLieu = sociétéPlein le Q de la droite de FrancePlein le Q de la gauche de FranceQui nous aveugle à nous faire croire qu'il faut lutter contre l'exclusion.C'est un "Jeunocide"!Et pourtant, ces jeunes remuent, revendiquent, agissent, s'agitent, posent des questions, veulent des choses...Mais ils veulent quoi, si leur question n'est pas la misère ?Cette génération est depuis quelques années confrontée à des conditions d'une dureté si exceptionnelle, elle est si absolument désabusée, si souvent sur la ligne de mort, que l'on peut parler, d'une entreprise de Jeunocide*.Génération sans aucune perspective d'emploi stable ni de logement autonome, devant parfois nourrir leurs frères, leurs parents.Face à la quasi impossibilité d'avoir eux-mêmes des enfants.Temps annulé des journées sans projet, temps inversé de la responsabilité des enfants sur les parents, temps barré de la non-histoire à venir, temps aboli de l'hébétude de la non-perpétuation des êtres. Génération hors du temps, génération hors de l'humanité. Jeunocide*Cette génération cherche à réinventer le temps, un monde possible.Or un phénomène démographique aussi massif, aussi continu, et à cette échelle, ne saurait être sans conséquences socio-politiques.Les jeunes ils sont pas cons, ils ont compris que l'ascenseur social est bloqué au sous-sol et qu'il pue la pisse !Lutter contre l'exclusion...mon Q c'était un leurre !Lutter contre " l'exclueur"...c'est QFD ! c’est l’heure. En attendant de marché sur le pavé,On a décidé de faire comme Mountazer ("notre prix Nobel du journalisme"),On s'entraîne aux jets de godasses, on a reconnu les cibles !<br />
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Mon blog est un lieu de débat. Je vous remercie de participer à la discussion qui peut naître autour de sujets aussi importants mais vous appelle, dans le même temps, à un peu plus de<br />
modération (certains propos ou expressions n'y devraient pas avoir leur place !), tant sur la forme que sur le fond. Certes, l'Etat n'est pas toujours à la hauteur (surtout en Outre-mer en ce<br />
moment) mais parler de "Jeunocide" ne me semble d'autant moins approprier que cela ne fait pas avancer les choses. La posture qui consiste à s'en prendre à ses contradicteurs en les assimilant à<br />
des génocidaires, à des meutriers de l'esprit, n'est pas toujours la meilleure, ni la plus efficace. Je partage votre point de vue, selon lequel une partie de la jeunesse, disons-le issue de<br />
l'immigration (et qui n'en est pas moins française !), est discriminée et marginalisée... jusque par l'actuel pouvoir en place. Nous nous devons de la dénoncer. Mais, restons modérés et<br />
constructifs !!<br />
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