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JES6 - Pour une France Juste, Ecologique et Sociale

Ce blog rassemble mes idées et constitue une modeste pierre pour bâtir une alternance en 2022.

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Société de consommation et malnutrition

Le jour du 31 décembre, en visite à Paris pour passer de 2008 à 2009 sur les Champs-Elysées, j'ai été déjeuné dans une brasserie parisienne bien connue, vraiment très sympathique, où l'on mange bien à des prix plus qu'abordables. Une assiette de saumon fumé et une autre de foie gras en entrée, trois plats de viande et trois desserts (pour trois personnes évidemment !): le tout pour moins de 20€ par personne. De quoi se régaler à petit prix et ne pas s'attabler pour manger n'importe quoi. Et c'est au cours de ce repas que la conversation a évoqué un problème d'actualité: comment les Français parviennent-ils à se nourrir? Car, en cette période de fêtes de fin d'année, le constat est clair: la fréquentation des restaurants ne baisse pas, les grandes surfaces sont surpeuplées même le lendemain de Noël et la crise du pouvoir d'achat semble bien abstraite compte-tenu de ces manifestations éclatantes d'une société de consommation. Mais, dans le même temps, me trouvant à Paris, j'ai pu constaté à quel point certaines personnes ne vivaient pas dignement, faute de logement, faute de nourriture un peu plus festive qu'à l'habitude, faute d'élan de générosité suffisant pour les préserver du froid. Et, quand on mange si bien, pendant une heure et demi dans un endroit chauffé et si bien décoré, on ne peut que se sentir un peu coupable vis-à-vis de celles et ceux qui, passées 22 heures, dorment sur les trottoirs avec leurs chiens et leurs chats. Je ne dis pas qu'il faut arrêter de vivre, ou de profiter de bons moments en famille, à la simple vue de ces sans-abris qui risquent leur vie à chaque descente de température. Mais, notre modèle de société, basée sur l'hyper-consommation, le gâchis et l'endettement pour consommer, ne montre-t-il pas ici ses limites?
 
En ces temps de crise financière, on ne peut que constater qu'il fait des ravages à l'échelle mondiale, ne contribuant pas à développer ces pays pauvres, anciennement colonisés pour leurs richesses (et qui le sont encore? Sur ce point, lire le dernier article de Lewalis sur son blog en cliquant ICI), et qui restent aujourd'hui clairement sous-développés. Rappelons que pour être considéré développé un Etat ne doit pas disposer uniquement d'un PIB ou d'un PIB/hab. moyen ou élevé, mais doit aussi offrir à toute sa population un accès à l'éducation et à la santé convenables (ce sont les critères de l'IDH, Indice de Développement Humain). Or, l'humain, et les efforts faits pour préserver les individus (pour qu'ils ne meurent pas de maladies oubliées par des Européens qui ne les ont plus vues depuis des siècles), ne produisent guère de résultats en Afrique... si ce n'est l'enrichissement des élites, cette poignée de généraux ou de diplômés, qui confisquent bien souvent le pouvoir politique depuis des décennies. Mais, la crise financière - qui est aussi une crise morale, ainsi que celle du modèle de la société de consommation à l'occidental - montre à quel point l'ultra-libéralisme produit des ravages à l'échelle nationale. Sous prétexte d'un enrichissement généralisé, se faisant de haut en bas (le renforcement des hauts revenus devant bénficier, par ricochet, aux plus pauvres), les potions libérales - de la droite comme de la gauche - n'ont fait que rendre encore plus malade notre pays. Et si le "Ségo-show du Zénith" a fait tant de bruit, n'est-ce pas parce que son message semblait être une anomalie dans le paysage politique traditionnel? Quel homme (ou femme) politique parle de solidarité et de fraternité, mis à part Sarko lorsqu'il fait ses voeux aux Français? Et le problème est là: la création d'un lien social fort, au bénéfice prioritaire de ceux qui souffrent - c'est-à-dire les personnes en situation de précarité -, ne semble pas être la priorité de nos gouvernants, qui n'ont aucune idée de ce que signifie le mot "précarité" dont ils usent et abusent.
 
Car, sans étaler ma vie privée, je peux vous dire que, personnellement, pendant des années, je n'ai pas vécu dans le luxe, mon père connaissant notamment des périodes drépétées de chômage et de travail par intérim (celui où vous gagnez beaucoup quand vous travaillez mais qui paie très mal pendant les périodes d'inactivité). Et, c'est ce qui fait que je suis fier de mon pays, je n'aurais jamais pu faire d'études si ma banque ne m'avait pas accordé un prêt étudiant ou si l'Etat ne m'avait pas versé, chaque mois, des bourses d'enseignement supérieur me permettant de payer logement, nourriture et bouquins pour que je réussisse à m'insérer sur le marché de l'emploi. Or, nos hommes politiques ont trop souvent l'habitude de répéter, dans des émissions qui font leur portrait (comme celle que le service public a consacré hier, en deuxième partie de soirée, à Carla Bruni: un reportage d'une heure et demie sur la vie de la première dame de France - que je n'ai bien évidemment pas regardé !), qu'ils sont issus d'un milieu modeste. Comme si cela suffisait pour nous convaincre qu'ils comprennent la dure réalité de la vie QUOTIDIENNE (même le 31 décembre !) des plus démunis à qui la politique gouvernementale actuelle ne profite pas (ou seulement à la marge) !! On nous prend pour des c... Et, pour ne pas rester dans une simple logique de dénonciation, voici une proposition concrète. Pourquoi supermarchés, restaurants et cantines scolaires ne donneraient-elles pas leurs restes commestibles à des associations venant en aide aux personnes fragiles, ou à la SPA (qui pourrait ainsi varier la nourriture donner à ces milliers d'animaux abandonnés chaque année)? Aujourd'hui, quand un gâteau - périssable et vendable jusqu'à une date précise - n'a pas été acheté avant cette date, il atterit dans la poubelle du supermarché en question, dans son emballge d'origine. Aujourd'hui, dans les cantines scolaires, ce sont des morceaux de viande ou de pain, auxquels les élèves n'ont même pas touché, qui vont à la poubelle. Et l'argument utilisé pour refuser l'option que je propose est clair - et compréhensible -: si la personne ayant reçu gratuitement un gâteau invendu est intoxiquée, elle peut se retourner contre l'enseigne et lui infliger un procès. Dès lors, pourquoi l'enseigne en question - qui s'apprêtait à vendre le produit au client qui souhaite l'acheter - ne vendrait-elle pas, pour 1€ symbolique, ses invendus afin que la transaction la dédouane de toute responsabilité?
 
Il est en tout cas des sujets graves, comme celui-là, dont nous devons nous saisir. Car laisser des personnes mourir de faim ou de soif dans les rues d'un pays développé comme le nôtre est insupportable. Car laisser mourir des centaines et des milliers d'enfants de maladies contre lesquelles nous vaccinons les nôtres est tout aussi insupportable. Car le maintien au pouvoir de clans dictatoriaux qui ne se préoccupent pas du sort de leur population (comme c'est actuellement le cas à Cuba, qui célèbre avec peu de faste le cinquantième anniversaire de la Révolution castriste, les progrès initiaux n'ayant pas protégé une population aujourd'hui appauvrie et inquiète) l'est également. Nous devons donc agir, dénoncer ces situations et faire pression sur nos gouvernants pour que les choses bougent. Et, je le répète, le contexte de la crise s'y prête d'autant plus qu'un nouveau modèle de société et de développement harmonieux du monde doit être inventé !!
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J
Tout d'abord merci pour le lien! C'est sympa!<br /> Ensuite, je dirais qu'il y a toujours eu des gens dans la rue ce n'est pas propre à notre société actuelle, même si leur nombre a dû augmenter...<br /> Sinon je suis tout à fait d'accord avec toi pour redistribuer ou les revendre " à perte ", tout comme toi, ça me semble illogique de les jeter!
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A
<br /> C'est justement parce que des personnes continuent de vivre dans la rue, dans des conditions de vie que l'on imagine pas du tout, qu'il faut agir. Et s'en prendre aux racines de ce mal.<br /> <br /> Franchement, quand on voit les masses d'argent qu'ont les puissants à qui profite la mondialisation, on ne peut qu'être écoeuré par cette situation où les uns ont nettement plus que ce qu'il<br /> devrait avoir et les autres ramassent les miettes, se contentant de cette féraille, cette armée de centimes dont nous ne voulons pas dans nos porte-monnaies.<br /> <br /> Ainsi, le soir du 31 décembre, j'ai pu voir des sans-abris dormir sur le trottoir, à proximité d'un arrêt de bus, sous un bout de carton et une couette pourrie... à quelques centaines de mettre de<br /> la Concorde, au pied des Champs-Elysées, où des milliers de personnes faisaient la fête et buvaient du champagne.<br /> <br /> Alors, certains diront que, comme dans les guerres, les civils sont des dégâts collatéraux qu'on ne peut évieter, les sans-abris sont des dégâts collatéraux du système économique. Si ce ne sont pas<br /> des profiteurs des aides sociales, ce sont des bons à rien qui ne cherchent pas à s'en sortir. Mais, je suis désolé, ce sont aussi des êtres humains qui vivent dans cette situation 365 jours par<br /> an.<br /> <br /> C'est d'autant plus scandaleux que, deux ans après son élection, on est loin du zéro SDF promis par Sarko pendant sa campagne. Avec l'argent qu'il dépense en frais de bouche, de réceptions et de<br /> déplacement (pour se payer des vacances au Brésil), il n'en a rien à faire des sans-abris. Cela ne rapporte aucun bénéfice électoral !!<br /> <br /> <br />