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JES6 - Pour une France Juste, Ecologique et Sociale

Ce blog rassemble mes idées et constitue une modeste pierre pour bâtir une alternance en 2022.

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Les (scandaleux) flops du sarkozysme !

Avant tout, je tiens à faire une précision introductive, qui me semble indispensable: cet article n'a pas pour but de faire de l'anti-sarkozysme primaire, trop simple compte-tenu des faits que je vais aborder. Mais bien de pointer les limites d'une politique trop à droite, ultra-libérale, détachée en partie des réalités de terrain et qui, pour satisfaire l'électorat concerné, ne pertinentes qu'en théorie. Or, c'est parce qu'elles ne sont pas profitables, sur le LONG terme, que je vais critiquer certaines mesures prises par Nicolas Sarkozy. Et en profiter pour faire des propositions. Mais, je vous laisse juge et attends vos commentaires !
 
L'une des informations de la journée m'intéresse en premier lieu dans la mesure où la dernière livraison statistique de l'INSEE, en ce qui concerne la démographie français, est l'un des outils incontournables qu'utilise tout géographe pour comprendre le pays qu'il étudie. Or, cette étude, qui dresse le bilen du dernier recensement de la population française, explique le peuplement de la France en 2006, réactualisant de sept années les chiffres du recensement précédent (datant de 1999). Or, quelles sont les principales conclusions de cette étude? 1- en sept années, la France a gagné un peu plus de 3 millions d'habitants, portant le total à 63,2 millions d'habitants, outre-mer inclus bien évidemment; 2- cette croissance, l'une des plus fortes du continent, s'explique d'abord par un important taux de natalité qui confirme une tendance que l'on observait depuis l'an 2000, à savoir que les femmes françaises ont le taux de fécondité (supérieur à 2 enfants par femme) le plus élevé d'Europe; 3- la hausse de la population n'est donc pas liée à l'apport extérieur dans la mesure où, seuls deux facteurs expliquant une croissance démographique (l'accroissement naturel ou le solde migratoire), le premier semble primer sur le second, ce qui n'est pas le cas chez nos voisins; 4- enfin, cette croissance de la population concerne toutes les régions, à l'exception de Champagne-Ardenne et de la Guadeloupe qui ont perdu des habitants pendant la période étudiées, les zones les plus avantagées étant les grandes villes, les régions littorales et celles du bassin méditerranéen (les plus fortes poussées étant enrgistrées en Corse, Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées).
 
Cette étude est d'autant plus intéressante qu'elle a deux implications politiques principales: 1- elle va servir de base au redécoupage des circonscriptions législatives voulues par le gouvernement avant la prochaine échéance de 2012; 2- elle infirme les théories du gouvernement actuel à propos de la démographie scolaire. Ou plutôt, pour être plus précis, elle confirme que le gouvernement n'a qu'une vision de COURT terme. Car, le principal argument des ministres successifs des gouvernements de droite est de faire croire aux Français que les effectifs des établissements (notamment du second degré) diminuent, ce qui permet d'expliquer la suppression de postes d'enseignants. Or, se posent deux problèmes: d'un côté, avec l'assouplissement de la carte scolaire, les postes supprimés dans les établissements prisés par les parents engendreront l'augmentation des effectifs par classe; d'autre part, ces diminutions de la population scolaire, vraie à l'échelle nationale, sont très inégales selon les secteurs. Ainsi, dans certains collèges ou lycées, les suppressions de postes n'avaient d'explication que comptable. Exemple: dans le collège où j'ai débuté l'année, on comptait entre 80 et 90 élèves et, l'an dernier, quatre classes par niveau pour les répartir. Cette année, quatre classes ont été maintenues en 6ème, 4ème et 3ème, une classe ayant été supprimé en 5ème, le niveau qui comptait le moins d'élèves au total. Résultat? Les classes de 6ème, 4ème et 3ème comptent entre 20 et 24 élèves, tandis que les trois classes de 5ème n'en ont pas moins de 28 ! Et, dans certaines disciplines, des heures d'enseignement ayant ainsi été supprimées, certains collègues titulaires se retrouvent sur deux ou trois établissements différents. Ce genre d'aberration ne devrait pas exister. D'autant que les chiffres de l'INSEE que, dans quelques années, les enfants de l'an 2000 et leurs successeurs finiront par arriver au collège et il faudra alors recréer les postes qui ont été supprimés. Bref, la politique éducative de la droite ne vise en rien à améliorer le système... mais à faire du chiffre !
 
Faire du chiffre, c'est aussi l'un des piliers de la politique sécuritaire et migratoire du président de la République. Appliquant à tous les domaines ce qu'il a lui même fait lorsqu'il était ministre de l'Intérieur (sans que la méthode ne prouve son efficacité dans les vraies statistiques de la délinquance !), Sarkozy montre à quel point cela n'a aucune efficacité. Un exemple? Les clandestins qui, visant l'eldorado britannique (du fait des conditions, plus laxistes ou humanistes - selon les points de vue -, d'attribution du statut de réfugié et d'accès à la santé), trouvaient refuge dans le fameux centre de Sangatte, traînent désormais dans les rues de Calais. Le récent reportage d'un journaliste de Marianne, sans doute l'un des meilleurs de l'année, aux côtés de ces hommes, femmes et enfants qui paient une fortune pour passer la Manche (photo), montrait brillament que leur situation humanitaire et sanitaire était désastreuse. Et que la fermeture de Sangatte, à l'époque applaudie par la gauche - notamment le député du coin, Jack Lang -, a aggravé la situation, la dispersion des clandestins dans la nature compliquant très sérieusement le travail des associations qui leur venaient en aide. Bref, s'attaquant - comme souvent - aux conséquences des problèmes, sans se préoccuper des causes, la politique sarkozyste en la matière à montrer ses limites. Comme si, en dispersant des clandestins trop visibles lorsqu'ils étaient parqués en un même lieu, le problème allait s'avaporer. Or, la solution est simple: au niveau européen (et uniquement à celui-là !), il est urgent que les gouvernements se mettent d'accord sur une politique de contrôle de l'immigration et d'intégration communes. faute de quoi ce genre de situations ne trouvera jamais de solution durable. Et d'ailleurs, il n'y a pas qu'à Calais que la gestion des réfugiés pose problème et montre ses limites: d'après un article, gratuitement consultable en ligne (en cliquant ICI), publié ce vendredi par Courrier International, les camps de réfugiés implantés à Malte "ne règlent rien".
 
Dernier exemple que je souhaite citer pour démontrer mon propos, ce drame familial et entrepreneurial qui s'est joué, la veille de Noël, à La Rochelle. C'est une information relayée, ce midi, dans le journal de 13 heures de France 2. Le patron d'un atelier naval de la ville s'est suicidé, la situation financière de son entreprise - qu'il avait lui-même créé il y a vingt-cinq ans - étant si fragilisée par la crise qu'il ne pouvait plus garantir le paiement des salaires de ses employés. Mais, pourquoi ce geste extrême? Tout "simplement" (si l'on peut dire !) parce qu'il ne semblait avoir, face à lui, aucune solution: les banques qu'il a contacté lui refusant un prêt permettant de couvrir ses dettes et de sauver son entreprise, le temps de la remettre sur pied. Or, après l'annonce du premier plan de relance et de la nomination d'un médiateur du crédit, Nicolas Sarkozy avait promis que l'argent public donné aux banques pour qu'elles sortent de la tempête devait s'accompagner d'un engagement de celles-ci à dynamiser l'économie en soutenant les entrepreneurs. Vous savez ces "vrais" patrons que Sarko vante dans ses discours lorsqu'il s'agit, en période d'impopularité, de taper sur le dos des méchants spéculateurs... contre lesquels on ne lutte, dans les faits, que très très peu !!! Bref, les promesses de Sarko, ce chef d'entreprise n'a pas pu les vérifier et, n'ayant pas la force morale de voir son entreprise couler et ses salariés licencier, s'est donné la mort un 24 décembre. Et, aujourd'hui, surmontant sa peine, sa fille a lancé un appel à la générosité des Français pour qu'ils fassent des dons à l'entreprise qu'elle gère désormais afin de payer les salaires des travailleurs de ce chantier. Un appel qui illustre à merveille qu'entre les actes et les paroles (qui sont trop souvent des promesses, même dans le "parler-vrai" du chef de l'Etat), il existe parfois des gouffres... qu'il faut savoir dénoncer !
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F
Je suis d'accord sur l'essentiel de l'article, notamment sur la vision trop à court-terme de nos dirigeant et la qualité de leurs actions rarement élevée. Quant à la question de l'immigration, je pense que c'est au niveau mondial qu'il faut s'en occuper car c'est un problème entre les pays du Nord et ceux du Sud, car la plupart de nos immigrés ne viennent pas par "plaisir" chez nous mais parce que la situation dans leur pays est catastrophique. C'est pourquoi il faudrait améliorer la situation dans ces pays en priorité et seule l'échelle mondiale est, à mon avis, plus pertinente plutôt qu'une échelle intermédiaire.
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A
<br /> Je crois qu'il y a une double échelle à laquelle nous devons réfléchir pour gérer le problème de l'immigration:<br /> <br /> - d'un côté, il faut que la gestion à court et moyen terme se fasse au niveau de l'Union européenne, dont les frontières sont effacées à l'intérieur, mais qui doit mener une politique de régulation<br /> commune sur ses frontières extérieures, notamment en Méditerranée. Par ailleurs, une politique d'intégration, par la définition d'un statut européen du réfugié ou de l'immigré - qui accorde des<br /> droits identiques dans toute l'Union, histoire d'éviter le phénomène Sangatte alimenté par l'effet d'aubaine britannique -, doit être mise en place;<br /> <br /> - d'un autre côté, à long terme, il est en effet préférable de réfléchir à l'échelle mondiale, en agissant sur les causes de ce phénomène. Et, comme vous le soulignez, ce sont les écarts de<br /> développement qui constituent la principale source de l'immigration internationale, les migrants risquant leur vie pour trouver un eldorado, vivre quelques mois ou années dans un pays riche<br /> afin de collecter l'argent nécessaire pour faire vivre leur famille.<br /> <br /> Le resserrement de cet écart ne trouverait-il pas par ailleurs une solution en Europe, si celle-ci met en place une politique de co-développement? Ce serait un bon début. Et, comme dans le domaine<br /> environnemental, cela signifierait que l'Europe est capable de prendre des décisions ayant un impact sur le quotidien de ses habitants, mais qu'elle peut aussi porter un projet avant-gardiste pour<br /> le reste du monde.<br /> <br /> <br />
J
Pour ce qui est de Sangatte et de sa suppression, il s'agissait de ne pas créer un refuge, un point de chute à tous les immigrés. La question est encore aujourd'hui difficile à aborder, doit-on accueillir des gens dont on ne peut s'occuper correctement? <br /> <br /> Pour ce qui est de l'entrepreneur, je déplore bien entendu son geste, mais chaque crise donne son lot de suicides. Les banques ne doivent prêter qu'aux entreprises aux reins solides, si une entreprise est bancale depuis des années à quoi bon la sauver?
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A
<br /> <br /> A propos de Sangatte, j'ai une autre question: vaut-il mieux laisser ouvert un centre d'accueil des migrants, en veillant à ce qu'ils soient pris en charge (nourris et éventuellement soignés), ou<br /> les laisser errer dans les rues des villes voisines (avec le sentiment de peur, justifié ou non, qu'ils peuvent susciter chez la population)? Dans la patrie des droits de l'homme, ne vaut-il<br /> mieux pas permettre aux associations de venir en aide à ces personnes qui ont risqué leur vie, et qui la risqueront encore pour aller en Angleterre, plutôt que de leur compliquer la tâche en<br /> dispersant des migrants qui restent en nombre élevé dans la région?<br /> <br /> Mes questions sont volontairement orientées pour que tu imagines ma réponse. J'imagine, quant à moi, ton propre point de vue. Mais, je ne le partage pas...<br /> <br /> <br /> <br />
D
"La Palestine appelle le monde, mais ça sonne occupé" <br /> (Amazigh Yacine)
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