Rédigé par Aurelien Royer et publié depuis
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En ces temps de crise financière, économique et alimentaire, les bonnes nouvelles ne sont pas légion... et lorsque deux informations, plutôt positives, tombent le même jour, pourquoi se priver de les évoquer? La première concerne l'Iran. Ce pays qui vient d'échouer à entrer au Conseil de sécurité des Nations Unies en tant que membre non permenant: et, dans un sens, c'est plutôt une bonne nouvelle... puisqu'en appliquant ma proposition de réforme, cette entrée aurait été - en ce moment - impossible. Mais, ce n'est pas cela la bonne nouvelle. Elle concerne la peine de mort, encore pratiquée au pays des mollahs. Certes, la pratique de la condamnation à mort par décapitation - un "coupage de tête en bonne et dur forme au sacbre affûté" (voir l'article de JSS sur ce thème, en Arabie Saoudite) - reste d'actualité mais elle vient d'être quelque peu amendée. Désormais, les mineurs iraniens ne pourront plus être condamnés à mort pour un crime commis pendant leur minorité... Et, même si l'Iran figure parmi les pays du monde où le nombre de condamnés est parmi les plus importants (encore davantage si on le rapporte au nombre d'habitants), il s'agit là d'une avancée indéniable. Loin d'être suffisante. Et qui ne traduit sans doute pas une volonté d'abolition à plus ou moins long terme. Mais, compte-tenu du visage qu'offre le pays depuis quelques temps, avec les menaces répétées de son président à l'égard d'Israël ou la poursuite d'un projet nucléaire non encadré par les instances internationales, il s'agit d'un petit pas en avant. Certains diront: "pour combien de pas en arrière?". Ils ont raison. Et la prudence reste donc de mise.
Et, puiqu'il est question de projet nucléaire, soulignons cette autre bonne nouvelle, moins récente (elle doit dater du début de semaine), qui concerne cette fois la Corée du Nord. Le régime de Pyong-Yang, qui multiplie ces derniers temps les images et photos de son dirigeant malade Kim Jong-Il (photo: image trouvée sur un site Internet, en anglais, intitulé "Beconfused"), pour prouver - comme Castro à Cuba - qu'il n'est pas mort malgré les rumeurs véhiculées par les médias occidentaux, a été retiré de la liste des pays finançant le terrorisme, le fameux "Axe du mal" de Washington. La raison? Le pays collabore avec les autorités internationale pour la surveillance de ses activités nucléaires. Le pays ayant accepté de fermer son principal réacteur nucléaire, en signe de bonne volonté, avant d'entamer le démentèlement d'autres installations. En échange, le pays a obtenu une aide énergétique et des garanties dans les domaines de la sécurité et de la diplomatie. Un donnant-donnant qui prouve, de manière concrète, que le dialogue avec les pays dits "ennemis" et qui ne sont pas des démocraties, est préférable à toute politique d'isolement... qui conduit aux pires scénarios. Mieux vaut un règlement durable, au prix de quelques concessions, qu'un conflit ouvert dont les conséquences pèseraient d'abord sur des populations civiles innoncentes. C'est le rôle de toute diplomatie qui se respecte.
Et la détente, promise par le titre, alors? Il ne s'agit pas d'une "détente" des relations diplomatiques, ces trêves que l'on pouvait observer au temps de la guerre froide, lorsque le climat semblait moins tendu. Quoi que. Je veux évoquer ici le dîner de charité auquel les deux candidats à la présidence des Etats-Unis ont participé, avant-hier soir. Tous deux en smoking noir et blanc, Barack Obama et John McCain ont honoré de leur présence le diocèse catholique de New York, qui organisait cette soirée de bienfaisance. Et les deux hommes, multipliant les bonnes blagues lors du discours qu'ils ont chacun prononcer, se sont fait rire mutuellement. Voici donc une compilation de ce que chacun d'eux a pu dire, à l'occasion de cette pause pas inutile dans une campagne plus souvent faite d'attaques assez dures: - Barack Obama: "Un des principaux conseillers républicains a dit récemment que lorsque nous parlions d'économie, c'est mauvais pour John McCain; je vous propose donc de parler d'économie", [s'adressant à l'archevêque pour évoquer l'âge de son adversaire, il poursuit] "je ne connais pas bien votre arrière-grand-père, mais John m'en a parlé" ou encore "en fait, je suis né sur Krypton et mon père m'a envoyé sauver la planète Terre. Mon principal atout, c'est mon humilité, et ma plus grande faiblesse, c'est peut-être que je suis trop beau. Sachez que mon deuxième prénom m'a été donné par quelqu'un qui ne pensait pas que je présenterais pour la présidence"; - John McCain: "Il [le sénateur Obama] m'a même trouvé un surnom: George Bush", "C'est vrai, ce matin, j'ai licencié tous mes conseillers de campagne pour les remplacer par un seul et même homme: Joe le plombier" et enfin "je ne peux pas lui souhaiter bonne chance, mais je peux lui souhaiter bon vent". Alors, qui l'a emporté, cette fois? A vous de me le dire... moi, j'ai une petite idée !
Je cite ...<br />
- En échange, le pays a obtenu une aide énergétique et des garanties dans les domaines de la sécurité et de la diplomatie. Un donnant-donnant qui prouve, de manière concrète, que le dialogue avec les pays dits "ennemis" et qui ne sont pas des démocraties, est préférable à toute politique d'isolement... qui conduit aux pires scénarios.<br />
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Je suis entierement d'accord là-dessus<br />
Dommage que certains ne comprennent pas cette logique<br />
Car beaucoups d'encre ont coulé a voir Khadafi a l'Elysée
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Oui. Sauf que dans l'affaire libyenne, Kadafi a signé des contrats qui participent à la modernisation de son pays... mais, en échange de quoi? De la libération des infirmières bulgares? Je ne<br />
sais pas si le donnant-donnant de cette affaire est le plus éclairant car la détention de ces infirmières n'était rien de moins qu'une prise d'otage et une violation des droits de l'homme les plus<br />
élémentaires en matière de justice. Donc, la négociation oui, mais dans des conditions morales acceptables.<br />
<br />
<br />
L
LIZOTCHKA
18/10/2008 20:31
Bienvenue dans la communauté "Russie"!<br />
J'espère que tu vas écrire quelque chose sur ce pays.<br />
Amicalement<br />
Elise