Rédigé par Aurélien Royer et publié depuis
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Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, a annoncé lors d'une conférence de presse le détail d'une réforme dont les grands traits avaient été brossés par le chef de l'Etat, lors de sa visite à Périgueux (photo). Notons au passage que, contrairement à d'habitude, le président a joué son rôle: fixer l'esprit du texte, les grandes lignes de l'action qu'un membre de son gouvernement est, ensuite, chargé d'expliquer, de médiatiser et de défendre ! Ainsi, M. Darcos a-t-il détaillé les principales dispositions que contient sa réforme de l'école primaire, qui a été salué par la plupart des syndicats d'enseignants et associations de parents d'élèves comme allant dans le bon sens. Il est vrai que, comme je le disais récemment, le principal problème auquel les enseignants sont confrontés est leur obligation d'éduquer, et non plus de simplement instruire, leurs élèves. Le retour (car, comme le soulignent les commentateurs, il s'agit bien d'un retour !) à la "morale" s'apparente davantage à de l'éducation civique (sans revenir à la "morale à la papa" d'après le ministre): inculquer les valeurs telles que le respect de chacun, l'égalité, la justice, dès le plus jeune âge, est une nécessité ! Une nouvelle place est enfin donnée à la connaissance de la nation à travers ses symboles: à l'heure où l'Europe cherche à construire son identité et où le projet de traité simplifié a mis de côté les symboles européens, était-il judicieux de donner tant de place à l'hymne, à la devise et au drapeau français?
Cette "révolution culturelle de l'essentiel" vise, selon le ministre, invité des 4 vérités sur France 2, à donner à chaque élève les outils fondamentaux qui lui permette d'accéder ensuite aux autres savoirs. Recentrer l'action de l'école primaire sur le français (avec de vrais cours d'orthographe, de conjugaison et de grammaire) et sur les mathématiques paraît essentiel ! Ainsi, pour ma matière, l'histoire, il est prévu de redonner les grands repères (dates et personnages) qui permettent ensuite aux collégiens et lycéens de bien comprendre le monde passé qu'ils sont amenés à étudier de manière approfondie ! On peut simplement regretter que, comme le souligne le volet sur les symboles, l'enseignement de l'histoire et de la géographie soit recentré sur la seule France ! Il n'en demeure pas moins que ce recentrage sur les fondamentaux permet (et c'est l'ambition affichée de ce plan) de cibler les difficultés "de base" que les élèves en décrochage rencontrent. Ainsi, avec la disparition des cours le samedi, se dégage un créneau que les enseignants pourront consacrer entièrement à ces eélèves vers lesquels (et il ne faut pas l'oublier) vont déjà la plupart de nos efforts ! Restent deux questions à régler: le volet salarial que réclament les syndicats d'enseignants et une discussion sur le calendrier des périodes de vacances comme le réclament les organisations de parents d'élèves. A suivre !... et, en attendant, relisez mon article du 24 janvier !