Ce blog rassemble mes idées et constitue une modeste pierre pour bâtir une alternance en 2022.
30 Avril 2007
Après dix jours de silence, alors que j'étais en vacances sur les bords de la Méditerranée, précisément à Sainte-Maxime, sans connexion Internet, je reprends l'écriture pour parler des autoroutes: alors que je me trouvais sur l'A6, la fameuse autoroute du Soleil entre Paris et Lyon, je lisais un article de Marianne sur ce thème. Et j'ai choisi d'en reprendre le titre pour attirer l'attention sur le fait que la privatisation des autoroutes, voulu par un gouvernement dont est issu le candidat de l'UMP, a été un désastre pour le porte-feuille des usagers: bel exemple d'action menée pour le pouvoir d'achat des Français !! Cet article ne fait, en fait, que rappeler ce que tout le monde sait déjà: lors de l'appel d'offre, nombreuses ont été les voix pour s'élever contre cette manoeuvre, dont les effets étaient prévisibles !! Et parmi les protestations, le PS a été assez peu audible tandis que François Bayrou a tenté de se battre, en particulier à l'Assemblée.
Quelques mois après cette privatisation, les tarifs ont explosé: comme annoncée par Thierry Breton, l'augmentation reste maîtrisée par l'Etat (+5,3% pour 2006, alors que l'inflation s'élevait à 2,9%). Sauf que l'augmentation en question n'est qu'une moyenne accordée à une société gestionnaire, qui peut moduler l'augmentation selon les tronçons: concrétement l'augmentation, et donc le prix du kilomètre, n'est pas la même partout. Ainsi n'est-on pas surpris de voir les tronçons les plus empruntés être également les tronçons les plus chers, ceux qui ont subi la plus forte augmentation de prix. Citons quelques chiffres: +25% sur le trajet Ste-Maure/Châtellerault (A10), +22% sur l'axe Vaiges/Laval (A81) et +13% pour le tronçon Allaines/Artenay (A10). Citons également un exemple concret, car vécu: pour faire les 750 kilomètres d'autoroutes entre Aix-en-Provence et Paris, il en coûte environ 50€ (+5,23% sur l'A7 entre Aix et Lyon, et +7,3% sur l'A6 entre Lyon et Paris).
Alors, que faire?... je fais ici trois propositions. 1- renationaliser les autoroutes, dont on sait qu'elles sont une source de revenus sur le long terme, dont un Etat endetté n'aurait jamais dû se séparer. L'accessibilité de tous aux moyens de transport en commun, comme l'accès aux routes et autoroutes pour les usagers, sont du domaine du service public, qui doit donc échapper aux logiques de rentabilité. Dans la même logique, une bonne desserte du territoire avec un maillage plus dense et réfléchi doit être mise en place. 2- fixer des tarifs modulables qui prennent en compte la distance parcourue mais aussi la qualité environnementale du véhicule: ainsi, au moment de payer, les véhicules ne disposant pas de la pastille verte (qui serait rétablie et distribuée lors du contrôle technique) paierait une surtaxe. 3- enfin, et afin d'encourager à des comportements citoyens, une vignette automobile serait rétablie (comme je l'ai déjà dit dans un article précédent). Et vous, qu'en pensez-vous?