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JES6 - Pour une France Juste, Ecologique et Sociale

Ce blog rassemble mes idées et constitue une modeste pierre pour bâtir une alternance en 2022.

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La Cote d'Ivoire sort de la crise

Guillaume Soro, chef des rebelles ivoiriens (à gauche) et Laurent Gbagbo, président de la Côte d'Ivoire (à droite) lors d'une de leurs précédentes rencontres au Palais présidentiel à Abidjan.

C'est sans aucun doute l'évènement de l'actualité internationale, cette semaine: un accord entre le président ivoirien et le chef de rebelles, qui contrôlent la moitié nord du pays, est intervenu le week-end dernier, à l'issue de négociations qui duraient depuis plusieurs mois. Cet accord, 100% africain, obtenu avec la médiation de plusieurs autres pays du continent noir, notamment le Burkina Faso, est le premier du genre dans un pays frappé par les violences depuis plusieurs années. C'est donc une initiative, sans l'intervention directe de la France, pourtant très impliquée, mais aussi très contestée, qui vient d'aboutir: la nature même de cet accord suscite l'optimisme des diplomats français, et internationaux.

Et il était temps... car ces dernières années auront été difficiles pour la Côte d'Ivoire: affrontements à distance entre rebelles et armée pour le contrôle de la partie centrale du pays, présence militaire internationale (sous commandement français), report des élections présidentielles avec prolongation du mandat de Laurent Gbagbo... l'accord signé dimanche prévoit la consitution d'un gouvernement d'unité nationale, regroupant partisans et opposants au chef de l'Etat, dans un double but de pacification et de reprise en main du pays, pour atténuer le poids d'une présence française souvent contestée. La question ivoirienne aura en tout cas révélé l'essoufflement de la politique africaine de la France, à tel point que les Chinois s'implantent massivement sur le continent noir, aussi bien que le terrain diplomatique que sur le terrain économique, bien sûr.

De la résolution (au moins temporaire) de ce conflit on peut tirer au moins trois conclusions. 1- la France doit rester présente en Afrique, non pas militairement (sauf lorsque cela est nécessaire) mais diplomatiquement afin d'y cautionner l'implantation de la démocratie. Il faut notamment arrêter de soutenir les despotes qui dirigent depuis des décennies certains Etats, en les obligeant à des réformes démocratiques. 2- mais, pour remplir cette mission, la France, et plus largement la communauté internationale (l'ONU par exemple), devra établir avec les pays concernés des partenariats bilatéraux, équitables, où chacun des partenaires apportent quelque chose à l'autre: ces pays africains ont besoin d'aide mais ils peuvent -et doivent- prendre leur destin en main. Ces partenariats, économiques et commerciaux bien sûr, doivent également -et peut-être surtout- recouvir une forte dimension politique et sociale... la priorité est le développement harmonieux de pays frappés par la misère, les famines, les épidémies, la sur-mortalité infantile, la sécheresse et bien d'autres fléaux contre lesquels ils peinent à lutter efficacement. 3- il faut donc repenser l'aide au développement (je l'ai déjà abondamment traité) mais aussi aider ce continent à l'auto-gestion, par la promotion de la démocratie et de la paix. L'UE a, comme dans d'autres domaines, une chance inouïe de se relancer en aidant l'Union Africaine, qui existe déjà, à se consolider aussi bien sur le plan politique qu'économique, social et environnemental.

Quel est votre avis sur la question? Voulez-vous apporter une précision? Etes-vous, vous aussi, passionné par ce sujet, du co-développement? laissez vos commentaires pour nourrir la réflexion !!

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