Ce blog rassemble mes idées et constitue une modeste pierre pour bâtir une alternance en 2022.
26 Janvier 2007
Avant toute chose, voici deux définitions, simples, apprises dans un cours de géographie de la mondialisation, qui poussent à la réflexion sur le monde tel qu'il fonctionne aujourd'hui: 1- croissance = augmentation, exprimée en pourcentage, du PIB d'un pays (jusque-là pas de problème); 2- développement = augmentation du PIB/habitant REEL (et non augmentation du PIB/hab. global)... ce qui change tout. Car, aujourd'hui dans le monde, en Chine par exemple, la croissance du pays est réelle, celle du PIB global par habitant l'est aussi, mais celle du PIB réel par habitant non: le revenu disponible des classes supérieures et des classes moyennes (essentiellement, les travailleurs des villes littorales) est en nette progression, mais celui des classes populaires (notamment les petits paysans sans terre de l'intérieur du pays) ne progresse pas, voire recule. Voilà pour les définitions préliminaires... qui permettent de mieux appréhender ma proposition en matière de développement: car, dans les pays émergents (ou "en voie de développement", selon l'expression officielle), les activités industrielles et de service se développent considérablement, d'où les pertes d'emplois dans les pays riches. En revanche, le secteur agricole connaît des difficultés, notamment du fait de l'existence de subventions (souvent mal distribuées) dans les pays développés.
Dans l'une de mes propositions pour la présidentielle, la quatrième (que vous pouvez retrouver en cliquant ICI), je proposais la création d'une nouvelle TVA, reposant sur trois taux différents (relisez le deuxième paragraphe). Et voici, ici, une application pratique de cette mesure: 1- le taux dit "normal" serait appliqué au secteur de l'agriculture biologique en France, respectant l'environnement et privilégiant la qualité sur la rentabilité, qui recevrait par ailleurs (comme le propose Nicolas Hulot) la plupart des subventions européennes de la PAC. 2- le taux "surtaxé", qui ferait augmenter le prix des produits concernés, serait appliqué aux autres secteurs de l'agriculture. C'est donc une manière d'encourager les agriculteurs à développer le Bio dans leur exploitation. 3- enfin, et peut-être surtout, le taux "réduit" s'appliquerait sur les produits issus du commerce équitable, c'est-à-dire des productions étrangères respectueuses de l'environnement et cultivées par des agriculteurs pauvres. C'est un nouvel encouragement à la consommation de ces produits, par l'application d'une faible TVA... ce qui n'est que meilleur dans la cadre d'une aide au développement des pays pauvres.