Ce blog rassemble mes idées et constitue une modeste pierre pour bâtir une alternance en 2022.
24 Février 2009
Même s'ils ne sont pas difficiles à comprendre, voici la traduction des messages successifs de ce spot:
- plan de sauvetage de Wall Street: 700 milliards de dollars;
- la guerre en Irak, jusqu'à aujourd'hui: 600 milliards de dollars;
- plan de relance européen: 200 milliards de dollars;
- nourrir tous les écoliers qui ont faim pendant un an: 3 milliards de dollars;
- "vous voulez faire plus avec moins?" (slogan de cette campagne publicitaire);
- "parlons d'un plan de sauvetage humain" (avec, de gauche à droite, Wall Street, Irak, UE et enfants malnutris);
- "le PAM, contre la faim dans le monde".
Bref, le message est donc clair: alors que les dirigeants américains ou européens multiplient les efforts pour sauver le système bancaire mondial et prendre des mesures d'urgence profitant à leur économie (ce qui est évidemment indispensable pour enrayer la crise et éviter qu'elle ne fasse trop de dégâts en durant trop longtemps), le PAM dénonce le fait que ces dirigeants ne soient pas capables de mobiliser ne serait-ce qu'un centième de l'argent qu'ils viennent de trouver pour leurs banques pour financer la lutte contre la faim dans le monde. Ce constat ne date pas d'aujourd'hui, tant la progression des problèmes de nutrition des enfants pauvres continue de manière inquiétante... menaçant de manière récurrente et, normalement inquiétante, la vie de milliers d'enfants. Des conditions de vie précaires, une santé fragile et une espérance de vie moindre, une plus grande vulnérabilité aux maladies tropicales (particulièrement meurtrières), un accès réduit à l'éducation et à la culture. Autant de conditions de vie qu'un Européen ou un Américain ne saurait tolérer pour ses enfants mais qui ne semblent choquer personne quant il s'agit d'Africains ou d'Asiatiques. Il faut dire que le sort de ces jeunes victimes ne pèse pas lourd dans une mondialisation qui place le profit à court terme devant tout: comment expliquer autrement l'existence d'épidémies ou la persistance d'épisodes de famine (dont le Zimbabwe de Mugabe est un exemple d'actualité) ravageant le continent noir si ce n'est par le fait que les Occidentaux - leurs dirigeants et leurs entreprises - n'y trouvent pas d'intérêt direct pouvant leur profiter? Pendant ce temps, la générosité des simples citoyens comble les trous, répare les incidents ponctuels, contribue à apporter une aide d'urgence... alors que seule la mobilisation massive d'argent public des pays riches pourraient sortir ces millions de personnes de la misère. Encore faudrait-il que les responsables politiques et économiques occidentaux comprennent qu'ils ont plus d'intérêts à s'attaquer aux causes de ces maux, pour les résoudre à moyen terme, qu'à masquer, année après année, et sans réelle efficacité, les seuls effets de ces maux (qui continueront d'exister) ! A nous d'agir: et, aux blogueurs, je demande de relayer cette vidéo et ce message. L'avenir de millions d'enfants dépend de notre mobilisation citoyenne et solidaire.