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JES6 - Pour une France Juste, Ecologique et Sociale

Ce blog rassemble mes idées et constitue une modeste pierre pour bâtir une alternance en 2022.

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Amélioration du pouvoir d'achat: ce n'est pas pour maintenant !

La journée d'hier aura été particulièrement mauvaise pour les ménages modestes, ceux-là mêmes qui n'ont pas encore bénéficié des premières grandes mesures du gouvernement (bouclier fiscal, intérêt sur les emprunts immobiliers, heures supplémentaires). Les suppressions d'emploi à l'usine Mittal de Gandrange en Moselle illustrent l'absence d'une grande politique industrielle, que le gouvernement ferait bien de définir, d'urgence, en concertation avec l'opposition et l'ensemble des partenaires sociaux. Cette politique, essentielle, ne doit pas faire l'objet d'un débat politicien, de combats stériles... mais doit être portée à bout de bras par l'ensemble du pays. Car la France doit maintenir son attractivité et sa compétitivité ! Dans un contexte international et européen plutôt maussade. Et les chiffres publiés, concernant la zone €uro, confirment une tendance que notre ministre de l'Economie essayait, sans succès, de nous cacher... en nous promettant que la France faisait (évidemment) mieux que ses partenaires. D'après les chiffres communiqués récemment, l'inflation en Europe aurait été de 3,2% en 2007 pendant que le salaire moyen ne progressait que de 2%: soit une baisse de 1,2% du pouvoir d'achat qui explique la multiplication des manifestations dans les principales capitales européennes, la bataille du pouvoir d'achat n'étant pas une simple affaire franco-française. Des décisions au niveau européen, pour la recherche ou la fiscalité des entreprises, ne devraient-elles pas être prises?

En attendant qu'une réponse à cette question soit apportée, il faut que le gouvernement français continue d'agir: la relance de la consommation des ménages modestes aurait du être une priorité. Or, au cours de la seule journée d'hier, on voit bien que ce n'est pas le cas: le gouvernement a donné son feu vert à une nouvelle augmentation du prix du gaz, suivant celle déjà suibie au 1er janvier et précédant celle qui devrait tout de même se produire au 1er juillet. Cette nouvelle augmentation, due à l'augmentation du prix du baril de pétrole, n'est pas anodine: 5,5% en moyenne, pour les particuliers... de quoi freiner encore un peu plus la consommation des ménages fragiles, qui ne peuvent renoncer à se chauffer. Et une mauvaise nouvelle n'arrivant jamais seule, le gouvernement a fait savoir qu'il a suspendre sa participation au financement des cartes de réduction auprès de la SNCF: ainsi, la carte famille nombreuse, qui rend le train accessible aux familles modestes (alors que ce mode de transport reste particulièrement cher !), ne donnera plus accès à d'importantes réductions pour ces gens qui, parfois faute de voiture, n'ont pas d'autres moyens d'aller au-delà des limites de leur canton (le trait est volontairement exagéré, mais il montre un recul qui va nous faire revenir au XIXème siècle !). Jamais deux sans trois: Sarko lui-même a conditionné la mise en place du RSA (le Revenu de Solidarité Active) aux économies réalisées par son gouvernement... "si Sarko se souciait des petites gens, on l'aurait su depuis longtemps" disait, hier, le député socialiste des Landes, Henri Emmanuelli. "C'est déjà dur de la défendre de l'intérieur. Alors, vous imaginez si je n'étais pas au gouvernement" répondait Martin Hirsch, invité de France Info en début de semaine, à une question sur son éventuelle démission... après ce demi-échec !

Il reste un dossier à évoquer: le fameux plan de rigueur ! Sommes-nous entrés dans une période de rigueur budgétaire? Ou le gouvernement ne fait-il que des économies, indispensables mais non planifiées, comme il souhaiterait nous le faire croire? Un élément me fait pencher pour la première solution: invitée de France Info, samedi matin, la ministre du logement Christine Boutin n'a fait que répondre à côté des questions de Jean Leymarie. Elle était venue avec une fiche toute faite, rédigée par l'Elysée, pour apporter la bonne parole et s'est contentée de la lire sans trop la lier aux questions qui lui étaient posées. Mais, depuis les récentes soirées électorales, on commence à avoir l'habitude de voir des ministres réciter par coeur ce qu'on leur a demandé de dire... Exemple: à la question de savoir quels étaient ses objectifs chiffrés en matière de construction de logements, la ministre a répondu qu'elle n'en avait pas (le journaliste est revenu plusieurs fois à la charge, s'étonnant de l'absence d'objectifs chiffrés... alors que Sarko veut noter ses ministres en fonction de leur capacité à les atteindre. Comment y parvenir s'il n'y en a pas?). Elle s'est contentée de dire qu'elle n'avait pas de restrictions budgétaires et que, la définition de la rigueur étant l'application de restrictions à tous les ministères, elle était la preuve vivante que le gouvernement ne mettait pas en place un tel plan.

Sauf que, depuis quelques jours, les annonces d'économies par-ci par-là se multiplient: moins de postes dans l'Education nationale, désengagement des tarifs sociaux de la SNCF, mise en oeuvre aléatoire du RMA, fermeture de sites médicaux... Chaque jour apporte son lot d'exemples de ministères priés d'économiser l'argent public. Economies de bout de chandelle? peut-être... aucune grande réforme de structure, à l'exemption de celle concernant la carte hospitalière (sur laquelle je reviendrais prochainement), n'est à l'ordre du jour. Et d'autres projets seraient dans les cartons: dernièrement, Marianne annonçaient l'intention du gouvernement de céder les PV de stationnement dans les villes aux sociétés privées qui gèrent déjà les parkings souterrains. Après les autoroutes, les parkings... tout cela au détriment du porte-monnaie du consommateur-conducteur ! On attend impatiemment que le ciel s'éclaircisse: même si la croissance forte qu'on nous promet n'est pas pour demain, il faut espérer des jours meilleurs. On ne souhaite tout de même pas avoir beaucoup de journées comme celle d'hier !
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B
Sur ces trois nouvelles :<br /> pour l'augmentation du gaz, je ne vois pas comment faire autrement. Son prix étant indexé sur celui du pétrôle, le consommateur doit payer ce qu'il consomme.<br /> Sur la carte famille nombreuse, le Gvt semble revenir sur sa décision de la supprimer. Dnt acte ; cependant, il s'agit d'une nouvelle illustration des avancées/recyuldes du Gvt sur un sujet donné.<br /> Sur le RSA, j'attends de voir ce qu'il en sera.
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