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JES6 - Pour une France Juste, Ecologique et Sociale

Ce blog rassemble mes idées et constitue une modeste pierre pour bâtir une alternance en 2022.

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Parlons net, parlons éco !

C'est un constat net: l'économie est l'un des secteurs de la réflexion politique qui est le moins présent dans la blogosphère et sur les sites Web d'information... peut-être parce qu'il s'agit d'un sujet que, faute de connaissances solides, nombre de nos concitoyens ne comprennent pas ! Il faut un certain intérêt pour vouloir comprendre tous ces mécanismes financiers, bancaires ou boursiers qui sont, de fait, complexes. S'agit-il, pour ceux qui profitent du capitalisme financier actuel, de noyer leurs clients sous les appellations et les mécanismes? Oblige-t-on les salariés à prendre des risques pour préparer une retraite qu'on leur présente comme mirifique? C'est l'impression que l'on peut souvent avoir après un entretien avec son banquier, notamment lorsque l'on est jeune actif et que, disposant de ressources confortables, on est en capacité d'épargner et de préparer l'avenir. De cas personnels, nous devons réfléchir à l'intérêt général et répondre à des questions comme celle-ci: quel modèle économique voulons-nous? A l'occasion de cet article, que je consacre -sans être un grand spécialiste- à l'avenir de l'économie française, je ne peux que commencer par revenir sur les choix du gouvernement, le contexte économique actuel n'étant pas des plus réjouissant.

Les chiffres de l'INSEE confirment que la tendance globale de l'économie française et, au-delà, européenne n'est pas bonne: croissance molle (inférieure aux prévisions sur lesquelles le gouvernement a construit le budget 2008), poursuite du creusement du déficit et de la dette publics, forte inflation (dont le rythme ne devrait pas ralentir avant 2009). On peut, d'ores et déjà, constaté que les mesures prises par l'actuelle majorité sous Chirac n'ont pas été des plus efficaces: on attend toujours les effets du bouclier fiscal à 60%... faut-il être pesseimiste quant à l'inefficacité des décisions prises par la même majorité sous Sarkozy? Oui et non. D'une part, il semble plus qu'improbable que le nouveau bouclier fiscal, qui a été un gouffre financier pour le pays mais un bien joli cadeau pour les électeurs de notre président, ait plus d'effets que son prédécesseur. Pour soutenir la croissance, il faut à la fois soutenir l'innovation (par le biais d'aides publiques aux PME-PMI, qui composent le tissu le plus solide de notre économie) et la consommation des ménages. Dans un contexte d'inflation et de stagnation des salaires (notamment dans la fonction publique), ce dernier point est loin d'être le levier dont on peut attendre le plus: les plus aisés de nos concitoyens ayant eu l'occasion d'épargner encore davantage, alors que le gouvernement attendait qu'il relance en partie l'activité. Si des mesures, dont il faut discuter au Parlement et qui peuvent s'inspirer de nos voisins, doivent être prises, il faut qu'elles concernent les plus modestes, qui dépensent l'intégralité de leur salaire allant jusqu'à s'endetter pour continuer de consommer !

La politique fiscale est sans doute l'une des clés pour relancer l'économie: lorsque la
 croissance ralentit, les entreprises sont touchées par une baisse de leur activité et par une fragilisation croissante de leurs finances (et donc une menace sur l'emploi)... dès lors, pourquoi laisser croire aux Français qu'il faut continuer à ponctionner les entreprises, notamment les plus petites et les plus fragiles? A moins de vouloir les fragiliser encore davantage, il faut trouver des outils qui garantissent l'équilibre de nos entreprises et qui n'affectent pas notre compétitivité. Evidemment, étant loin d'être un spécialiste en économie, je ne peux que relayer la position de l'économiste Jean-Paul Fitoussi (photo), invité de l'émission hebdomadaire "Parlons net", visible sur le site de France Info, en partenariat avec les journalistes des sites Web des grands quotidiens et hebdomadaires français. Pour lui, la solution se trouve au niveau européen: sans politique fiscale harmonisée, notamment pour ce qui est de la fiscalité des entreprises et des grandes fortunes, difficile de mener une politique économique cohérente, profitable pour les Etats européens, qui doivent réfléchir en partenaires (et non en concurrents) ! Sans une BCE réformée, dont l'un des objectifs serait de mener une politique de croissance, l'Europe continuera de subir ce qu'il appelle une "croissance météorologique", variable selon le contexte américain et la force du Dollar !

Dans cet entretien, M. Fitoussi a rappelé plusieurs de ses positions sur le modèle économique dans lequel nous vivons, à savoir le capitalisme financier:
- les politiques déterminent la croissance: c'est le choix des outils qui permet aux gouvernants de parvenir à une croissance soutenue qui est l'occasion de baisser le chômage en créant de vrais emplois, d'injecter une partie de l'argent public dans la recherche ou les universités;
- le capitalisme a cela de bon qu'il est capable de s'auto-réguler: les crises, comme celle des subprimes, permet un certain assainissement au cours duquel les moins compétitives des petites entreprises coulent, après s'être endettées, entraînant le chômage de ses employés. Mais, au moins, les grands groupes disposent de partenaires et sous-traitants plus fiables, sur lesquels repose une partie de leur activité. Au moins, les groupes les moins menacés limitent leurs pertes, celles de leurs actionnaires et, si possible, celles de leurs employés;
- le capitalisme est en train de s'auto-détruire: l'appétit grandissant et sans fin d'actionnaires qui recherchent toujours plus de profits dans des délais toujours plus courts, au détriment de la vie des employés, est la grande fragilité d'un système qui est sur le déclin;
- une réforme du système paraît donc nécessaire. Et lle ne pourra fonctionner que si elle intègre la notion de justice entre les hommes: aider les plus pauvres à vivre mieux (le principe des subprimes) sans chercher à s'enrichir sur leurs dos, comme s'ils étaient plus riches que les autres consommateurs (la réalité des subprimes), est une piste à creuser. Ne plus penser qu'à enrichir ceux qui sont déjà assez favorisés est une nécessité.

Ainsi, l'attitude d'Antoine Zacharias est-elle à la fois exemplaire de l'état d'esprit de cette minorité qui profite, sans pudeur, d'un système edont on découvre une nouvelle fois le caractère scandaleux (dans la mesure où il crée de la richesse sans savoir la redistribuer). " L’ancien président du groupe Vinci a demandé vendredi devant le tribunal de commerce de Nanterre une indemnisation record de 81 millions d’euros à son ancienne entreprise qu’il accuse de l’avoir privé d’une partie de ses stock-options. M. Zacharias avait assigné Vinci en justice fin janvier 2007 "en chiffrant son préjudice à 81 millions d’euros augmentés des intérêts au taux légal à compter de l’assignation", a rappelé à l’AFP son avocat Me Georges Terrier. L’ancien PDG "souhaite faire reconnaître qu’il fut indûment privé de ses fonctions dirigeantes et, de ce fait, privé du droit de percevoir une partie de ses stock-options", a-t-il poursuivi (...) En juin 2006, M. Zacharias quittait ses fonctions de président sous la pression du conseil d’administration de Vinci avec une indemnité s’élevant à 12,9 millions d’euros. Le conseil d’administration avait confirmé Xavier Huillard à son poste de directeur général contre l’avis de M. Zacharias, qui demandait son départ. M. Huillard avait en effet publiquement dénoncé le salaire "très élevé" de M. Zacharias, et les stock-options dont il aurait bénéficié depuis plusieurs années, selon lui de 250 millions d’euros " (source: pages éco du site Internet de France Info).
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B
Effectivement, le temps viendra où tous ces pays nous aurons rattrapé, et la donne sera redistribuée.<br /> Mais pour le moment, nous allons devoir faire les efforts nécessaires pour tenir le choc !<br /> <br /> Pour être plus précis je vais vers mes 22 ans moi aussi...
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B
Je vais revenir une fois de plus sur le paquet fiscal qui n'est pas un simple cadeau aux riches (défiscalisation des intérêts d'emprunts immobiliers, d'une partie des revenus d'un étudiant salarié, heures supp, etc.)<br /> De plus, nous avons tout intérêt faire rester en Fr les grandes fortunes, les voir partir ne rendra pas les pauvres moins pauvres.<br /> <br /> Le contexte international est tel que je fais sans doute effectivement partie d'une génération (je ne connais pas ton âge, dc je ne sais pas si je peux t'y incluer), qui aura des conditiosn de vie dégradées par rapport à la précédente.<br /> Nous ne connaitrons sas doute jamais la guerre sur notre sol, mais nous paierons pour les erreurs passées, actuelles, et celles à venir. Avec la fin du pétrole, l'éveil de nombreux pays émergents, la hausse de toutes les matières premières, la menace écologique, le vieillissement de la population, il est évident que la seule solution pour un pays tel que le notre est de travailler plus, individuellement et collectivement.<br /> Il parait ardu d'augmenter le pouvoir d'achat sans jouer sur le volume horaire, du fait de la compétiton n matière de compétitivité et de productivité avec les pays émergents.<br /> Il faut jouer sur la fiscalité, comme tu le dis, notamment sur celles qui pèsent sur les PMI/PME, talon d'Achille de la France, mais il est difficile de le faire avant qu'intervienne un léger mieux conjoncturel.
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A
<br /> Je te réponds point par point:<br /> - sur le paquet fiscal, on en a déjà longuement parlé: je ne rejette pas l'ensemble de cette loi (et je suis d'ailleurs d'accord avec les mesures que tu cites) et ne résume donc pas le paquet au<br /> seul bouclier à 50%. Il n'en demeure pas moins qu'accepter dans on intégralité le projet parce qu'il contient une majorité de bonnes mesures n'est pas non plus une bonne démarche: dans mon<br /> argumentation, je constate simplement que cette mesure précise n'était pas ni la plus pertinente ni la plus efficace... et qu'elle est donc critiquable !<br /> <br /> - un des autres problèmes auxquels nous sommes confrontés est celui de la concurrence des pays émergents. Mais, comme le souligne Jacques dans son commentaire de la brève publiée ce dimanche, il<br /> arrivera un moment où le niveau de vie de ces pays rejoindra le nôtre. A ce moment-là, d'autres mesures d'adaptation seront nécessaires car le contexte aura changé. Tout cela pour dire que nous<br /> devons tenir compte du contexte international avant de prendre des décisions et que la plupart d'entre elles se trouvent à un niveau supra-national. La régionalisation est l'avenir de la<br /> mondialisation: ce n'est pas un hasard si les présidents de gauche d'Amérique latine tentent de s'unir pour y faire face. L'Europe doit nous apporter des solutions...<br /> <br /> - nous pourrons continuer à disserter longtemps sur ces thèmes car nous avons sensiblement le même âge: une "vingtaine" pour toi (d'après une réponse lue sur ton blog) et 22 pour moi !<br /> <br /> <br />