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JES6 - Pour une France Juste, Ecologique et Sociale

Ce blog rassemble mes idées et constitue une modeste pierre pour bâtir une alternance en 2022.

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Les quatre leçons du second tour

Comme la semaine dernière, et moins de 24 heures après l'annonce des résultats du second tour des élections municipales et cantonales, je vous propose de dresser un bilan de ce premier scrutin de l'ère Sarkozy, en en tirant les leçons politiques les plus intéressantes pour les mois qui viennent. Je mets, tout de suite, de côté l'appel de certains responsables politiques, de gauche et du centre (notamment de Jack Lang et de François Bayrou), à la mise en place d'une réforme des institutions qui redynamiserait notre démocratie... il en sera question très prochainement, dans un article spécialement dédié à ce thème ! Pour ce qui est du résultat, il est incontestable: la gauche a enregistré un nouveau succès, confortant celui du premier tour, en remportant une trenaine de villes de plus de 30 000 habitants, jusque-là administrées par la droite (et pas des moindres !), ainsi que huit départements... le PS et ses alliés les plus traditionnels étant désormais à la tête de 59 conseils généraux. Et ce résultat ne fait que confirmer ce que Buffalo et moi disons depuis plusieurs semaines: il est clair qu'une majorité de Français ont choisi leurs conseillers généraux et municipaux en adhérant à un projet, en faisant confiance à une équipe... tout en affichant leur préférence pour une étiquette politique. Car, même si le PS ne doit se reposer sur ce succès, il est tout aussi clair qu'un message vient d'être envoyé au gouvernement: comme le disent les responsables de la gauche, les élus de ce second tour ont été choisis pour les projets qu'ils portaient et pour les valeurs qui en étaient la charpente. Ce qui donne au scrutin un caractère national, que le gouvernement serait bien imprudent de ne pas prendre en compte.

Ceci étant dit, il n'est bien sûr pas question d'exiger du gouvernement de changer de politique pour appliquer le programme du PS (qui n'est d'ailleurs pas encore clairement défini). Et, de ce point de vue, l'interprétation fournie, hier soir, lors des soirées électorales télévisées, par les principaux responsables de la majorité, est assez intéressante: une partie de l'électorat s'est déplacé pour profiter du scrutin pour avertir un gouvernement dans lequel ils avaient peut-être (pour certaines couches populaires) placé des espoirs. Les rangs des absentionnistes ont été grossi par les électeurs du FN et par une partie des soutiens de la majorité, ces citoyens ayant souhaité montrer leur impatience face à des résultats tardifs et des réformes pas assez rapides. Que le gouvernement décide de poursuivre des réformes de structure, d'accélérer la modernisation de la France et de contribuer à la compétitivité de notre économie, qui peut le déplorer? Certes, une partie des Français ne partage pas la méthode du président et de son gouvernement, ni certains des principes qu'il met en avant, mais il est absurde de vouloir attendre quatre ans pour faire bouger les choses. D'autant, qu'aujourd'hui, la gauche domine les collectivités locales (60% des départements et presque la totalité des Régions): elle a les moyens d'être un contre-pouvoir (ce qui n'est pas un gros mot !) au gouvernement. Et pour le défenseur d'une régionalisation plus poussée que je suis, je ne peux que l'espérer. On mesure donc bien, dans les cas des cantonales, que le vote d'hier avait un caractère politique national, le choix des conseillers généraux étant motivé par le choix d'une ligne politique... lorsqu'elle a perdu des dépatements, la droite a sans doute été sanctionné pour une politique souvent proche de ce qui est fait à Paris !

Passons à la 3ème leçon du scrutin, après la dimension semi-nationale du scrutin et la nécessité de poursuivre les réformes (dont les résultats ne viendront pas encore tout de suite). Dans les discours des représentants de la majorité, hier soir, deux éléments ont pu interpeller le téléspectateur: 1/ comme au soir du premier tour, ils avaient tous le même discours, ce que le Canard Enchaîné de la semaine dernière appelait "les fiches". "C'est un scrutin local, un point c'est tout" était le leitmotiv du 9 mars. Et, hier, on entendait plutôt: "la gauche n'a rien à proposer au niveau national" ! 2/ et, ce deuxième point, découle très logiquement du premier: c'est la contradiction évidente qui rendait le discours de la droite encore plus incohérent que celui du MoDem ! Quelques exemples:
- les responsables UMP ne veulent donner à ce scrutin qu'une coloration locale et reproche au PS de ne pas avoir de programme national. Où est la logique?
- Patrick Devedjian reconnaît une part de responsabilité collective alors que d'autres ministres affirmaient, quelques minutes plus tôt sur le même plateau, que chaque équipe était jugée sur la base de son projet et/ou de son bilan. Où est la logique?
- pour les proches du président, l'ouverture est un succès, Jean-Marie Bockel en étant la preuve... sauf qu'il ne l'emporte qu'avec 1% d'avance sur le candidat socialiste et que le maire sortant de Pau, par exemple, a été largement défait ! Et que, depuis quelques jours, on est passé d'un remaniement basé sur l'ouverture à un réajustement technique !
- Xavier Bertrand dénonce le fait que les socialistes pensent d'abord à leur congrès (ce qui est faux, puisqu'ils n'en parlent qu'en réponse aux questions des journalistes) en dissertant pendant de longues minutes sur ce même thème. Pourquoi faire une réponse constructive en reproduisant les travers qu'ils venait de critiquer?

De manière générale, et dans le prolongement de cette 3ème leçon, ce sont les leaders du PS qui ont été, de mon point de vue, les plus cohérents lors de cette soirée électorale. Les interventions de Jack Lang sur France 2 ont été remarquables: après une très bonne analyse de la politique du gouvernement (qui sacrifie l'éducation et la recherche) et de la nécessité d'une réforme institutionnelle, il a critiqué (le sourire aux lèvres) le sondage mené par IPSOS sur l'après-municipales. La question posée aux citoyens portant sur le rythme des réformes, il a dénoncé un sondage qui n'avait aucun sens: il est bien évident que les Français veulent de grandes réformes mais, avec un tel sondage, ils ne peuvent par dire lesquelles... Autre analyse intéressante: celle de Laurent Fabius qui répondait à la critique d'un ministre qui s'étonnait de voir la gauche ne plus s'attaquer à Sarko. L'ancien premier ministre répliqua en faisant remarquer que la critique sur l'exercice du pouvoir n'était plus nécessaire depuis qu'une large majorité de Français ne fait plus confiance à un président critiqué sur ce point. "Le fond remonte alors à la surface" plaisante-t-il, considérant que les Français ont profité du vote pour donner leur sentiment sur les dossiers adoptés ou en cours d'adoption. Il est d'ailleurs amusant de noter que, dans une attitude constructive, les ministres résument le paquet fiscal aux heures supplémentaires et aux droits de succession, comme l'opposition résume cette mesure aux baisses d'impôt du très contre-productif bouclier fiscal ! Notons enfin la remarque de Pierre Moscovici, candidat déclaré au poste de permier secrétaire du PS: " si le gouvernement a quatre ans pour faire ses preuves, sans tenir compte du scrutin, laissez au PS ces mêmes quatre années pour bâtir son projet national "... le parti n'ayant pas de leçons à recevoir sur les programmes de ses représentants locaux !

La dernière leçon qui peut être tirée de ce scrutin, au demeurant passionnant: c'est la modification, qui peut en découler, du paysage politique. Une nouvelle gauche est en train d'émerger: certes, le PC reste une force locale assez bien implantée, mais le parti de Marie-George Buffet perd des bastions symboliques (les mairies de Montreuil -remportée par Dominique Voynet sur la base de nouvelles alliances à gauche- et de Calais -prise par l'UMP, ou encore le conseil général de Seine-Saint-Denis, que le socialiste Claude Bartolone devrait présider). La LCR résiste très bien, un de ses candidats réalisant 15% à l'occasion d'une quadrangulaire à Clermont-Ferrand, améliorant son score du premier tour... après avoir échoué à s'allier au PS pour prendre la ville ! Le FN continue sa chute, le résultat du parti de Marine Le Pen suivant le score, décevant, qu'elle réalise à Hénin-Beaumont: tout juste 30% contre un maire sortant facilement réélu... et l'humour de la fille du leader frontiste ("on est battu que lorsque l'on est sortant !") ne suffisant à cacher une déception face à un score qui ne refléterait pas le potientiel du parti d'extrême-droite ! Reste le cas du MoDem, dont l'avenir est plus qu'incertain: certaines voix s'élèvent déjà pour recomposer un parti du centre-droit, allié naturel de l'UMP. Quelle que soit la stratégie des militants du parti d'un François Bayrou, qui commence sa traversée du désert vers 2012, il n'en demeure pas moins que les projecteurs vont rester braqués sur un parti qui a confirmé sa position centrale sur un échiquier toujours bipolaire !

La conclusion de cette élection? La gauche est plus que jamais la mieux placée pour gérer le quotidien de Français qui ne lui font pas (encore?) confiance au niveau national: le résultat d'hier marque à la fois une adhésion aux valeurs qu'elle défend (c'est la part nationale du vote) et un rejet de gestions lourdement sanctionnées (c'en est la part locale). Les scores réalisés par les socialistes dans les villes qui basculent vont dans ce sens: que ce soit à Amiens, à Reims, à Strasbourg, à Caen ou à Blois, les équipes sortantes sont violemment rejetées avec toujours au moins 8 points d'avance pour les listes de gauche ! Dans des villes qui avaient basculé à droite à l'occasion du scrutin de 2001, que le RPR (à l'époque) qualifiait de scrutin national, vue l'importance des basculements ! Deux symbolisent cette déroute de l'UMP: l'écrasante et historique réélection de Martine Aubry (2/3 des voix exprimées) et la victoire de justesse d'un Gaudin affaibli (51 conseillers contre 61 sortants !) confirment que les électeurs ont choisi de faire confiance à la gauche (comme cela se dessinait au 1er tour), l'amplification du phénomène pouvant être considérée comme le résultat d'un mécontentement sérieux ! Les victoires surprise à Toulouse ou Périgieux confirmant que ces maires de droite, qui étaient de bon gestionnaire, ont fait les frais d'un climat national défavorable: si, comme l'affirme l'UMp, le vote n'avait été que local, ils auraient gagné, non?
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B
Je ne reproche pas tant à la gauche de tirer des conclusions nationales du scrutin. Il y a eu, il reste à définir l'ampleur, ce qui est impossible, un vote national pour certains de nos compatriotes Bien sur, je suis loin d'être d'accord avec les conclusions qu'ils en tirent, mais je ne leur tient pas rigueur de nous expliquer qu'ils ont gagné, que le Gvt s'est pris une baffe.<br /> C'est bien sur l'avant scrutin que je trouve déplorable et irresponsable leur comportement qui revient à déligitimer les élus locaux, pour lesquels ils ont appelé à voter non pas pour leurs bilans/projets, mais juste par opposition au pouvoir en place.<br /> C'est l'amalgame qu'ils ont fait, tentative de détruire l'élément local de notre démocratie, assujetti aux circontances nationales.
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B
- Le chiffre que je donnais, et sur lequel je me pose les mêmes questiosn que toi quant à sa construction, illustre juste le fait que la défaite de la droite n'est pas réductible à la débâcle dans les grandes villes, rien de plus.<br /> <br /> - Rejet de la méthode, pour moi c'est un peu fort. Disons qu'elle n'inspire plus la même confiance qu'auparavant, et qu'elle est moins soutenue, mais pas encore rejetée.<br /> <br /> - Le recul de l'ump au sein des conseils généraux m'apparait à moi aussi plus significatif que les résultats municipaux.<br /> Le gouvernement a désormais un an pour restaurer la confiance en réussisant à donner des résultats.<br /> <br /> - Seulement cette baisse du FN et cette montée de la LCR pourrait avoir à l'avenir des conséquences plus qu'importantes. Il pourrait y avoir moins de triangulaires défavorables à la droite, avec la présence de listes FN au second tour, et plus de triangulaires défavorables à la gauche. Quand on voit les cspquences des triangulaires en 97 ou lors des régionales de de 98...<br /> <br /> - Oui, le MoDem s'est construit sur l'image d'un homme seul, face contre tous. Image qui ne pouvait que pouvait que plaire aux médias. Bien que comme toujours, et comme nous l'avons déjà commenté ici et chez moi les médias focalisent pour simplifier, l'échec d'un dirigeant du troisième parti de France dans une ville qu'il s'est choisie n'est pas totalement anodin tout de même.<br /> <br /> - Pour les municipales précdentes :<br /> évidemment pour les années 80 je n'en ai pas de souvenirs ne les ayant pas connues.<br /> Pour 2001, je ne me souviens que de la bataille de Paris (match Lang/Delanoë au ps, puis campagne en elle même) et des soirées électorales. J'ai très peu de souvenirs de la cmpagne en elle-même.<br /> La droite a-t-elle fait campagne en appelant à voter contre la gauche ? Auquel cas cela serait dommage.<br /> Pour autant, lors de cette élection, j'ai entendu dire qu'en 2001 la gauche était en bonne position eu premier tour, avant de reculer lors du second. Je doute donc que la droite est appelée à nationaliser ce scrutin alors qu'elle semblait derrière. Mais je m'en remets à toi.
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A
<br /> Je n'ai pas plus de souvenir que toi: le seul point dont je suis certain, c'est que le droite avait tiré des conclusions clairement nationales de ce scrutin ! Ce qui peut laisser supposer que,<br /> comme la gauche aujourd'hui, elle en avait fait une sorte de test à un an des présidentielles, pour affaiblir Jospin et ses ministres !<br /> <br /> Sur la méthode Sarko, le changement observé depuis le mariage avec "Carlita" laisse supposer qu'il souhaite mettre de côté les montres, les voyages, les enfants, les bisous... c'est cette<br /> peopolisation qui était en cause. Les sondages ont remis Sarko à sa place, c'est-à-dire dans le fauteuil de chef de l'Etat. Comme toi, je ne crois pas que les Français en aient marre de le voir<br /> sans cesse sur tous les dossiers: ils aiment un président qui s'implique dans les dossiers et qui fixe le cap... mais ils apprécient aussi d'entendre les ministres et de les voir travailler !<br /> <br /> <br />
B
Pour finir, on voit que des villes ont basculé à gauche pour quelques voix (c'est aussi vrai dans le sens inverse bien entendu), comme Toulouse ou Périgueux, où le scrutin, et les conséquences nationales qui en découlent, s'est joué respectivement à 1200 (sur 150.000 votants) et ... 116 voix (sur 13.000) !!!<br /> On voit bien qu'il est donc hardi de tirer des conclusions définitives comme le fait actuellement la gauche
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A
<br /> Et si on prend des villes moyennes comme Reims, Amiens, Rouen, Caen et surtout Strasbourg, on voit que la gauche s'impose toujours massivement ! Près de 55% des voix pour un socialiste mal connu de<br /> la population amiénoise, face à un Gilles de Robien constamment réélu au 1er tour depuis près de 15 ans, c'est quand même un signe qui ne me permet pas d'arriver à la même conclusion que toi...<br /> <br /> <br />
B
Je suis d'accord avec toi sur le fait qu'indiscutablement, la gauche a remporté ces élections, municipales et cantonales; et que le peuple a décidé de laisser filtrer un message pour la majorité en place.<br /> Mais il faut relativiser ce succès de la gauche, car si elle réalise de très bons scores dans les grandes villes, au niveau national, elle réunit certes une majorité des suffrages, mais elle n'a que deux points d'avance sur la droite (49,5 vs 47% selon TF1 hier, bien qu'il faille égalemetn se méfier de ce chiffre dont je ne sais comment il est construit, plus particulièrement lors des candidatures ambiguës de certains hommes politiques dans les villes plus petites notamment). Si la gauche est majoritaire, ce qui est une défaite en soi pour la droite et la majorité, elle n'a pas écrasée ces électiosn, tout du moins la municipale, autant que l'on pourrait le penser en se focalisant sur les villes dont tout le monde parle.<br /> <br /> Le fait que beaucoup se sont abstenus et ne se sont pas déplacés pour contrer le gouevernement est également un signe, rappelé par certains élus de la majorité il y a une semaine, qu'il ne s'agit pas d'un rejet total du piuvoir en place.<br /> <br /> <br /> <br /> ur les points que tu soulèves quant à ta troisième leçon :<br /> 1/ Je n'ai aps trouvé les représentants de la gauche ou du centre beaucoup plus imagintifs ou crétifs que ceux de l'ump pour commenter ces résultats (hormis le différent dimanche dernier sur l'alliance avec le MoDem entre M. Hollande et Mme Royal, qui ont plus ou moins accordé leurs violons dès le lendemain).<br /> Franchement ils avaient tous à la bouche, à gauche, "vote sanction", "en tenir copte", voire "retrait" de certaines lois.<br /> 2/ pour être plus incohérent que le MoDem, il faut quand meme le faire :<br /> -déclarations hier soir de M. Bayrou et de Mme de Sarnez parlant de "manoeuvres" pour évoquer le maintien du maire sortant, certes encien socilaiste, par l'ump à Pau face à M. Bayrou. Qu'il le dise si la droite n'a pas le droit de maintenir des candidats contre eux, lorsque eux font parfois des alliances avec le PS, en oppositio docn avec les candidats UMP.<br /> -Refus de la part de M. Bayrou de soutenir l'alliance dans je ne sais plus quelle ville avec la liste communiste alors que dans de nombreuses autres villes, lié et associé au PS pour le second tour, des candidats MoDem y cotoient des communistes.<br /> <br /> Tout à fait d'accord sur les caricatures faites de part et d'autre, selon le positionnement politique, sur le fameux paquet fiscal.<br /> <br /> Oui, je suis également très surpris de la montée dans des villes tel Clermont de la LCR, qui fait mieux que résister. Pour moi, c'est LA surprise de ce scrutin, pourtant peu commentée, peu expliquée, peu analysée, vite oubliée.<br /> Sur le FN, j'ai entendu un commentateur politique, je ne sais plus lequel, dire qu'il était constant en France que l'extrême droite se meure avec son leader, pour renaitre quelques années plus tard, sous un autre nom, emmené par un nouveau leader charismatique. Toujors est-il qu'actuellement, son déclin semble sans fin.<br /> <br /> Pour la confiance des Français envers la gauche, est-ce qu'ile ne lui font plus confiance, ou encore confiance au niveau national ? D'ailleurs peut-on parler de vote de confiance, alors que pour moi, comme dans l'hstoire politique récente de ces dernières années, quand la gauche gagne, c'est avant tou parce que la droite perd (en tout cas depuis 97).<br /> <br /> Pour finir avec ton dernier exemple, Toulouse, j'ai entendu hier ur France 2 je crois, sans vérifier l'allégation depuis, que les Toulousains votaient systématiquement et depuis longtemps à gauche... sauf pour les municipales ! Alors dans cette ville, on peut y voir une déroute de l'UMP, comme la fin d'une bizarroïde exception.
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A
<br /> - pour ce qui est du résultat national global de ce scrutin, je crois qu'il se signifie par grand chose (ce qui explique qu'aucun des deux "camps" ne se soit servi de cet argument au cours de<br /> soirées électorales pendant lequel ce chiffre n'a pas été clairement mis en avant - sur France 2 par exemple !). Vu le nombre de candidats et d'élus sans étiquette ou apparentés, il faut se méfier<br /> d'une statistique droite-gauche qui ne fait donc pas sens dans de nombreuses communes;<br /> <br /> - je suis d'accord sur le fait que l'absentention a été la clé du scrutin: la gauche a mobilisé des électeurs qui n'attendaient qu'un vote pour exprimer leur déception à l'égard d'un homme pour<br /> lequel certains d'entre eux avaient voté le 6 mai ! La droite, malgré ses appels à un vote purement local, n'a pas mobilisé un électorat qui a sans doute eu peur, à juste titre, d'une lecture<br /> trop nationale du résultat... quitte à faire basculer leurs villes à gauche. Paradoxal, non? Pour que les commentaires nationaux soient limités, il fallait que les électeurs de droite se déplacent<br /> pour éventuellement faire gagner leur "camp"... ne l'ayant pas fait, j'y vois le signe plus qu'une impatience: un rejet de la méthode Sarko !<br /> <br /> - tu as raison de souligner que la focalisation des commentaires sur quelques grandes villes, toutes représentatives qu'elles soient, n'est pas le meilleur moyen de parvenir à des conclusions<br /> politiques constructives. Pour cela, il fallait sans doute se pencher davantage sur les cantonales, qui ont révélé la défaite de l'UMP, plus que la victoire de la gauche: en ne mobilisant pas ses<br /> électeurs, le droite a facilité le basculement de neuf départements... ce qui fait que le gouvernement va devoir revoir sa méthode et sa communication. Mobiliser l'électorat en étant clair avec lui<br /> est le seul moyen de s'assurer la victoire d'une élection: Sarko l'avait fait pendant les présidentielles mais, une fois au pouvoir, il a donné l'impression de ne plus l'avoir compris (et d'avoir<br /> les mains libres pour faire selon son bon vouloir !). Ce dont les électeurs de l'UMP ne veulent pas.<br /> <br /> - enfin, les médias n'ont pas mis en avant les résultats de la LCR et du FN parce qu'ils ne gagnent ni ne perdent aucune de ces villes test qu'ils avaient sélectionné pour analyser,<br /> partiellement et imparfaitement, un scrutin qui avait aussi une signification nationale. Le renforcement d'une gauche radicale, qui attire les déçus d'un PS en pleine reconstruction, ne fait que<br /> confirmer ce que l'on observe depuis quelques mois: une part assez importante de l'électorat réclame un grand parti anti-capitaliste, qui ne satisfasse pas de la mondialisation actuelle !<br /> <br /> - dans le cas de MoDem, il est dommage que l'attention des commentateurs ne se focalisent que sur Paris et sur Pau (où je vois davantage la défaite de l'ouverture que celle d'un Bayrou qui ne passe<br /> pas si loin de la victoire !) alors que dans d'autres villes (Dijon et Bordeaux par exemple), le parti centriste a choisi de soutenir une équipe et un projet (dans une démarche clairement locale)<br /> et non une idéologie ! La cohérence du MoDem n'a été salué par l'UMP que lorsqu'il s'agissait d'en pêcher les voix après le 1er tour... Il n'en demeure pas moins que la personnalisation du MoDem à<br /> son président, créé par Bayrou lui-même mais accentuée par les médias, est le principal handicap d'un parti qui séduit tout de même 20% des électeurs lors d'une élection nationale de premier plan,<br /> avec un taux de participation exceptionnel ! On ne peut pas l'oublier...<br /> <br /> - je finirais en soulignant que la droite fait des municipales un enjeu local en 2008 (quand elle est au pouvoir) mais qu'à chacun des scrutins précédents (1983, 1989 et 2001), elle en a fait une<br /> arme contre la gauche au pouvoir ! C'est assez étrange...<br /> <br /> <br />