Ce blog rassemble mes idées et constitue une modeste pierre pour bâtir une alternance en 2022.
20 Janvier 2008
Puis, « Il est essentiellement dans le négatif, remplaçant un sublime qui ne marchait plus par une virtuosité quelquefois efficace, souvent dérisoire, voire la démagogie pour les siens, comme dans le cas du paquet fiscal. Il semble plutôt s’ébattre dans des ruines que poser des fondations. Mais il est remarquable qu’il évite de tomber dans le cynisme. Au contraire, il tient à peupler ses discours de références élevées et à évoquer de vastes desseins – nouvelle laïcité, nouvelle Renaissance, politique de civilisation, réconciliation méditerranéenne… ce ne sont pas le moins du monde des formules qui obligent mais elles sont peut-être sa part de naïveté. On peut être sans principe, mais sensible aux belles idées ».
" Les cinquantenaires de la génération de Nicolas Sarkozy ont été bercés par "la séquence du spectateur". Chaque dimanche, cette émission, née sur la châine unique de télévision, proposait tris extraits de films d'une dizaine de minutes. On se délectait de ces "séquences" sans connaître le début et la fin des longs-métrages. Les extraits étaient bien choisis et mêlaient habilement comédies, films d'action ou d'humour. "La séquence du spectateur", c'est la méthode Sarkozy, comme il l'a lui-même revendiquée: "j'essaye de faire des séquences cohérentes, c'est la chose la plus difficile qui soit" [commentaire personnel: en toute modestie, bien sûr !]. Seule différence, sile décor change, c'est toujours le même acteur qui s'agite. Le président, qui a fait don de son coprs à la télé, mise sur la médiocrité des médias: il suffit de les gaver, ils n'iront pas voir ailleurs. Et cela marche! Tout le monde ne parle plus que de ces "séquences" devenues l'unité de mesure du temps politique et sur laquelle dissertent les meilleurs esprits
(...) comme dans "la séquence du spectateur", on ne sait ce qui s'est passé avant et on lâche avant de savoir ce qui se passe après; ne reste dans les esprits que la scène culte (...) qui connaît l'épilogue, au Guilvinec, du mâle défi présidentiel - "Descends un peu, qu'on discute !" - répondant à la gaillarde apostrophe d'un autochtone - "140% ! Enculé !" - à propos de son augmentation de salaire? Personne ne sait que le dénommé Juju est bien descendu, mais qu'il a été retenu hors séquence par les gorilles de la sécurité présidentielle..." [voilà une information, qui en dit long sur cette pratique du pouvoir, qi n'est vraiment que de la com'].
Enfin, dans le même article, on peut lire: "cette volonté de transparence et d'authenticité angoisse par ce qu'elle révèle et que la tribu des psychanalystes s'amuse à décrypter dans cette "hémorragie narcissique": "une sexualité adolescnte à la recherche de femmes-trophées brandies pour se rassurer" (...) retourner avec son nouveau trophée sur les lieux qu'il fréquentait avec Cécilia. Et ceux où elle l'a humilié publiquement comme Pétra, revanche qi semble avoir constitué le principal motif du détour jordanien. Lui offrir la même bague. "Il revisite son passé pour l'effacer: c'est très adolescent aussi, ce refus de s'inscrire dans son histoire, observe un analyste. Cela répond à son incapacité à s'inscrire dans l'histoire politique: rien de bon n'a été fait avant lui, il fait table rase du passé, tout commence avec lui, il n'y a plus que lui: du narcissisme infantile".