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JES6 - Pour une France Juste, Ecologique et Sociale

Ce blog rassemble mes idées et constitue une modeste pierre pour bâtir une alternance en 2022.

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La nuit du 4 août à l'envers

C'est le thème d'un très bon dossier, sous la plume d'Hervé Nathan, paru la semaine dernière dans l'hebdomadaire Marianne, et qui fait le point sur tous ces privilèges que le candidat Sarkozy avait promis de supprimer et auxquels le gouvernement du président Sarkozy ne s'attaquera pas. Et pourtant, dans sa campagne électorale, le nouveau président avait fait des promesses, cohérentes et populaires, qui s'attaquaient à tout ce qui ne garantit pas la cohésion nationale (son slogan n'était-il pas "ENSEMBLE tout devient possible"): chacun, dans la mesure de ses possibilités, devait contribuer à cet effort national pour "redresser" la France. Mais, après (seulement) trois mois de pouvoir, un constat s'impose: toutes ces belles déclarations n'étaient que du vent... car, dans les actes, les maîtres-mots de l'action gouvernementale ne sont ni justice sociale, ni justice fiscale. Voici les derniers paragraphes de ce dossier de six pages (où il est question des écarts de richesse, qui tendent à se creuser entre les plus riches et les plus pauvres): et j'attends vos réactions !!

" Le dispositif fiscal qui sera mis en place à l'automne ne peut qu'accélérer le phénomène. Car le bouclier fiscal est statistiquement réservé à ceux qui ont du patrimoine, et si possible beaucoup. Pour le salarié lambda, qui paye, au plus 40% d'impôt sur le revenu (tranche marginale la plus élevée), mais, le plus souvent, 10% à 15%, plus 7,5% de CSG retenue à la source, il n'y a aucune chance d'atteindre un taux d'imposition globale de 50%. Selon les parlementaires du Nouveau Centre, on pourrait voir cette curiosité au pays de l'égalité: deux contribuables gagnant la même somme, l'un avec un patrimoine importantet l'autre sans, ne payeraient pas le même impôt. Et celui qui aurait "du bien au soleil" s'acquitterait d'une somme inférieure ! Nicolas sarkozy a donc introduit un nouveau privilège fiscal, deux siècles après la nuit du 4 août 1789. Il n'est plus de naissance, mais de richesse.

La droite assume pleinement ce cadeau fait aux riches. Christine Lagarde en appelle aux exilés fiscaux, style Johnny: "vous qui partez au loin chercher les clés du paradis fiscal, revenez, ce n'est plus le purgatoire ici". Un conseiller du président professe que "ce n'est pas en s'en prenant à eux qu'on enrichit les pauvres. La stratégie de Nicolas Sarkozy consiste à compter sur l'enrichissement maximal des plus aisés pour dynamiser l'économie française". Calcul hasardeux, puisque la quasi-suppression de l'ISF, selon Camille Landais, jeune chercheur de l'Ecole d'économie de Paris, conduirait au contraire à une économie... de rentiers. "L'ISF contraignait les possédants de patrimoine à en tirer un revenu minimum, au moins 4% sur une longue période, soit le rendement des emprunts d'Etat. Une fois cette simulation fiscale disparue, grâce au bouclier fiscal à 50%, le capital pourra dormir tranquille".

Pour Thomas Philippon, "l'idée que des riches plus riches feraient tourner la machine plus rapidement est une plaisanterie". L'auteur du Capitalisme d'héritiers (Le Seuil) critique particulièrement le nouvel allègement de l'impôt sur les successions, qui ne touchera plus que 10% des héritiers. "Cela va rendre encore moins coûteuse la transmission du capital aux enfants, alors que le capitalisme familial est déjà une marque française". Or, les entreprises dirigées par les héritiers sont moins efficaces que les autres. "Pour une raison simple: par définition, un entrepreneur est quelqu'un d'exceptionnel, et cela ne se ptransmet pas par les gènes, sinon l'équipe de France serait composée entièrement par les enfants de Zidane !"

C'est le bon sens populaire qui parle. Nicolas Sarkozy semblait avoir compris, pendant la campagne électorale, que, sans geste politique fort concernant les privilèges, les réformes nécessaires ne seraient pas acceptées par l'ensemble de la population. Lui qui prétendait vouloir rassembler les Français pour "véritablement refaire une société" prépare donc plutôt le terrain à une division renforcée. Entre, d'une part, ceux qui bénéficieront de son nouveau modèle de société, plus inégalitaire, où une caste de nantis s'enrichit toujours plus, et les autres, condamnés à travailler plus pour tenter de gagner plus. Exactement le genre de situation sociale qui prépare les affrontements de classe, voire les révolutions. "

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J
C'est par PRINCIPE que je suis hostile à toute progressivité des taux d'imposition. Il est important que ceux qui préconisent une augmentation des impôts sachent qu'en exprimant un tel point de vue, ils de prononcent POUR l'augmentation de leurs impôts et non pas pour l'augmentation des impôts des AUTRES! Se prononcer pour l'augmentation des impôts des autres, c'est quand même un peu trop facile ...
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A
Je ne partage qu'en partie votre avis: je pense en effet que la progressivité, quand elle est bien gérée, a plus d'avantages que d'inconvénients. Mais, dans le même temps, comme vous, je ne suis pas très favorable à une totale exemption d'impôt sur le revenu en faveur de ce que vous appelez "les plus pauvres": dans tous les domaines, je crois en effet à la vertu de l'€uro symbolique...<br /> <br /> Tous les citoyens devraient donc contribuer aux dépenses nationales, par le biais de l'impôt, quitte à ne payer qu'une somme symbolique, mensualisée: même les moins fortunés peuvent consacrer 5€ par mois (soit 60€ par an, par personne) à leur pays.<br /> <br /> C'est l'une des raisons pour laquelle je préconise une vaste réforme fiscale dont voici quelques axes: un impôt sur le revenu progressif, qui touche plus de monde, et dont la tranche la plus élevée n'excéderait pas 40%. En revanche, pour ce qui est de l'ISF, j'ai expliqué ma position dans ma première réponse.
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J
http://adminv1.over-blog.com/article.php?a=71&IdArticle=7027184&nomBlog2=jes6&nomDomaine2=over-blog.com&ModereCommentC=0&IdBlog2=226859719&ALIAS2=jes6.over-blog.com&AlertEmail2=0&Texte=Je+suis+hostile+%E0+toute+progressivit%E9+de+tous+les+imp%F4ts+quels+qu%5C%27ils+soient.+En+voici+la+raison+%3A+quand+on+met+le+doigt+dans+cet+engrenage%2C+on+ne+peut+plus+l%5C%27arr%EAter+...+On+en+arrive+%E0+ce+que+la+moiti%E9+des+contribuables+ne+paient+pas+l%5C%27imp%F4t+sur+le+revenu%21+C%5C%27est+absurde+...+%0D%0AComme+il+faut+bien+tenir+compte+d%5C%27un+objectif+de+redistribution+%28auquel+j%5C%27adh%E8re+sans+restriction%29%2Cje+propose+un+abattement+%E0+la+base+sur+l%5C%27imp%F4t+d%FB%2C+le+m%EAme+pour+tous%2C+avec+mise+en+place+d%5C%27un+cr%E9dit+d%5C%27imp%F4t+qui+fera+que+ceux+qui+seront+tax%E9s+le+moins+recevront+un+ch%EAque+de+la+part+du+Tr%E9sor+public+...+G%E9n%E9ralement%2C+la+r%E9ception+d%5C%27un+tel+ch%EAque+est+tr%E8s+bien+accept%E9e+y+compris+par+les+plus+pauvres%21
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A
Le message de Jacques Heurtault ayant subi un problème de connexion, sans doute, je le retranscris le plus fidèlement posible afin qu'il soit plus compréhensible de tous les lecteurs:<br /> Je suis hostile à toute progressivité de tous les impôts quels qu'ils soient. En voici la raison: quand on met le doigt dans cet engrenage, on ne peut plus l'arrêter. On en arrive à ce que la moitié des contribuables ne paient pas l'impôt sur le revenu. C'est absurde... comme il faut bien tenir compte d'un objectif de redistribution auquel j'adhère sans restriction. Je propose un abattement qui serait le même pour tous, avec mise en pmace d'un crédit d'impôt qui fera que ceux qui seront taxés le moins recevront un chèque de la part du Trésor public... En général, la réception d'un tel chèque est très bien accepté, y compris par les plus pauvres.
J
Je suis, mais vous n'en serez sans doute pas surpris, en total désaccord ave vous! <br /> Bien que n'étant pas assujetti à l'ISF et n'étant pas bénéficiaire du bouclier fiscal, je trouve sain et légitime que l'on puise dire à quelqu'un : "Quoique vous puissiez gagner, au moins la moitié de ce que vous gagnez vous restera en propre. Vous pourrez le dépenser ou bien l'épargner, selon votre choix. Votre intérêt bien compris sera, évidemment, d'en épargner une bonne proportion et de l'investir dans l'économie de VOTRE pays".
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A
Je comprends tout à fait cet argument: il me paraît aussi normal, a priori, de dire aux plus gros contribuables que moins de la moitié de leurs revenus atterrira dans les caisses de l'Etat. Plus qu'un bouclier fiscal qui, en l'occurence, vise à supprimer l'ISF, je suis favorable à une réforme fiscale globale concernant tous les autres impôts.<br /> Pour ce qui est du seul ISF (et des droits de succession d'ailleurs), plutôt que d'en exempter les fortunes concernées, je préfèrerais un système progressif qui permette d'allèger le poids de ces deux retenues lorsque le contribuable investit dans l'économie de son pays, mais qui pénalise aussi ceux qui ne le font pas... ceux-là, qui accumulent l'argent comme certains accumulent les dettes, ne "méritent" pas de bénéficier d'un bouclier à 50% !<br /> Je ne crois pas, comme le souligne l'extrait de Marianne, que la stratégie économique du président soit pertinente: surtout au vu de ce que cela va coûter à l'Etat (on se prive de quelques milliards d'€uros, bien utiles). Même si, je le reconnais, mes compétences en matière économique sont nettement inférieures aux vôtres !... en tout cas, merci de votre commentaire.