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JES6 - Pour une France Juste, Ecologique et Sociale

Ce blog rassemble mes idées et constitue une modeste pierre pour bâtir une alternance en 2022.

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Combien de candidats, cette fois?

J'ai déjà eu l'occasion d'en parler à plusieurs reprises: répéter la multiplication des candidatures comme en 2002 serait une erreur d'autant plus impardonnable que les petits partis montreraient alors qu'ils n'ont rien compris au message du 21 avril. L'arrivée de Le Pen au second tour visait plus à sanctionner les partis qui se partagent le pouvoir depuis des décennies (en se posant en rempart de l'UMPS, Le Pen -lui- l'a bien compris) qu'à dire "non" à Lionel Jospin. La gauche et plus spécifiquement le PS ont failli lors de cette campagne, les scores additionnés de l'ancien premier ministre (16,18%), de Chevènement (5,33%) et de Taubira (2,32%) auraient donné au premier une victoire presque assurée (avec déjà 23,83% au premier tour !). C'est l'une des raisons pour laquelle le PRG et le MRC doutent de leur stratégie pour 2007: présenter un candidat au risque d'affaiblir celui du PS et de mener la gauche à une nouvelle défaite, ou jouer la carte de l'union pour accroître les chances de battre Sarkozy. Pour le moment, on semble s'orienter vers la seconde solution, Jean-Pierre Chevènement ayant affirmé ne pas être hostile à Ségolène Royal, à condition que le PS laisse à son mouvement quelques sièges. De son côté, le PRG est plus divisé, entre les partisans de la députée de Guyane, qui souhaite représenter son parti, et ceux de la direction qui veulent une union dès le premier tour avec le PS qui a déjà proposé une vingtaine de circonscriptions gagnables (de quoi constituer un groupe parlementaire) ainsi que quelques prte-feuilles ministériels... ce week-end, des modérés (comme l'influent Bernard Tapie) souhaitent qu'une candidature radicale ne soit pas exclue, uniquement en cas de désignation de Laurent Fabius comme candidat socialiste (ce qui est peu probable).

Le PS, à l'issue des débats organisés par le parti pour départager les trois prétendants, désignera dans un mois sa championne (dès le premier tour?). Alors que la gauche de gouvernement se rassemblera autour de cette candidature, qui porte l'espoir de nombreux électeurs (elle réalisera un très beau score au premier tour), la gauche de la gauche, comme elle se présente, peine à s'organiser. Marie-George Buffet devrait être désignée candidate de la gauche anti-libérale par le PCF avant d'être confirmée (ou pas) par les collectifs dits unitaires... sauf que José Bové est de plus en plus insistant pour se lancer dans la bataille et que les deux principaux partis de l'extrême gauche n'entende pas, quoi qu'ils en disent, s'effacer devant une candidature unitaire, surtout communiste. Pour la LCR, il faut l'assurance que le PCF ne s'alliera pas avec le PS une fois le scrutin passé; et pour LO, le programme commun d'une gauche anti-libérale serait trop timide, trop modéré. Bilan: il devrait y avoir au moins trois candidats à l'extrême gauche qui se partageront pas loin de 13% (ce qu'ils avaient réalisé en 2002). Dommage pour eux car, en cas d'union, ils auraient peut-être attirés plus de mécontents, en faisant baisser le score de Le Pen (ce qui aurait été un bon barrage à l'extrême droite).

Enfin, de l'autre côté, à droite, les choses sont tout aussi complexes, au moins pour le parti majoritaire. Car, à l'extrême droite, les choses sont déjà ordonnées: Le Pen, silencieux et prêt à bondir, engrange des voix dans les sondages (il n'est pas loin des 20% !!), profitant de l'affaiblissement du gouvernement et des mauvais chiffres de l'insécurité, quoi qu'en dise la place Beauvau. Philippe de Villiers, persuadé d'avoir participé au succès du "Non" lors du référendum et fort de ses succès (il souligne que sa thèse de l'islamisation de la France semble se confirmer), est déjà en campagne: il rassemblera quelques mécontents, anti-européens et souverainistes, mais devra composer avec deux difficultés (la popularité de Le Pen, à qui profitent les évènements et la candidature de Dupont-Aignan qui rassemblera les gaullistes eux aussi souverainistes). Son nouveau slogan (qu'il a lancé cette semaine sur France Info): "avec Le Pen c'est les idées sans le pouvoir, avec Sarkozy c'est le pouvoir sans les idées, avec moi c'est nos idées au pouvoir". Enfin, à l'UMP, la situation est moins franchement en faveur du ministre de l'Intérieur qu'il y a quelques mois: la cote de popularité de Dominique de Villepin remonte, la ministre de la Défense n'hésite pas à laisser planer le doute (elle est la plus populaire des chiraco-villepinistes, pas encore sarkozystes). Quant au mouvement "Tout Sauf Sarkozy", plus fort qu'on ne la croit au sein de l'UMP, et qui profitera à Ségolène (en cas de duel Sego/Sarko), il pourrait handicaper le président de l'UMP et gonfler les candidatures de Dupont-Aignan, Christine Boutin... et, pourquoi pas, François Bayrou, nettement plus modéré que le ministre de l'Intérieur.

LA CAMPAGNE PROMET D'ETRE TRES INTERESSANTE... à suivre, donc !!

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