Rédigé par Aurelien Royer et publié depuis
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C'est une première (qui ne devra pas longtemps en rester une): sur proposition de son premier secrétaire fédéral, Marc Coatanéa, les militants de la fédération socialiste du Finistère ont décidé de bannir le cumul des mandats de leurs pratiques politiques. En clair, les élus socialistes du département ne pourront plus être député-maire ou sénateur-président de Conseil général (ou régional). Le texte adopté n'autorise les parlementaires qu'à détenir un mandat de (simple) conseiller municipal, général ou régional. C'est précisément ce que je réclame depuis plusieurs années avec le système de points que j'ai imaginé pour autoriser un même élu à avoir deux mandats, mais pas n'importe lesquels (reportez-vous au 2ème point de cette page). C'est une avancée considérable, qualifiée d' "audace" par Marianne (qui révélait l'information dans son numéro du 1er août), l'hebdomadaire concluant son billet par cette phrase, malheureusement terriblement réaliste: "pas sûr qu'à Solferino on goûte autant d'audace". Il faut dire que M. Coatanéa a appelé de ses voeux les autres fédérations socialistes à l'imiter pour contraindre le parti à innover en la matière... et proposer une mesure enfin courageuse, à laquelle une majorité de nos concitoyens est attachée. Je ne peux qu'espérer que la fédération de l'Aisne suive ce chemin, même si les militants ont massivement investi, à l'automne dernier, le président du Conseil général pour devenir sénateur (ce qu'il est aujourd'hui). M. Daudigny, auquel je n'avais pas accordé ma confiance dans le vote interne (par attachement au non cumul), avait promis de ne pas quitter ses fonctions. Bref, de cumuler, "comme les autres". Il a tenu sa promesse. Je doute donc que la fédération à laquelle il appartient décide de limiter le cumul. Dommage, car cela me semble important...
Autre information intéressante, parue également dans ce numéro de Marianne, sous le titre "Kouchner invente la double peine pour les otages": le ministre des Affaires étrangères aurait décidé de demander aux otages libérés par les forces d'intervention française de paticiper au coût financier de ces opérations. Dans le projet de loi "relatif à l'action extérieure de la France", présenté au Sénat fin juillet, le locataire du quai d'Orsay propose "de contraindre les personnes prises en otage dans certains pays de participer aux frais de leur propre sauvetage". Et l'hebdomadaire de citer des exemples de pays, peu recommandés (via les instructions sur le site du ministère), qui font partie d'une liste noire où la menace pesant sur les étrangers est forte. Ainsi, l'imprudent qui se rend en Afghanistan, au Pakistan, mais aussi au Tchad, au Venezuela, en Géorgie ou encore en Colombie, ne doit s'en prendre qu'à lui-même s'il est kidnappé. Le risque qu'il a pris, malgré les avertissements officiels, pousse donc le ministère à leur infliger une double peine: en plus de l'état psychologique dans lequel ces personnes se trouvent après des expériences, qui sont nécessairement pénibles, il faudrait que ces citoyens remboursent toute ou partie de la rançon (car, dans la plupart des cas, malgré une intervention des forces spéciales, une rançon est versée aux preneurs d'otages). Dans le cadre de cette loi, les navigants qui traversent le golfe d'Aden, une zone de plus en plus dangereuse sous l'effet de la fameuse piraterie somalienne, seront-ils eux aussi sommés de rembourser les frais de leur libération? Ce genre de proposition est une ignominie: ne nous apprend-on pas, à l'école, qu'un Etat (de droit) est là pour protéger ses citoyens, que l'armée sert à préserver la sécurité des habitants? Alors, quand l'Etat intervient pour redonner la liberté à un de ses citoyens, c'est l'une de ses missions fondamentales. C'est donc à lui d'en assurer le coût. Tout comme il lui appartient d'être encore plus dissuasif en ce qui concerne les séjours dans certaines régions du globe. Les personnes qui s'y rendent, parfois pour des raisons humanitaires, sont-elles responsables de leur enlèvement?
Et, à propos de M. Kouchner, je vous rappelle que le "sondage de la quinzaine" le concerne: il vous reste deux jours pour y participer (voir la colonne de droite).
Dernier billet intéressant, tiré de ce numéro de Marianne: celui qui rappelle à nos bons souvenirs les "épargnés du Liechtenstein". Rappelez-vous: fin 2008, en pleine crise financière, l'Allemagne engageait un combat contre l'exil fiscal dans ce petit paradis d'Europe centrale, donnant une occasion en or à Eric Woerth, ministre du Budget, de partir lui aussi en croisade contre quelques 200 personnes ayant fraudé le fisc français. Le combat du ministre tombait à pic: à l'heure où le G20, convoqué par super-Sarko, allait permettre de transférer (lors d'une sorte de mercato financier) les paradis fiscaux d'une liste noire vers une liste grise, l'affrontement entre un ministre de la République, déterminé à sauvegarder l'intérêt général, et un de ces paradis pour super-riches inondait la presse. Six mois plus tard, qu'en est-il? L'hebdomadaire nous donne la réponse: sur les 200 dossiers en question, 64 ont véritablement atteris entre les mains d'un fisc et seuls 19 ont été "réglés", donnant lieu à des pénalités jugées "faibles". Avec ces 19 cas, seuls 3% des montants évalués de cette fraude ont été récupérés par l'Etat français. On est donc loin d'un combat gagné. D'autant que ce n'est plus vraiment d'actualité, les paradis fiscaux récalcitrants n'existant officiellement plus ! Alors, comme le suggère le titre, faut-il se réjouir de tout cela? Le capitalisme a-t-il enfin été moralisé? L'affaire des bonus de la BNP Paribas (1 milliard d'€uros mis de côté par la 1ère banque française pour rémunérer ses meilleurs traders à la fin de l'année) et la poursuite, par l'AMF (Autorité des Marchés Financiers) de deux responsables de la Société générale, nous donnent la réponse. Malgré le repêchage des banques par l'Etat et le coût que cela représente pour le contribuable, les anciennes pratiques repartent de plus belles.
On savait qu'aux Etats-Unis, de grandes banques avaient remboursé par anticipations les aides du Trésor pour se libérer de l'interdiction de procéder à des augmentations des parts fixe et variable de la rémunération de leurs dirigeants (les "meilleurs du monde", qui n'ont aucune responsabilité dans la situation économique actuelle !). Et l'on apprend ce matin que le PS réclame une loi encadrant ces rémunérations: fixer un salaire fixe maximal (300 000€ par an par exemple) et limiter le montant des bonus (pas plus de 30% du salaire fixe, ce qui est déjà bien payé !) semblent être deux mesures raisonnables. Réponse de la ministre de l'Economie? Une loi est inutile car si la France agit seule, cela ne changera rien. On savait que, face aux patrons, le gouvernement ne savait pas légiférer (alors que les chômeurs - que l'on supprime des listes pour faire baisser le taux officiel -, eux, sont sérieusement encadrés). Mais, si on entre dans le petit jeu de Mme Lagarde, la partie s'annonce longue s'il faut attendre que l'un de nos voisins bouge le petit doigt. Plutôt que de se mettre d'accord au niveau mondial (ce qui sera très dur, en dépit de la présence de super-Obama), pourquoi la France ne montrerait-elle pas l'exemple? Par peur de perdre ses meilleurs éléments? On ne va pas me faire croire qu'on ne peut pas trouver une personne compétente et acceptant un salaire modeste pour remplacer Daniel Bouton. Je préfère perdre le meilleur des meilleurs et permettre à un plus grand nombre de personnes de partager plus équitablement les richesses produites par leurs entreprises.
Et, pour finir, ci-dessus, une caricature de Plantu qui traite, à sa manière, de l'origine de la crise financière. Plus que le dessin lui-même, c'est l'analyse du blogueur qui l'a repris sur son site (cliquez sur la caricature pour vous y rendre) qui m'intéresse. J'ai trouvé ce dessin sur le blogspot de Balagan (dont le slogan, en "Une", est "l'éradication du terrorisme arabo-musulman est le seul vrai processus de paix") pour qui "l'infâme Plantu n'en est pas à son coup d'essai en matière d'anti-américanisme et aussi d'anti-israélisme. Ce connard haineux vient de se surpasser avec son dernier dessin sur le 11/9 dans lequel il assimile les répercussions européennes de la crise du marché immobilier américain avec un méga-attentat qui a assassiné plus de 3000 personnes. On remarque au passage que ce déchet qui veut faire croire que les américains sont les vrais terroristes veut aussi les rendre responsables de l'incompétence de certains financiers français que personne n'a obligé à acheter des titres gagés sur l'immobilier US". Je ne partage pas l'intégralité de ce message sans ambiguité, mais certains éléments permettent de réfléchir: et si on se débarassait de ces financiers français, en rendant les rémunérations françaises pas assez attractives pour leur niveau d'incompétence?
Donc vous admettez que l'état doit payer la facture ::::Pourquoi dans ce cas y a autant de polémique à chaque fois sur les libérations ?Ou les surenchéres vont bon train soit sur un prix Ou d'une centrale nucléaire pour Khadafi par exemple Plus haut vous dites qu'ils payent leurs impôts, et alors ?Les autres aussi et même en plus des assurances pour pouvoir circuler dans le paysEnfin bref ... Je vais pas m'éterniser là-dessus Bonne journée
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On arrivera sans doute pas à se mettre d'accord. Mais, je vais finir d'éclaircir ma position (car cela semble nécessaire).<br />
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1- quand je dis que l'Etat doit payer la facture, je parle d'abord du coût de l'opération de libération (matériel, carburant). Ensuite, si l'armée française n'intervient pas directement, la France<br />
peut, en échange des services donnés par l'armée du pays en question, "offrir" quelque chose.<br />
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2- vous dénoncez les otages qui se font de l'argent sur le dos de l'Etat en vendant leur histoire à un éditeur. Très bien. Dans l'affaire Kadhafi, c'est l'Etat (ou plutôt les grandes entreprises<br />
françaises, avec l'aide de l'Etat) qui se sont fait de l'argent sur le dos des otages, mettant leurs principes dans leur poche. Un petit marché juteux contre la grâce d'infirmières innocentes,<br />
c'est presque pire. En tout cas, c'est la même logique. Et, dans ce cas, c'est condamnable.<br />
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3- les citoyens qui paient une assurance lorsqu'ils vont dans un pays "à risque" (mais que cela signifie-t-il vraiment? comment le mesure-t-on? y a-t-il des degrés de dangerosité? - il faudrait que<br />
je mène l'enquête) le font pour couvrir les risques. S'ils sont pris en otage, il est donc normal que l'Etat ou l'assurance prennent le coût de leur libération à leurs frais. Et ne pas infliger ce<br />
que Marianne appelle une sorte de "double peine".<br />
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J'espère que mon propos est plus clair et que les doutes sont levés. Après cela, nous pouvons continuer le débat. C'est très intéressant ! Bon dimanche.<br />
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B
bria
08/08/2009 18:25
Vous oubliez quand même une chose essentielle L'Armée est là pour protéger le pays Un pays protége les citoyens sur son territoire Y a une Nuance nan !!!!
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A l'heure de la mondialisation, et lorsqu'une arme comme celle de la France est présente sur tous les continents (voir la dernière base inaugurée face à l'Iran), les Etats se doivent de protéger<br />
leurs citoyens partout sur la planète. Y compris, et surtout, dans les zones de non-droit. Les eaux au large de la Somalie sont des eaux internationales qui, juridiquement, n'appartiennent à<br />
personne. Ou plutôt à tout le monde...<br />
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Mais, vous avez raison sur un point: la France ne peut pas envoyer sa propre armée libérer ses otages. Elle doit compter sur l'armée du pays en question (l'armée colombienne, dans le cas d'Ingrid<br />
Betancourt), APRES avoir exploré la voie de la négociation. Mais, c'est à l'Etat de règler éventuellement la facture. Pas à l'otage libéré, ni à sa famille s'il n'en sort pas vivant !!<br />
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B
bria
08/08/2009 17:36
Merci de le prendre comme ca Aurélien En ce qui concerne le Ponant, a priori pas eu de mortPour le second voilier ou le skipper Breton a perdu la vie, c'est autre choseVivement encouragé par les militaires a changer de cap, il à malgré tout continuéAverti de la zone dangereuse, la prévention à échoué, donc conscient du risqueSur nos routes c'est un peu pareil, prévention pour le code et répression ensuitePourquoi ca serait different en mer ou sur terre ?
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Le parallèle entre la dangerosité de certaines mers et nos routes est fort intéressant: après la prévention, la répression. Mais, l'automobiliste qui est gravement blessé parce qu'il n'a pas<br />
respecté le code de la route ne doit pas rembourser les frais d'hospitalisation... parce qu'il a déjà payé ses cotisations de Sécu, qui couvrent les soins. Les citoyens-otages ont payé l'Etat (qui<br />
a pour mission de tous nous protéger) par leurs impôts: pourquoi payer ensuite?<br />
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PS: le père de famille, mort après un assaut des forces françaises, dénommé Florent Lemaçon, pilotait le "Tanit" et non le "Ponant". Mea culpa (je n'ai pas vérifié avant d'écrire).<br />
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B
bria
07/08/2009 20:55
BonsoirJe vais une nouvelle fois faire le vilain petit canard :)Je trouve logique qu'un otage paye ou rembourse sa libération, et cela pour deux raisonsLa premiére c'est qu'il est responsable de ses actes et ensuite il sait tres bien a quoi s'attendre dans quand il se rends dans un pays a risque, personne ne l'oblige a y aller. La seconde c'est qu'une fois libéré il vend a prix d'or son aventure dans les magazines peoples, et perso je trouve injuste qu'une personne face de l'argent avec les deniers public, c'est un peu a cause de ce raisonnement que la Sécu est un trou sans fin vu le nombres de profiteurs en revendant des médocs proscrit.En ce qui concernent les Tradeurs c'est pas a nous francais de décider. En effet il faut que l'ensemble du G20 s'accordent pour les régles. On constate la délocalisation des entreprises et il se fera de meme pour eux. Nous sommes proches aujourd'hui de nos pays frontaliers et vu les primes qu'ils percoivent ils ne vont sans doute pas se géner.Le jour ou plus rien ne sera basé en france comme ca risque d'être le cas il sera alors trop tard de penser a l'avenir de nos enfants ou de voir un jour notre retraite si les actifs du pays viendraient à la déserter.
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Bonjour Bria,<br />
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Je suis d'accord avec toi sur le fait que certains otages profitent de leur quart d'heure de célébrité pour faire du fric. Mais, que faut-il faire? Inventer une taxe sur ces bénéfices<br />
littéraires?<br />
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En revanche, comme le souligne Matthieu (dans son commentaire, ci-dessus), les otages étant citoyens français, ils paient des impôts et contribuent donc indirectement à financer les opérations qui<br />
les ont libéré et qui continueront de libérer les futurs otages.<br />
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Un autre argument qui place en désaccord avec toi sur la question du remboursement: qui sont ceux qui font du fric en rédigeant leurs "mémoires"? Des personnalités dont la détention a été<br />
médiatisée. Je ne crois pas que la famille du voilier Ponant, dont le père de famille a été tué pendant l'opération de libération au large de la Somalie, ait envie de publier un livre. Et il existe<br />
sans doute davantage d'ex-otages anonymes, qui le sont restés.<br />
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Comme partout, c'est donc une petite minorité qui tire profit de cela. Mais, la grande majorité, qui a certes pris un risque (mais faut-il renoncer à naviguer dans telle zone parce qu'il y<br />
aurait des pirates), n'ont pas choisi d'être pris en otage. Comme je le dis dans l'article, nombreux sont ceux qui se rendaient dans ces pays pour de nobles causes (des ingénieurs aidant à la<br />
reconstruction d'un pays dévasté, des humanitaires, des médecins...).<br />
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En tout cas, merci d'être "le vilain petit canard". Pour débattre, on a besoin de points de vue différents, quitte à ne pas être d'accord après l'échange. Bon week-end !<br />
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P
Pelion
07/08/2009 19:48
Bonsoir Aurélien, Je ne ferai qu'un petit commentaire sur la dernière partie de ton article. Je ne suis pas sûr, rien qu'en lisant ce que tu définis comme le fronton de ce site, qu'il faille y faire allusion et encore moins y renvoyer le lecteur. Ce site est visiblement non pas "sans ambiguité" comme tu le dis, mais du plus simpliste parti pris et je suis gentil. Que tu parles de nos financiers certes, mais tous de par le monde ont pris des risques, (ex Islande qui est à plat, la Russie aussi, la Hongrie, etc etc...) le problème ne vient pas des compétences, mais du fait qu'il peuvent prendre des risques avec l'argent des autres, donc sans aucune arrière pensée, ni sens des responsabilités. De toute façon il y aura toujours des joueurs si on ne légifère pas la pratique des marchés. CF encore ce jour le cas de Mustier et son délit d'initié... D'accord avec toi donc pour limiter les revenus et bonus, mais pour ma part je ne le ferais que par la taxe à 90% de ses bonus, libre à eux de se verser ce qu'ils veulent...!Bonne soirée.
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Bonjour Pelion,<br />
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J'entends bien tes remarques:<br />
1- sur le site auquel je renvoies, je ne l'ai visité que parce que j'y ai trouvé cette caricature de Plantu et que j'ai trouvé le texte qui lui correspondait intéressant. Non pas pour le sens<br />
général de son propos, dont je ne me sens pas proche (je le dis dans l'article), mais parce que ce point de vue, différent du nôtre, nous pousse à réfléchir. C'est justement en se confrontant à ce<br />
genre de blog, souvent excessif, que l'on apprend des choses. Soit en renforçant nos positions, soit en les nuançant. Au final, on ne fait donc que progresser...<br />
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2- l'absence de sens des responsabilités, qui fait que des financiers jouent avec l'argent des autres, ne pourrait-on pas appeler cela de l'incompétence? Leur métier est de gagner de l'argent,<br />
certes. Mais, ne consiste-t-il pas aussi à garantir leurs gains? Autrement dit, ils doivent savoir prendre un minimum de risques. Mais, il y a tout de même des limites (de bon sens) à ne pas<br />
franchir. Et cela devrait être une part importante de ce boulot.<br />
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3- depuis le début de la crise, Sarkozy et son gouvernement nous ont promis une loi pour encadrer les rémunérations à moins que l'autorégulation, à laquelle croient encore les ultralibéraux, ne<br />
produise des effets. On voit ce que le code de bonne conduite made in Medef, rédigée par un des plus gros profiteurs des dernières années, à donner. Je n'ai plus aucune confiance dans les grands<br />
patrons. Et, dans ce domaine, il faut être contraignant. Une loi pour plafonner les hauts revenus me semble nécessaire, aujourd'hui.<br />
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Merci de ta contribution, et à bientôt !<br />
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