Ce blog rassemble mes idées et constitue une modeste pierre pour bâtir une alternance en 2022.
19 Juillet 2006
Outre neuf décès, (in)directement liés à la canicule qui touche notre pays depuis quelques jours, les fortes chaleurs (jusqu'à 37 ou 38°C, dans les départements placés en alerte par Météo France) ont d'autres conséquences. Associées à l'absence de vent, dans les grandes agglomérations, elles sont à l'origine de pics d'ozone auxquels les plus vulnérables sont sensibles: on multiplie les appels aux sportifs qui, en ces temps de chaleur, de faire trop d'efforts aux heures les plus chaudes. Ces moments de la journée sont les plus dangereuses: les ouvriers du bâtiment bénéficient ainsi d'aménagements d'horaires qui les font commencer plus tôt, finir plus tard, et se protéger en début d'après-midi. De même, tirant les leçons de la catastrophe de l'été 2003, certaines maisons de retraite ouvrent leurs locaux, climatisés, aux personnes âgées non résidantes aux heures les plus chaudes, pour leur fournir l'occasion d'être entouré(e), dans une salle fraîche. A ces heures, il ne faut donc pas sortir: un jeune homme a fait un malaise avant-hier alors qu'il faisait un jogginig en début d'arès-midi dans un parc... les efforts physiques sont également à limiter en cas de pollution, l'air respiré étant plus que nocif et pouvant être dangereux. D'où la constitution de pôles de surveillance de la qualité de l'air dans les grandes agglomérations, qui mesurent la qualité de l'air, alertant (par les médias, à la météo) la population des seuils d'alerte franchis.
Ainsi, à Strasbourg (photo), le seuil de recommandation et d'information des populations a été franchi aujourd'hui, la qualité de l'air étant jugée de médiocre à mauvaise, selon les quartiers. La municipalité a
pris une bien heureuse initiative, à l'occasion de cette journée: le prix du ticket du tramway (moyen de transport qui doit -et tend- à se généraliser, pour son rôle écologique) est en baisse. Un ticket "Ozone" a ainsi été créé et coûte 2,80€ pour un nombre illimité de voyages dans le tramway chaque jour. A cela s'ajoutent d'autres initiatives, dont celle d'une agence de location de vélos qui, face à cette situation, propose la location journalière à 5€ au lieu de 8€... et le nombre de clients a fortement augmenté !! Voilà quelques idées qui gagneraient à être connues et diffusées dans les grandes villes car il s'agit, non pas d'appeler à une baisse des vitesses, mais de rendre les transports en commun plus attractifs que la voiture. Voici, enfin, une troisième idée, empruntée à Londres: la capitale britannique a décidé, l'an dernier, de mettre en service un péage urbain qui concerne le centre-ville et qui permet le désengorgement, pour limiter les bouchons qui empoisonnent les (très) grandes villes.
Pourquoi ne pas instaurer ce système en France, dans les principales villes, au moins dans les centre historiques des villes? Les péages ainsi créés ne fonctionneraient qu'en période de fortes chaleurs, afin de limiter la pollution, et préserver l'air de la ville, comme ses principaux monuments (il faut voir l'été des cathédrales, à cause de ces émissions de gaz à effet de serre). A cela s'ajouterait une taxe exceptionnelle contre les entreprises les plus polluantes, versée aux municipalités, et dont les fruits permettraient le financement des moyens de transport moins polluants. Au niveau national, et alors que les sénateurs semblaient s'y intéresser (avant leurs vacances), il ne serait pas inutile de remettre en vigueur la vignette automobile. Sa suppression a été l'une des erreurs de l'ère Jospin, car la valeur de cet impôt indirect dépend de la puissance du véhicule et, indirectement, de la richesse de son propriétaire: un impôt juste, en quelque sorte !! Ma proposition: instaurer une nouvelle vignette, payée annuellement en septembre. Elle serait proportionnelle à la fois à la puissance et à l'âge de la voiture, et aux salaires bruts globaux de son propriétaire: son montant serait modéré, mais celui concernant le deuxième véhicule (dans l'ordre d'acaht) d'un foyer le serait moins. Ainsi, les ménages les plus riches, se permettant d'avoir deux voitures, paierait plus que les foyers modestes, ne possédant qu'une voiture. Enfin, une réduction serait pratiquée en fonction des frais de réparation des véhicules, lorsque ceux-ci concernent l'amélioration des rejets de gaz à effet de serre. Encore une piste pour 2007...