Rédigé par Aurelien Royer et publié depuis
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Vous êtes évidemment au courant. Le président américain Barack Obama était en Europe cette semaine. Venu assisté au sommet du G20 à Londres, puis au soixantième anniversaire de l'OTAN à Strasbourg, il a achevé ce tour d'Europe par un sommet UE-Etats-Unis, organisé par la présidence tchèque à Prague. L'occasion pour le nouveau locataire de la Maison-Blanche de mesurer l'ampleur de la popularité dont il bénéficie sur le continent. Et d'abord dans les médias. Cette visite a été largement traitée tant par la presse écrite (avec des reportages photos et des double-pages d'analyse sur le style Obama ou sur son message aux Européens) que par les médias audio-visuel, France 2 (chaîne du service public) ayant consacré deux émissions spéciales, vendredi et samedi matins, à la cérémonie strasbourgeoise de célébration du retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN. Et il faut dire que les choses avaient été faites en grand. Sur une idée de la chancelière allemande Angela Merkel, co-organisatrice du sommet, le président français Nicolas Sarkozy et la délégation des vingt-sept autres pays membres de l'Alliance atlantique se sont rejoins au milieu du pont reliant les villes française de Strasbourg et allemande de Kehl, uniquement séparées par le Rhin (photo de droite). Tous les symboles étaient là: Sarko venant de la rive française rejoignait ses partenaires partis de la rive allemande pour sceller le retour de notre pays dans les instances permanentes de l'OTAN. Ou plutôt dans une famille où la France compte jouer tout son rôle, à la fois de participation à la défense des valeurs occidentales, à la lutte contre le terrorisme et à la prise de décision, en tant qu'allié et ami (dixit le chef de l'Etat français). Sans compter le choix du lieu, symbolisant la paix retrouvée entre deux nations qui se sont déchirées pendant de longues décennies. Avec la présence d'Obama, qui symbolise de son côté la réconciliation de deux Amériques, elles aussi déchirées pendant des décennies, le message est clair: l'OTAN veut apparaître comme une force capable de protéger ses membres des menaces terroristes qui déchirent le monde en deux camps, celui de la liberté et de la démocratie face à celui de l'obscurantisme.
Avant de revenir sur l'Obama-show de ces derniers jours, rappelons que le président américain est venu à Strasbourg pour délivrer un message clair aux Européens: considérant que le monde est multipolaire, que les Etats-Unis n'ont pas vocation à être le seul gendarme du monde, M. Obama a rappelé que son pays souhaitait mener une politique diplomatique et de défense concertée avec ses partenaires. L'Amérique a besoin de l'Europe comme l'Europe ne peut rien faire sans l'Amérique: tel était la teneur de son message. Et, de fait, il a parfaitement raison. L'Afghanistan, qui a été fort logiquement au coeur des discussions, en fournit le meilleur exemple. Exemple que les Etats-Unis, en changeant de président, ont aussi changé de stratégie: considérant la lutte contre le terrorisme comme une absolue nécessité (au point d'exorter les Européens de s'y impliquer davantage), le président Obama souhaite le désengagement de ses troupes présentes en Irak pour participer, aux côtés de ses partenaires, au renforcement de la présence militaire occidentale dans ce pays sous la menace d'un retour des talibans. Une stratégie affichée pendant la campagne électorale, qui constituait alors le point faible du candidat démocrate mais qui semblait pourtant être déjà la meilleure solution. Une stratégie qui suppose que les membres de l'OTAN fassent eux aussi un effort en envoyant davantage de soldats, d'ingénieurs et de forces de police sur le terrain pour sécuriser le pays. Alors que les talibans en contrôlent la moitié sud, qu'Al-Qaida est loin d'être hors d'état de nuire et que le pays ne semble pas prêt à s'en sortir seul, le président français a annoncé l'envoi de gendarmes pour participer à la formation des forces de l'ordre afghanes. Dans la pensée sarkozyste, ce geste est cohérent: notre allié a besoin de nous, donc nous allons l'aider.
Sauf que jamais l'utilité de l'OTAN n'a été évoqué. Créée pour faire face au pacte de Varsovie qui, dans le contexte de la guerre froide, rassemblait les pays du bloc communiste, l'OTAN était d'abord une alliance défensive permettant à ses membres de porter secours à un allié menacé. Avec la chute de l'URSS et le changement de nature de la menace qui pèse toujours sur nous (la menace islamiste), cette organisation est-elle toujours légitime et la mieux placée pour nous défendre? Les nouveaux Etats membres, notamment en Europe de l'est (Albanie et Croatie en sont devenus membres officiels avant-hier), le pensent. Mais, l'opinion publique des Etats d'Europe de l'ouest n'en sont plus persuadés. Dès lors aurait-il été plus pertinent de profiter de cet anniversaire pour repenser une alliance devenue concurrente de l'ONU pour servir les intérêts américains. Il est d'ailleurs étrange qu'au moment même où l'administration américaine reconnaît la multipolarité du monde, alors que son président a tenu à rencontrer chaleureusement son homologe russe, elle ne propose pas de renforcer cette ONU si faible, incapable de peser pour maintenir la paix, les libertés et la démocratie dans le monde. Face à l'OTAN, les Nations Unies ne parviendront jamais à exister durablement... sauf à se réformer de l'intérieur. Ce qui ne semble pas être à l'ordre du jour. Et c'est d'autant plus dramatique que l'un des enjeux du sommet de Strasbourg-Kehl consistait à choisir un nouveau secrétaire général de l'Alliance. Bref, à distribuer des postes... comme ceux que la France a récupéré, pour ses généraux, en intégrant le commandement intégré. Notons, au passage, que le fait de ne pas en être membre n'a pas empêché deux généraux français de commander des troupes sous mandat de l'OTAN au Kosovo et à Kaboul. Mais passons. Ainsi, nombreux sont ceux qui saluent les talents de Berlusconi, le président du Conseil italien, resté accroché à son téléphone pour convaincre la Turquie de donner le poste tant convoité au premier ministre danois. Personnellement, je ne sais pas si l'absence au début d'une cérémonie pour contribuer à distribuer un poste honorifique doit être si vivement saluée !!
Revenons au coeur de l'article: l'Obama-show de cette semaine. Le président américain et son homologue français, concurrents le temps de quelques heures (photo de gauche), se sont partagés - de manière toutefois déséquilibrée - cet espace médiatique que Sarko aime tant. Le président français, star du sommet de l'OTAN, co-organisateur de l'évènement et dont le discours était attendu de tous nos partenaires, n'a cependant pas joué les premiers rôles lors du sommet du G20 à Londres. Les médias ont eu beau répété qu'il était à l'origine de cette réunion des chefs d'Etat, la seule présence du président américain, historique car elle était la première sur le sol européen depuis son investiture fin janvier, a alimenté toutes les discussions. Il faut dire qu'en terme de charisme, un gouffre sépare les deux hommes. Il suffisait de les regarder lors de la photo de famille du G20 après l'annonce du tant attendu "résultat historique": si Obama affichait un sourire et une décontraction salués, notre président faisait grise mine, ayant notamment été placé plus loin du "président du monde" que d'autres dirigeants, tels le britannique Brown ou l'italien Berlusconi. Mais, ce n'est là qu'un détail. La personnalité du président américain, et de son épouse, explique la fascination que nous sommes nombreux à ressentir face à ce personnage hors du commun. Un orateur brillant qui sait délivrer des messages clairs, pleins de bon sens et témoignant d'une vision réfléchie du monde, qui fait défaut dans notre classe politique. Ainsi, la petite phrase du locataire de la Maison-Blanche saluant "le leadership du président français", la clarté de ses prises de position lors des conférences de presse et sa décontraction permanente ajoutent à l'aura de sa fonction. Un épisode résume à lui seul ce personnage: intervenant devant des étudiants réunis dans une salle de Strasbourg, le président américain a participé à un échange fait de questions-réponses avec de jeunes Français et Allemands souhaitant l'interroger sur sa politique, tant étrangère qu'économique. Quittant son pupitre pour déambuler sur l'estrade, micro à la main - avec une décontraction similaire à celle que l'on trouvait dans ses meetings de campagne -, il a répondu pendant une heure et demi aux questions d'interlocuteurs qu'il a choisi en les pointant du doigt, commentant parfois leur accent ou leur tenue vestimentaire. Bref, un grand exercice de super communiquant, habile tant sur la forme que su le fond. Aux antipodes de ce que les pros de la comm' élyséenne nous offrent chaque jour.
Il ne manquait donc plus qu'un petit reportage photo de la visite de la première dame, Michelle Obama, toujours très élégante, dans une école d'un quartier défavorisé (et très colore), pour emflammer la presse mondiale. Une visite qui a d'ailleurs mis en émoi les services de sécurité lorsque l'épouse du chef d'Etat américain a pris dans ses bras et embrassé plusieurs jeunes filles, les gardes du corps qui l'entouraient ne cachant pas leur angoisse de voir la First Lady prendre tant de risque imprévus. Et, à propos de sécurité, un petit mot du coup de cet évènement. On se plaint, parfois, de voir Sarko se déplaçait fréquemment, avec une belle brochette de ministres et de chefs d'entreprise, sans compter les milliers de CRS déployés (comme à Strasbourg ce week-end). Ce n'est rien à côté des frais engagés par la Maison-Blanche pour assurer le voyage et la sécurité de l'homme le plus puissant du monde. Des hélicoptères, des limousines, des gardes du corps, et même des chirurgiens accompagnent une suite présidentielle sans doute un peu démesurée. Ceci étant dit, je concluerais l'analyse de cette riche semaine en condamnant fermement les actions de ces casseurs, soi-disant promoteurs d'un autre monde, qui ont saccagé des symboles de ce capitalisme ravageur qu'ils rejettent. Mais, cette violence, ayant fait plusieurs blessés (ainsi qu'un mort à Londres), n'est pas justifiable. La volonté de casser du flic (vous avez peut-être vu les images d'un véhicule pris d'assaut par des manifestants), celle de brûler des hôtels ou d'anciens postes-frontière, tout en étant cagoulés est tout simplement impardonnable. Et il semble nécessaire que la justice condamne avec la plus grande sévérité ces délinquants qui n'ont fait que polluer le message des alter-mondialistes ayant choisi de défiler pacifiquement pour promouvoir un modèle de développement plus juste, basé sur la protection des peuples et de la planète. Même si la petite phrase de Besancenot ("c'est légitime et cohérent que cela dérape !") fait craindre le pire !
Bonjour!<br />
Je souhaite réagir à plusieurs présupposés de votre article, notamment concernant l'ONU et l'OTAN.<br />
Si l'on suit votre présentation, en cela typique de l'incapacité de la France à sortir du mythe de son rôle de moteur dans l'histoire, il faudrait réformer l'ONU et l'OTAN, afin d'en faire autre chose qu'un valet des USA. S'affranchir de l'hégémonisme américain et restaurer la pluralité des opinions à l'échelle internationale permettrait de résoudre les conflits. Permettez-moi d'en douter, et ce pour plusieurs raisons.<br />
1-les Européens ont fait de l'union de défense un objectif de moyen terme censé permettre l'émancipation de la tutelle américaine depuis la fin de l'Union Soviétique. Qu'ont-ils réalisé? Quelle réponses ont-ils donné à la complexité des problèmes globalisés?<br />
L'Europe de la défense présuppose l'absence de menaces réelles et la simple gestion de crises internationales mineures. Si l'on observe la réaction des Européens suite à l'invasion et à l'annexion par la Russie de deux provinces géorgiennes, on peut constater que le manque de crédibilité de ce projet. Il n'y a eu rien d'autre qu'un acquiecement aux exigences de Moscou et un renoncement à ce que les Européens sont censés défendre, à savoir le droit international. L'Europe ne parveindra jamais à un degré suffisant d'unité politique et diplomatique, ni à un degré suffisant d'intégration militaire, permettant de peser de manière efficace et crédible face à la Russie ou ses pions (Iran, Syrie,...) ou à la Chine et ses pions (Corée du Nord...). L'OTAN est donc encore une nécessité, et la seule manière pour nous européens d'exister sur la scène internationale autrement que pour les pitreries de Sarkozy ou de Berlusconi...<br />
2-Si je vous suis, l'ONU subit la main-mise des USA qui empêchent toute pluralité au sein d'une organisation qui serait devenue le simple jouet des USA. Vous avez en ligne de mire l'attitude de Colin Powell au conseil de sécurité ou les discours de Bush, affirmant he would do the job in Iraq even without the support of the UN....<br />
Le débat n'est pas sur la guerre en Iraq, encore que les dernières élections ont donné plus raison à Bush qu'à notre cher ancien président Chirac...<br />
Mais sur le fonctionnement même de l'ONU, située à New York, où des ennemis des USA ont le droit de siéger et de s'y rendre librement, ce qu'aucune autre puissance ne ferait (Castro...)<br />
Savez-vous qui siège au conseil des droits de l'homme de l'ONU? Considérez-vous qu'il y équivalence entre les droits de l'homme tels qu'ils ont été créés par la R2volution, et les droits de l'homme pratiqués en Chine, en Arabie Saoudite, en Lybie? Ne voyez-vous pas qu'il y a une disproprotion entre le nombre de résolutions et le nombre de conflits dans le monde? Que la dénonciation du génocide du darfour est systématiquement contestée et abandonnée du fait du lobbying des pays musulmans, avec en tête le pakistan? Il me semble que l'ONU se doit d'être aure chose que la simple chmabre d'enregistrement des méfaits et crimes ayant lieu dans le monde! <br />
Ce n'est donc pas le rôle des USA qui est à critiquer en priorité, mais un système qui donne parole à des criminels et est incapable d'affirmer des valeurs qu'il est censé défendre. Voilà le fonds du problème de l'ONU! Que l'institution devinne une tribune pour Ahmadinejab ou d'autres dictatures est déjà en soi significatif!<br />
Il me semble donc que le problème n'est pas la pluralité mais l'opposition entre des forces dictatoriales et des forces plus ou moins démocratiques....
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La démocratie ne consiste-t-elle pas à garantir cette "pluralité des opinions" à laquelle vous ne semblez pas croire? Comment peut-on penser que les relations internationales, entre une foule de<br />
pays aux intérêts divergents, peuvent se contenter d'une sorte de suivisme des Etats-Unis? Et, quand l'administration américaine ne défend pas les idéaux qui sont les nôtres, faudrait-il se<br />
contenter de jouer un rôle d'allié prêt à transgresser ce en quoi il croit au nom d'un soi-disant intérêt supérieur, celui de la puissance sans laquelle on ne pourrait rien faire? N'est-il pas<br />
envisageable que les Etats-Unis se trompent et qu'un regroupement d'Etats puisse avoir raison et, par conséquent, imposer leur vision des choses?<br />
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Mais, pour répondre précisément à votre démonstration, je préfère mille fois une ONU renforcée, dont les membres respecteraient une charte faisant clairement référence aux exigences démocratiques<br />
et au respect scrupuleux de tous les droits de l'homme, qu'une OTAN préservant prioritairement les intérêts anglo-saxons. Dans les faits, vous avez raison. Compte-tenu de l'extrême faiblesse de<br />
l'ONU actuelle, de son manque de crédibilté et des menaces nouvelles auxquelles les démocraties sont confrontées, l'OTAN apparaît plus crédible. Cependant, revenir dans le commandement intégré,<br />
c'est envoyer le mauvais signal. C'est renforcer les Etats-Unis dans leur certitude qu'ils sont la première des démocraties et qu'ils doivent être le seul leader du "camp du bien".<br />
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Or, pour lutter contre le terrorisme ou les violations de droit de l'homme dans le monde, nous avons besoin d'une association suprantaionale d'Etats où chacun ait un rôle à jouer, sans que l'un<br />
ou l'autre ne se sente supérieur. Or, au sein de l'OTAN, même si Obama change de discours, les USA restent le premier (mais pas unique) maître à bord. Au final, deux conditions doivent être<br />
remplies pour arriver à une situation plus satisfaisante:<br />
1- que l'Europe parvienne à construire un projet politique, diplomatique et militaire qui la renforce dans le monde;<br />
2- que l'ONU soit très profondément rénovée en n'accordant droit de cité qu'aux pays respectant un certain nombre de critères. Dès lors, une ONU rénovée, qui serait bien plus forte qu'une<br />
alliance militaire qui n'associe par ailleurs pas toutes les démocraties du monde, aurait bien plus de poids.<br />
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Ce sont d'ailleurs les deux points sur lesquels vous semblez pessimistes. Dans un sens, vous avez raison de l'être. Cela fait des années que je regrette la faiblesse de l'ONU. Et, objectivement,<br />
on est encore bien loin d'une UE efficace... mais le défi est énorme. Si, au sein de l'Europe, nous parvenons à l'objectif pré-cité, alors nous enverrons un message au reste du monde pour prouver<br />
que les choses peuvent changer. Et que des décisions fortes, inspirées de valeurs fortes, peuvent être prises par la discussion et le partage des opinions. Je crois donc, en effet, au rôle moteur<br />
d'une UE politique qui pèse bien plus qu'aujourd'hui à côté (et non face) aux Etats-Unis. Le monde est multipolaire. Obama l'a compris. L'Europe doit en faire la preuve.<br />
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<br />
J
Jérémy
08/04/2009 17:36
Bonjour Aurélien,L'OTAN n'a plus le même rôle qu'après la seconde guerre, donc oui elle aurait besoin de se faire réformer. Notamment l'hégémonie Américaine. Mais je suis pour son maintien, bein qu'étant d'accord avec toi sur sa concurrence directe avec l'ONU. Mais je pense qu'un partenariat stratégique serait très utile entre les deux institutions bien que très mal vu par le reste du monde et notamment la Russie.Mais si l'ONU est si faible aujourd'hui c'est surtout en raison du forcing Américain pour l'Irak! Elle ne s'en est jamais relevée!Quant aux prestations d'Obama, moi je sature! Donc je ne commenterais pas cet homme toujours en campagne.
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Salut Jérémy !<br />
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Sur le rapport OTAN-ONU, c'est tout de même assez bizarre qu'Obama, qui veut rompre avec le forcing bushiste et qui en appelle à gérer un monde multipolaire, ne souhaite pas la disparition de<br />
l'OTAN (qui ne représente que les intérêts d'un camp auquel de nombreux pays ne font pas partie) pour renforcer une ONU qui manque aujourd'hui. Notamment pour imposer une vision neutre,<br />
démocratique et pacifiste pour la résolution des conflits les plus graves de la planète.<br />
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Quant au personnage d'Obama, il semble d'autant plus en campagne qu'il doit convaincre les Européens de le suivre. Il joue la carte de l'amitié et de l'entente. Mais il est surtout venu nous<br />
demander de renforcer notre présence militaire en Afghanistan, pour que les USA n'aient pas tout sur leurs seules épaules. Sans compter qu'il achève sa période décisive des 100 jours et qu'il doit<br />
donc maintenir sa popularité pour s'attaquer aux chantiers colossaux sur lequel l'attendent ses électeurs !<br />
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W
walkmindz
05/04/2009 21:02
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la base de toute construction sociale ou religieuse s’appelle la peur, l’intelligence intervient beaucoup plus tard et uniquement dans un but rétrospectif et justificateur.<br />
D’une guerre des civilisations concernant le business de la religion au marketing viral pour le repli communautaire global, les clients préfèrent le spectaculaire putassier à l’introspection solitaire.<br />
Al-Qaïda est plus utile sous assistance respiratoire électorale que dans les mémoires à la fois victorieuses et infidèles car en quête perpétuelle de nouveaux ennemis. Ces nouveaux hobbies pour lobbys pourraient être l’obésité chez les enfants et le téléchargement pirate, mais ils remplissent moins les carnets de commande du Ministère de la Défense.<br />
La suite ici :<br />
http://souklaye.wordpress.com/2009/03/27/notice-avant-utilisation-–-post-al-qaida/<br />
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