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JES6 - Pour une France Juste, Ecologique et Sociale

Ce blog rassemble mes idées et constitue une modeste pierre pour bâtir une alternance en 2022.

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Vladimir, Viktor... et maintenant Alexandre

Ce qui se passe actuellement en Biélorussie à un goût de déjà vu... les unes après les autres, les anciennes Républiques socialistes soviétiques se détachent du grand frère russe, préférant la stabilité et la démocratie à l'européenne. Car, avant de plonger dans la révolution, la Géorgie et l'Ukraine ne se démarquaient pas par leur liberté d'opinion et de presse, comme dans la Russie de Poutine ! Un peu plus d'un an après la révolution orange qui a porté Viktor Iouchenko à la tête d'un pays divisé, la Biélorussie va-t-elle a son tour tombé dans la révolution, faisant chuté un régime dictatorial pour mettre sur pied une démocratie? Rien n'est moins sûr, car au-delà des apparences, la contestation semble ne pas prendre la même ampleur, pour deux raisons: le terreau de cette révolution n'est pas comparable et le soutien des Occidentaux est moins clair. En tout cas, il existe un premier point commun entre l'Ukraine et la Biélorussie: les deux candidats portent à chaque fois le même prénom. Deux Viktor face à face en Ukraine, et deux Alexandre en Biélorussie (Alexandre Loukachenko, dernier despote en Europe, en place depuis 1994, contre Alexandre Milinkevitch, démocrate et par ailleurs francophile).

Le scénario est -plus ou moins volontairement- similaire, car essentiellement menée par l'opposition qui reprend une recette visiblement victorieuse. Les partisans de Milinkevitch (photo de droite) se sont réunis déjà à trois reprises, ces trois derniers soirs, depuis le premier tour, au cours duquel le "président" sortant a obtenu un score plébiscitaire de 82% digne des autres dictateurs que compte la planète. Reprenant le scénario ukrainien, les Biélorusses hostiles au pouvoir en place ont décidé d'installer des tentes pour camper jusqu'à samedi, date à laquelle la plus grande mobilisation est anoncée, alors que le pays célèbrera une date anniversaire, celui de la proclamation du pays, créé à la suite de l'éclatement de l'Empire russe, le 25 mars 1918. La mobilisation promet d'être suivie, d'autant que le régime est définitivement discrédité: l'OSCE, déjà très critique depuis la réélection de Loukachenko en 2001 (violations des droits de l'homme, irrégularité du scrutin de l'époque), épingle à nouveau le vote de dimanche qui, selon les observateurs sur place, a été entâché de nombreuses fraudes. Cependant, la population, peut-être appeurée, et surtout moins attachée à l'Europe (par son économie et sa culture) que ne l'est la population ukrainienne, n'adhère pas massivement au mouvement.

Les manifestants, rassemblés depuis dimanche sur la place d'octobre à Minsk, ont par ailleurs reçu le soutien de cinq ambassadeurs de pays européens, marquant l'adhésion de l'Europe à la mobilisation contre le dernier dictateur du continent. Ces ambassadeurs, dont celui de France, ont été convoqué par le pouvoir, pour s'en expliquer... symbolisant la pression du pouvoir et le contrôle très strict de ce despote, ne laissant aucune liberté: certains opposants ont été arrêtés place d'octobre, alors que des proches de Milinkevitch ont été eux aussi interpellés !! Quelle honte pour l'Europe, d'autant plus que ce pays ne fait que reproduire le schéma du grand frère qui, sous Poutine encore davantage que sous Eltsine, est moins démocratique que tyrannique avec une presse surveillée, une opposition acculée, des institutions sur mesure, une prépondérance des policiers dans l'administration. Comment cotoyer un tel dirigeant ? Qui, au lendemain du scrutin, se félicitait (comme dans le cas de l'Ukraine) de la victoire de son poulain, dans le cadre d'une consultation qu'il juge démocratique et légitime !! En tout cas, le soutien de l'UE ou des Etats-Unis, qui ont condamné des élections jugées anti-démocratiques et truquées, n'en reste pas moins timide.. ce qui sera préjudiciable pour le succès des prochains jours. Espérons que la communauté internationale, qui a déjà du travail avec la pauvreté, saura un jour nous débarasser de ces innombrables dictateurs, dont l'Afrique est également pleine, et que Loukachenko (photo de gauche)symbolise à merveille aujourd'hui... On peut toujours rêver !

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