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JES6 - Pour une France Juste, Ecologique et Sociale

Ce blog rassemble mes idées et constitue une modeste pierre pour bâtir une alternance en 2022.

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Rebelote... de l'autre côté de la Manche !

Le dernier scrutin municipal en Grande-Bretagne a été particulièrement suivi car, contrairement à la France, les analystes politiques l'ont considéré comme un véritable test envoyé par les électeurs à leur actuel gouvernement. Depuis des années, on entend parler d'un affaiblissement des travaillistes, lié à la perte de confiance des électeurs envers un Tony Blair, resté dix ans au pouvoir et qui, parti de gauche, a mis en place plusieurs mesures jugées "de droite". Dejà les commentateurs ne voient pas Gordon Brown reconduit lors des prochaines élections législatives. Et les résultats du scrutin local de cette année ne fait que le confirmer: les électeurs britanniques, en confiant de nombreuses villes aux conservateurs, ont envoyé un message d'avertissement au gouvernement.

Et les raisons de cet échec ne sont pas sans rappeler celles qui ont conduit à la défaite de la droite en France ce printemps. En voici deux:
- comme Nicolas Sarkozy, Gordon Brown a recentré son action, du moins auprès de l'opinion, sur le sujet de préoccupation numéro un de ses concitoyens. Sans être le "premier ministre du pouvoir d'achat", Gordon Brown ne semble pas s'être sorti de ses habits de ministre de l'économie. Reconnu pour ses résultats dans ce domaine, il n'a pas su donner d'ampleur ni de vision globale à sa politique.

- l'absence de cap dans les réformes explique également cette sanction. Dans le cas français, c'est la multiplication des réformes, des initiatives et des sujets de débat qui a quelque peu perdu les électeurs. Dans le cas britannique, c'est la lenteur du gouvernement a proposé des réformes claires et efficaces qui a déçu l'électorat travailliste, prêt à passer d'un camp à l'autre, dans la mesure où l'autre camp propose du concret et semble s'attaquer aux vrais problèmes (ce qui rappelle l'habile campagne de Sarko l'an dernier). Ce qui s'est ressenti dans la ville de Londres, où ce sont les idées et les mesures de Ken le Rouge, premier maire de la ville depuis que ce poste a été créé en 2000, qui expliquent la défaite de la gauche et l'éviction de Ken Livingstone (photo, avec Gordon Brown).

Par ailleurs, les conséquences de ce scrutin ne sont pas non plus sans rappeler celles qui ont pu être titrées de nos dernières municipales: comme en France, Gordon Brown a interpreté sa défaite comme le résultat de l'impatience de son électorat. En somme, les Britanniques attendent tellement que les travaillistes mettent leurs promesses en application qu'ils sanctionnent lourdement, en l'affaiblissant, son gouvernement ! Dans le cas britannique, la lenteur des réformes du gouvernement Brown pourrait laisser penser que cette interprétation est vraie. Alors que, dans le cas français, le nombre trop important des réformes, qui s'enchaînaient sans cohésion ni vision d'ensemble, semblait montrer le contaire. Or pour en revenir à la Grande-Bretagne, il est un détail qui contredit cette belle théorie, qui fait d'une défaite une demi-victoire: plus qu'un désastre pour les travaillistes, ces élections ont été un succès pour la droite conservatrice, qui inspire désormais confiance à nos voisins d'outre-Manche. Alors qu'en France, lePS ne l'a emporté en faisant adhérer les électeurs à ses idées. Voilà une différence notable dont les acteurs politiques français devraient s'inspirer !

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