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JES6 - Pour une France Juste, Ecologique et Sociale

Ce blog rassemble mes idées et constitue une modeste pierre pour bâtir une alternance en 2022.

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Les premiers voeux de Sarko: verdict?

chirac-voeux.jpgDepuis quelques heures, l'Elysée nous le promettait: les voeux du chef de l'Etat serait à l'image de son action, en rupture ! Sur la forme, c'est vrai. Dès le générique de présentation, il y a rupture: une caméra mobile qui vous donne l'impression d'entrer dans le palais présidentiel... à l'image d'un président toujours en action, jamas immobile, et proche des gens ! Assis à son bureau, filmé selon plusieurs plans et (grande nouveauté !) lisant le prompteur en direct, Sarko voulait donner encore une fois l'image d'un président proche des gens, parlant avec les mains, semblant interpeller le téléspectateur. Pas de rupture en revanche pour le choix des symboles: Sarko reprend (et c'est une très bonne chose) l'initiative d'un Chirac qui décida d'afficher, derrière lui, les drapeaux français et européen. Personnellement, je préférais Chirac devant les jardins de l'Elysée (photo). Mais ce n'est qu'un avis personnel, totalemetn inintéressant !

Rupture, donc, sur la forme. Rupture sur le fond? Un peu, mais pas beaucoup. Plus que ses prédécesseurs, Sarko a tenu à revenir sur sa campagne, sur sa victoire, sur son action en 2007, dressant un bilan du semestre écoulé, alors même que les députés UMP et l'entourage du président nous répètent depuis quelques semaines que ce moment du bilan n'est pas encore venu ! Certains diront qu'il est normal qu'un président élu revienne sur son élection. Certes. Mais qu'il apparaisse encore, six mois après, comme un candidat qui justifie tous ses choix et qui argumente en cherchant à convaincre ces Français qui ne lui ont pas fait confiance, c'est trop ! Il ne doit pas justifier mais expliquer ses choix ! En revanche, pour ce qui est du ton, il n'y a pas nette rupture: il est, comme ses prédécesseurs, le président de tous les Français, qui veut agir pour le bien-être de tous et celui de la France... Bla, bla, bla. Je hais plus que tout ce genre de déclarations totalement creuses, quel que soit celui ou celle qui les prononcent !

Sans surprise, il s'est félicité de son action, considérant que tout ce qu'il a entrepris est gloabement réussi, tout en glissant au passage (ca ne coûte rien, et cela fait plus proche des gens !) que l'erreur n'était pas impossible. En tout cas, on retrouve bien, dans ce discours, le sarkozysme en action: plus que les autres présidents, et plus que Chirac surtout, il a utilisé la première personne du singulier. Histoire de nouer une relation de confiance avec les Français? Histoire, surtout, de monter qu'il est le chef, qu'il est le seul légitimé par le suffrage universel... ce qui n'empêchait pas Chirac de parler de son gouvernement, à travers les missions qu'il lui confiait. Plus que jamais, le gouvernement a été le grand absent de ce discours. Peut-être parce qu'il n'a plus tout à fait confiance en queques-uns de ses ministres, comme la rumeur d'un prochain remaniement (après les municipales?) le laisse entendre.

Une autre chose est sûre: il a réussi à rassembler tous les Français en amenant à lui tous les talents de tous les camps. "L'ouverture" est, pour lui, une franche réussite qui permet à la France d'avancer. Ah, vous n'avez pas rêvé, il a quand même un peu parler de l'avenir ! C'est sans doutece qui manque le plus à ces voeux: une vision d'avenir. Peu de référence aux projets en cours, à ceux qui feront prochainement débat (l'article suivant y sera consacré). Seule référence: cette fameuse "politique de civilisation", qui se veut réaliste et moderne. Réaliste car elle vise à accompagner la mondialisation. Réaliste car elle doit prendre en compte les problèmes d'un Etat dans leur globalité, pour ne pas tomber dans le travers du saupoudrage et de la gestion des conséquences plutôt que des causes... ce qui rappelle le "tout se tient" d'une certaine Ségolène Royal, qui avait été critiqué pour cela ! 

Moderne, enfin, car elle doit proposer un nouveau modèle de société, conforme à l'évolution globale d'un monde entré dans le XXIème siècle. Toute la question sera de savoir si cette nouveauté doit conduire à la fin du modèle social français, à sa consolidation ou à sa rénovation (grâce à la création d'un modèle social européen, par exemple?). Vues les premières décisions dui gouvernement, qui n'a pas pu tout résoudre en six mois (et on le comprend !) mais qui a su voter 15 milliards d'€uros de recettes perdues pour les plus favorisés en quelques semaines, il est à craindre un léger décalage entre ces belles paroles, soufflées par une plume de gauche (et cela se sent !), et les actes. Un peu comme Chirac, qui parlait à gauche et qui agissait à droite. Et pour finir ce tableau, sans doute incomplet et très subjectif, il reste un point sur lequel il n'y a pas rupture: comme ses prédecesseurs, Sarko a rappelé (à des Français qui ont besoin de s'en convaincre) que la France a son rôle à jouer dans le monde (que ses soldats défendent sur tous les continents), qu'elle doit rester à l'avant-garde et devenir un modèle.

Personnellement, je confierais plutôt ces missions à l'ONU et à l'UE ! A vos claviers, maintenant... car je pense que vous avez beaucoup à dire, sur cet article bien sûr, mais aussi sur tout ce que j'ai pu oublier à propos de cette intervention !
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B
Sinon, non, vous m'avez semblé plutôt complet
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A
Oh, si j'ai oublié une petite chose. Quand je parle d'un discours assez peu tourné vers l'avenir, il semble que cela soit la marque (au moins, pour l'instant) de Sarko: ses déclarations sur le sol africain sont plus souvent tournés vers la période coloniale (nous n'en finirons j'amais?) que vers l'avenir qui lie notre pays à ce continent qui a tant besoin de notre soutien sur la voie de la démocratie, de la paix et de la stabilité.
B
Je vous trouve "légèrement" critique... BOn je suis pas d'accord avec tout :<br /> <br /> pour les déclarations creuses, certes, c'est très chiant, passez-moi l'expression, mais peut-il vraiment ne pas les faire ?<br /> Sur l'erreur, s'il n'avait pas glissée cette phrase, on aurait parler d'un président autosatisfait, comme il l'a glissée, vous le souçonnez de populisme... Que devait-il faire ?<br /> Le pb de l'absence médiatique du gvt vient pour moi du gvt lui-même. J'ai toujours pensé qu'en politique plus qu'ailleurs, il ne fallait pas attendre que l'on nous donne une place, qu'il faut aller la chercher. Sarkozy en 2002 a pris sa place en quelques jours, sans demander l'aval de chirac avant chaque prise de parole...<br /> <br /> Sur les 15 milliards. Ce ne sont pas, loin de là 15 milliards offerts aux riches :<br /> 5à6 milliards pour les heures supp (dont profite l'un de mes cousins qui a le même âge que moi, et on ne peut pas dire qu'au bout de trois moins dans la vie active, on fait partie des riches ! toujours est-il qu'il est payé 4h par semaine en heures sup, et bien qu'il ait voté Royal, il en est fichtrmeent content)<br /> 4 milliards pour le crédit d'impot (acgat maison principal) qui sera bénéfique et pour les classes moyenens et pour les riches<br /> 2 milliards pour l'allegement des droits de succession. Les 5% les plus riches des Français n'y aurot pas accès.<br /> ISF+bouclier fiscal : 1.5 milliards (seulement) !!!<br /> <br /> (chiffres tirés de wikipédia, loi TEPA)
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A
Réponses à vos questions:- pourquoi la rupture ne s'appliquerait-elle pas aussi à la langue de bois, aux phrases creuses? Serait-il aberrant qu'un président parle moins mais parle mieux?- je n'ai jamais parlé de populisme en ce qui concerne son autosatisfaction déguisée. Connaissant le personnage, c'est tout de même bizarre de voir le mot "erreur" apparaître tel quel dans un discours qui n'avait pas beaucoup de matière ! Ne le prenez pas mal, mais, comme l'a remarqué Marianne, la droite aime bien pointé du doigt l'opposition en l'accusant systématiquement de populisme dès qu'elle ose s'attaquer un peu trop à son champion ! Le fait que vous utilisiez ce mot ne fait que me conforter (de mon point de vue !).- je suis en revanche parfaitement d'accord avec vous sur le manque d'ambition des ministres de ce gouvernement. Mais de là à ce que le président joue à lui seul presque tous les rôles !