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Un monde meilleur: citations

Pour triompher, le mal n'a besoin que de l'inaction des gens de bien
(Edmund Burke, homme politique et philosophe irlandais du XVIIIème siècle).

 

La politique, c'est l'art de rendre possible ce qui est nécessaire
(Jacques Chirac, phrase de campagne lors de la présidentielle de 1995).

 

Ma génération a bâti les murs de l'UE; votre génération devra en décorer l'intérieur
(François Mitterrand, à Henri Emmanuelli, à l'occasion d'un entretien en tête-à-tête).

 

Dans les pyramides du pouvoir, les ovaires c'est comme l'oxygène: ça se raréfie avec l'altitude
(Isabelle Alonso, ancienne présidente des Chiennes de garde, mouvement féministe).

 

“A une juste guerre, préférons une injuste paix” (Samuel Butler)

 

“Les guerres surviennent toujours entre deux Etats de paix. Alors, supprimons la paix et nous n'aurons plus de guerre
(
Almanach de l'Os à moelle, pensée du 17 octobre 1980)

“C'est dans son coeur qu'il faut construire la paix” (Dalaï-Lama)

“Il n'y aura pas de paix sur cette planète tant que les droits de l'homme seront violés en quelque partie du monde que ce soit”
(
René Cassin, in "Déclaration universelle des Droits de l'Homme", 1948)

“Il est plus facile de
faire la guerre que la paix” (
G. Clemenceau, Discours de paix, 1919)

“Il n'y a jamais eu de bonne guerre ni de mauvaise paix” (Benjamin Franklin, Lettre à John Quincy, 1783)

“Deux coqs vivaient en paix: une poule survint,-Et voilà la guerre allumée”
(
Jean de La Fontaine, Fables "les Deux Coqs")

“On ne fait la guerre que pour faire enfin la paix” (Dictionnaire Le Littré)

“La paix, c'est de la
guerre ailleurs”
(
Jacques Prévert)

“S'irriter d'un reproche, c'est reconnaître qu'on l'a mérité” (Tacite, historien romain des Ier et IIème siècles après JC)

Petite présentation du blog... et de son auteur

Nouvelle DonneDe 2005 à 2012, j'ai tenu un blog intitué Jes6 ("Justice, Equité, Solidarité, pour une VIème République"), réagissant aux faits d'actualité et aux décisions de la présidence Sarkozy.

Homme de gauche, l'élection de François Hollande a été une bonne nouvelle, l'ouverture d'une nouvelle phase...

Mais, mon métier m'a éloigné de la blogosphère.

Déçu par la politique menée, mon militantisme socialiste s'est petit à petit éteint. Fin 2013, la création d'un nouveau parti, Nouvelle Donne, a rallumé la flamme d'un citoyen qui perdait son optimisme. Alors que 2014 est une année électorale, qui s'annonce donc passionnante sur le plan politique, j'espère reprendre le chemin de mon clavier pour alimenter un blog auquel je veux donner un nouveau souffle !

 
Né en Picardie en 1986, j'ai grandi, étudié et travaille toujours dans cette région: je suis aujourd'hui professeur d'Histoire-géographie dans un collège de l'Aisne et mon métier est ma passion ! La politique, qui permet aux uns de s'investir pour changer la vie des autres, m'attire depuis le plus jeune âge.

De 2006 à 2009, j'ai fait partie de la première fournée de CRJ (Conseillers Régionaux Jeunes) élue au suffrage direct par les jeunes de 16 à 25 ans de ma région: ce mandat de trois ans m'a donné l'expérience du travail d'équipe et l'opportunité de contribuer à des projets concrets.

 

De 2006 à 2010, j'ai été militant au PS, participant à la campagne présidentielle de Ségolène Royal puis aux municipales de 2008 au cours desquelles je fus, moi-même, candidat sur une liste d'opposition au maire sortant. A quelques voix, j'aurais pu être conseiller municipal !

Ecologiste convaincu, je me décris volontiers comme progressiste et humaniste: changer le monde, changer l'Europe, changer la France. Les défis sont nombreux. Placer l'homme au coeur d'un système gangréné par l'argent et les puissances hors-sol anti-démocratiques, quel défi !

 

La renaissance de mon blog n'est pas une rupture: dans la colonne de droite, vous pouvez accéder à mes "Archives Jes6" (où je souhaite garder la trace de ces pages de propositions Oiseau-bleu-de-Magritteque j'ai rédigé pendant ces années) ansi qu'aux principales communautés auxquelles je continuerai de contribuer, qu'il s'agisse de "Réformer la France", "La voix des Européens" ou "Pour un monde meilleur" que j'ai créé avec l'ambition d'en faire une plate-forme utopique où puissent s'exprimer les rêves les plus fous d'un monde pacifié, démocratisé et équitable des blogueurs optimistes.

 

Sur "AurelR le citoyen", je vous souhaite de bons moments de lecture.

N'hésitez pas à publier vos commentaires, à me suivre via la newsletter du blog, ainsi que les réseaux sociaux (notamment sur Twitter: @AurelienRoyer86 et les hashtags #reprendrelamain, #bonsenscitoyen, #mondemeilleur), ou à me contacter par mail (en attendant de la renouveler): contact@jes6-leblog.eu

31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 14:29

Je parlais, dans l'article précédent, de la notion d'Equité, que je place comme un objectif majeur des prochaines années. Avec la proposition de la "double part", j'entends ici l'explorer et le rendre plus concret.

Le principe général est simple: au nom de l'égalité entre tous les hommes, sans aucune distinction, toute personne a des droits. Ces droits sont garantis par l'Etat et reposeraient, dans ma formule, sur la part fixe. La part variable correspond, elle, à ce que chaque individu peut obtenir, en plus, au nom des efforts et du mérite dont il faut preuve. Ainsi, les plus méritants creusent l'écart avec les autres. Au final, ce principe peut être facilement appliqué dans de nombreux domaines. Je vous soumets six exemples.

 

1° Le salaire: c'est l'exemple le plus évident, auquel vous avez forcément pensé en lisant l'introduction. Que tous les salariés disposent d'une parte fixe identique (un salaire de base qui rémunère un niveau d'études, des responsabilité dans l'entreprise, d'heures effectuées), hommes et femmes confondus, c'est la base. Puis, qu'un principe d'intéressement soit mis en place pour augmenter le salaire des plus méritants, ceux qui s'investissent, sont motivés et responsables, obtiennent des résultats... cela semble tout aussi normal. Cette part fixe n'existerait que sous forme de bonus; au nom de la dignité humaine, il est évident qu'un salarié peu méritant ne peut se voir infliger un malus, tant qu'il remplit sa part du contrat !

 

2° Les PV: c'est un exemple qui me tient à coeur pour, cette fois, sanctionner plus lourdement les comportements véritablement dangereux et irresponsables. La graduation des contraventions mérite d'être accentuée. Ainsi, les amendes pourraient avoir un montant fixe (x €uros pour LA NATURE de la faute commise) auquel s'ajouterait un montant variable (x €uros pour sanctionner L'INTENSITE de la faute commise). Par ailleurs, la création d'une taxe immédiate aux conducteurs qui auraient dépassé les limites de vitesse sans se faire prendre sur autoroute serait envisageable: si, entre les deux stations de péage, le temps parcouru dépasse ce qu'il aurait dû être en ne dépassant pas les 130 km/h, l'automobiliste franchira la gare finale après avoir payé une amende en plus du tarif normal.

 

3° Les impôts des entreprises: dans le cadre d'une politique incitative, par laquelle l'Etat proposerait aux entreprises d'atteindre les mêmes objectifs que lui (ex: augmentation du pouvoir d'achat, investissements en recherche, protection de l'environnement), une taxation en deux temps est envisageable. Chaque entreprise paierait une part fixe qui garantirait l'égalité de toutes: au nom du principe de contribution au bien public, le phénomène des entreprises qui s'en tirent pour zéro impôt n'existerait plus. A la part fixe s'ajouterait une part variable qui pourrait être réduite, elle, à zéro, si la société respecte les objectifs nationaux. Par exemple, l'entreprise qui équipe son usine de panneaux solaires, qui met en place un intéressement et garantit l'égalité des salaires hommes-femmes, qui réduit la rémunération des actionnaires au profit d'un investissement en R&D (créateur d'emplois), bénéficerait d'une part variable à zéro.

 

4° Les factures d'énergie: au-delà de la nationalisation du secteur, garantissant aux Français l'égal accès à l'énergie (un bien vital, qu'il s'agisse de l'eau ou la façon de se chauffer !), la "double part" peut aussi s'appliquer à ce secteur. L'Etat garantirait un prix fixe pour un volume minimal d'énergie (à calculer en fonction de la taille du foyer) puis un prix variable pour toute la consommation supplémentaire. Ainsi, les premiers kwh d'électricité, nécessaires pour tout foyer, seraient fournis à un tarif, disons, modéré, puis les kwh supplémentaires, que l'on qualifierait de "confort", seraient, eux, facturés plus chers. Le but étant d'inciter les consommateurs à réduire leurs dépenses pour préserver et leur porte-feuille et la planète !

 

5° L'accès à la culture: ce secteur, qui n'est que rarement dans les priorités de nos gouvernants, servant de variable d'ajustement aux budgets en berne, est essentiel. Visiter un musée, voir une pièce de théâtre, aller fréquemment au cinéma font partie des loisirs que l'Etat doit aussi savoir préserver et garantir à tous ! Les plus fortunés n'ont pas ce problème, mais pour les ménages modestes, c'est plus compliqué. Notamment parce que cela coûte cher. Avec une famille de 3 enfants, comment aller au cinéma régulièrement quand la place coûte 10€? Une harmonisation des politiques doit donc être mise en place, quelle que soit la nature du musée (national, municipal...) avec la fin de la gratuité (il faut un prix fixe minimal pour ne pas tomber dans l'effet pervers du 0€) et, dans le même temps, la baisse des tarifs excessif de certains lieux. Une tarification sociale qui démocratie la culture semble nécessaire !

 

6° Les allocations: on touche là un point sensible. Ceux qui en bénéficient trouvent le système formidable. Ceux qui le financent sans en avoir profité le trouvent perfectible, sans toujours se dire qu'ils pourront en bénéficier un jour. Dans la classe politique, les hommes politiques donnent toujours l'impression de vouloir le réformer... mais personne n'ose finalement le faire. Qu'il s'agisse des allocations chômage, retraite, maladie, familiales, le problème est le même. Une petite minorité en profite à fond, encaissant toutes les sommes possibles et imaginables, accumulant un confort de vie qu'un travailleur de base ne peut s'offrir. Tout le monde comprend qu'il vaut parfois mieux ne pas travailler et avoir quelques enfants à charge pour bénéficier du RSA, des diverses allocations, des aides d'associations et d'un logement HLM que de se lever tôt pour toucher un SMIC que le patronat refuse d'augmenter. Cette situation, qui peut être révoltante, provoque des abus auxquels, pourtant, la grande majorité des bénéficiaires ne se livrent pas ! Le principe du "mérité", que je prônais plus haut, pourrait s'appliquer ici: une part fixe serait garantie à tous les bénéficiaires au nom de la dignité de l'individu... mais une part modulable incitative serait cumulable pour ceux qui, dans l'exemple de l'allocation chômage, mènent des recherches actives, réalisent des stages d'observation, empruntent une voie de reconversion. Cette part modulable ne correspondrait pas forcément à une somme d'argent versée au chômeur, mais à la prise en charge financière dudit stage, de ladite formation (ex: passer le permis pour être plus mobile !).

 

Autre exemple concret, qui constituerait la première mesure d'un nouveau quinquennat: en finir avec les primes de rentrée et de Noël exclusivement financières ! L'une des premières erreurs de François Hollande, au nom du retour de la gauche au pouvoir, a été d'augmenter la prime de rentrée pour les familles modestes. Là encore, je n'ai rien contre son existence. Je suis même fier que mes impôts d'aujourd'hui aident des familles qui en ont eu besoin, comme mes parents en eurent besoin, quand j'étais petit, pour nous vêtir, nous équiper... et nous faire manger ! Il n'en demeure pas moins que cet argent, versé sur les comptes, ne sert pas toujours à bon escient. Certes, c'est une minorité de familles qui s'en rend coupable, préférant équiper la maison plutôt que d'acheter du matériel scolaire (et mon métier me permet d'en juger). Que faut-il faire? Garantir à toutes les familles une part fixe, sous forme de bons d'achats valables sur des rayons et des articles bien précis (un coupon "papeterie", un coupon "chaussures", un coupon "vêtements", un coupon "maroquinerie"...). Puis, une part modulable, en fonction de la situation familiale et financière de la famille, versée sur le compte. Ainsi, l'aide versée par l'Etat (légitime, je le réécris) servirait véritablement à ce pour quoi elle a été imaginée !

 

Le principe de la "double part", ainsi décliné sous six aspects, m'apparaît être une évidence. Une façon de garantir le respect dû à chacun et de défendre, plus efficacement que ne l'a fait N. Sarkozy en son temps, les fameuses "valeur travail" et "valeur mérite". Des valeurs de droite. Mais qui peuvent être le coeur d'une politique sociale équitable !

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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 13:25

Je suis de retour ! Et oui... Il faut dire que cette période de fin d'année y est propice puisque dans les médias, sur les sites d'information et autres réseaux sociaux, les bilans tirés de l'année 2014 font réfléchir les citoyens. Il faut dire aussi, qu'en cette veille de passer en 2015, la perspective d'élections locales me donne l'envie de reprendre le chemin de l'écriture.

 

Chacun sait que le calendrier électoral, un des trois thèmes que je veux explorer aujourd'hui, est une réalité mouvante. L'année 2015 en est un bel exemple puisque le scrutin régional, qui aurait dû se tenir au printemps 2016 (soit six ans après les dernières élections de 2010), a été avancé à l'automne 2015. Octobre ou décembre, on ne sait pas encore. Et, alors que la réforme territoriale est bien peu aboutie (j'essaierai d'y revenir au plus tôt !), le scrutin régional a donc été avancé, à une saison peu habituelle pour organiser une élection, et se déroulera dans le cadre des 13 nouvelles régions.

 

Le tout se fait dans un contexte de forte désaffection des citoyens pour leur classe politique et de pessimisme en leur capacité à changer les choses. De là à dire que la démocratie française perd de sa vigueur, il y a un pas que je franchis allègrement. Il n'y a qu'à constater les ravages des scrutins partiels de ces derniers mois: chaque fois qu'un législative est organisée, l'abstention est phénoménale tandis que ceux qui se déplacent choisissent les voies de la contestation. Si le FN enregistre des scores importants, il est bon de garder en tête que ces pourcentages ne reflètent pas l'état d'esprit des Français et qu'en valeur absolue, ces "masses" sont encore bien loin d'être majoritaires. Et pourtant ! La désaffection règne. L'engouement citoyen se perd.

 

D'où l'idée, que j'ai déjà fait germer il y a quelques temps, d'instituer un calendrier électoral fixe, qui permette d'organiser de grands rendez-vous citoyens. Plutôt que de multiplier les scrutins, de faire voter les Français à l'issue de campagnes électorales bas de gamme et loin des enjeux, il serait bon de nous faire déplacer aux urnes, disons, tous les deux ans. Avec des objectifs clairs. L'occasion de parler vraiment de politique, de projets et de confronter les ambitions des uns et des autres pour les trois échelons ainsi retenus. A chacun de ces scrutins correspondrait, en effet, un échelon de décision; encore faut-il vouloir n'en garder que trois !

 

Pour être concret, voilà ce que je suggère:

* An 1 (ex: 2017): élections à l'échelon national. Présidentielle + parlementaires lors de deux dimanches. Ainsi, le peuple souverain choisit l'orientation à donner à la Nation. Le scrutin présidentiel demeure uninominal à deux tours, pour un mandat de six ans. Quant au Parlement, il serait bicaméral avec une Chambre élue au scrutin proportionnel (avec des listes à l'échelon local).

* An 3 (ex: 2019): élections à l'échelon européen. Présidelle + parlementaire lors de deux dimanches. Le même jour, tous les Européens auraient à élire un Président de l'UE et un chef de la diplomatie (désignés au scrutin binominal paritaire à deux tours) pour un mandat de six ans. En parallèle, ils désignent leurs eurodéputés au scrutin proportionnel (avec des listes à l'échelon national).

* An 5 (ex: 2012): élections à l'échelon local. Présidentielle + parlementaire lors de deux dimanches. Chaque échelon désignerait ainsi un(e) Président(e), élu(e) au scrutin uninominal à deux tours pour un mandat de six ans, ainsi que les membres d'une Assemblée locale choisis au scrutin proportionnel. Reste à choisir soit le département, soit la région comme échelon local.

(Personnellement, vue la maladresse avec laquelle est menée la réforme des régions, j'en suis presque à me demander si la conservation du département ne serait pas la meilleure solution... Mais ce sera l'occasion d'un autre débat).

 

Avec un tel calendrier, les citoyens seraient mobilisés pour trois grands rendez-vous électoraux, réguliers, tous leurs représentants étant élus pour six ans, période assez longue pour entreprendre des politiques de moyen terme. A cela devrait s'ajouter le mandat unique et renouvelable une fois ! Et notre démocratie respirerait davantage... A vos remarques !

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 15:00

Aujourd'hui, l'Union Européenne est une coquille vide, un vieux projet basé sur des idéaux forts, mais que l'incompétence, l'incohérence et l'inconstance d'une classe politique désireuse de conserver les bonnes places a empêché de faire évoluer.

Aujourd'hui, l'Union Européenne est un organisme, envié et observé dans le monde, profondément novateur par la forte portée solidaire qu'il porte, mais profondément peu démocratique. Il repose sur un modèle de démocratie indirecte, où les responsabilités sont diluées et pour lequel les électeurs ne se mobilisent guère.

 

Comment expliquer ce constat? Observons les institutions.

 

UE-avant.jpg

 

On entend, souvent, nos responsables politiques, tous partis confondus, affirmer que l'Europe n'a pas de leader ("le Président des Etats-Unis ne sait pas qui appeler"), qu'elle n'a pas de cap, que les Européens ne comprennent rien à son fonctionnement (si ce n'est qu'elle est pilotée par une armée de technocrates et fonctionnaires inutiles, payés par les contribuables à pondre des rapports et normes inutiles - On y a encore eu droit lors de la dernière campagne !). Bref, l'Union Européenne fonctionne mal. Elle repose sur la volonté des chefs d'Etat qui négocient lors de rapports de force dont le seul but est de voir quels pays sortent vainqueurs, quels pays savent imposer leurs vues.

 

A qui imputer ce dysfonctionnement? Aux élargissements, évidemment ! L'Europe, conçue pour 12 pays, ne peut plus fonctionner à 28. Mais, ce qu'oublient de dire ces dirigeants, c'est que: 1- Les traités qu'ils ont adopté ces dernières années, au mépris des votes des peuples, n'ont pas résolu le problème; 2- Aucune initiative forte n'a été prise par ceux qui posent un constat sévère au moment des élections et qui, une fois élus, une fois au pouvoir à Bruxelles, ne changent rien. La preuve? Ce charmant Nicolas Sarkozy, qui réclamait, dans une tribune parue dans la presse avec l'élection de 25 mai, qu'un leader permette à l'Union d'être plus visible, aurait pu le faire... Comment? En ne nommant pas M. Van Rompuy à la tête du Conseil européen. En faisant le choix d'un politicien fort, capable d'incarner l'Europe, de taper du poing sur la table, de fixer des orientations et de faire rêver les peuples. Tout au contraire, l'ancien Président, appuyé par tous ses homologues, a choisi un homme sans charisme, timide et discret, sans force politique, qui ne pouvait pas assurer ce leadership. Et pour cause: à l'époque, le même M. Sarkozy n'en voulait pas. Pour ne pas perdre une parcelle de son pouvoir !

 

Et pourtant, les solutions existent. Elles ont déjà été formulées. Elles sont même simples:

* Réduire le nombre de détenteurs du pouvoir exécutif. Aujourd'hui, le Conseil Européen domine, la Commission applique et le Conseil de l'UE co-dirige. Demain, le Conseil Européen fixera le plan de vol et la Commission pilotera.

* Réduire le nombre de Présidents. Aujourd'hui, les responsbailités sont ventilées, entre le Président du Conseil, de la Commission, du Parlement et la présidence tournante. Demain, deux figures devront émerger: le Président de l'UE, élu au suffrage direct, qui pilotera le pouvoir exécutif (en rouge sur les schémas) et celui du Parlement, qui pilotera le pouvoir législatif (en bleu sur les schémas).

* Introduire une grande élection européenne, tous les cinq ans, le même jour dans tous les pays: les électeurs seraient alors appelés à choisir leurs eurodéputés et le Président de l'UE, personnalité forte qui dirigerait les instances centrales de l'UE et qui pourrait, avec une majorité législative, menait une politique choisie par les peuples, cohérente pendant 5 ans.

* Réduire l'emprise des gouvernements nationaux. Avec ces mesures, c'est le Parlement, émanation du peuple européen, instance représentative de par l'élection au suffrage proportionnel, qui donnerait le ton, contribuant à créer une véritable dynamique européenne, loin de négociations sombres entre dirigeants nationaux et où les intérêts particuliers l'emportent sur l'intérêt supérieur de l'Union !

 

UE-apres.jpg

 

Ces propositions n'étant que des pistes de réflexion, intervenant alors qu'un quinquennat européen s'ouvre (et pour lequel les questions institutionnelles ne seront sans doute pas la priorité), j'attends vos réactions ! Que le débat s'engage...

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 11:55

Changer les habitudes et le rythme de vie des écoliers, et donc de leurs familles, est une chose; modifier les contenus, les objectifs pédagogiques et la structure générale de l'édifice "Ecole" (de la maternelle à l'université) en est une autre. Or, favoriser les circuits d'orientation, l'insertion des enfants sur le marché de l'emploi et permettre à chacun de réussir passe aussi par une refondation de cet édifice, mal ficelé, et souvent critiqué.

C'est au nom de l'égalité des chances qu'il faut le rebâtir. Des pistes sont à l'étude pour appliquer, dans un avenir plus ou moins proche, de nouveaux cycles. Je profite de l'occasion pour proposer, ici, une nouvelle structure que vous pouvez voir, visuellement, avec l'image ci-dessous (de ma propre confection) et comprendre grâce aux commentaires qui la suivent.

 

Mon-systeme-educatif.jpg

 

Avec ce système, cinq grandes nouveautés apparaissent:

1- Fixer de nouvelles limites à la scolarité obligatoire. A l'origine, l'école fut rendue obligatoire, par les fameuses lois Ferry, de 6 à 13 ans. L'âge de sortie a, ensuite, été repoussé à 14 ans en 1936 (le Front Populaire !) puis à 16 ans en 1959 (par le général de Gaulle). Mon idée serait de ne pax fixer un âge, mais un niveau à atteindre. Pour contourner ce problème des élèves qui, le jour de leur 16ème anniversaire, se déscolarise, profitant de la fin du caractère obligatoire... Ces sorties du système éducatif s'accompagnent, majoritairement, d'une absence de diplômes et d'orientation. Donc, d'un risque majeur de finir chômeur ! Pour le résoudre, chaque élève devrait aller jusqu'à une première présentation à l'examen du Brevet, par ailleurs avancé d'un an (la classe de 6ème est supprimée).

2- Accélérer l'insertion sur le monde du travail. En réduisant le collège d'un an (trois niveaux au lieu de quatre), l'examen du Brevet correspond à 14 ans. Le Bac se passerait à 17 ans. En réduisant le temps de scolarité, avec des examens plus efficaces et des formations plus tôt professionnalisantes, les élèves rentreraient plus tôt sur le marché du travail... réduisant d'un an leur départ à la retraite?

3- Redonner un sens aux diplômes et épreuves franchies par les élèves. De nos jours, les examens n'ont plus de sens. Avoir le Brevet n'est plus une priorité car, sans, les élèves peuvent obtenir n'importe quelle orientation. Il n'existe plus la pression, ni même la fierté de détenir ce premier diplôme, preuve que l'on possède une culture générale minimale et des capacités. Dans ce nouveau système, l'obtention du diplôme faciliterait le passage à l'échelon supérieur ou conditionnerait l'accès à certaines filières (générales, en alternance...). Ainsi, le retour d'un examen en fin de CM2 pour évaluer le niveau du futur collégien (sur les fondamentaux que sont la lecture, l'écriture, les maths) conditionnerait l'entrée dans l'un des deux collèges.

4- En finir avec le "collège unique". De nos jours, tous les élèves, des plus brillants aux plus faibles, des plus volontaires à ceux qui détestent l'école, sont "prisonniers" de ce collège où ils suivent le même trajet, repoussant au plus tard leur orientation. L'objectif officiel, très beau mais utopique, consiste à emmener tous les élèves, sans distinction, vers un même point le plus tard possible. Bref, pour passer le même Brevet des collèges. Or, la réalité du terrain montre que les décrocheurs, les absentéistes, les déscolarisés patissent de ce système. Fonder deux collèges, deux voies, de trois années chacune, avec des moyens (nombre d'élèves par classe), des objectifs pédagogiques, des projets différents permettrait de favoriser l'insertion des élèves en difficulté. Pour les autres, la majorité, le collège dit "général" ne serait que la copie du collège actuel !

5- Faciliter les passerelles de réorientation des élèves. Le système actuel se perfectionne. Chaque nouvelle réforme vise à faciliter le passage d'un lieu à un autre, d'une voie à une autre. Qu'un élève peu ambitieux, qui entame une formation en alternance, veuille revenir vers la voie générale? Qu'un élève trop ambitieux, qui se sent coulé en voie générale et préfère se former dans un métier précis? Qu'un élève indécis, orienté en voie générale pour réfléchir à son avenir, trouve sa voie et veuille s'y former en ateliers? L'Etat doit lui faciliter la tâche et l'accompagner... Normal !

 

En parallèle, il est évident nécessaire de modifier, aussi, les contenus. La part des différentes disciplines, les grandes notions que tous les élèves doivent, dans leur tronc commun, maîtriser en sortant de l'école: tout cela doit être déterminé aussi... car l'école est le lieu qui permet à chacun de se construire comme citoyen, comme homme doué d'intelligence et d'une culture générale, comme travailleur. Or, l'Etat doit garantir, pour TOUS les enfants, les mêmes chances d'y accéder. Malgré les inégalités de départ.

L'Ecole est ce lieu extraordinaire, républicain et laïc, où chacun est sur un pied d'égalité: au-delà des capacités et des mérites de chacun, l'Etat offre les mêmes chances. Fondamental !

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 11:32

Mon précédent article approfondissait ma proposition d'un changement de calendrier annuel. Pour y faire écho, voici quelques éclaircissements sur une "autre" réforme des rythmes scolaires. Car, M. Peillon et l'actuelle majorité ont eu le courage d'engager une telle refonte (en fait, un retour à la situation antérieure à la semaine des quatre jours, qu'on nous avait vanté à l'époque comme miraculeuse... et qui fut, elle aussi, vite démentie !). Certes, le gouvernement socialiste en a profité pour modifier aussi la journée de travail, incluant des travaux extra-scolaires pour favoriser la pratique du sport ou des arts (un point positif) et repoussant l'heure matinale d'entrée en classe.

Le fait est que les oppositions sont nombreuses. En France, dès que l'on change les habitudes, parents, élus (d'opposition) et enseignants se mobilisent. Certains, de bonne volonté, appliquent la réforme, l'expérimentent, la corrigent. D'autres, sous prétexte que la première année sera difficile à mener, s'y refusent... choisissant la voie, illégale, de la non-application de la loi !

Il serait peut-être judicieux de creuser d'autres pistes pour essayer de mettre tout le monde d'accord et corriger les effets négatifs de l'actuelle réforme. Voilà mes deux objectifs.

 

Première piste: repenser l'année de l'écolier (collégien, lycéen, étudiant, inclus).

Cette proposition est déjà sur le blog et comprend, notamment, deux pistes que sont le passage de trois trimestres à deux semestres (avec une césure plus longue en hiver), ainsi que l'alternance de 5/6 semaines de cours pour 9 jours de vacances (un week-end + une semaine complète). Avec ce système, on passerait de 16 à 14 semaines de vacances par an.

 

Deuxième piste: repenser la semaine de l'écolier.

En échange du raccourcissement de la durée totale des vacances, la seconde proposition majeure consiste à réduire la semaine de travail. Pour cela, deux mesures me semblent à creuser:

* Faire travailler les enfants du lundi au vendredi, toute la journée, afin d'accorder à tout le monde un week-end de repos (samedi/dimanche complets). Cela suppose que le mercredi devienne une journée travaillée, matin et après-midi compris.

* Réduire le nombre d'heures passées à l'école par semaine. Ce nombre étant variable selon les niveaux, disons qu'il faudrait le diminuer de deux heures pour tous. Ainsi, en école primaire, on passerait de 24 à 22; au collège, de 28/30 à 26/28; au lycée, de 30 à 28.

 

Troisième piste: repenser la journée de l'écolier.

En échange de la mise en place d'un mercredi entièrement travaillé, la troisième proposition phare vise à réduire la durée d'une journée de travail et a modifié la nature des travaux effectués. Cette section comporte des idées, qui ne seraient que des "pistes de travail" (si un ministre devait les présenter aux médias ou aux acteurs du secteur); tout est discutable et peut-être modifié en fonction des "contre-idées" de chacun.

* Début de la journée à 9h / fin de la journée à 16h30 maximum.

* Pause méridienne d'au moins une heure pour tous (élèves et personnels).

* Concentration des disciplines "principales" (notez les guillemets !!) en matinée: français, mathématiques, histoire-géographie, éducation civique, langue vivante... (notez les points de suspension !!).

* Concentration des activités artistiques (musique, arts plastiques...), sportives (natation, sports individuels ou collectifs présents dans la commune), culturelles (cinéma, jeux de société...), ludiques (avec l'aide de tous les personnels) en fin de journée (après 14h30) avec constitution de petits groupes, intervention des clubs de sport et de tout ordre.

* Gratuité d'une licence sportive pour tous les enfants, leur donnant accès aux entraînements qui peuvent avoir lieu les soirs de la semaine (après 16h30) ou les week-ends.

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 10:48

Hier, j'évoquais la possibilité de modifier les jours fériés dans notre calendrier annuel.

Aujourd'hui, c'est l'organisation générale du calendrier de l'année scolaire que je souhaite aborder, me permettant ainsi d'aborder une partie de la question des rythmes scolaires. A l'heure où le numéro 2 du ministère de l'Education nationale, en charge notamment de ce sujet, a claqué la porte, une proposition-choc semble nécessaire. Celle-ci part d'une discussion que j'ai eu, il y a déjà quelques années, avec l'ancien chef du collège où je travaille. Au soir d'un Conseil d'Administration, il me dit: "ce qui serait vraiment révolutionnaire, c'est de claquer l'année civile sur l'année scolaire".

Bon sang, mais bien sûr ! Et si l'année commençait, pour tout le monde, au 1er septembre? Conséquence immédiate: le vote des budgets, dans toutes les administrations, s'en trouverait simplifié. Quand vous êtes enseignant, vous pensez vos projets en terme d'année scolaire et, votre comptable vous répond en terme d'année civile; du coup: "ne dépensez pas tout votre budget sorti avant juillet 2014 car, L'AN PROCHAIN, de septembre à décembre, il vous en faudra encore !". A force d'y penser, je trouve, maintenant, que c'est LA solution. Explications.

 

En France, 90% des habitants ont calqué leur mode de pensée sur l'année scolaire. Qu'il s'agisse des écoliers et de leurs parents, des politiciens (l'année parlementaire va bien de septembre à juillet), des gens de médias (la "saison" va bien de septembre à juillet), nous voyons presque tous les vacances d'été comme LA FIN DE L'ANNEE et quand, au printemps, on parle de l'automne, on évoque L'ANNEE PROCHAINE. Dans l'inconscient, cette révolution est déjà faite.

Du coup, partant de ce postulat de départ (l'année commence le 1er septembre), on peut reconstruire aisément le calendrier annuel. Voici ma proposition, sous forme dessinée... ce qui ne vous empêche pas de lire les commentaires, en-dessous:

 

Mon-calendrier-annuel.jpg

 

Pour le comprendre, voici la légende:

* En rouge: les grandes vacances, marquant la fin de l'année scolaire, et donc de l'année civile. Elles correspondent à l'été, période propice au repos, aux vacances, au farniente, à l'envie de s'évader dehors plutôt que rester enfermé pour travailler. Elles commencent le soir du 14 Juillet, la fête nationale redevenant une vraie "fête" où, dans chaque ville et village de France, les manifestations se succèdent pour célébrer la prise de la Bastille... et les vacances ! Lesquelles durent un peu plus de six semaines (contre huit, actuellement).

* En orange, vert et bleu: les petites vacances, en conservant le découpage des trois zones, favorisant ainsi le secteur touristique. Nouveauté: le rythme d'alternance est d'environ 5 à 6 semaines de travail pour une semaine de congés; par ailleurs, l'année étant coupée en deux semestres, une période de vacances plus longue en janvier-février marque cette césure. Quatre semaines sont octroyées à chaque zone... ce qui représente, pour les stations de sport d'hiver, six semaines de congés (contre quatre, actuellement).

Sur l'ensemble de l'année, les écoliers bénéficieraient donc de 14 semaines de vacances (4 semaines en février, 6 en été et 4 fois une semaine) contre 16, actuellement. En échange, le temps scolaire hebdomadaire sera, lui aussi, revu (voir mon prochain article).

* En marron: mes 10 jours fériés obligatoires. Certains sont à inventer (je n'ai pas toutes les réponses à toutes les questions) en veillant à les placer de façon équitable dans l'année (une par période de travail). D'autres existent déjà: je pense au 11 novembre, au 1er mai et à une belle succession de trois jours - pour les adeptes des "viaducs de mai" - les 8, 9 et 10 mai (respectivement, capitulation allemande en 1945, fête de l'Europe et abolition de l'esclavage).

 

Côté éducation, ce nouveau calendrier repose sur trois idées fortes:

1- Réduire le nombre total de vacances, en réduisant, en parallèle, les journées et les semaines de travail des écoliers.

2- Réduire la période qui sépare deux zones de vacances.

3- Passer de trois trimestres (qui satisfait peu d'acteurs de l'école, le premier trimestre étant souvent trop long, tandis que le troisième est réduit à peau de chagrin, compte-tenu des démarches d'orientation du mois de juin, par exemple) à deux semestres, permettant l'organisation de périodes d'évaluations renforcées, de tests ou d'examens à la fin de chaque période.

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 08:21

Pour faire suite aux articles postés hier, j'aimerais aller un petit peu plus loin aujourd'hui en ajoutant à la mesure-phare de @Nouvelle_Donne (réduire le temps de travail hebdomadaire pour partager l'emploi, remettre en activité les précaires, augmenter le nombre de cotisants et réduire le nombre de bénéficiaires des aides sociales) d'autres pistes qui pourraient relancer la machine économique.

 

Ces quelques mesures, qui méritent discussion, n'engagent pas ce mouvement et ne sont que le fruit de ma réflexion citoyenne:

1- Proposer aux entrepreneurs une baisse progressive des charges qui pèsent sur l'emploi (aussi bien patronales que salariales) au fur et à mesure des nouvelles embauches. En clair, chaque fois qu'une entreprise embauche, les charges baissent. Plus elle embauche, plus les charges baissent sur tous les salaires. En revanche, le projet, déjà énoncé (par exemple, par M. Bayrou), d'une baisse à zéro charges pour toute nouvelle embauche ne me convient pas, dans la mesure où elle prive nos caisses de solidarité d'argent dont on a toujours besoin pour maintenir dans la dignité les chômeurs, les malades, les familles nombreuses ou les mères célibataires.

2- Baisser la TVA pesant sur les produits "made in France" à son niveau le plus bas (5,5%) afin d'en réduire le prix de vente. Ces produits, qui garantissent le maintien d'emplois dans notre pays, deviendraient ainsi plus accessibles.

3- Baisser l'impôt sur les entreprises en fonction de trois critères précis: baisse de la rémunération des actionnaires au profit d'investissements massifs dans la recherche et développement; réduction des inégalités salariales au sein de l'entreprise avec stricte égalité hommes-femmes à compétences égales; investissement pour le bien-être écologique avec mise au norme des bâtiments, intégration de dispositifs propres dans l'entreprise. En respectant ces critères (qui n'auraient pas de caractère obligatoire), l'entreprise réduirait sa charge fiscale. Bref, en adoptant un comportement durable (favorable à la justice sociale et à la préservation de l'environnement), l'entreprise gagnerait des marges financières par la réduction de ses impôts.

4- Etablir une échelle des salaires stricte et juste. Pour cela, une bataille doit s'engager pour monter le SMIC le plus haut possible (1400€ net par mois), afin de rendre les minima sociaux moins attractifs, afin de donner du pouvoir d'achat aux ménages modestes (leur consommation est une stimulation pour l'économie française) et afin de réduire le phénomène des "fins de mois difficiles" et du surendettement. Dans le même temps, la création d'un salaire maximal reste d'actualité: un cadre supérieur ou un patron ne pourrait pas gagner plus de 24 fois (soit gagner en un mois ce que d'autres gagnent en deux ans) ce que la salarié le moins bien rémunéré de son entreprise empoche. Par exemple, dans le cas d'un SMIC à 1400€ net par mois, cela porte le salaire maximal à 403.200€ net par an ! Ca va ! Le mérite est ainsi récompensé, dans les limites de la décence et de l'équité.

 

Je ne suis pas un maître en économie. J'imagine que ces mesures, frappées du #bonsenscitoyen, peuvent être aménagées, améliorées, pour les rendre applicables et, surtout, efficaces. Aussi bien pour nos entreprises que pour l'Etat.

Qu'en pensez-vous? A vos commentaires !

 

Logo-Nouvelle_Donne.pngEnfin, pour approfondir le débat, le courant auquel j'appartiens a une dernière piste pour stimuler notre économie: "Entreprises: priorité aux PME face aux grands groupes !". Dans son programme, trois aspects sont évoqués. Les voici:

1- Réserver 20% des commandes publiques à des entreprises de moins de 50 salariés.

 

2- Les grandes entreprises qui paient peu ou pas d'impôts en France n'ont pas à recevoir autant d'aides de l'Etat (CICE, CIR, Pacte de responsabilité, etc.). Seules les entreprises en-deçà d'un seuil de 500 millions d'euros de chiffre d'affaires pourront bénéficier systématiquement de ces aides, toute filiale majoritaire d'un groupe étant assimilée sur ce plan au Groupe auquel elle appartient.

Les 10 milliards d'euros récupérés annuellement grâce à cette mesure seront réinvestis dans un plan de "récupération économique" pour les PME. Afin de favoriser leur investissement et leur développement, les PME seront dispensées du paiement de l'IS pendant 3 ans, sous réserve d'un engagement à ne pas verser de dividendes pendant 5 ans.

 

3- Présence paritaire des salariés au sein des Conseil d’Administration et de surveillance des sociétésen s'inspirant du modèle de cogestion allemand.

Là encore, faites vos commentaires... et lançez le débat !!

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 15:24

Mes anciens lecteurs, du temps de Jes6, vont hurler: quoi? Encore cette rengaine?

C'est une vieille proposition que je réactive aujourd'hui, profitant d'un jour férié pour rappeler, brièvement, en quoi elle consisterait. Le constat est simple: la France, "fille aînée" de l'Eglise, compte onze jours fériés, dont six à connotation religieuse, disons même catholiques (lundi de Pâques, jeudi de l'Ascension, lundi de la Pentecôte, l'Assomption, la Toussaint et Noël). Elle se classe 32ème dans l'ordre des pays comptant le plus de jours fériés au monde, le record étant détenu par le Colombie (avec 18 jours).

L'objectif n'est pas de réduire le nombre de jours fériés, mais d'en changer les dates. Certains me diront que ces jours non travaillés permettent de disposer de week-ends prolongés (du samedi au lundi), souvent de ponts (du jeudi au dimanche), parfois de viaducs (quand ces fêtes sont à date fixe); certes, mais remplacer un jour férié par un autre ne supprimera pas cet effet ! D'autres me rétorqueront que supprimer les fêtes religieuses (car c'est de cela dont il s'agit) ne fera qu'accentuer la méconnaissance des enfants sur leur sens et nier l'héritage historique que notre pays doit à cette religion. En tant que professeur d'histoire, j'en suis doublement conscient, ces fêtes religieuses du calendrier étant d'ailleurs l'occasion, dans mes cours de 6ème, de les expliquer aux élèves.

 

Pour autant, la France étant tout à la fois la "patrie des droits de l'Homme" et un pays laïc, il me paraît toujours pertinent de modifier ces fêtes. J'avance trois raisons:

1- Un jour férié doit être l'occasion, pour le pays, ses élus et ses habitants, de le célébrer et d'en connaître la raison. Ainsi, ce 1er mai doit être l'occasion, pour les citoyens, de fêter le travail, de défiler dans les rues, de montrer leurs revendications en terme d'emploi et de conditions de travail, tout en célébrant un fait historique... que peu saurait expliquer. Autre exemple: chacun sait ce que représente le 14 Juillet car, ce jour-là, dans toutes les communes des manifestations ont lieu. Il en va de même pour les armistices.

2- Un jour férié doit être l'occasion de célébrer une valeur de notre pays (au programme d'éducation civique de nos élèves de 3ème). Un jour pour la liberté, un jour pour l'égalité, un jour la fraternité, un jour pour la fin de l'esclavage (ce 10 mai qui prête tant à polémique, depuis qu'un maire FN a décidé de ne pas y contribuer... dans mon département !), un jour pour l'Europe. Ne serait-ce pas mieux que Pâques, l'Assomption et la Toussaint?

3- La France acceptant tous les cultes et toutes les religions, il serait de bon ton de fixer, dans la loi, la possibilité offerte à tous les citoyens de choisir deux jours fériés parmi une liste fixée à l'avance. Ainsi, les chrétiens pourraient continuer de célébrer Noël et Pâques, les Juifs pourraient ne pas travailler le jour de Kippour, les musulmans pourrait chômer le jour de l'Aïd-el-Kébir... et les non-croyants pourraient choisir une date parmi ces nombreuses journées qui tapissent nos calendriers en rendant hommage à un moment-clé de notre histoire.

(Proposition avancée, lors de la dernière présidentielle, par la candidate EELV, Eva Joly).

 

J'imagine donc un calendrier annuel retravaillé (j'irais même plus loin, demain, en évoquant la réforme des rythmes scolaires !) avec, progrès social oblige, 12 jours fériés (10 fixés pour tout le monde et deux au choix pour chaque citoyen).

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