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Un monde meilleur: citations

Pour triompher, le mal n'a besoin que de l'inaction des gens de bien
(Edmund Burke, homme politique et philosophe irlandais du XVIIIème siècle).

 

La politique, c'est l'art de rendre possible ce qui est nécessaire
(Jacques Chirac, phrase de campagne lors de la présidentielle de 1995).

 

Ma génération a bâti les murs de l'UE; votre génération devra en décorer l'intérieur
(François Mitterrand, à Henri Emmanuelli, à l'occasion d'un entretien en tête-à-tête).

 

Dans les pyramides du pouvoir, les ovaires c'est comme l'oxygène: ça se raréfie avec l'altitude
(Isabelle Alonso, ancienne présidente des Chiennes de garde, mouvement féministe).

 

“A une juste guerre, préférons une injuste paix” (Samuel Butler)

 

“Les guerres surviennent toujours entre deux Etats de paix. Alors, supprimons la paix et nous n'aurons plus de guerre
(
Almanach de l'Os à moelle, pensée du 17 octobre 1980)

“C'est dans son coeur qu'il faut construire la paix” (Dalaï-Lama)

“Il n'y aura pas de paix sur cette planète tant que les droits de l'homme seront violés en quelque partie du monde que ce soit”
(
René Cassin, in "Déclaration universelle des Droits de l'Homme", 1948)

“Il est plus facile de
faire la guerre que la paix” (
G. Clemenceau, Discours de paix, 1919)

“Il n'y a jamais eu de bonne guerre ni de mauvaise paix” (Benjamin Franklin, Lettre à John Quincy, 1783)

“Deux coqs vivaient en paix: une poule survint,-Et voilà la guerre allumée”
(
Jean de La Fontaine, Fables "les Deux Coqs")

“On ne fait la guerre que pour faire enfin la paix” (Dictionnaire Le Littré)

“La paix, c'est de la
guerre ailleurs”
(
Jacques Prévert)

“S'irriter d'un reproche, c'est reconnaître qu'on l'a mérité” (Tacite, historien romain des Ier et IIème siècles après JC)

Petite présentation du blog... et de son auteur

Nouvelle DonneDe 2005 à 2012, j'ai tenu un blog intitué Jes6 ("Justice, Equité, Solidarité, pour une VIème République"), réagissant aux faits d'actualité et aux décisions de la présidence Sarkozy.

Homme de gauche, l'élection de François Hollande a été une bonne nouvelle, l'ouverture d'une nouvelle phase...

Mais, mon métier m'a éloigné de la blogosphère.

Déçu par la politique menée, mon militantisme socialiste s'est petit à petit éteint. Fin 2013, la création d'un nouveau parti, Nouvelle Donne, a rallumé la flamme d'un citoyen qui perdait son optimisme. Alors que 2014 est une année électorale, qui s'annonce donc passionnante sur le plan politique, j'espère reprendre le chemin de mon clavier pour alimenter un blog auquel je veux donner un nouveau souffle !

 
Né en Picardie en 1986, j'ai grandi, étudié et travaille toujours dans cette région: je suis aujourd'hui professeur d'Histoire-géographie dans un collège de l'Aisne et mon métier est ma passion ! La politique, qui permet aux uns de s'investir pour changer la vie des autres, m'attire depuis le plus jeune âge.

De 2006 à 2009, j'ai fait partie de la première fournée de CRJ (Conseillers Régionaux Jeunes) élue au suffrage direct par les jeunes de 16 à 25 ans de ma région: ce mandat de trois ans m'a donné l'expérience du travail d'équipe et l'opportunité de contribuer à des projets concrets.

 

De 2006 à 2010, j'ai été militant au PS, participant à la campagne présidentielle de Ségolène Royal puis aux municipales de 2008 au cours desquelles je fus, moi-même, candidat sur une liste d'opposition au maire sortant. A quelques voix, j'aurais pu être conseiller municipal !

Ecologiste convaincu, je me décris volontiers comme progressiste et humaniste: changer le monde, changer l'Europe, changer la France. Les défis sont nombreux. Placer l'homme au coeur d'un système gangréné par l'argent et les puissances hors-sol anti-démocratiques, quel défi !

 

La renaissance de mon blog n'est pas une rupture: dans la colonne de droite, vous pouvez accéder à mes "Archives Jes6" (où je souhaite garder la trace de ces pages de propositions Oiseau-bleu-de-Magritteque j'ai rédigé pendant ces années) ansi qu'aux principales communautés auxquelles je continuerai de contribuer, qu'il s'agisse de "Réformer la France", "La voix des Européens" ou "Pour un monde meilleur" que j'ai créé avec l'ambition d'en faire une plate-forme utopique où puissent s'exprimer les rêves les plus fous d'un monde pacifié, démocratisé et équitable des blogueurs optimistes.

 

Sur "AurelR le citoyen", je vous souhaite de bons moments de lecture.

N'hésitez pas à publier vos commentaires, à me suivre via la newsletter du blog, ainsi que les réseaux sociaux (notamment sur Twitter: @AurelienRoyer86 et les hashtags #reprendrelamain, #bonsenscitoyen, #mondemeilleur), ou à me contacter par mail (en attendant de la renouveler): contact@jes6-leblog.eu

31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 14:40

La grande affaire du moment est le choix du futur Président de la Commission Européenne, celui qui succédera au transparent et inconsistant M. Barroso. Or, les dirigeants européens sont en train de nous jouer le sketch que beaucoup redoutaient... et qui ne fait que contribuer au désamour des peuples pour cette Union sans pilote. Je m'explique.

 

Pendant toute la campagne électorale, on nous a expliqué (surtout les socialistes, d'ailleurs) que, pour la première fois, les électeurs européens avaient entre les mains la possibilité de choisir ce Président de la Commission.  A défaut de mieux (élire un Président de l'UE... qui n'existe pas encore), ce nouveau pouvoir donné aux citoyens nous était présentée comme une avancée démocratique. En clair, le leader du parti arrivé en tête serait le prochain leader de cet organisme hors-sol, déconnecté de la réalité, choisi par les gouvernements et dont la composition empêche toute véritable ambition. Bref, pour tout citoyen qui a cru au discours des candidats, désireux d'avoir nos votes, M. Junker, candidat désigné par le PPE (la droite européenne, vainqueur malgré son bilan), doit devenir le Président de la Commission !

 

Que l'on approuve le choix de cet homme, dont le parcours, les idées et le bilan au sein des instances européennes ne peuvent pas plaire à tout le monde (et j'en suis !), c'est à l'ancien Premier ministre Luxembourgeois que devrait revenir la mission de composer la nouvelle Commission, qui entrera en fonction à l'automne. Car, même si le PPE ne possède pas une majorité absolue de sièges au nouveau Parlement, c'est le parti arrivé en tête, celui qui dispose de la majorité relative et celui qui est le mieux placé pour constituer une coalition majoritaire (avec les libéraux du centre, par exemple).

 

Or, les chefs d'Etat et de gouvernement, réunis en Conseil européenne cette semaine, dissertent, débattent, valident ou désapprouvent le nomination de l'ancien patron de la zone €uro, aujourd'hui âgé de 59 ans. Et le sketch, anticipé sur les réseaux sociaux avant l'élection du 25 mai, se confirme: soucieux de ne pas perdre une parcelle de leur pouvoir (au détriment des peuples !), les chefs d'Etat ont repris la main, contestent la procédure sous prétexte que le PPE n'est pas majoritaire... et cherchent une autre voie, susceptible de faire consensus. En clair, ils cherchent un homme (ou une femme - on parle de Christine Lagarde), qui n'ait pas été candidat devant les électeurs et qui ferait mieux l'affaire (car nos dirigeants savent mieux que les peuples ce qui est bon pour l'Europe). Cette confiscation de la démocratie, qui rappelle l'affaire du traité de Lisbonne, n'est pas une bonne nouvelle pour l'UE.

 

Aussi imparfaites que soient ses institutions, le fonctionnement "normal" et transparent devrait conduire à la nomination de M. Junker. Comme dans tout régime démocratique, qui ne prend pas de décisions, dans des salons, loin du regard des médias et des citoyens, la "norme" est que le leader du parti arrivé en tête cherche à former une coalition, à obtenir une majorité de confiance au Parlement. S'il échoue, c'est le leader du second parti, en l'occurence Martin Schultz (pour le PSE - les socialistes), qui aurait l'opportunité d'essayer. Enfin, en cas d'échec des deux principaux prétendants, les chefs d'Etat auraient toute légitimité pour reprendre la main... Mais pas avant !!

 

Pourtant, cette "affaire", qui n'est importante que parce qu'elle vexe l'idéal démocratique du projet européen (et c'est déjà trop !), ne changera rien à cette UE sans saveur. Même si M. Junker atteint la présidence de la Commission, après des méandres qui ternissent l'image de l'Europe, la composition de cet organisme finira d'achever l'envie d'un fonctionnement cohérent de l'Union. EN effet, quel qu'en soit le leader, la Commission sera composée de 28 membres, un par pays, désignés par les gouvernements nationaux. La couleur politique de ces commissaires dépendra, non pas de la coalition formée au Parlement de Strasbourg, mais de la tendance politique qui gouverne chacun des Etats concernés. Ainsi, les commissaires seront, majoritairement, libéraux et conservateurs... sauf le Français qui, lui, sera socialiste. Il s'agira de M. Moscovici, chassé du gouvernement Valls et qui trouvera là son point de chute. Sans aucune cohérence. Avec l'argument qu'un socialiste peut essayer de "changer l'Europe de l'intérieur". Avec la preuve que centre-droit et centre-gauche se mettent d'accord pour diriger une Europe libérale qui, une fois de plus, n'améliorera pas le sort des peuples. Encore 5 ans à subir !

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 16:49

Vous peinez à trouver la liste pour laquelle vous voulez voter?

Vous voulez qu'Internet vous donne un petit coup de main en cinq minutes?

Vous êtes sûr(e) de ne pas avoir deux heures disponibles pour lire 22 professions de foi?

Alors, utilisez ce lien: http://www.huffingtonpost.fr/2014/05/05/europeennes-2014-quiz-quel-parti-vous-partagez-idees_n_5267443.html

 

Le site du Huffington Post vous propose, en répondant à 30 questions (avec trois options: "D'accord", "Pas d'accord", "Indifférent"), de calculer le parti (grand ou petit) duquel vous êtes le plus proche.

Faut-il sortir de l'€uro? L'Ukraine dans l'UE? Renationaliser l'énergie? Créer une armée européenne? Faut-il ériger des barrières douanières? Autant de questions qui permettent de vous situer... ce serait-ce que pour avoir un premier positionnement.

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 15:46

Aujourd'hui est un grand jour, une journée qui devrait être importante, un jour qui pourrait être férié avec de grandes fêtes dans toutes les villes... d'Europe.

Je rêve d'un jour où, tous les cinq ans, une grande élection serait organisée, dans une UE élargie et "parfaite", le 9 mai. Ce jour-là, férié dans tous les pays de l'Union, servirait à commémorer le discours de M. Schuman qui, en 1950, constitue l'acte fondateur de l'UE, mais aussi à unir les peuples autour d'un rendez-vous DEMOCRATIQUE. Avec le choix, au suffrage direct, d'un vrai "Président de l'Union Européenne" (poste qui n'existe pas) !

En attendant, pour cela, comme pour beaucoup d'autres sujets, l'Europe n'est pas encore à la hauteur. Ses dirigeants ne portent pas de vision, n'enchantent pas les citoyens, n'ont pas de projet à nous soumettre, ne faisant avancer l'UE qu'à tout petits pas. A tel point que, de la même manière que ce 9 mai passe inaperçu (rares sont ceux qui savent qu'il s'agit, en quelque sorte, de la fête de l'Europe), rares sont les citoyens qui comptent se déplacer le 25 mai prochain pour désigner leurs euro-deputés.

 

Pourquoi cette désaffection?

Parce que les Français, et tous les autres Européens, n'en connaissent pas les enjeux.

Ce n'est pas de leur faute. D'une part, les politiciens européens, enfermés dans leur tour strasbourgeoise (où certains s'emmerdent, où d'autres sont absentéistes chroniques, où les derniers ne descendent dans les "provinces" qu'au moment des élections et où une toute petite minorité comprend les attentes des peuples), n'essaient pas de changer les choses, de faire de la pédagogie, de rendre l'idée européenne attractive. D'autre part, cette Europe-là est si complexe et mal ficelée qu'il est presque impossible d'en comprendre les vrais enjeux.

Quelques vidéos, qui circulent sur la Toile (notamment sur le très bon site "Toute l'Europe"), essaient de corriger cet inquiétant constat.

 



Toutefois, il reste de nombreux éclaircissements à donner à nos compatriotes pour qu'ils se déplacent aux urnes. En voici quelques-uns:

1- Le 25 mai, ce n'est pas le "1er tour" ! Les élections européennes ne sont pas des législatives comme les autres. C'est un scrutin de liste, difficile à appréhender. C'est un scrutin à un seul et unique tour, duquel la liste arrivée en tête sortira vainqueure (grâce à un mode de calcul, dit "à la meilleure moyenne", qui favorise les formations arrivées en tête). Par exemple (tiré de Wikipédia - section "Méthode d'Hondt"), avec quatre partis et six sièges à attribuer: le parti arrivé en tête à 41% obtient la moitié des sièges; le second parti, avec 31%, reçoit deux sièges; le troisième parti, avec 15%, dispose d'un élu; tandis que le dernier parti, malgré ses 12%, n'en aura pas.

Si on applique cette méthode à la circonscription Nord-Ouest (la mienne - 10 sièges à pourvoir) et compte-tenu des derniers sondages (ici, je m'appuie sur celui de l'institut Harris, réalisé du 2 au 5 mai sur un échantillon de 1600 personnes), voici ce que cela donne:

FN = 22% = 3 sièges ; UMP = 21% = 2 sièges ; PS = 17% = 2 sièges ; l'Alternative (UDI-MODEM) = 9% = 1 siège ; EELV = 9% = 1 siège ; Front de Gauche = 8% = 1 siège.

Soit un rapport de force de 6 sièges pour la droite (du centre à l'extrême) pour 52% des voix et 4 pour la gauche pour 34% des suffrages. Bref, avec ce système, le résultat dans l'hémicycle est quelque peu tronqué, d'où l'importance de bien choisir sa liste et de se déplacer pour lui donner une chance d'avoir des élus !

 

2- Le prochain Parlement va élire le Président de la Commission: c'est une nouveauté de l'année 2014, introduite par les derniers traités (validés par les chefs d'Etat, sans l'accord des peuples). Le successeur de M. Barroso, en clair celui qui a le plus de pouvoir en Europe, sera élu par ce Parlement. Or, avec une droite plus forte que la gauche, c'est le conservateur libéral M. Junker, Luxembourgeois (?!), ancien chef de l'Eurogroupe (?!), qui raflera la mise.

3- C'est la droite qui est la "sortante": alors que l'UMP va bientôt promettre de réorienter l'Europe et de l'améliorer dans tous les domaines, il serait bon de rappeler que, même sans majorité absolue, c'est bien le PPE (le Parti Populaire Européen, autrement dit la droite) qui impose ses choix et ses directives depuis plusieurs législatures. Or, les sondages montrent que la droite est plus forte que la gauche... parce que les électeurs veulent sanctionner Hollande, sans chercher à sanctionner ceux qui ont conduit l'UE là où elle est !

 

4- Il existe de nombreuses listes qui peuvent changer les choses: ce matin, les employés communaux installaient les panneaux électoraux... avec 22 emplacements ! Autrement dit, il y aura donc 22 listes pour la circonscription "Nord-Ouest". De deux choses l'une: soit cet émiettement va aggraver la situation (face à tant d'offres, comment des citoyens blasés, peu intéressés par la politique, pourraient-ils faire la différence?), soit cette richesse leur donne l'occasion de choisir le graal, cette liste qui peut changer la donne. Je crains que la 1ère option ne l'emporte. Surtout sans pédagogie.

5- Toutes les grandes décisions sont prises à Bruxelles ! C'est l'argument de nombreux politiciens, notamment ceux qui cherchent à retrouver du pouvoir au niveau national... Alors que cette maxime est vraie, rares sont ceux qui insistent pour que les citoyens saisissent l'occasion de choisir sérieusement son orientation. Or, avec le nombre de sortants qui sont à nouveau candidats, il y a matière à voir les actes réalisés par les uns et les autres, il y a l'opportunité de reconduire ceux qui ont bien bossé (José Bové !) ou, plus important, de dégager ceux qui n'ont servi à rien... ou si peu !

 

Les citoyens, éclairés par ces pièges que les médias ne rappellent pas, vont bientôt avoir l'occasion de s'instruire. Car, la campagne officielle, d'une incroyable durée de deux semaines, débute lundi ! Deux semaines pour faire rêver les peuples, c'est court, non?

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 17:24

Allumer sa radio. Entendre le correspondant de France Info à Jérusalem évoquer les tensions dans la bande de Gaza. Et, soudain, entendre, en fond sonore, le bruit d'une roquette tirée par les Palestiniens pour toucher les villes du sud d'Israël.

 

Alors que les caméras et micros du monde entier sont braqués vers le Proche-Orient, qui fait l'ouverture des journaux télévisés, les peuples israélien et palestinien vivent dans la peur. Peur de voir leur misère se généraliser dans les rues d'une Gaza-ville détruite par les raids de l'aviation israélienne qui font de jeunes victimes civiles innocentes. Peur des citoyens israéliens, victimes des décisions de leur gouvernement et contraints, en entendant les alertes, de gagner l'abri le plus proche en attendant que les défenses anti-aériennes ne détruisent les roquettes palestiniennes. Et, chaque jour, le décompte des morts se poursuit. Le nombre de bombes larguées et de dégâts matériels s'accroît. La tension monte: on choisit, dans les rédactions, de parler d'escalade... Mêmes causes, mêmes conséquences, mêmes limites. D'un côté, le gouvernement israélien mène des actions militaires, d'abord aériennes puis terrestres, visant à décapiter le mouvement Hamas en tuant ses responsables... sous des visées électoralistes que les journalistes en manquent pas de souligner, expliquant que le Premier ministre Netanyahu prépare le terrain d'une réélection au scrutin anticipé de janvier prochain. De l'autre, par vengeance, les extrêmistes palestiniens répliquent, enterrent leurs martyrs et promettent les portes de l'Enfer aux Israéliens.

 

Pendant ce temps, la communauté internationale cherche comment agir. Le jour même des premiers raids de l'Etat hébreu, le Conseil de sécurité de l'ONU se réunissait. Depuis, silence radio. Preuve que Ban Ki-Moon n'a pas l'envergure suffisante pour stopper l'escalade. Preuve que l'ONU faillit, une fois de plus, à sa mission de préserver la paix en intervenant dès le début d'un risque de conflit. Mais, de ce côté-là, je n'attends rien: cela fait des années que cette instance, jugée illégitime par de nombreux Etats et bancale tant qu'elle ne sera pas réformée (dans sa composition notamment), ne pèse que sur les sujets consensuels comme la lutte contre les freins au développement des Etats pauvres.

 

Mais, dans cette nouvelle menace de conflit proche-oriental, il n'y a pas que l'escalade de la violence qui inquiète... Il y a aussi l'inaction de deux récents prix Nobel de la Paix, récompensés pour de mauvaises raisons. Que fait Barack Obama, fraîchement réélu, si ce n'est soutenir Israël dans son action militaire via sa représentante à l'ONU? Il fut un temps où le président américain a soulevé un immense espoir sur la scène internationale: le fameux discours du Caire, qui a servi à justifier son Prix, devait ouvrir une nouvelle ère des relations occidentalo-musulmanes; la rencontre Netanyahu-Abbas en septembre 2009 à Washington (photo) rappelait la rencontre Arafat-Rabbin devant le président Clinton.

 

Obama_Orient.jpg

 

Mais, après quatre ans à la Maison-Blanche, quel est le bilan du chef d'Etat américain? Un retrait programmé d'Afghanistan, certes. Des initiatives et des beaux discours, pleins de bonnes intentions: il en faut ! Mais bien peu d'avancées sur les gros dossiers diplomatiques. De ce point de vue, le tandem Obama-Clinton (qui n'existera plus en janvier, quand l'épouse de l'ex Président aura rendu les clés du secrétariat d'Etat) a échoué. Ce qui m'inquiète, c'est que les USA restent inaudibles... A moins qu'Obama ne comprenne que, libéré de l'objectif d'une réélection, il va devoir accélérer le mouvement pour que son second mandat ait plus de saveur et de succès que le premier ! Sur la scène mondiale, surtout.

 

Autre grand absent de ce dossier: l'Union Européenne. Récompensée cette année (2012) pour le succès d'un concept inventé il y a plus de 60 ans par des personnalités depuis longtemps décédées, l'UE ne pèse pas sur les affaires du monde. Ses trois dirigeants iront, le mois prochain, cherché le Prix Nobel de la Paix et s'auto-féliciteront d'être les héritiers de politiciens qui ont pacifié un continent longtemps déchiré par les guerres. En attendant, j'aurais beaucoup apprécié (mais, c'est mon côté euro-enthousiaste excessif qui ressort) que l'un de ses dirigeants (ou Mme Ashton dont, sauf erreur, c'est le boulot !) prenne enfin la peine d'exporter le concept de paix hors des frontières de l'UE. A quand une Union qui prenne des initiatives d'ordre diplomatique, qui interpelle les faiseurs de guerre des autres continents, qui monte au créneau chaque fois qu'un conflit menace d'enflammer une région et de tuer des innocents? Visiblement, ce sera pas pour 2012 !

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 17:17

De la récente visite de François Hollande à Londres, la presse n'a retenu que deux faits: le bon français de la reine Elisabeth II recevant le chef d'Etat français dans ses appartements richement décorés (photo) et les échanges de fausses plaisanteries avec David Cameron, le président français se montrant à la fois drôle et incisif pour dénoncer les prises de position du chef de gouvernement britannique sur la politique fiscale française. Bizaremment, personne n'a remarqué que M. Hollande était nettement plus petit que le Premier ministre anglais !

 

Hollande-a-Londres.jpg

 

Plus sérieusement, je déplore que les médias français aient sous-traité une proposition majeure du président français: constatant sans doute le peu d'euro-enthousiasme de son interlocuteur d'outre-Manche, François Hollande a expliqué qu'il n'était pas hostile à une sorte d'Europe à deux vitesses qui prendrait acte de la coupure, de plus en plus marquée, entre les membres de l'€urogroup et les autres pays (parmi lesquels l'Angleterre tient une bonne place). Or, cette proposition, qui concerne directement l'avenir institutionnel de l'Union, mériterait un débat... voire des controverses violentes dans les journaux. J'aimerais savoir ce que les politiciens, les penseurs, les experts pensent de cela !

 

Car, avec cette proposition, ce sont deux conceptions terriblement opposées de l'UE qui se font face. Soit, d'un côté, on se résigne à une "Union à deux vitesses", vers laquelle semble glisser M. Hollande et que je soutenais moi-même il y a encore quelques années: j'étais même prêt à imaginer un système institutionnel où certains pays (ceux qui jouent le jeu de la construction collective en adoptant l'€uro et les règles de Schengen notamment) auraient plus de droits que les autres Etats. Concrètement, on calquerait en Europe le modèle de l'actuelle ONU avec une Assemblée générale regroupant les Etats membres (qui adhèrent de manière volontaire en prenant, dans le contrat, uniquement ce qui les intéresse) et un Conseil de sécurité, doté de forts pouvoirs, avec les Etats de l'€urogroup ! Voilà résumée l'organisation institutionnelle qui irait avec la construction européenne voulue, semble-t-il, par le Président français.

 

De l'autre côté, il y a une autre possibilité, jusque-là non évoquée... Plutôt que d'accepter une Europe à deux vitesses, qui la rendrait à la fois bancale et fragile, pourquoi ne pas entrer dans une Union restreinte à laquelle ne participerait que les Etats qui auraient la véritable volonté d'avancer ensemble? Ainsi, l'UE associerait des Etats qui choisiraient d'intégrer le dispositif en en acceptant toutes les "contraintes" (transfert de souveraineté vers des organismes démocratiquement élus, objectifs d'harmonisation dans tous les domaines, critères de Schengen avec effacement des frontières intérieures et renforcement des contrôles aux frontières extérieures, monnaie commune obligatoire...). Avec cette option, l'UE aurait plus de sens, serait "débarassée" de ce que l'on pourrait appeler les "pays-profiteurs" (qui entrent ou sont dans l'UE pour bénéficier des systèmes de solidarité, sans en accepter toutes les contraintes: en gros, "j'ai des droits mais je ne respecte pas tous mes devoirs" !) et accélérerait l'intégration des Etats actuellement non membres, mais qui ont la volonté d'y participer activement. Cela redonnerait du sens au projet européen, non?

 

Personnellement, vous l'aurez compris, je suis donc en train de glisser de la 1ère vers la 2ème option:  avant, je pensais qu'une UE la plus large possible (qui se donnerait comme mission d'intégrer tous les Etats du continent, en acceptant toutes les entorses possibles pour accueillir les récalcitrants, comme la Suisse ou la Norvège) était nécessaire pour que UE et Europe soient synonymes; désormais, je pense qu'une UE la plus cohérente possible (même si elle n'associe plus, douce utopie !, tous les Etats du continent) est nettement préférable. L'attitude anglaise, qui consiste à profiter de la solidarité sans trop s'y impliquer pour ne pas avoir à aider les autres, me répugne. Le projet européen consiste à permettre à tous les peuples du continent de vivre dans les mêmes conditions, que ce soit au niveau politique (dans des démocraties apaisées, sans conflits) ou économique (dans des économies de marché, non pas concurrentes, mais complémentaires, avec la nécessité de tirer les pauvres vers le haut). En l'état actuel des choses, ce rêve est impossible !

 

Partant de ce constat, je n'en oublie pas pour autant mes propositions en matière institutionnelle. Que la future UE soit large ou, comme je le préfère, cohérente, voici les pistes que je soumet à votre réflexion, à votre jugement... et à vos critiques !

 

1- Les postes de "président du Conseil européen" (actuellement, M. van Rompuy) et de "président de la Commission européenne" (actuellement, M. Barroso) seraient fusionnés dans celui de "Président(e) de l'Union européenne". Le poste de "haute-représentante pour les affaires extérieures" (actuellement, Mme Ashton) serait transformé en celui de "Vice-président(e) chargé de la diplomatie". Ces deux personnages seraient élus, au scrutin binominal (formant un ticket forcément paritaire, homme-femme, représentant deux Etats différents) à deux tours, pour un mandat de cinq ans non renouvelable... directement par les citoyens européens, les mêmes jours que le scrutin permettant l'élection des eurodéputés.

2- Ces deux personnages seraient les deux têtes du pouvoir exécutif, divisé entre le Conseil européen (réunion des chefs d'Etat et de gouvernement des Etats membres, sans présidence tournante !) et la Commission européenne (sorte de gouvernement avec un nombre limité de commissaires, chargés d'un secteur précis correspondant aux grands ministères communs aux Etats membres).

3- Ces commissaires auraient deux rôles: présider les Conseils européens thématiques (réunissant les ministres concernés) et mener la politique de leur spécialité au nom de la Commission en présentant des projets de directives devant le Parlement.

 

4- L'UE devant être un modèle de démocratie, seul le Parlement européen disposerait du pouvoir législatif avec les mêmes prérogatives que notre parlement (voter les projets de la Commission; rédiger et voter ses propres propositions; voter le budget de l'UE; voter la confiance ou la censure contre les commissaires, individuellement responsables devant lui). Les eurodéputés seraient élus pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois. Dans l'organigramme interne, des commissions seraient créées: à chaque domaine dirigé par un commissaire correspondrait une commission (dont 24 commissions parlementaires sur 24 commissaires).

5- L'UE conserverait ses trois capitales: Bruxelles, siège du pouvoir exécutif; Strasbourg, siège du pouvoir législatif et Luxembourg, siège du pouvoir judiciaire (avec la Haute-Cour européenne, qui pourra être saisie par tout citoyen d'un Etat membre).

6- Le pouvoir des citoyens serait renforcé: en plus de l'élection au suffrage direct des deux têtes de l'exécutif, ils disposeraient d'un droit de pétition renforcé pour contester une directive ou proposer un texte à l'examen du Parlement.

 

7- Pour intégrer l'Union européenne, tout Etat candidat devra respecter une liste de critères (à compléter, si besoin): élections libres, libertés fondamentales garanties par la Constitution, protection des minorités, des femmes et des enfants, liberté de presse et de manifestation, partage démocratique des pouvoirs, limitation dans le temps de la durée du mandat exécutif...

8- Pour intégrer l'Union européenne, tout Etat candidat devra accepter intégralement les règles suivantes (à compléter, si besoin): organisation des élections européennes la même année que les autres, alignement des principes constitutionnels nationaux et européen, monnaie unique (l'€uro), contrôle du budget par la Cour des comptes européenne, rendre férié la date du 9 mai comme "fête européenne"...

 

Voilà donc pour la philosophie et l'organisation institutionnelle de l'UE parfaite que j'appelle de mes voeux. A vos claviers ! Tous vos commentaires sont attendus... Ce thème étant central dans ma réflexion politique personnelle, j'ai besoin de vos avis ! J'espère que vous serez au rendez-vous. Bonne fin de journée.

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Published by Aurelien Royer - dans L'actualité de l'UE
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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 10:32

Nicolas Sarkozy avait eu sa ministre des Droits de l'homme, Rama Yade. François Hollande a, depuis un mois, sa ministre du Droit des femmes, Najat Vallaud-Belkacem. Cette semaine, cette jeune élue du Lyonnais a fait parler d'elle en déclarant, à la radio, vouloir "abolir la prostitution", relaçant un vieux débat qui a été tranché dans plusieurs pays européens, mais pas en France. Déjà l'an passé, Mme Bachelot avait tenté de changer les choses, en évoquant la possible pénalisation des clients ayant recours aux prostituées. Mais rien ne fut décidé. Consciente qu'il s'agit d'un "sujet de long terme qui nécessite des moyens tant législatifs que financiers", la ministre évoque la détermination du gouvernement et son alliance avec Manuel Valls pour envisager le problème dans sa globalité: ainsi, la lutte contre le trafic d'êtres humains (90% des prostitué(e)s en seraient victimes d'après le dernier rapport parlementaire paru sur ce sujet) est tout aussi nécessaire que le démentèlement des réseaux et la condamnation pénale des "macs" qui font de cette activité un business, aussi juteux que toute autre forme d'activité illicite !

 

Que signifie "abolir la prostitution"? Il s'agit, en fait, de pénaliser les clients qui y ont recours en espérant, à long terme, mettre fin définitivement à cette activité. En Europe, seule la Suède est à ce stade... Problème: avec Internet et un accroissement de la répression à outrance, les risques augmentent de voir cette activité se radicaliser. Même si l'objectif est louable, il n'en demeure pas moins utopique. La solution est-elle dans la réouverture des maisons closes, où les prostituées peuvent effectuer leur activité dans un cadre reconnu par la loi? C'est la voie choisir par l'Allemagne il y a dix ans: là-bas, le bilan semble positif, les autorités affirmant que "les travailleuses du sexe sont sorties de la clandestinité, bénéficient de conditions de travail améliorées et cumulent des droits à la retraite [tandis que] l'influence des réseaux mafieux s'est affaibli" (source: site Internet du Parisien). A l'heure où le gouvernement évoque la possibilité d'accorder aux couples homosexuels le droit au mariage et à l'adoption, les chantiers sociétaux sont donc sur la table. Une réflexion apparaît nécessaire. Ce qui compte, c'est que l'actuelle majorité parvienne à faire mieux que la précédente, en résolvant une partie des problèmes posés par la prostitution.

 

Au hasard de mes navigations sur la Toile, je suis tombé sur un article évoquant le droit des femmes, dans un autre pays (futur membre de l'UE?): l'Islande. Hier, les citoyens de ce pays étaient appelés à choisir leur Président... ou plutôt à réélire, au moyen d'un scrutin à un tour, leur actuel chef de l'Etat, en place depuis 16 ans, qui a été reconduit pour un cinquième mandat de quatre ans avec 52,5% des suffrages exprimés. Ce qui a attiré l'attention de la presse française, c'est qu'une femme, sans aucune expérience politique, mère de famille de 37 ans et présentatrice télé, ait pu être la favorite du scrutin. Au début de l'année, le sortant (69 ans) avait annoncé qu'lil ne briguerait pas ce 5ème mandat. Vigdis.jpgLa jeune femme, qui a receuilli tout de même 32,5% des voix hier, semblait en passe de gagner la fonction (un sondage en mars la donnait vainqueur, avec une majorité absolue)... jusqu'à ce qu'une pétition (regroupant près de 10% de la population de ce petit Etat d'Atlantique-nord) réclame la candidature du Président sortant, très populaire. A l'occasion de ce scrutin, l'article que j'ai consulté rappelé à quel point l'Islande est un pays précurseur pour le droit des femmes: c'est là que la 1ère femme fut élue Présidente au suffrage universel direct (Vigdis Finnbogadottir, aujourd'hui âgée de 82 ans, chef de l'Etat de 1980 à 1986 - photo), tandis qu'en 2012, le pays est dirigé par une femme première ministre, "ouvertement homosexuelle" qui dirige une équipe composée de 8 ministres, dont quatre femmes, occupant des porte-feuilles majeurs (les Finances, l'Environnement, l'Education et l'Industrie). Quand à l'Eglise islandaise, elle a ordonné archevêque une femme... qui dirige l'archevêché central du pays, dans la capitale Reykjavik (source: article sur 20minutes.fr, ou article plus détaillé sur RFI - allez le lire en suivant CE LIEN). Un modèle pour la France?

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 18:35

Depuis la crise de 2008, chaque sommet européen est présenté, par nos médias, comme un sommet décisif, où l'avenir de l'Union se joue... à condition que les Européens, de plus en plus divisés, trouvent un accord et prennent des grandes décisions ! La dernière réunion de Bruxelles n'a pas échappé à cette règle. D'ailleurs, avant même la réunion des chefs d'Etat et de gouvernement dans la capitale belge, la dramatisation était au rendez-vous: la venue de Mme Merkel à l'Elysée pour préparer le sommet était le point d'orgue d'un avant-sommet marqué par la fracture entre la vision allemande (discipline et contrôle budgétaires, puis solidarité avec les membres en difficulté) et la vision française (solidarité avec les membres en difficulté, puis discipline et contrôle budgétaires). Après les sommets à répétition pour sauver la Grèce et la maintenir dans la zone €uro, voici donc un nouveau cycle de sommets... destinés à sauver l'Espagne et l'Italie, au bord du gouffre. A Madrid, les banques sont en grande difficulté: il apparaît nécessaire de les recapitaliser en leur prêtant l'argent qui leur manque. A Rome, le déficit n'est pas encore totalement maîtrisé, malgré les réformes structurelles du gouvernement Monti... saluées comme un modèle de courage. Le sommet du 29 juin devait donc permettre à ces deux pays de sortir la tête de l'eau.

 

Sur l'insistance du président français, le sommet du 29 juin a également été l'occasion de réorienter la construction européenne en préparant le fameux "volet croissance" qui doit permettre de sortir, enfin, de la crise. Ainsi, François Hollande a contraint les Européens à prendre des décisions: un plan de plusieurs milliards d'€uros (représentant 1% du PIB continental) prévoit des dépenses d'investissement, susceptibles de créer de l'activité et de relancer les économies nationales. Sans aller jusqu'à une politique de grands travaux, telle le New Deal qui fit sortir les Etats-Unis de la crise de 1929 sous l'impulsion de Franklin Roosevelt, cette enveloppe change l'orientation de la politique européenne: on passe ainsi de la rigueur à la relance par l'investissement. Autre nouveauté: ce ne sont pas les Etats qui, chacun dans leur coin, mène cette relance, mais bien l'Union Européenne qui, en son nom, s'apprête aussi à prêter aux banques nationales... en attendant le système des €uro-bonds, qui permettra à l'UE d'emprunter à la place des Etats pour les protéger de la spéculation de leurs créanciers.

 

Déjà, la recapitalisation des banques espagnoles par l'UE constitue une nette avancée. Avant, l'Espagne devait emprunter sur les marchés, aux taux pénalisants auxquels elle est confrontée, pour prêter l'argent aux banques en difficulté. Dans l'opération, l'Etat espagnol est perdant puisqu'il accroît sa dette pour aider ses banques... et, indirectement, certes, ses citoyens qui en sont les clients. Désormais, l'UE emprunte, à un taux bien inférieur, Monti en Europel'argent nécessaire à ces banques, évitant à l'Etat espagnol d'être encore plus en difficulté. Au final, le sommet de Bruxelles a vu la victoire de l'axe Paris-Madrid-Rome, la révolte de MM. Rajoy et Monti face à l'inflexibilité de Mme Merkel ayant permis à la vision française de l'emporter. Et tant mieux ! Car, avec l'affrontement Paris-Berlin (photo), deux visions, deux idéologies se faisaient face: côté allemand, la chancelière acceptait progressivement l'idée d'un fédéralisme économique (partage des dettes, emprunts communs, gouvernement économique européen, harmonisation fiscale) à condition, au préalable, d'imposer aux Etats une perte de souveraineté qui passerait par le contrôle des budgets par la Commission européen, à qui un pouvoir de blocage serait accordé. Cette vision se tient, dans la mesure où le volet "solidarité" (de nouveaux droits pour les Etats) ne viendrait qu'après l'acceptation de nouveaux devoirs. Pourtant, compte-tenu de la dangerosité et de la gravité (répétée dans tous les médias) de la situation actuelle, la vision française est plus adaptée: mieux vaut sortir les Etats de la difficulté dans laquelle ils sont, plutôt que d'attendre que chacun accepte le principe du fédéralisme européen vers lequel on semble tendre.

 

Car, alors que Chypre prend la présidence tournante de l'UE pour six mois (la présidence tournante existe donc toujours !), la question de l'approfondissement de l'UE se pose. Comme depuis ses origines, cet approfondissement débutera, vraisemblablement, par un chapitre économique. Regrettons, pour l'instant, que l'approfondissement politique ne soit pas à l'ordre du jour. En effet, alors que l'idée d'un Président élu au suffrage universel direct par les citoyens européens avance, elle ne recueille pas l'attention de nos dirigeants. Depuis plus de trois ans, ils préfèrent laisser une parcelle de pouvoir à M. van Rompuy, premier président du Conseil, plutôt que de réfléchir à un moyen plus efficace de faire avancer l'UE ! Pourtant, il serait aisé d'appliquer les trois principes suivants: 1- élection d'un tandem (Président de l'UE/Haut-représentant aux affaires extérieures), paritaire et politisé, le même jour que les élections des eurodéputés pour un mandat de 5 ans; 2- élection des membres de la Commission européenne par le Parlement européen, sans s'emprisonner dans le rapport 1 pays = 1 commissaire; 3- création d'un impôt purement européen apte à apporer à l'UE une recette propre et stable. En attendant, ce sont les Parlements nationaux qui vont voter les derniers traités (en deux volets: rigueur budgétaire + protocole de croissance). Avancée majeure: François Hollande a annoncé qu'il appartient aux parlementaires français d'examiner et de voter, dans le plus bref délai, ces deux volets (sans les séparer !) avant qu'ils ne soient officiellement signés !

 

Quoi qu'il en soit, les prochains mois seront à la fois cruciaux (il va tout de même falloir entrevoir la sortie du tunnel...) et longs... Car l'affrontement Paris-Berlin devrait continuer. Les derniers échanges d'amabilité ont montré qu'une tension existe bel et bien entre les deux pays, porteurs de deux visions opposés: l'Allemagne et sa vision libérale ne peut plus s'entendre avec la France et sa vision progressiste. D'ailleurs, dans l'entourage de M. Hollande, on ne cache pas l'attente de voir les sociaux-démocrates prendre le pouvoir outre-Rhin, pour que la seconde vision ressoude le couple franco-allemand. Couple qui, par petites phrases interposées, bat de l'aile: ainsi, quand Mme Merkel explique que "de son vivant, les €uro-bonds n'existeront pas", un proche de notre Président aurait répondu qu' "elle n'est peut-être aux commandes de son pays que pour encore un an". Ambiance !

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 09:09

Ce matin, la France a perdu l'une de ses voix... Avec la mort de Thierry Roland, les amateurs de football (et les autres) sont en deuil: moi-même, je suis triste de cette nouvelle. En effet, alors que je ne suis pas les matchs de l'équipe nationale actuellement en Ukraine pour l'Euro 2012, la voix (et le rire) du commentateur le plus célèbre de France a accompagné mes années 1998 et 2000 quand, à 12 et 14 ans respectivement, je vivais, comme tout petit garçon, les exploits des Tricolores. Je me souviens de hurlements de joie qui raisonnaient dans le quartier HLM où je vivais. Je me souviens de ces longs cris ("Buts...") d'un Thierry Roland qui savait transmettre sa passion du sport. Je me souviens du rassemblement de toute la jeunesse de ma commune, des concerts de klaxon (à une époque où mes parents n'avaient pas de voiture), de ces drapeaux que l'on faisait flotter tout en marchant au milieu des ronds-points... pour célébrer la victoire de la France au Mondial 1998 et à l'Euro 2000. Depuis, j'ai délaissé le football pour le rugby ou le tennis, que je suis avec plus d'assiduité et de passion. Pourtant, le sort réservé à Thierry Roland par TF1 qui, à l'image de PPDA sur la même chaîne ou Philippe Bouvard sur RTL, a été évincé pour raison d'âge, sans prendre en considération et son talent et sa popularité. Preuve en est l'émotion suscitée par sa mort, en plein Euro de football, au lendemain d'une victoire encourageante des Bleus face à l'Ukraine. En hommage, voyez son passage dans une émission de Michel Drucker sur Europe 1 où l'on retrouve quelques-uns de ses éclats de rire mythiques !

 



 

Absent de l'Euro pour raison de santé, la voix du foot sur M6 (la "petite chaîne qui monte" a privilégié l'expérience à la nouveauté, en confiant à l'ancien commentateur vedette de TF1 la présentation des matchs qu'elle a acheté !) s'est éteinte... J'en profite pour me lancer dans une (hasardeuse) comparaison: dans le monde politique, l'Europe aussi a perdu sa voix. En cette fin de semaine, la chancelière Angela Merkel fait la "Une" des médias avec ses déclarations publiques à travers lesquelles elle explique, en substance, que les désaccords sont finalement importants au point que les Etats-membres ne se font plus confiance. En clair, il existerait un fossé entre la vision allemande (revisitée, ce jour, par Jacques Heurtault, sur son blog: lisez son article ICI) et la vision française de l'avenir de l'Europe... A croire que, depuis l'élection du nouveau Président français, la dirigeante allemande croyait compatibles ces deux visions. En s'exprimant de cette façon (et en faisant porter le chapeau au Français), elle essaie de se sortir d'une mauvaise posture: il faut dire que, dans l'affrontement des deux visions évoquées, la sienne est à la fois minoritaire et clairement inefficace. La preuve: la politique d'austérité, appliquée par son tandem avec Sarko depuis 2008, n'a absolument pas permis de sortir de la crise...

 

Chaque semaine, les indices d'une dégradation de la situation européenne (quasi faillite des banques espagnoles, Grèce au bord du grouffre tant financier que politique, France mise au ban de l'Europe par une Commission ultra-libérale...) se multiplient, confirmant que l'optimisme de la droite européenne ("la crise est derrière nous", "le pire est passé", "heureusement que Sarko était là pour éviter le pire"...) était totalement démesuré ! D'ailleurs, parmi les dirigeants de l'Union, il manque une forte voix qui serait capable de dire la vérité, sans être prisonnier d'une vision idéologique. Cette voix, elle ne doit pas être celle d'un des dirigeants nationaux: Mme Merkel défend son pays et son idéologie, sans placer l'intérêt continental au-dessus. M. Hollande, qui ne sur-réagit pas comme son prédécesseur et n'a pas la prétention d'être le sauveur de l'UE, ne semble pas vouloir jouer un tel rôle... Et pour cause, cette voix a un nom: Herman van Rompuy, président (reconduit) du Conseil européen, devrait (enfin) revêtir ses habits. S'il faisait son boulot, il devrait mettre fin aux désaccords européens en fixant un cap et en prenant des décisions. S'il ne le fait pas, c'est (sans doute) que sa légitimité ne le lui permet pas... En attendant de régler ce problème institutionnel, espérons que la fracture oui/non du référendum 2005 (qui correspond, grosso modo, à la fracture Berlin/Paris) ne se creuse. Avec des effets qu'on peut imaginer irréversibles.

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 11:32

"Vous verrez, François Hollande ne détricotera pas tout ce que Nicolas Sarkozy a fait" prédisait l'une des porte-paroles de l'ancien président, Valérie Pécresse. La droite renouvelait ce commentaire lorsque, le soir de la passation de pouvoirs et de l'intronisation du nouveau Président, elle fit remarquer que, dans l'hommage qu'il a rendu à ses six prédécesseurs, il avait oublié le sixième. La droite se désespérait alors que le locataire socialiste de l'Elysée ne salua pas une bonne décision de Sarko, comme l'autonomie des universités (que Mme Pécresse avait porté, dans le gouvernement Fillon). Hollande officielleAujourd'hui, les faits le démontrent: cinq ans après son annulation par N. Sarkozy, la garden party n'est pas rétablie... Le président Hollande n'a pas souhaité revenir à cette tradition qui consistait en une fête coûteuse dans le jardin du palais présidentiel (d'où a été prise sa photo officielle: après une première mauvaise impression, liée à l'innovation de la forme carrée et à la posture debout, bras ballants, je la trouve à l'image du Président, simple et peu pompeuse... comme son style ! Même si, personnellement, je la préfère avec le cadrage ci-contre).

 

Pourtant, la bonne décision aurait été de la rétablir. A mon sens, une cérémonie, pas trop officielle et quelque peu décontractée dans les jardins élyséens, a du sens... à condition qu'il ne s'agisse pas d'une réunion des stars à qui l'on donne, souvent abusivement, la Légion d'honneur et qui se gavent de petits fours et autres boissons pour un coût global qui choquait les Français ! François Hollande aurait pu innover et, sans revenir à l'ancienne version, inventer une fête "normale". Après un défilé mêlant l'armée aux talents de la société civile (école, associations...), sur les Champs-Elysées le matin, il serait envisageable, comme je le propose depuis des mois, de créer une fête en plein air pour recevoir les personnes méritantes, célèbres ou anonymes. Cette fête serait l'occasion de la seule et unique promotion de Légion d'honneur. Cette fête serait l'occasion de récompenser, en présence des plus hauts personnages de l'Etat, les simples citoyens qui, dans l'année, auront réalisé un acte héroïque, digne d'être récompensé par la Nation. En parallèle, chaque préfecture départementale organiserait, dans l'après-midi également, la même cérémonie à l'échelon local. La méritocratie, tant vantée en période électorale, ne serait plus un vain mot.

 

Par ailleurs, pour renforçer le caractère national et fédérateur du 14 juillet, d'autres mesures sont envisageables. Parmi les décisions à prendre, celle qui ferait du 14 juillet la date de fin de l'année scolaire et universitaire, marquée par la proclamation des résultats aux examens et la remise de diplômes, lors de cérémonies mettant en avant les meilleurs élèves. Sans tomber dans tout le processus américanisant, il me semble possible d'organiser un el événement. Cela permettrait, comme le gouvernement semble l'envisager, de réduire d'une dizaine de jours les congés d'été. La France politique et éducative serait alors en congés en même temps puisque, traditionnellement, c'est au lendemain de la Fête nationale que le gouvernement prend ses quartiers avant de se retrouver fin août.

 

De même, en multipliant sur tout le territoire des moments de fête collective pour célébrer le mérite et l'effort personnel, la France vivrait ce que le Royaume-Uni vient de vivre avec le Jubilé de la reine d'Angleterre. Elisabeth II a célébré ses 60 années de règne, s'apprêtant à entrer dans l'histoire de son pays en devenant l'un des monarques au règne le plus long (derrière Victoria, pour le moment). Cette célébration a été l'occasion de grandes festivités et d'éditions spéciales dont j'ai eu du mal à décrocher. Car, même si je ne suis pas un royaliste dans l'âme, mon côté historien remonte: de la même façon que, sans être un catholique pratiquant, la mort de Jean-Paul II m'avait bouleversé (c'était le seul Pape que j'avais connu, puisqu'il monta sur le trône de Saint-Pierre huit ans avant ma naissance !), la célébration d'une Reine exceptionnelle (qui est la seule souveraine anglaise que j'ai connu, évidemment) me touche. Plus que cette performance (qui nous permet de vivre ce qu'enConcert-du-Jubile.jpg France, les contemporains de Louis XIV ont vécu avec un règne à la durée exceptionnelle), c'est aussi l'unité et la ferveur du peuple anglais qui interpellent. Pendant quatre jours, fériés pour l'occasion, les Britanniques ont, pour la moitié d'entre eux, participé à au moins une des manifestations liées à ce Jubilé (photo: le Concert devant le Palais de Buckingham). Là, la royauté leur permettait, au-delà des combats politiques et des tensions de la vie de tous les jours, de se retrouver sur ce qui les unit et fait leur histoire. Et si le "nouveau 14 juillet" avait ce sens pour nous, Français?

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 15:22

Actuellement, l'enseignement de l'Union européenne repose sur trois axes: il est en effet l'exemple typique du thème transversal qui comporte trois dimensions, chacune associées à une des trois disciplines enseignées par le même professeur (une dimension historique, une dimension géographique, une dimension citoyenne). En géographie, les programmes insistent sur le fait que, collectivement, les 27 pays membres composent la 1ère puissance économique, commerciale et industrielle du monde... Ainsi, les élèves doivent retenir que si, individuellement, les Etats européens n'occupent pas les premières places, leur association (inédite à l'échelle de la planète) permet de nous offrir une place de choix sur la scène internationale. Quant à la dimension civique, elle insiste sur l'existence d'une citoyenneté européenne qui permet à chaque habitant d'un des Etats-membres de disposer de droits et devoirs supplémentaires à ceux conférés par sa nationalité. L'élection au suffrage direct des euro-députés et l'existence d'un processus de décision entre des institutions démocratiques (schématiquement, les trois pouvoirs - exécutif, législatif et judiciaire - étant bien séparés) composent deux arguments indiscutables... malgré l'imperfection de ces institutions qui pourraient être encore plus démocratiques !

 

Incontournablement, pour évoquer l'UE, tout professeur d'histoire-géo commence toutefois par le volet historique, qui peut se résumer en une succession de dates-clés:

- 1951 et la CECA pour créer une communauté de destin entre France et Allemagne;

- 1957 et le traité de Rome créant la CEE à six sur une base économique et douanière;

- 1979 et la 1ère élection au Parlement européen pour donner une dimension civique et démocratique à ce "géant économique";

- 1992 et le traité de Maastricht créant l'UE avec une dimension plus politique (l'€uro monnaie unique, institutions supranationales, suppression des douanes, Cour européenne...).

- Puis, les élargissements des années 2000 et la question de la Turquie.

 

Ma question du jour: "2012: création des €uro-bonds et d'un budget commun de la zone €uro" intégrera-t-elle les futurs programmes? En posant la question, je sous-entends ma réponse: je crois, avec l'élection de François Hollande, que l'Union européenne vit un tournant politique majeur. D'une part, la vision allemande de la sortie de crise (rigueur budgétaire et austérité pour les peuples) est en passe d'être balayée par une demande de croissance (par la relance et la consommation des citoyens). D'autre part, confrontés à une crise de l'€uro et de la dette grecque toujours pas réglée, les dirigeants européens se retrouvent face à une décision majeure: faut-il entrer dans la stratégie des €uro-bonds et mutualiser, à l'échelle européenne, la dette des Etats? Rappelons que ces €uro-obligations permettrait à l'UE, en tant que telle, d'emprunter l'argent nécessaire au comblement des déficits de ses Etats membres en leur faisant bénéficier d'un taux d'intérêt commun.

 

En mettant le dossier sur la table, le président français a permis aux deux camps d'avancer leurs arguments:

- Côté "pour": le système permettrait d'éponger plus vite les dettes des Etats actuellement en grande difficulté en les éloignant de la pression des marchés et en les libérant de ces taux d'intérêt dignes de l'usure. La spéculation serait ainsi vaincue par une décision solidaire, de quoi faire de l'UE une puissance également financière.

- Côté "contre": adopter ce système, c'est passer l'éponge sur la mauvaise gestion des pays actuellement fragilisés (à qui il est normal de réclamer les efforts supplémentaires) tout en pénalisant des Etats rigoureux qui, avec des taux plus faibles, ont réussi à sortir la tête de l'eau grâce aux efforts de leurs habitants.

 

Finalement, même s'il s'agit d'une vision caricaturale, le débat se résume au degré de solidarité que les dirigeants sont prêts à insuffler pour faire avancer l'Union. Soit la vision allemande l'emporte, et le chacun pour soi obligera des peuples à payer les conséquences de politiques désastreuses (de gauche comme de droite) et les dégâts d'un système capitaliste dont leur pays a été la victime, plus que le complice. Soit la vision française l'emporte, et la solidarité permettra, au prix d'une rigueur budgétaire contrôlée depuis Bruxelles, de stopper la spéculation et mettre fin à cette épée de Damoclès que les marchés font peser sur les pays "fragiles". L'avis des agences de notation ne compterait plus. L'UE sortirait grandie de cette opération... car cela permettrait de passer d'une solidarité entre Etats à une solidarité entre peuples (les bons élèves acceptant de prendre une part de risque pour aider les mauvais à s'en sortir). Reste qu'il apparaît tout aussi nécessaire de trouver des règles strictes qui permettent aux instances européennes de sanctionner un Etat qui bénéficierait de l'endettement commun sans produire les efforts pour rembourser sa dette et atteindre l'équilibre budgétaire...

 

1€ grecUne fois l'outil "€uro-bonds" créé, l'exigence de rigueur aura alors du sens: car, aujourd'hui, comment espérer voir la Grèce rejoindre l'équilibre budgétaire et la voie du désenttement quand le pays doit rembourser un emprunt à 6% d'intérêt? Comment espérer que la zone €uro n'éclate pas (par une sortie de la Grèce) quand ce pays, avec la meilleure volonté et la restauration d'un appareil d'Etat longtemps défaillant, n'a reçu de l'Europe que des enveloppes qui bouchent les trous sans se préoccuper de l'origine de l'hémorragie? Il est clair que trois années de politique merkozyste ont démontré qu'il fallait passer à autre chose... Mais quand?

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