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Un monde meilleur: citations

Pour triompher, le mal n'a besoin que de l'inaction des gens de bien
(Edmund Burke, homme politique et philosophe irlandais du XVIIIème siècle).

 

La politique, c'est l'art de rendre possible ce qui est nécessaire
(Jacques Chirac, phrase de campagne lors de la présidentielle de 1995).

 

Ma génération a bâti les murs de l'UE; votre génération devra en décorer l'intérieur
(François Mitterrand, à Henri Emmanuelli, à l'occasion d'un entretien en tête-à-tête).

 

Dans les pyramides du pouvoir, les ovaires c'est comme l'oxygène: ça se raréfie avec l'altitude
(Isabelle Alonso, ancienne présidente des Chiennes de garde, mouvement féministe).

 

“A une juste guerre, préférons une injuste paix” (Samuel Butler)

 

“Les guerres surviennent toujours entre deux Etats de paix. Alors, supprimons la paix et nous n'aurons plus de guerre
(
Almanach de l'Os à moelle, pensée du 17 octobre 1980)

“C'est dans son coeur qu'il faut construire la paix” (Dalaï-Lama)

“Il n'y aura pas de paix sur cette planète tant que les droits de l'homme seront violés en quelque partie du monde que ce soit”
(
René Cassin, in "Déclaration universelle des Droits de l'Homme", 1948)

“Il est plus facile de
faire la guerre que la paix” (
G. Clemenceau, Discours de paix, 1919)

“Il n'y a jamais eu de bonne guerre ni de mauvaise paix” (Benjamin Franklin, Lettre à John Quincy, 1783)

“Deux coqs vivaient en paix: une poule survint,-Et voilà la guerre allumée”
(
Jean de La Fontaine, Fables "les Deux Coqs")

“On ne fait la guerre que pour faire enfin la paix” (Dictionnaire Le Littré)

“La paix, c'est de la
guerre ailleurs”
(
Jacques Prévert)

“S'irriter d'un reproche, c'est reconnaître qu'on l'a mérité” (Tacite, historien romain des Ier et IIème siècles après JC)

Petite présentation du blog... et de son auteur

Nouvelle DonneDe 2005 à 2012, j'ai tenu un blog intitué Jes6 ("Justice, Equité, Solidarité, pour une VIème République"), réagissant aux faits d'actualité et aux décisions de la présidence Sarkozy.

Homme de gauche, l'élection de François Hollande a été une bonne nouvelle, l'ouverture d'une nouvelle phase...

Mais, mon métier m'a éloigné de la blogosphère.

Déçu par la politique menée, mon militantisme socialiste s'est petit à petit éteint. Fin 2013, la création d'un nouveau parti, Nouvelle Donne, a rallumé la flamme d'un citoyen qui perdait son optimisme. Alors que 2014 est une année électorale, qui s'annonce donc passionnante sur le plan politique, j'espère reprendre le chemin de mon clavier pour alimenter un blog auquel je veux donner un nouveau souffle !

 
Né en Picardie en 1986, j'ai grandi, étudié et travaille toujours dans cette région: je suis aujourd'hui professeur d'Histoire-géographie dans un collège de l'Aisne et mon métier est ma passion ! La politique, qui permet aux uns de s'investir pour changer la vie des autres, m'attire depuis le plus jeune âge.

De 2006 à 2009, j'ai fait partie de la première fournée de CRJ (Conseillers Régionaux Jeunes) élue au suffrage direct par les jeunes de 16 à 25 ans de ma région: ce mandat de trois ans m'a donné l'expérience du travail d'équipe et l'opportunité de contribuer à des projets concrets.

 

De 2006 à 2010, j'ai été militant au PS, participant à la campagne présidentielle de Ségolène Royal puis aux municipales de 2008 au cours desquelles je fus, moi-même, candidat sur une liste d'opposition au maire sortant. A quelques voix, j'aurais pu être conseiller municipal !

Ecologiste convaincu, je me décris volontiers comme progressiste et humaniste: changer le monde, changer l'Europe, changer la France. Les défis sont nombreux. Placer l'homme au coeur d'un système gangréné par l'argent et les puissances hors-sol anti-démocratiques, quel défi !

 

La renaissance de mon blog n'est pas une rupture: dans la colonne de droite, vous pouvez accéder à mes "Archives Jes6" (où je souhaite garder la trace de ces pages de propositions Oiseau-bleu-de-Magritteque j'ai rédigé pendant ces années) ansi qu'aux principales communautés auxquelles je continuerai de contribuer, qu'il s'agisse de "Réformer la France", "La voix des Européens" ou "Pour un monde meilleur" que j'ai créé avec l'ambition d'en faire une plate-forme utopique où puissent s'exprimer les rêves les plus fous d'un monde pacifié, démocratisé et équitable des blogueurs optimistes.

 

Sur "AurelR le citoyen", je vous souhaite de bons moments de lecture.

N'hésitez pas à publier vos commentaires, à me suivre via la newsletter du blog, ainsi que les réseaux sociaux (notamment sur Twitter: @AurelienRoyer86 et les hashtags #reprendrelamain, #bonsenscitoyen, #mondemeilleur), ou à me contacter par mail (en attendant de la renouveler): contact@jes6-leblog.eu

13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 10:49

"Quand on entend le générique de "Fort Boyard", on se dit que l'été est bien là..." écrivait, samedi dernier, un utilisateur de Tweeter, alors que l'émission de France 2 reprenait pour la 10ème saison de son animateur (Olivier Mine). Et, même si la météo sur le nord de la France ne permet de pas de se dire que "l'été est bien là", il est vrai que le programme que nous proposent nos médias (y compris, les rubriques de l'été du magazine Marianne) a un petit goût de vacances. D'ailleurs, l'été est l'occasion, pour l'historien que je suis, de me régaler car, contraiement au reste de l'année, cette discipline est souvent à l'honneur. L'histoire, racontée par l'anecdote ou rapprochée de l'actualité de l'année écoulée: c'est le pari de Marianne, depuis quelques années. La vie intime et les faces cachées des grands personnages de l'histoire européenne: c'est le principe, à succès, des "Secrets d'histoire" de Stéphane Bern.

  

Revivre les grands événements de l'histoire du monde sous forme de reportage, comme si la radio avait existé à ces époques, tel est l'aventure dans laquelle se lance France Info. Tout l'été, chaque samedi, la station du groupe Radio France propose un rendez-vous avec les grands repères de notre histoire. Sans se limiter à la France (on entendra des chroniques sur la découverte de l'Amérique ou l'assassinat du président Lincoln), l'historien qui a coordonné ce projet, Thomas Snegaroff, propose de se mettre dans la peau d'un citoyen de l'époque qui allumerait son poste de radio et entendrait un reporter (Grégoire Lecalot ou Hélène Lam Trong) se situant sur les lieux de l'événement. Premier rendez-vous: demain, nous pourrons vivre la prise de la Bastille comme si elle se déroulait en direct ! Ecoutez la présentation du projet, par son auteur...

 

 

Personnellement, je trouve l'idée formidable. Faire revivre un événement en reconstituant ce que les habitants du pays pouvaient apprendre, heure par heure, sans faire d'anachronisme, permet aux auditeurs de prendre la mesure de l'évenement... et de comprendre que ce que nous considérons, aujourd'hui, comme des temps forts de l'histoire du monde, comme des moments qui ont fait bousculer le monde dans une nouvele dimension, n'ont absolument pas été vécus comme des bouleversements par les contemporains. Meilleure preuve: concernant la prise de la Bastille, chacun sait que Louis XVI, évoquant ses parties de chasse du jour, a noté "Rien" sur son journal de bord, se refusant à voir dans la révolte parisienne une remise en cause totale de son pouvoir !

 

Je vous invite donc, chaque samedi, à écouter France Info pour revivre ces quelques grands moments d'histoire (horaires de diffusion: 9h50, 13h20, 16h50, 18h50 ou 21h50)... ou à les réécouter via la page de la chronique, intitulée "France Info y était" sur le site de cette radio (en cliquant ICI).

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 11:08

Je ne suis pas un fan de foot... Il m'a d'ailleurs fallu attendre les huitièmes de finale pour, enfin, regarder un match de notre équipe nationale. Les performances précédentes, notamment la défaite contre une équipe de Suède qui n'avait rien à perdre, ne pouvaient pas remobiliser la flamme patriotique qui, depuis l'Euro 2000 s'est éteinte. Je ne vibre vraiment qu'en regardant les matchs de l'équipe de rugby qui, lors du dernier Mondial, est tout de même allée jusqu'en finale... malgré le traitement médiatique qu'elle (et son entraîneur de l'époque, Marc Liévremont) a subi !

 

Je ne suis pas un fan du 13h de Jean-Pierre Pernault sur TF1 (qui ressemble davantage à un magazine très "terroir" qu'à un vrai journal d'information)... Mais, force est de constater, dans la vidéo suivante, qu'il a su envoyer deux belles attaques à destination de nos joueurs de foot tricolores, alors qu'il commentait le résultat du quart de finale Angleterre-Italie.

 

 

C'est court. Mais, cette séquence est un pur bonheur, tant la conclusion est parfaite. Pour le moment, la question du remplacement de Laurent Blanc à la tête de l'équipe nationale ne semble pas prioritaire aux yeux de la Fédération (même si le nom de Didier Deschamps, disponible à la rentrée, circule déjà). Côté foot, on préfère attendre et réfléchir plutôt que virer, comme M. Liévremont, un sélectionneur qui n'est pas (entièrement) responsable de cette contre-performance. Il faut dire que l'ancien défenseur de l'équipe victorieuse de 1998 a, au moins, deux circonstances atténuantes: 1- Une victoire de la France dans cet Euro aurait été une franche surprise car, même si l'ère L. Blanc est marqué par bien peu de défaites, l'équipe n'est pas transcendante au point de gagner une compétition aussi importante; 2- Les principaux responsables de cette situation sont les joueurs eux-mêmes.

 

Certes, les choix tactiques de l'entraîneur (qui n'a pas su imposer son autorité, ni même créer un collectif capable d'absorber des talents qu'il a du se contenter de juxtaposer) n'ont pas été les meilleurs... mais c'est le manque d'éducation de ces stars du ballon rond, qui se comportent comme des enfants gâtés, arrogants et à qui tout devrait être dû, qui est en cause. Sans revenir sur les insultes prononcées par les joueurs à destination de l'entraîneur (du temps de Domenech) ou des journalistes, qui témoignent d'un manque cruel de savoir-vivre et de retenue en public, l'attitude de cette génération est scandaleuse. Manque de considération pour les supporters, casques audio vissés sur les oreilles devant les caméras, quête absolue d'un gain à court terme (comme si la prime de l'Euro comptait plus que le résultat !): bref, ces stars sur-payées, censées faire rêver notre jeunesse, ne sont pas des modèles... Il serait temps que les responsables du foot français (notamment le coach) prenne des décisions courageuses, en évinçant ceux des joueurs qui n'apportent rien aux performances de l'équipe. On attend la suspension de Nasri comme un symbole !

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 11:25

Le drame de l'élection présidentielle 2012, c'est le score du Front national... ou plutôt le fait que, des deux côtés, on tente de minimiser la portée (historique) de ce score. Le haut niveau enregistré par Mme Le Pen n'intéresse les deux finalistes, en premier lieu Nicolas Sarkozy, que pour le réservoir de voix qu'il constitue. Au fond, on peut se dire (vision positive des choses) que le vote Le Pen a permis à l'abstention d'être moins élevée que prévue: alors que le PS mobilisait les électeurs par des campagnes que le gouvernement aurait dû financer et que les sondages annonçaient à peine 70% de participation ("à cause des vacances scolaires"), la participation a été plutôt bonne, voisine des 80%... parmi les plus fortes pour un scrutin présidentiel. Mais, c'est un bien pour un mal: les abstentionnistes d'avant-vote se sont massivement reportés sur la candidate frontiste, gonflant, au dernier moment, son score. Troisième "homme" (incontestable) du scrutin, elle a su attirer un vote protestataire, particulièrement marqué dans le monde rural, que le slogan du NPA résume assez bien: "Refus de Sarko sans faire confiance à Hollande". Ceux des électeurs populaires, qui s'étaient laissé berné par le beau discours sarkozyste de 2007, ne sont pas tombés dans le panneau... et n'ont pas pour autant rejoint les rangs hollandais (campagne trop molle, sans enthousiasme, comme je l'indiquais, sur ce blog, avant le 22 avril !).

 

Problème: bien peu de commentateurs insistent sur le fait que les voix rassemblées par Mme Le Pen dépassent, en valeur absolue ET relative, les scores cumulés de son père et de Bruno Mégret, également présent en 2002. Non seulement la fille fait mieux, en pourcentage, que son géniteur mais elle fait également mieux, à la faveur d'une faible abstention, en nombre de suffrages ! Or, c'est dramatique ! Les plus optimistes, dont je ne suis pas, diront que c'est un vote de crise, un vote de souffrance sociale... Bref, que la crise, en plus d'avoir plombé le budget et l'économie française, a contribué à la montée du vote populiste d'extrême-droite. C'est la pensée Guaino. Les plus pessimistes, dont je suis, rappeleront qu'avec son entreprise (réussie) de dédiabolisation et le renouvellement du parti (autant des hommes - les candidats de juin seront plus jeunes et féminins que pour les autres partis ! - que des idées - Marine Le Pen a avancé des nouvelles propositions, s'appuyant sur une analyse, juste, de l'état de la France, de l'Europe et du monde), la présidente du FN est parvenue à attirer à elle des électeurs qui votent par adhésion et qui revendiquent leurs choix devant les caméras... Fini le vote honteux pour le FN !

 

Mon but, ici, n'est pas de chercher les responsabilités. Je veux simplement tenter d'expliquer ce que l'avenir pourrait nous réserver, à la lumière de cette situation. Quelle est la part du vote d'adhésion et du vote protestataire (sous-entendu, occasionnel)? Je serais tenté de dire 50-50. En réalité, c'est le résultat du second tour (et le report des voix) qui nous le dira: à peu de chose près, la part des électeurs marinistes qui votera pour Sarko correspondra au vote d'adhésion (c'est-à-dire ceux qui placent le rejet de l'Europe, les questions de l'insécrité et de l'immigration en tête de leurs priorités); la part des électeurs frontistes qui se sera abstenu ou qui aura voté Hollande correspondra au vote protestatiare (c'est-à-dire ceux qui, parmi les plus défavorisés de nos concitoyens, ne croient plus en la politique traditionnelle et pâtissent, au quotidien, de la situation économique). La logique serait la même, selon moi, en ce qui concerne les électeurs du MoDem: quelle que soit la consigne de vote délivrée par François Bayrou, les sympathisants MoDem venus de la droite voteront Sarkozy (en plaçant, en tête de leurs préoccupations, la situation budgétaire et la relance de l'économie par des réductions d'impôts et de charges pour les entreprises) et ceux qui venaient de la gauche voteront Hollande (en plaçant la relance d'une Europe plus politique et la question du partage des richesses au sommet de leurs attentes). Les autres, ceux qui représentent la parfaite synthèse de ces deux aspects, se détermineront au dernier moment, en fonction des avancées (négligeables) réalisées par les deux finalistes. Ces derniers auront beau jeu d'expliquer que, dès le début, leurs projets correspondent à la vision de M. Bayrou et que ses priorités, ils ne l'ont pas attendu pour les intégrer !

 

Ce qui rapproche également le FN du MoDem, c'est l'après 6 mai ! Pour faire simple, les deux dirigeants ont le même intérêt: que Nicolas Sarkozy soit battu, sans pour autant y avoir directement contribué. Que ce soit Marine Le Pen ou François Bayrou, ils comptent rester actifs dans la vie politique française dans les années à venir et ont, sans doute, le regard tourné vers la présidentielle 2017. Pour la préparer, ils ont besoin d'élargir leur socle électoral en accroissant le poids de leur parti respectif: en clair, le FN espère récupérer la partie la plus à droite de l'UMP (les députés de la "droite populaire" chassent d'ailleurs avec aisance sur les terres frontistes) et le MoDem fédérer les élus et sympathisants de la frange la plus modérée de l'UMP. Si Nicolas Sarkozy perd l'Elysée, les leaders de son parti vont s'affronter dans une guerre civile (Fillon, Copé, Bertrand, voire Juppé vont lorgner sur la candidature en 2017) et, sur les décombres, une recomposition du paysage politique est envisageable. En gros, un retour au tripartisme droitier (UDF-RPR-FN) est possible: Bayrou dirigerait la nouvelle UDF avec les gaullistes sociaux ou les UMPistes modérés (sauce Borloo, par exemple); Le Pen dirigerait un FN rebaptisé et élargi, tandis que l'un des leaders actuels se poserait en successeur de Sarkozy avec ce qui restera... Sauf que, dans ce scénario, ni Bayrou ni Le Pen ne doivent avoir contribué à la victoire d'Hollande, ce qui les priverait du soutien des UMPistes sur lesquels ils lorgnent ! En clair, faire battre Sarkozy sans appeler à voter Hollande. C'est déjà la position de Marine... Le député béarnais, malheureux 5ème du premier tour, y viendra-t-il cette semaine?

 

En guise de confirmation: écoutez l'interview que la leader frontiste à accorder à France Info au lendemain du 1er tour... trouvant une énième bonne formule ("Sarko préfère voter PS, en fonction des personnalités, ou appeler à s'abstenir ou encore voter blanc aux législatives... Qu'il prenne garde à ce que je ne donne pas la même consigne pour le 6 mai !").

 

 

 

 

Complément au 2 mai. La manifestation parisienne et johannique du Front National, hier à Paris, l'a confirmé: la présidente du mouvement n'a pas donné de consigne de vote, ne s'exprimant ni pour François Hollande, ni pour Nicolas Sarkozy, mais contre les deux "frères siamois", dont l'un sera élu au poste de "administrateur adjoint de la BCE". A titre personnel, elle a déclaré: "dimanche, je voterai blanc... et, en juin, je voterai bleu marine !". Les législatives sont donc bien dans la ligne du mire du FN. Il faut dire que les scores enregistrés au 1er tour de la présidentielle ont de quoi lui permettre d'espérer: comme le faisait remarquer Dominique Reynié, dans un des derniers "Mots croisés" sur France 2, "là où le FN ne faisait pas 10%, il les a atteint; là il faisait entre 10 et 15%, il est entre 15 et 20%; là où il faisait entre 15 et 20%, il est entre 20 et 25%; là où il faisait plus de 20%, il fait désormais plus de 25%". Bref, la poussée frontiste est générale en France et, avec de tels scores, il est en mesure de se maintenir dans environ 350 des 580 circonscriptions législatives de France métropolitaine... ce qui provoquerait autant de triangulaires. Or, avec des scores avoisinant les 30% dans certaines zones, la probabilité d'élus FN n'est pas nulle... Mon département est d'ailleurs pleinement concerné (voir un prochain article). Que le FN réussisse une telle prouesse dans le cadre d'un scrutin uninominal à deux tours, ce serait un cataclysme politique !

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 20:24

"Hier, la comédienne Sophie Desmarets est morte: elle avait 89 ans". C'est dans les dernières minutes du journal de 7h de France Info, ce mardi 14 février 2012, que j'ai appris la disparition de cette comédienne, rarement récompensée, oubliée du grand public et dont le dernier rôle au cinéma datait de plus de 15 ans... Cette phrase laconique m'a tout aussi attristé que le décès lui-même de cette comédienne dont, personnellement, je ne connais que mal le parcours. J'avoue ne pas connaître la grande majorité des films et téléfilms dans lesquels elle a joué... mais, compte-tenu de son parcours, je crois qu'un hommage plus appuyé aurait dû lui être rendu. Sur la scène médiatique, seul Laurent Ruquier, via Twitter ou dans son émission quotidienne d'Europe 1, a salué la disparition de cette comédienne.

 

J'ai donc souhaité apporté ma modeste pierre à cet hommage en publiant, ici, un court extrait du film "Fallait pas", réalisé par Gérard Jugnot... Film qui m'a procuré d'inénarables fous rires en famille (avec ma soeur, en particulier), tant le jeu de François Morel ou du regretté Jean Yanne apporte à cette oeuvre une dimension comique indéniable. Pour ceux qui ne le connaissent pas, ce film raconte l'histoire d'un DRH (interprété par Gérard Jugnot) qui, à quelques jours de son mariage avec Constance (Michèle Laroque), doit subir, avec ses employés, un stage de survie en montagne. Sur la route du retour, une panne de voiture le bloque près d'un chalet qu'un gourou s'apprête à faire exploser avec tous les membres d'une secte qu'il a plumé. Parmi ces victimes, François Morel s'échappe du chalet avec Gérard Jugnot et la valise de billets récoltés... Les deux hommes sont poursuivis par le gourou (Jean Yanne) et son adjoint (Martin Lamotte) jusque dans le château de la famille de Constance, où le mariage se prépare. Là, le gourou prend la famille en otage. Entre en scène Sophie Desmarets (qui joue la mère de Michèle Laroque) qui s'offre une réplique, à mes yeux, cultissime !

 

 

89 ans. Une liste impressionnante de films, téléfilms et pièces de théâtre. Pas d'hommage appuyé, ni dans la presse, ni lors de la récente cérémonie des Césars... Une comédienne de talent, dont le nom fut attaché à la "Fleur de cactus" (lire ICI), s'en est allée !

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 18:01

Hier, mercredi 11 janvier, je réagissais, quelques minutes après son annonce officielle, au décès du journaliste Gilles Jacquier, grand reporter à France 2, envoyé spécial en Syrie. J'y exprimais ma colère de voir les Occidentaux réagir aussi mollement face à ce drame et à la situation dramatique que le peuple syrien subit depuis de longs mois. La politique du dictateur El-Assad ne semble pas émouvoir nos diplomates qui préfèrent jouer à l'autruche, se cacher de la dure réalité, laisser des millions de civils entre les mains d'un bourreau accroché à son pouvoir. Triste nouvelle: hier soir, la Haute-représentante de l'UE pour les questions extérieures (l'inconsistante Catherine Ashton) réclamait que l'enquête sur les circonstances de la mort du journaliste (enquête réclamée par Alain Juppé) soit "rapide". Eh bien... C'est virulent !

 

Pour rendre hommage à ce journaliste engagé, désireux de tourner un reportage du côté du pouvoir syrien (pour ne pas s'enfermer dans le seul point de vue des opposants) et actif sur les terrains les plus dangereux de la planète depuis le milieu des années 1990, voici le portrait que France 2 a diffusé dans son JT de 20 heures, hier soir.

 

 

Plus qu'une autre, la mort de Gilles Jacquier m'a ému et profondément attristé. J'ai bien failli verser une larme à l'entrée du journal de David Pujadas. Grand reporter dans des pays où la guerre, la famine, la misère ou la dictature martyrisent des peuples sans voix, telle était la mission de cet homme de 43 ans. Porter à la connaissance des peuples occidentaux la réalité de conflits parfois complexes, telle était aussi l'ambition de la rédaction de France 2... Une mission et une ambition que j'aimerais moi-même servir, dans un avenir lointain. J'imagine très bien quitter l'Education nationale (quand ce métier, qui est mon actuelle passion, ne m'attirera plus !) pour embrasser une carrière journalistique. Risquer sa vie pour informer est noble, terriblement courageux... mais aussi profondément injuste ! S'il est bien des personnes qui méritent la Légion d'honneur, en France, les grands reporters de guerre sont de ceux-là... Et si le président Sarkozy décidait de décorer ceux qui n'ont pas encore perdu la vie ?... En attendant de partir en guerre contre la tyrannie meurtrière du régime syrien !

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 18:19

Il réclame 500 signatures. Non pas les parrainages que convoitent les candidats à la Présidence de la République, mais des soutiens publics d'élus locaux sur un sujet sensible: le mal-logement. L'ex joueur de foot, Eric Cantona, revient sur le devant de la scène médiatique: après le flop de son appel à vider nos comptes bancaires (dont le but était de prouver que la capacité de nuisance des simples citoyens, sans lesquels le système bancaire pourrait s'écrouler), l'abbé Eric lance, tel l'abbé Pierre en 1954, un appel à destination de la classe politique. Son but: que l'accès à un logement décent, notamment pour les plus faibles, soit un sujet-phare de la prochaine campagne présidentielle... Cet appel fait suite au clip (pour la Fondation Abbe-Pierre), tourné en 2010, dans lequel Cantona se mettait dans les habits d'un agent immobilier. Voyez plutôt !

 

 

L'objectif de l'ex-star du ballon rond: faire du droit au logement l'équivalent en 2012 du Pacte écologique de Nicolas Hulot en 2007. A l'époque, l'animateur vedette d'Ushuaia poussait les candidats à signer, un par un, face caméra, un texte par lequel ils s'engageaient à faire du développement durable (hausse des énergies propres, protection de l'environnement et de la biodiversité, création d'un ministère...) une priorité du quinquennat. Succès garanti.

 

On souhaite le même sort à l'initiative d'Eric Cantona. Ce dernier, dont les capacités à médiatiser les causes pour lesquelles il s'engage (en l'occurence, il n'est pas la seule personnalité à soutenir les combats de la Fondation Abbé-Pierre), devrait parvenir à ses fins. Pour l'heure, il y a de quoi être optimiste: soucieux de leur popularité, les politiciens de tous bords ont exprimé leur accord unanime avec cette noble cause. Premier concerné, Benoist Apparu (secrétaire d'Etat au logement) se félicite de l'initiative. A croire que le coup de gueule d'une célébrité, relayée par le soutien des maires qui signeront cet appel, pèse plus que les agissements d'un membre du gouvernement ! A moins que l'actuelle équipe dirigeante ne se donne pas les moyens de ses ambitions: il en est du logement comme de bien autres sujets. L'opposition fera-t-elle mieux? Au cours de la campagne électorale, des réponses nous seront données. Nous devrons donc rester vigilants.

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 10:29

Nouvelle année. Nouvelles résolutions. Nouvelle rubrique.

J'inaugure, ce lundi, la dernière née des rubriques de Jes6: "L'actu en vidéo".

Chaque fois que j'estimerai nécessaire de diffuser une vidéo auprès de mes lecteurs, parce qu'elle apporte un éclairage utile sur l'actualité, je le ferai. C'est ma façon de rendre plus visible et plus attractive la rubrique "La vidéo du moment" que vous pouviez consulter, jusque-là, dans la colonne de droite. Désormais, sans que le rythme soit aussi régulier qu'auparavant (je m'efforçais de publier une vidéo par quinzaine), je publierai les vidéos qui font le "buzz" tout en vous laissant la possibilité de réagir en postant des commentaires (ce qui était impossible jusqu'à présent) !

 

Première vidéo: l'interview de Nicolas Dupont-Aignan, président du micro-parti "Debout la République", plus proche de l'association dont le but est la promotion de son président que du parti politique traditionnel. L'élu de l'Essonne, anciennement étiqueté UMP, se lance dans la bataille présidentielle. Et, à bien l'écouter, on se rend compte que l'analyse qu'il fait de la situation de la France est particulièrement fine et correcte, tout comme bon nombre de propositions qu'il soumet au vote des Français.

 

Dans cette vidéo, interrogé sur le mouvement de grèves des personnels de sécurité des aéroports ou sur le fameux "produire français", il identifie la (ou les) vraie(s) cause(s) du problème. Contrairement à l'actuelle équipe gouvernementale, il ne se donne pas comme mission de gommer les effets des problèmes, mais de s'attaquer à la racine de ces maux. C'est d'ailleurs ce qui rend ses propositions intéressantes: je vous laisse juger.

 



J'ai voulu mettre à l'honneur Nicolas Dupont-Aignan pour mon premier numéro des "Candidats en vidéo" car, campagne présidentielle oblige, chacun(e) des prétendant(e)s à l'Elysée va arpenter les plateaux télé et studios radio pour diffuser son message. Donner au président de Debout la République mon premier article est une manière de montrer que, dans le débat qui va commencer à agiter la société française et la glosophère, il y a toute sa place. Que ses propositions méritent réflexion et échanges. J'espère que vous saurez saisir ces nouveaux rendez-vous sur Jes6 pour contribuer au débat de la présidentielle !

 

Quant à la candidature de M. Dupont-Aignan, elle ne m'intéresse pas seulement sur le fond... mais aussi sur la forme. Confronté à l'érosion de son électorat de base (qu'il avait su conquérir avec force en 2007), Nicolas Sarkozy est en difficulté. A raison de promesses, voire de postes distribués (on imagine mal Borloo renoncé sans garantie d'une confortable place dans l'équipe suivante), l'actuel chef de l'Etat a tenté, avec plus ou moins de succès, d'éliminer ces candidats qui auraient pu le gêner. Non qu'ils aient pu le dépasser pour prendre sa place au 2ème place. Mais, ces candidats populaires, qui reflètent une vision assez différente de la politique à mener, auraient pu capter une part importante des voix, plaçant le candidat de l'UMP en position de faiblesse... voire en 3ème place, derrière François Hollande et Marine Le Pen. En revanche, les "petits candidats", dont l'audience est limitée par leur manque de crédibilité (comme Mme Boutin, dont le discours n'a pas bougé en quinze ans !), de charisme ou encore de célébrité, le président Sarkozy ne les freine pas. Les élus de droite vont aider ces candidats à obtenir les 500 parrainages. Objectif? Que les électeurs de droite déçus du sarkozysme, qui n'auraient pas voté Sarko au 1er tour, ne tombent pas dans l'escarcelle du FN, mais dans celle d'autres candidats. Ainsi, ces électeurs égarés, suffisamment à droite pour ne pas glisser à gauche au 2nd tour, reviendront au bercail en cas de duel Hollande-Sarkozy. C'est vraisemblablement le pari du président à l'égard de l'électorat potentiel de Nicolas Dupont-Aignan. L'avenir dira si cette stratégie aura été payante !

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