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Un monde meilleur: citations

Pour triompher, le mal n'a besoin que de l'inaction des gens de bien
(Edmund Burke, homme politique et philosophe irlandais du XVIIIème siècle).

 

La politique, c'est l'art de rendre possible ce qui est nécessaire
(Jacques Chirac, phrase de campagne lors de la présidentielle de 1995).

 

Ma génération a bâti les murs de l'UE; votre génération devra en décorer l'intérieur
(François Mitterrand, à Henri Emmanuelli, à l'occasion d'un entretien en tête-à-tête).

 

Dans les pyramides du pouvoir, les ovaires c'est comme l'oxygène: ça se raréfie avec l'altitude
(Isabelle Alonso, ancienne présidente des Chiennes de garde, mouvement féministe).

 

“A une juste guerre, préférons une injuste paix” (Samuel Butler)

 

“Les guerres surviennent toujours entre deux Etats de paix. Alors, supprimons la paix et nous n'aurons plus de guerre
(
Almanach de l'Os à moelle, pensée du 17 octobre 1980)

“C'est dans son coeur qu'il faut construire la paix” (Dalaï-Lama)

“Il n'y aura pas de paix sur cette planète tant que les droits de l'homme seront violés en quelque partie du monde que ce soit”
(
René Cassin, in "Déclaration universelle des Droits de l'Homme", 1948)

“Il est plus facile de
faire la guerre que la paix” (
G. Clemenceau, Discours de paix, 1919)

“Il n'y a jamais eu de bonne guerre ni de mauvaise paix” (Benjamin Franklin, Lettre à John Quincy, 1783)

“Deux coqs vivaient en paix: une poule survint,-Et voilà la guerre allumée”
(
Jean de La Fontaine, Fables "les Deux Coqs")

“On ne fait la guerre que pour faire enfin la paix” (Dictionnaire Le Littré)

“La paix, c'est de la
guerre ailleurs”
(
Jacques Prévert)

“S'irriter d'un reproche, c'est reconnaître qu'on l'a mérité” (Tacite, historien romain des Ier et IIème siècles après JC)

Petite présentation du blog... et de son auteur

Nouvelle DonneDe 2005 à 2012, j'ai tenu un blog intitué Jes6 ("Justice, Equité, Solidarité, pour une VIème République"), réagissant aux faits d'actualité et aux décisions de la présidence Sarkozy.

Homme de gauche, l'élection de François Hollande a été une bonne nouvelle, l'ouverture d'une nouvelle phase...

Mais, mon métier m'a éloigné de la blogosphère.

Déçu par la politique menée, mon militantisme socialiste s'est petit à petit éteint. Fin 2013, la création d'un nouveau parti, Nouvelle Donne, a rallumé la flamme d'un citoyen qui perdait son optimisme. Alors que 2014 est une année électorale, qui s'annonce donc passionnante sur le plan politique, j'espère reprendre le chemin de mon clavier pour alimenter un blog auquel je veux donner un nouveau souffle !

 
Né en Picardie en 1986, j'ai grandi, étudié et travaille toujours dans cette région: je suis aujourd'hui professeur d'Histoire-géographie dans un collège de l'Aisne et mon métier est ma passion ! La politique, qui permet aux uns de s'investir pour changer la vie des autres, m'attire depuis le plus jeune âge.

De 2006 à 2009, j'ai fait partie de la première fournée de CRJ (Conseillers Régionaux Jeunes) élue au suffrage direct par les jeunes de 16 à 25 ans de ma région: ce mandat de trois ans m'a donné l'expérience du travail d'équipe et l'opportunité de contribuer à des projets concrets.

 

De 2006 à 2010, j'ai été militant au PS, participant à la campagne présidentielle de Ségolène Royal puis aux municipales de 2008 au cours desquelles je fus, moi-même, candidat sur une liste d'opposition au maire sortant. A quelques voix, j'aurais pu être conseiller municipal !

Ecologiste convaincu, je me décris volontiers comme progressiste et humaniste: changer le monde, changer l'Europe, changer la France. Les défis sont nombreux. Placer l'homme au coeur d'un système gangréné par l'argent et les puissances hors-sol anti-démocratiques, quel défi !

 

La renaissance de mon blog n'est pas une rupture: dans la colonne de droite, vous pouvez accéder à mes "Archives Jes6" (où je souhaite garder la trace de ces pages de propositions Oiseau-bleu-de-Magritteque j'ai rédigé pendant ces années) ansi qu'aux principales communautés auxquelles je continuerai de contribuer, qu'il s'agisse de "Réformer la France", "La voix des Européens" ou "Pour un monde meilleur" que j'ai créé avec l'ambition d'en faire une plate-forme utopique où puissent s'exprimer les rêves les plus fous d'un monde pacifié, démocratisé et équitable des blogueurs optimistes.

 

Sur "AurelR le citoyen", je vous souhaite de bons moments de lecture.

N'hésitez pas à publier vos commentaires, à me suivre via la newsletter du blog, ainsi que les réseaux sociaux (notamment sur Twitter: @AurelienRoyer86 et les hashtags #reprendrelamain, #bonsenscitoyen, #mondemeilleur), ou à me contacter par mail (en attendant de la renouveler): contact@jes6-leblog.eu

8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 09:31

Romney/Obama: le duel des prétendants à la présidence des Etats-Unis est désormais sérieusement engagé. Les deux conventions se sont déroulées: après la grand-messe républicaine en Floride, les démocrates se sont réunis à Charlotte (Caroline du nord) pour introniser le président sortant comme candidat à sa propre succession en novembre. Face au ticket Romney-Ryan, le tandem Obama-Biden rempile... avec ce constat: la parité au sommet de l'Etat, non appliquée par le sortant, ne sera pas plus concrétisée en cas de victoire de Mitt Romney, qui a donc choisi un homme blanc comme co-listier. Plus les symboles, le millionnaire mormon a préféré avoir à ses côtés un conservateur pur et dur, apte à capter l'électorat que Sarah Palin devait également apporter à John McCain il y a quatre ans !

 

Plus que le profil du possible futur vice-Président américain, c'est le mensonge révélé en cette fin de semaine qui m'intéresse. Désireux de passer pour le gendre parfait, capable de séduire l'électrice-ménagère, Paul Ryan a défendu les valeurs traditionnelles (le travail pour les hommes, la gestion du foyer et des enfants pour les femmes, l'importance de la foi, le refus de toutes les mesures progressives qui piétinent les valeurs traditionnelles...). Et il s'est vanté d'avoir couru le marathon de New York en 2h50, soit une bien belle performance pour un parcours de 42,2 km (ce qui ferait une moyenne de 15 km/h). Après vérification, M. Ryan a franchi la ligne d'arrivée 4h10 après son départ... soit une moyenne de 10 km/h). Bref, ce candidat à la vice-présidence montre qu'il possède déjà l'une des qualités nécessaires pour faire de la politique: mentir !...

 

L'autre grande qualité nécessaire pour réussir au plus haut niveau, c'est de vendre aux électeurs une vision tout aussi mensongère de la société et un projet politique déconnecté des réalités. Vendre du rêve. Jouer sur les émotions. Nier la réalité. Faire croire que tout est possible et que le monde idéal est à portée de main... C'est le message que Barack Obama a déjà commencé à vendre, via sa charmante épouse. Michelle, extrêmement populaire (où l'on voit qu'une élection, outre-Atlantique, est d'abord une campagne de communication qui peut se gagner avec la popularité d'une épouse), s'est chargée de transmettre aux militants en délire (déjà convaincus avant même qu'elle n'ouvre la bouche) l'amour qu'elle a pour son mari, d'expliquer qu'il a fait tout ce qu'il a pu et qu'il est le seul à pouvoir achever son projet. Encore quatre ans, et c'est bon ! Ce show, qui me ferait presque détesté la politique, n'est qu'une succession de bonnes intentions et de grosses ficelles que le "Petit journal" de Yann Barthès (hier soir, sur Canal +) a décortiqué.

Regardez la vidéo qui suit:

 

 

Quel cinéma ! Quelle mise en scène ! Et dire que des millions de gens vont tomber dans le panneau... et voter pour le mari de celle qui les aura le plus touché ! C'est répugnant !

 

Malheureusement, de ce côté-ci de l'Atlantique, nous avons les mêmes spécimens. Sauf que, chez nous, les conjointes ne sont pas mis à contribution. Nos hommes politiques se chargent, eux mêmes, de mentir, de travestir la vérité et de distiller leurs bons sentiments, sans réfléchir à ce que cachent leurs propos. Hier soir, toujours sur Canal +, Jean-Michel Apathie (chroniqueur politique du Grand Journal, en même temps qu'éditorialiste à RTL) analysait les derniers propos de M. Copé, candidat à la présidence du parti dont il assurait l'intérim. le député-maire de Meaux, soucieux de montrer qu'il représente une alternative crédible et une opposition franche au gouvernement, a déclaré sur France Info tout le mal qu'il pense de la politique actuellement menée (c'est de bonns guerre !) en précisant que, s'il était en responsabilité (ce que je ne souhaite pas pour la France), il "supprimerait les dépenses inutiles pour rééquilibrer le budget de l'Etat". Hip, hip, hip... Qui peut être contre? Le problème (comme le précise M. Apathie), c'est que le budget actuellement appliqué, le budget 2012, a été voté par la majorité UMP battue en juin. M. Copé, en tant que député et patron de cette majorité, a voté toutes les dispositions de ce dernier budget du mandat sarkozyste... Donc, il est l'un des co-responsables de ces dépenses inutiles qu'il critique aujourd'hui ! CQFD.

 

Autre exemple de mauvaise foi en politique: le cas Jean-Claude Gaudin. Interrogé depuis quelques semaines sur la situation dans sa ville, il a eu la sagesse d'appeler le gouvernement à discuter avec tous les partenaires, sous-entendu avec la mairie UMP de Marseille... sans que l'équipe Ayrault ne se contente de renforcer les effectifs policiers dans les arrondissements contrôlés par le PS. Sur ce point, M. Gaudin a parfaitement raison et l'actuel gouvernement s'honorerait de ne pas poursuivre une méthode qui, par le passé, a pu être pratiquée ! Sauf que, pour minimiser l'ampleur du problème marseillais (mélange de trafics de drogue, d'armes et de rivalités de bandes qui gangrènent des quartiers entiers), le maire de la cité phocéenne a développé deux arguments: 1- C'est la faute des médias qui braquent leurs projecteurs sur Marseille dès qu'il s'y passe quelque chose, même si l'événement se déroule dans une commune voisine de l'agglomération... et ne font pas le même travail quand il s'agit de Lille ou de Strasbourg. (Sauf qu'à Marseille, les règlements de compte en pleine rue, qui peuvent tuer des citoyens honnêtes et innocents par des "balles perdues", se multiplient); 2- Entendu sur Europe 1 dans les premiers jours de la polémique: "On ne parle pas des autres problèmes qui concernent d'autres gens dans d'autres villes". Sauf erreur, je retranscris la phrase exacte de M. Gaudin qui, dans la même pensée, utilise trop fois le mot "autres". On voudrait faire plus vague qu'on ne pourrait pas.

 

Bref, quand on voit la qualité des interventions, la pauvreté des argumentaires des uns et des autres et ces grosses ficelles qui visent à polluer un débat qui n'est pas toujours de qualité, on se demande ce qui motive nos politiques, si ce n'est la paie qu'ils touchent, en fin de mois, pour occuper les postes qu'ils se partagent depuis des décennies ! Le peuple serait-il si stupide pour que nos élus se permettent d'être aussi médiocres? Ca fait peur !

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 18:27

Outre-Atlantique, le duel Obama/Romney est en marche: d'un côté, le président en exercice va tenter de convaincre les électeurs qu'il a fait de son mieux, que la crise (et l'absence de majorité au Congrès depuis deux ans) l'a (ont) empêché d'appliquer pleinement le programme qu'il aurait voulu mettre en oeuvre pour son pays; de l'autre, son challenger républicain tentera d'obtenir le soutien d'une majorité d'Américains qui penseraient que les recettes solidaires et dépensières de la gauche ne fonctionnent décidément pas.

 

En France, la rentrée politique est marquée par un sentiment curieux: alors que les défis sont importants et qu'en début de mandat, l'enthousiasme devrait donner des ailes à la majorité, un pessimisme général règne... rendant l'actualité pesante, voire ennuyeuse. Il faut dire que:

- du côté des ténors de la rue de Solférino, on est plus occupé à deviner qui Mme Aubry choisira, autoritairement, comme son successeur... bafouant une démocratie militante qui aurait pu faire la fierté du PS;

- du côté de l'UMP, on est plus occupé à préparer la lutte finale entre les deux camps Fillon et Copé, les sondages donnant un avantage au premier;

- du côté des élus UMP, on est plus occupé à critiquer, sans réfléchir, les décisions ou les tergiversations du gouvernement, histoire d'occuper le terrain médiatique;

- du côté de l'Amicale des amis de Nicolas Sarkozy (dans laquelle les battus des dernières législatives trouvent des postes qui doivent leur assurer de survivre malgré le chômage !), on est plus occupé à défendre le bilan de l'ancien Président et de s'enfermer dans l'admiration du gourou disparu par la volonté d'une majorité de ce peuple français si ingrat !

 

Ainsi, parmi les fidèles de l'ancien chef de l'Etat, on a pu entendre Claude Guéant (qui a pour point commun avec son ancien mentor d'avoir été battu démocratiquement en juin dernier) justifier que Nicolas Sarkozy puisse être grassement rémunéré (250.000€ pour un discours de 45 min... ce qui lui permettra de toucher l'équivalent d'un SMIC net - 1118€ - toutes les 12 secondes !) en donnant des conférences à travers le monde. 70 propositions auraient été faites à l'ancien Président. Alors que les Français seraient en droit de s'indigner des montants annoncés, les fidèles de l'ancien locataire de l'Elysée s'insurgent que leurs concitoyens ne se réjouissent pas qu'un de leurs anciens Présidents soient ainsi sollicités, ce qui prouverait qu'il a été un excellent dirigeant, dont les conseils et les analyses sont attendus par les décideurs encore en place ! Il faut dire que le décideur en question, qui a proposé les 250.000 €, c'est la banque d'affaires américaine Morgan Stanley !... Preuve, plutôt, que le président battu reste un modèle pour ces milieux qui sont à l'origine de la crise et qui n'en paient pas les mêmes conséquences que les citoyens smicards ! Et dire que l'Assemblée aurait pu compter, dans ses rangs, un politicien aussi déconnecté que M. Guéant. On l'a échappé belle.

 

Mais, notre époque est étrange: alors que l'opposition n'est pas en mesure de convaincre puisqu'elle aborde une période de reconstruction (nécessaire après une défaite comme celle de 2012), la majorité au pouvoir ne convainc pas davantage. L'indice de popularité de François Hollande dégringole. Signe que ses électeurs, enthousiastes après la fin de la parenthèse sarkozyste, s'impatientent de le voir prendre les bonnes décisions. Signe, aussi, que la seule volonté anti-sarkozyste (ne pas se précipiter et prendre le temps de la concertation) ne suffit pas... car, après le quinquennat précédent, les Français sont devenus impatients, encouragés en cela par une presse qui n'épargne rien au nouveau chef de l'Etat. Comme si l'on pouvait croire que la fameuse période des 100 jours aurait pu être suffisante pour résoudre les problèmes du pays (croissance en berne, explosion du chômage, hausse du prix de l'essence...).

 

Comme beaucoup de Français, mon sentiment est partagé. D'un côté, je me dis que la démarche hollandaise est meilleure que celle de son prédécesseur: mener des concertations, ne pas se précipiter, attendre l'examen du budget 2013 pour mener la réforme fiscale qui doit corriger les inégalités croissantes... Tout cela est bien. Mais, dans la réalité, j'ai le sentiment que le Président ne sait pas fixer le cap et n'a pas l'autorité suffisante pour diriger son équipe. Chaque fois qu'un sujet fait la une de l'actualité, plusieurs ministres annoncent des décisions différentes... obligeant le Premier ministre, peu audible, à trancher... obligeant, désormais, M. Hollande à venir à la télévision. Que dira-t-il ce dimanche soir? Qu'il mesure l'ampleur de la tâche mais que, pour sortir de la crise, il faut être patient? Que le débat et la confrontation des points de vue est nécessaire pour faire vivre une démocratie et prendre les bonnes décisions? Qu'il dispose de cinq années pour changer la France et appliquer son programme? Tout cela est juste... mais, parce que la crise a été violente et que ses conséquences continuent d'assombrir l'avenir du pays, les citoyens ont besoin de signes forts. Ils veulent qu'un homme politique applique, enfin, pleinement, ses promesses. Ils ne veulent pas que M. Hollande soit le énième président à réculer parce que le contexte et l'état réel de la France l'empêche de concrétiser ces promesses. Ils ne veulent pas que l'espoir soulevé en mai soit, encore une fois, détruit par une politique qui se voudrait réaliste...

 

Au fond, ce que les citoyens ne supportent plus (surtout venant de la gauche), c'est le gouffre entre les engagements des campagnes électorales et les décisions finalement prises. Car, avec le temps et le travail journalistique (qui peut parfois apparaître comme une forme d'acharnement), ce gouffre est de plus en plus visible ! Confirmant, aux yeux de certains, que droite et gauche sont aussi incapable l'une que l'autre de changer leur quotidien...

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 11:28

Ce dimanche, c'est la journée de la gentillesse !! Comme pour celle de la "courtoisie au volant", il faut croire que le François moyen n'est pas gentil dans sa vie quotidienne pour lui rappeler, une fois dans l'année, qu'il doit l'être. Alors, aujourd'hui, j'ai décidé d'être gentil... et de me faire pardonner des méchancetés proférées, dans mon article d'hier, sur la droite française. Je le reconnais: c'était injuste. Je devrais enlever plus souvent mes oeillères de "gauchiste incapable de faire la part des choses". La droite française, représentée par un grand parti démocratique, peuplé de militants honnêtes et ultra-nombreux, n'a qu'un but: obtenir un mélange subtil de liberté individuelle et de partage, le tout au service de la France et de la majorité des Français. Certes, certaines mesures ne concernent pas tout le monde: la baisse de l'ISF ou le bouclier fiscal, rares sont ceux qui en profitent. Mais, pour redresser le pays, la droite pense à tout le monde: nombreux, les pauvres qui se gavent de sodas vont aider à rembourser notre dette... grâce à la surtacxe qu'ils vont payer de bon coeur aux caisses des supermarchés. Nous devrions tous être reconnaissants au gouvernement qui nous permet de réparer les erreurs faites par ces dirigeants que nous avons élu et qui font de leur mieux !

 

D'ailleurs, la droite est peuplée de personnalités formidables. Prenez Jean-François Copé (comme ça, son cas sera réglé): j'ai mal mesuré tous les efforts que cet homme était prêt à endurer pour sauver la France. Diriger sa ville de Meaux pour en faire un havre de paix, c'est beau. Conserver son mandat de député pour contribuer à fabriquer les lois de la République, c'est exemplaire. Diriger le premier parti de France, c'est un sacrifice honorable. Passer quelques heures dans un cabinet d'avocats pour ne pas perdre pied et garder contact avec la réalité, c'est un geste absolument fantastique... Au final, il n'a pas volé son salaire, ce brave M. Copé. Et dire qu'il pense déjà à 2017 et, peut-être, au double quinquennat qu'il pourrait faire jusqu'en 2027: une telle vision à long terme est remarquable. Décidément, cet homme est une perle rare. Un politicien visionnaire, déterminé, un brin ambitieux avec le seul objectif de sauver la France des griffes des rouges et des verts ! Hip, hip, hip...

  

Autre personnalité attachante et dont le pays a besoin: notre ministre de l'Economie, François Baroin, a été sauvagement agressé dans l'Hémicycle par des députés socialistes en furie. Quelle bande de sauvageons, ces élus, pas capables d'écouter le leçon du maître sans se faire remarquer... Et en parlant de leçon, je dois remercier M. Baroin. Je vais devoir, dans l'année, aborder la notion de cohabitation avec mes élèves de 3ème, en prenant l'exemple la plus récente (Chirac-Jospin... ça date !). Grâce à sa brillante intervention de mardi, j'ai trouvé la définition parfaite: "Cohabitation. N.F. Synonyme de Effraction. Fait qu'un parti politique de gauche prenne la place d'un parti politique de droite, alors que celui-ci devrait conserver tous les pouvoirs puisqu'un de ses représentants est à l'Elysée". Merci M. Baroin, voilà une nouvelle partie de mon cours qui est désormais prête ! Et, j'en profite pour remercier un autre grand homme, dont l'histoire retiendra qu'il a, lui aussi, cloué le bec à ces élus qui s'autorisent tout en n'importe quoi: il se nomme Bernard Accoyer. Loin d'être le "pire Président de l'Assemblée nationale" (comme j'ai pu moi-même l'écrire), cet homme, 3ème personnage de l'Etat, a été un arbitre parfait, toujours au-dessus de la mêlée. Ses interventions médiatiques pour soutenir un projet gouvernemental? Erreur de jeunesse. Depuis, il respecte les règles et les fait respecter. Un député pose une question à un ministre? Il a 2 minutes. Sitôt le temps écoulé, le micro est fermé. Normal ! Il n'avait qu'à lire plus vite... Et puis, le téléspectateur est assez intelligent pour comprendre la question que l'élu s'apprêtait à poser. De toute façon, la réponse du ministre sera lumineuse...

 

Mais, cette semaine, l'actualité n'était pas qu'au Palais-Bourbon. Elle se faisait aussi place de l'Etoile, au pied de l'Arc de triomphe. Vendredi matin, pour les cérémonies du 11 novembre, le président Sarkozy a présidé et animé une des plus belles cérémonies jamais vues. Certes, c'était la première d'un 11 novembre à être diffusée, en direct, à la télé... Sarko et les enfantsMais, les choix présidentiels étaient admirables: décoration de régiments engagés sur des théâtres extérieurs, association d'enfants orphelins au dépôt de la gerbe (photo), idée d'une fusion des commémorations pour y associer nos troupes actuelles. Que le 11 novembre ait une spécificité, ce n'est rien à côté du fait que les témoins directs n'existent plus... et que la cérémonie devienne donc partiellement caduque. Que le 14 juillet serve déjà à célébrer nos armées ne pèse rien à côté du fait qu'il serait normal de ne pas se limiter à un hommage annuel. Le Président a (toujours) raison. Ses idées sont formidables. Je ne comprends d'ailleurs pas que certains osent critiquer celle qui consiste à permettre aux familles de soldats tués en Afghanistan de se rendre sur place pour voir ce que les "êtres perdus" ont vécu et dans quel contexte ils ont perdu la vie. Il ne faut avoir aucun coeur pour contester une si brillante initiative... Reste que l'attitude du chef de l'Etat, tenant la main d'enfants se trouvant dans cette situation, a été digne et exemplaire. Emouvante, la cérémonie a probablement connu son point d'orgue au moment de l'inscription, par ces jeunes citoyens, d'un mot sur le Livre d'or. Cela mérite un coup de chapeau... Un vrai !

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 16:09

L'autre jour, ma soeur me disait: "Ah, ce type-là, je ne peux pas le voir... Qu'est-ce qu'il est c.. (bip ! Je m'auto-censure !). Chaque fois qu'il ouvre la bouche, c'est pour dire une c... (re-bip !). Et, pourtant, je ne suis pas beaucoup la politique". En guise de réponse, je lui rétorquais: "Retiens quand même son nom car il sera probablement candidat à la présidentielle en 2017". Le type en question, c'est... Jean-François Copé. Dommage que ma soeur s'apprête à fêter ses 22 ans... sinon, je me contenterais de dire que la vérité sort de la bouche des enfants !

 

Je ne sais plus à quelle occasion elle a pu parler ainsi (il y en a tellement, ces derniers temps !), mais il est vrai que le secrétaire général de l'UMP multiplie les sorties médiatiques, comme s'il voulait gagner le concours des lèche-bottes de la majorité... Désire-t-il faire du zèle pour montrer à Sarko qu'il le soutient à 100%, alors qu'il doit croiser les doigts pour qu'il soit platement battu (ainsi, la présidentielle de 2017 sera plus facile à aborder après 5 ans de socialisme)? J'ai du mal à croire que c'est pour participer et animer le débat d'idées qu'il multiplie, ainsi, les plateaux télé et radio. M. Copé est de ces dirigeants qui placent son intérêt personnel (il a été, pendant un temps, le plus cumulard de nos élus... au point de renoncer à son activité d'avocat) et sa (grande) ambition avant toute chose. Je n'ai pas le courage de revenir sur toutes les âneries qu'il a été capable de sortir lors des émissions qui ont suivi les primaires socialistes: il a été l'un de ces responsables UMP à arpenter les studios pour dénoncer la sous-représentation de sa famille politique... alors qu'en une semaine, il a eu droit à deux 20h de France 2, les interviews immanquables d'Europe 1 et de Canal +. Personnellement, j'étais plutôt en overdose qu'en sous-dose.

 

Entre autres incompréhensions, il y a tout de même le discours qui consiste à reprocher aux médias de trop parler des primaires alors que, dès qu'il le pouvait, il abordait lui-même se processus... pour mieux le dénoncer. Cherchez l'erreur ! Sans compter qu'il utilisait des arguments particulièrement stupides: 1- La primaire permettrait, dans les communes, de ficher les sympathisants de gauche... Faut-il alors interdire toute réunion publique, tout meeting ou toute réunion d'un parti politique, alors que celles et ceux qui s'y rendent sont rarement autre chose que des sympathisants de l'orateur qu'ils vont écouter? Avec de tels raisonnements, la démocratie locale disparaîtrait... 2- "Les votants de la primaire représentent à peine 4% du corps électoral. 96% des Français ne sont donc pas intéressés". Doublement faux ! Avec 2,86 millions de votants (d'après le site officiel des Primaires) sur un corps électoral estimé à 44 millions (sur le site du ministère de l'Intérieur), on trouve 6,5%... Mais, ce chiffre ne reflète pas les scores d'audience des débats Cope-au-compteur.jpgentre candidats qui, eux, témoignent de l'intérêt de la population pour un espace de contradiction. Or, ce qui gêne M. Copé (photo, debout, devant le fameux compteur avec lequel l'UMP a additionné les dépenses du projet PS pour 2012-2017... sans tenir compte des rentrées d'argent et nouvelles recettes proposées !), placé à la tête de son parti par l'Elysée (et non un vote des militants), c'est qu'un parti puisse être animé d'un débat, tranché par les citoyens qui y ont pris part. Sûr qu'à l'UMP, on ne voit pas cela tous les jours !

 

Arrogante, la droite française croit détenir la vérité (en l'occurence, la "bonne parole" du Messie présidentiel) sans jamais demander l'avis des Français (quand le Président se déplace, il rencontre des citoyens triés sur le volet) ni de leurs représentants (quand le gouvernement prend des mesures de rigueur, les syndicats ne sont pas consultés une seule seconde !). Inutile, la droite française se résume à une somme d'individualités qui, tous dans leurs coins, rêvent d'une des prochaines présidentielles (qui en 2017? Qui en 2022? QUi en 2027?) et qui, pour patienter, se contentent de réciter la "bonne parole" de l'Evangile élyséen. Déprimante, la droite française semble incapable de faire face aux réalités du XXIème siècle: elle se veut moderne, dénonce le passéisme de ses opposants... mais qui propose l'encadrement des bonus? Sarko... mais uniquement dans ses discours. Qui propose la création d'un revenu maximal? Le gouvernement se contente d'attendre que le MEDEF adopte un pacte de bonne conduite à condition qu'on le laisse tranquille. Qui propose de créer des outils de protection sur les marchandises non concurrentielles en provenance de Chine? Marine Le Pen, la 1ère, suivie d'Arnaud Montebourg (avec des modalités et des finalités évidemment différentes). Et cette droite-là voudrait nous faire croire qu'elle incarne la modernité ! Mensonge !

 

Dernier exemple en date: M. Copé (encore lui !) a lancé un appel à François Hollande pour qu' "au nom de la France", il stoppe les discussions avec les écologistes sur le nucléaire. Deux remarques: 1- Depuis quand le chef d'un parti dicte au leader du parti concurrent la conduite à tenir? Un dirigeant socialiste a-t-il déjà enjoint le député-maire de Meaux à couper les ponts avec la Droite (dite) populaire en ce qui concerne les question de la nationalité, de l'immigration ou des politiques d'intégration? 2- Depuis quand un homme politique peut-il sous-entendre qu'un autre parti (ici, EELV) ne pourrait parler "au nom de la France"? la formule utilisée par M. Copé est profondément déplacée à l'égard des écologistes, qui menacerait la survie du pays... De cette nouvelle "affaire" Copé, je tire deux conclusions: 1- Ma soeur avait raison en le traitant de "c...". J'ai beaucoup de patience. Je zappe rarement quand je regarde une émission politique. Mais, désormais, avec son meilleur ennemi (Xavier Bertrand), le patron de l'UMP fait partie de ces politiciens qui me désespèrent chaque fois qu'ils ouvrent la bouche. Je vaix (essayer) de me désintoxiquer ! 2- Il n'est rien de plus agaçant pour un chef de parti de voir, dans l'autre camp, ses adversaires se saisir d'un sujet, en débattre, échanger leurs positions, négocier en vue de constuire un projet débattu et équilibré pour la France. M. Hollande et Mme Joly donnent un exemple de la noblesse de la politique: chercher une voie médiane pour mettre d'accord un maximum de gens sur un sujet sensible. Ce n'est pas dans la droite de M. Copé qu'on peut voir ça ! Inutile et déprimante, vous dis-je !

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 16:05

"Dis-moi, Steven ça te gênerait d'écouter mon cours?" interpelle le prof. "Non ! Je m'en fous. De toute façon, l'histoire, ça sert à rien. C'est dans le passé, c'est terminé. En quoi ça m'intéresserait, moi?" répond l'élève. Quel enseignant d'histoire-géo ne s'est jamais entendu répondre une telle affirmation, suivie du soutien unanime des cancres de sa classe? Et ledit professeur de prendre pour exemple la politique nazie et l'innommable élimination des Juifs d'Europe: c'est pour ne pas oublier ces victimes et inciter les citoyens à se rebeller par tous les moyens en cas de "récidive" que l'on enseigne ce moment de l'histoire. Les plus curieux des élèves, devenus grands, apprendront que l'histoire éclaire bien souvent le quotidien. Ce dimanche, à l'occasion des Journées du patrimoine (européanisées en 1991 sur un modèle français inventé par Jack Lang), j'ai pu visiter la Bourse du travail de Saint-Quentin (Aisne). Le bâtiment, qui sert aujourd'hui de QG aux antennes locales des syndicats français, date de la fin du XIXème siècle. Au moment où les ouvriers, se levant telle une classe sociale à part entière et désireuse de peser face au patronat capitaliste, formaient les premiers syndicats. La France se couvrait alors, dans les grandes villes, de Bourses du travail, vers lesquelles chômeurs et travailleurs se tournaient pour faire valoir leurs droits et toucher leurs indemnités. Et l'exposition présentée aujourd'hui de poser un constat simple: Saint-Quentin a ouvert sa Bourse quand la municipalité a basculé à gauche (radicaux-socialistes), alors que les équipes précédentes (conservatrices) trouvaient des prétextes à la non-ouverture de ce lieu du combat ouvrier. Le dernier panneau posait un autre constat: trois bâtiments du même type ont été, dans trois grandes villes, désaffectés puis détruits afin de céder leur place à des parkings ou un complexe immobilier. L'intérêt d'une telle info? Ces trois villes sont dirigées par une équipe UMP ! De là à conclure que la gauche accompagne plus facilement les grands progrès sociaux et préserve au mieux le patrimoine local (pas tant le bâtiment que le symbole qu'il peut représenter), il y a un pas facile à franchir.

 

Autre exemple: l'affaire DSK. Ce soir, c'est le grand soir. Non, pas celui de l'avènement d'une Révolution égalitariste, voulue par l'extrême gauche. Mais, celui de l'explication pour l'ex patron du FMI qui, après son retour à l'américaine (pour lequel les médias ont une grande part de responsabilité), devrait présenter ses excuses aux Français. Une majorité des citoyens exprime, dans un sondage, leur désir qu'il se retire de la vie politique, ne désirant pas que l'ancien favori de la présidentielle participe à la campagne, ni même à un éventuel gouvernement socialiste. Pourquoi un tel rejet? Sans doute parce que le comportement que les affaires Diallo et Banon laissent supposer n'est pas digne d'un homme d'Etat, auquel le peuple pourrait demander d'exercer un quelconque pouvoir. Là encore, le passé éclaire le présent: voyez l'interview que DSK avait accorder, en 2001, à Béatrice Schönberg sur le plateau du journal de France 2, alors que la justice venait de le blanchir partiellement dans des affaires qui l'avaient poussé à abandonner Bercy.

 

 

L'intérêt de cette vidéo? La conclusion en forme de "J'ai tiré les leçons de cette affaire et on ne me reprendra plus en train de mettre le doigt dans le pot de confiture" ne manque pas de sel. Certes, l'année 2011 n'a plus rien à voir avec des affaires d'argent et de trafic, mais concerne des questions de moeurs qui, aux yeux des Français, sont plus graves, moins pardonnables. Bref, en voyant cela, les Français n'ont pas envie de refaire confiance (et de passer l'éponge une nouvelle fois) à un homme incapable de se contrôler. En période de grave crise, tant économique que morale, les Français attendent de leurs élus une exemplarité absolue: aujourd'hui, qui peut encore souhaiter qu'un homme marié comme DSK, qui avoue une relation consentie avec une femme de chambre et une tentative pour embrasser une jeune femme qui pourrait être sa fille, joue un rôle dans la vie politique française? Quel que soit la teneur de ses propos, face à Claire Chazal ce soir, DSK est grillé ! A moins que le peuple français ne désire concurrencé la stupidité du peuple italien qui, malgré les frasques de son président du Conseil, ne se révolte pas contre ce dirigeant qui plombe la moralité publique et l'image du pays à l'étranger ! Car, les dernières révélations, publiées ce dimanche, ne manquent pas de piquant: dans des écoutes publiées chez notre voisin transalpin, Berlusconi explique qu'il a fait l'amour, en une même nuit, à 8 des 11 jeunes femmes qu'il aurait pu mettre dans son lit. Pire: à l'une d'elles, il aurait expliqué qu'à ses heures perdues, il joue le Premier ministre ! L'opposition de centre-gauche est outrée, appelant à sa démission. Mais, le peuple italien, mi-amusé, mi-lassé par ces révélations, ne bouge pas. Espérons que le peuple français n'en arrive pas là !

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 09:10

47-21: pour celui qui n'est pas amateur de rugby, le score final de la rencontre qui a opposé, ce matin, la France au Japon (une nation "secondaire" dans ce sport), apparaît comme une claque donnée par les Bleus aux joueurs nippons. Mais, qui entendrait uniquement les commentaires des "experts" et autres "consultants", sans connaître le score final, pourrait imaginer que notre équipe nationale a perdu. Extrêmement critique (et c'est son rôle), le sélectionneur Marc Liévremont ne semble avoir retenu que les aspects négatifs de la performance de ses joueurs: certes, les fautes individuelles ont été nombreuses, notamment en début de 2ème période, quand les Japonais n'étaient plus qu'à 4 petits points de la France. Mais, tout de même: au final, la France l'emporte avec 26 points d'avance. Elle a marqué aussi bien les 4 points d'une victoire, mais aussi le point dit de "bonus" offensif qui récompense les équipes marquant au moins 4 essais. Résultat: 5/5 et 1ère place, à égalité avec la Nouvelle-Zélande, du groupe A. On aurait pu démarrer bien moins bien une Coupe du monde. Sans compter qu'il n'est pas anormal que, pendant un match de 80 minutes, l'une des équipes ait un passage à vide d'un quart d'heure. La fatigue use certains joueurs. Et c'est plutôt bon pour le suspense. D'ailleurs, un match comme celui de ce matin permet d'identifier les grandes équipes: ce sont celles qui, après avoir dominé et alors qu'elles sont menacées d'être rattrapées au score, parviennent finalement à se ressaisir et à donner du spectacle. Avec deux essais de fin de match, on peut dire que la France a dominé son adversaire et que l'avenir est plutôt souriant pour les hommes de Liévremont même si des ajustements sont à prévoir. C'est le lot de toutes les équipes qui, dans une compétition d'une telle importance, construisent, pas à pas, leur marche vers la victoire.

 

Outre ces commentaires pessimistes, deux autres faits m'agaçent autour de cette Coupe du monde du rugby:

1- La désignation de Philippe Saint-André (photo) à la tête du XV de France: avant même que la compétition ne commence, la Fédération française de rugby a laissé fuité dans la presse le nom de celui qui remplacera, après le Mondial, Marc Liévremont au poste de sélectionneur. Ce dernier, entraîneur du XV, avait succédé à Bernard Laporte quandPhilippe-Saint-Andre.jpg celui-ci a intégré le gouvernement Fillon, au lendemain d'une Coupe du monde mitigée: à l'automne 2007, la France (pays organisateur) brillait en éliminant la Nouvelle-Zélande en quart de finale, avant de perdre en demi-finale et d'échouer en petite-finale, terminant à la 4ème place. Cette année, avant même de savoir quelle place notre équipe parviendra à atteindre, le sélectionneur sait qu'il n'entraînera plus l'équipe et qui le remplacera. Or, Liévremont et son équipe ont apporté beaucoup au rugby français en 4 ans: ils ont fait entrer de nombreux jeunes joueurs, auxquels ils donnent leur chance dans le Mondial. En modifiant de très nombreuses fois la composition de l'équipe, pour les matchs amicaux ou les tournois des VI nations, il a trouvé des talents qu'il fait s'exprimer sur le terrain, à l'image de Morgan Parra qui, dès son entrée, ce matin, a redynamisé une équipe fragilisée par le retour des Japonais. Et si la France devenait championne du monde, son sélectionneur serait mis sur la touche? Stupide !

 

2- La retransmission des grands matchs sur TF1: depuis très jeune, je regarde avec assiduité les matchs de l'équipe de France de rugby, en particulier lors du Tournoi des 6 nations, sorte de Coupe d'Europe qui se déroule chaque printemps. Or, toutes ces rencontres sont diffusées sur le service public, en particulier sur France 2: le service des sports de la chaîne a formé ses journalistes et commentateurs, a construit une équipe de consultants... et, une fois le Mondial en vue, il doit se contenter de diffuser les matchs "secondaires". Car, toutes les rencontres de la France, la plupart des matchs avec les grandes équipes (Nouvelle Zélande, Afrique du sud, Argentine...), sans oublier les demi-finales et la finale seront diffusées sur TF1 ! Avec des commentateurs de foot qui, pendant six semaines, vont essayer de s'en sortir avec l'aide d'anciens rugbymens devenus consultants. Que doit-on y voir? Probablement la victoire du fric et de cet argent-roi qui pourrit le foot et qui n'avait pas encore touché le rugby. Il y a fort à parier que la 1ère chaîne à payer ces retransmissions à un tarif que le service public n'a pu concurrencer. Incompréhensible !

 

Mais, il n'y a pas que dans le sport qu'il y a de quoi être stupéfait. Prenez ces campagnes publicitaires qui, apparues ces dernières semaines, montrent des tee-shirt parmi les plus banals (couleurs unies, sans aucune originalité)... au prix incroyable de 1,99 € pièce, au lieu de 4,99€. Je ne sais plus quelle enseigne fait cette offre alléchante. Mais, à lire le slogan, on sent la fierté de cette marque qui entend rendre accessible, à tous les petits budgets, les fringues venues directement d'un petit atelier chinois, où les salariés ont le même âge que les enfants qui porteront ces productions dans les pays dits développés. On ne saurait faire meilleur éloge de la mauvaise qualité à petit prix et, par contre-coup, de la délocalisation de certaines productions. Si j'avais des enfants, je ne leur ferai pas l'offense de les habiller avec de tels vêtements. C'est typiquement le genre d'achat qui, même s'il fait plaisir à mon porte-monnaie, va à l'encontre de mes principes. Hallucinant !

 

Autre "foutage de gueule": en cette rentrée littéraire et alors qu'une année électorale se profile, les ouvrages politiques vont se multiplier. L'autre jour, dans son émission d'Europe 1, Laurent Ruquier faisait la liste des plus gros bides littéraires: certains politiciens (je n'ai retenu que le nom de Frédéric Lefevre !) se lançent dans l'écriture et ne vendent que quelques petits milliers d'exemplaires. Il faut dire que, depuis quelques années, les livres écrits par des hommes (ou des femmes) politiques se multiplient: à croire qu'en plus de leurs doubles casquettes de maires et parlementaires, ou de leur unique casquette ministérielle, certains d'entre eux trouvent encore le temps d'écrire un bouquin. Evidemment, non ! Faute de temps, ils ont deux solutions: soit écrire un petit livre, d'à peine 100 pages, écrit en très gros, qui se dévore en deux heures... et qui tiendrait, sans les anecodtes inutiles, dans une tribune d'une page du Figaro; soit, gribouiller quelques pages disant l'essentiel et payer un nègre pour broder et constuire un livre bon à vendre... qui rapportera quelques milliers d'€uros à son auteur supposé. C'est ce qui vient d'arriver à Jean-Louis Borloo, dont on a appris qu'il n'avait pas rédigé l'intégralité d'un de ses derniers livres dans lequel il jouait l'indigné. De quoi vous décourager, non seulement de l'acheter, mais aussi d'accorder votre voix à une telle escroquerie ! Reste que, dans la longue liste des ouvrages politiques, il faut savoir faire le tri pour ne pas manquer les vrais livres utiles. Le dernier né de François Bayrou, où il expose son projet pour la France, apparaît plus utilse que le précédent, où il additionnait toutes ses formules anti-sarkozystes. De même, l'ouvrage d'Arnaud Montebourg, en forme de programme élyséen, mérite l'attention. Regardez plutôt !

 

 

Plus que pour gagner de l'argent, le candidat au primaire de gauche, qui a façonné son clip de campagne sur le modèle américain (reprise des images de meeting, message politique, publicité à peine voilée pour ledit ouvrage, "Je suis Arnaud Montebourg et j'approuve ce montage"...), y dévoile ses idées. Or, un politique se doit d'agir (ses mandats doivent lui donner l'occasion de montrer qu'il peut gérer la France) et d'expliquer son projet aux citoyens (soit par des émissions, des tribunes, des réunions publiques ou des ouvrages). Ceux qui, à l'instar de certains de nos ministres, rédigent des micro-livres pour nous expliquer leurs humeurs ou chanter des louanges au Président, feraient mieux de s'abstenir. Ca aussi, c'est agaçant !

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 13:25

Hier soir fut une rude soirée. Rien de catastrophique, je vous rassure... mais une succession de moments télévisés qui poussent à s'indigner puis à réfléchir.

 

Acte 1: "Money drop". Comme tous les soirs, en semaine, je regarde le jeu télévisé "Mot de passe" animé par Patrick Sabatier sur France 2 entre 19h et 19h40. Le principe est simple: en utilisant un seul mot, les candidats doivent faire deviner à une personnalité (venue faire sa promo) une liste de mots. Exemple: pour faire deviner "escargot", vous dites "animal", "gluant" et "Bourgogne". Voilà une façon ludique de faire deviner des mots en vérifiant qu'on en connaît l'exacte définition et en jouant avec les subtilités de la langue française. En attendant le 19h45 de M6 (un journal complet et très pédagogique), je zappe sur TF1 pour regarder les dernières minutes du nouveau jeu de la chaîne, intitulé "Money drop" et animé par l'excellente Laurence Boccolini. Le principe est simple: au départ, un couple dispose de 250 000 €uros en liasse de billets et, à chaque question, il mise une partie de cet argent sur les 4 réponses proposées... Les liasses misées face aux mauvaises réponses sont perdues. Il faut répondre à huit questions. Hier soir, un couple semblait bien partie: à la 8ème question, il disposait encore de 210 000 €uros, n'ayant donc perdu que 40 000 € par de mauvaises mises aux sept questions précédentes. Sauf que la 8ème question est "quitte ou double": une question, deux propositions et l'obligation de miser la totaliser de la somme possédée. Le couple avait donc une chance sur 2 d'empocher un méga-pactole et une sur 2 de tout perdre, et repartir comme il était venu ! La question était la suivante: "Entre Secret Story saison 1 et L'île de la tentation saison 1, laquelle a été diffusée par TF1 l'année de la sortie en salles de Taxi 3?". Question, au demeurant, essentielle... qui va permettre au téléspectateur de sa cultiver ! Le couple mise, et se trompe. Envolés, les 210 000 €uros !

 

Les liasses tombent dans un puits et sont récupérés, quelques mètres plus bas, par un videur de boîte de nuit, en costard noir et blanc, qui les range dans une malette. Ce mec baraqué n'est pas le seul: à vue d'oeil, le plateau en compte quatre ou cinq, payés à ne rien faire (comme les blondasses d'autres jeux télévisés) ou plutôt à donner encore plus de lourdeur à l'ambiance du jeu. Une musique effrayante, de longues minutes d'attente et de silence complet. Et, à la fin, un couple qui retient ses larmes. Quel intérêt d'évoquer ce jeu, ici? D'une part, j'avais envie d'exprimer ma colère face à l'existence d'un tel programme, typique du TF1 qu'on déteste. Aucune imagination de la part des dirigeants de la chaîne puisque le concept vient directement des Etats-Unis. Aucune envie de récompenser des candidats sur leur culture générale puisque le couple pré-cité à chuter sur une question portant sur la date de lancement d'une télé-réalité de la chaîne, comme si un tel programme faisait partie d'une quelconque "culture générale française". Je passe sur le nom, évidemment anglais, du programme: la 1ère chaîne ne doit pas compter assez de cerveaux pour imaginer un titre en français... Le pire de tout, c'est cette tendance à faire miroiter aux candidats, et au public qui regarde l'intégralité du jeu (or, les audiences sont tout aussi brillantes que celles de Secret story, diffusé une heure plus tôt !), la possibilité d'un gain aussi astronomique en si peu de temps: ici, gagner 210 000 €uros (deux fois le prix d'une maison que je vais mettre 25 ans à rembourser, au prix d'un crédit qui va permettre à ma banque d'empocher 50 000€ de gains à travers le taux d'intérêt !) en trois quarts d'heure ! Quand on pense qu'un gagnant de "Questions pour un champion" (exercice autrement plus stimulant et intelligent) ne peut espérer gagner qu'un dixième de ce montant à condition de battre 20 adversaires en cinq émissions consécutives !! L'esprit TF1 me dégoûte de plus en plus...

 

Acte 2: les nouvelles révélations du clan Kennedy. Passé l'effarement de ces 5 minutes devant un programme "made in TF1", je zappe sur M6 pour regarder le journal du soir. La crise boursière est évidemment en "Une". Un sondage, réalisé sur le site de la chaîne, révèle que 70% des Internautes estiment que le gouvernement ne sortira pas le pays de la crise et qu'il ne peut rien face à la toute-puissance des marchés. Tu m'étonnes ! Le fait marquant du jour, c'est la baisse de 5% du CAC 40 après une journée de toute petite hausse, mardi. Et cette conclusion d'un journaliste: la réunion express à l'Elysée n'a pas rassuré les marchés... Quel dommage ! D'autant que le ministre de l'Economie, M. Baroin, qui annoncera les mesures définitives à la fin du mois, se donne bien du mal pour rassurer les marchés et permettre à la France de conserver son triple A: un enjeu de grande importance ! Le journal s'achève sur un sujet qui suscite la curiosité: un film d'entretien, réalisé par un ami de Jackie Kennedy, dans lequel l'ex Première dame américaine se confie au lendemain de l'assassinat de son époux, sera bientôt diffusé outre-Atlantique. Et, il contient des révélations fracassantes: en l'occurence, qu'excédée par les infidélités de son mari, Jackie a elle aussi eu des aventures extra-conjugales. Ceci dit, ça ne changera pas la face du monde... sauf quand le reportage se conclut par cette phrase: "c'est la fille Kennedy, Caroline, qui a donné son autorisation à cette diffusion, normalement impossible avant au moins 30 ans, contre un chèque de 10 millions de dollars". Patatras: encore une affaire de fric ! Période maudite !

 

Acte 3: le Real mise sur un gamin. Après le 19h45, je continue t'étancher ma soif d'info en visionnant le 20 heures de France 2, présenté par la ravissante et talentueuse Marie Drucker. En fin de journal, un reportage est consacré à Leonel Angel Coira, 7 ans. Son nom ne vous dit rien. Mais, dans 15 ans, il sera peut-être une star du ballon rond, multimillionnaire comme certains de ses aînés. Pourquoi fait-il l'actualité? Parce qu'il vient d'être recruté par le Real de Madrid, qui l'a repéré pour ses talents de jeune footballeur et qui veut en avoir l'exclusivité. En clair: le club espagnol va assurer sa formation sportive et lui fera signer, à ses 16 ans, un contrat professionnel. Une sorte de mise sur un espoir qui rapportera quelques millions d'€uros au club dans quelques années. Dans le sujet diffusé, une pédopsychiatre dénonce une telle mise qui s'apparente à un investissement en bourse. Or, il s'agit d'un être humain, d'un jeune enfant... Mais, l'époque veut cela. Les hommes sont devenus des numéros, des objets que les marchés, les patrons, les recruteurs s'échangent ou traitent sans la moindre considération à condition que cela leur rapporte un maximum d'argent. Je crois que ma détestation de l'argent-roi, de cette époque que la grande crise de 2008 semble avoir décuplée, atteint ses limites.

 

Mais, je ne veux pas rester dans l'indignation, nécessaire mais insuffisante. En tant que citoyen, je dois réagir. Nous devons réagir. D'où cette double proposition, qu'un(e) futur(e) président(e) de la République pourrait faire adopter, dès son accession à l'Elysée, pour faire de la France le pays qui aura fait le premier pas et qui pourrait ainsi servir d'exemple àaux autres Etats. 1- Créer un salaire maximal, incluant aussi bien la part fixe que la part variable (primes aux résultats et autres bonus), valables pour tous les salariés français, qu'ils soient cadres dirigeants, chefs d'entreprises (privées comme publiques) ou grand sportifs: montant à déterminer. 2- Fixer un plafond maximal de gain possible aux divers jeux (télévisés, de grattage, de pari qu'ils soient ou non en ligne). Bref, redonner à l'argent et au travail les valeurs que Sarkozy a échoué à leur redonner. Faire comprendre aux citoyens, notamment à nos enfants, que pour gagner de l'argent, il ne suffit pas d'être dealer ou de postuler à un jeu télé... mais qu'il faut le mériter en travaillant. Les lobbies (Française des jeux, sociétés de paris en ligne, sociétés de production...) y feront obstacle. Faire miroiter des sommes de rêve, c'est pour eux engranger un bénéfice proportionnel à l'espoir suscité chez les citoyens. Au mépris du risque qu'ils leur font courir: combien, chaque année, les jeux d'argent entraînent-ils de cas de dépendance conduisant au surendettement d'un foyer? Et combien sont indirectement liés à des suicides? Ce serait presque une question de santé publique !

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 18:33

Ils sont fous, ces Anglais... fous de leur monarchie ! Il a suffit d'un mariage en grande pompe, avec tout le cérémonial qui l'accompagne, pour confirmer l'attachement des Britanniques pour leur souverain. A tel point que des parodies, avec de sosies, ont pu circuler sur le Web: une vidéo, postée quelques jours avant la cérémonie londonienne, montrait ainsi la famille royale entrant dans la cathédrale sur des pas de danse avec un public enthousiaste. Ont suivies des Parodie mariage princierdizaines de photos, se voulant les répliques du cliché officiel des deux époux (ici, le prince William et sa nouvelle épouse, aux côtés de la reine Elisabeth II et de son époux). Preuve que la cérémonie, évidemment comparée à celle qui avait uni la princesse Lady Diana au prince Charles, a suscité d'innombrables réactions. Il ne fallait d'ailleurs pas être de l'autre côté de la Manche pour le ressentir: chez nous, aussi, pendant plusieurs semaines et le jour-même de la noce, les médias français consacraient des pages entières de nos JT au mariage du siècle. Il faut dire que ce n'est pas tous les ans que le Royaume-Uni, sans doute l'un des pays les plus attachés à son monarque, célèbre le mariage d'un futur roi. William, qui accédera au trône après la parenthèse que son père réalisera sans doute à la mort de l'actuelle souveraine (qui continue de tenir le choc... réalisant un des règnes les plus longs de l'histoire mondiale !), fair rêver les jeunes filles. Lesquelles s'identifient inévitablement à Kate, une Cendrillon en chair et en os !

 

Tout a été dit, et écrit, sur ce mariage. Le nombre de téléspectateurs qui, à travers le monde, ont pu suivre l'événement nous rappelle que, même à l'ère d'Internet, rares sont les moments où la planète a les yeux tournés vers le même endroit. Les Jeux Olympiques ou encore l'élection de Barack Obama en 2008 avaient eu le même effet. Chaque fois, il s'agit de moments festifs qui font oublier aux peuples la misère dans laquelle ils se trouvent. Un peu de rêve, le temps d'une émission, redonne le moral à des citoyens plus souvent pessimistes pour leur avenir, celui de leur pays et de leurs enfants. Rien d'étonnant, donc, à ce que le mariage princier ait eu tant d'importance... d'autant qu'à l'époque ni la mort de Ben Laden ni l'affaire DSK n'avaient éclaté. Mieux: la monarchie elle-même en avait fait un instant de communication (et de communion) avec son peuple. A l'heure où les coupes budgétaires touchent aussi la famille royale, celle-ci a eu l'occasion de remplir ses caisses avec les éternelles tasses et autres services à vaisselle à l'effigie des jeunes mariés... Mais, elle a fait le buzz. Via les parodies, citées plus haut. Via le site Internet officiel du mariage sur lequel on pouvait aller lire le menu de repas, observer les clichés "officiels" des jeunes époux, suivre la cérémonie religieuse en direct ! Une vraie opération de communication digne du XXIème siècle et plaçant la monarchie dans la modernité. Le jeune marié, futur roi d'Angleterre, voulait donner l'exemple: dans le choix des véhicules ou des produits sélectionnés pour composer le menu, la touche "écolo" marquait la volonté du prince de vivre "avec son temps". Succès garanti !...

 

... Sauf auprès de ceux qui, en France, ne manquent pas une si belle occasion de rappeler l'anti-monarchisme français ("depuis l'exécution de Louis XVI..."). Sauf que la fin de la monarchie ne date pas de 1793... mais bien de 1848 quand Louis-Philippe Ier est renversé par une révolution qui fit naître la fragile IIème République. Sauf que nos voisins anglais ont eux aussi (et les premiers) raccourci un de leurs rois, en l'occurence Charles Ier, guillotiné en 1649 pour avoir tenté d'imposer un absolutisme excessif à son peuple ! Il n'est pas si pertinent d'affirmer que le peuple français est profondément anti-monarchiste. La preuve: ce mariage princier, avec le faste qu'il a entraîné, n'a laissé personne indifférent. Même les plus hostiles à la monarchie (anglaise) postaient leurs avis sur des forums Internet ou dans les courriers des lecteurs de nos journaux ! La question, en réalité, n'est pas de savoir si nous préférons un système à un autre... mais si nous voulons d'un roi ou d'un Président comme chef de l'Etat. Et c'est justement la question la plus intéressante. Veut-on d'un monarque qui, des décennies durant, représentent le pays à l'étranger et offrent une stabilité institutionnelle qui obligerait les politiques à plus de retenue? Ou préfère-t-on un Président qui, élu au suffrage universel direct, doit ses pouvoirs au peuple et les remet en jeu à échéance régulière? Même si notre Président est souvent présenté comme un "monarque républicain" (esprit de cour oblige) et si le système de la Vème République implique une personnalisation à outrance, les Français sont attachés au choix du premier d'entre eux, celui dont tout découle. Les Français, qui ont compris les limites du système parlementaire, préfèrent toujours un homme aux larges pouvoirs qu'un "inaugurateur de chrysantèmes" !

 

En marge de cette actualité (hasard du calendrier), la monarchie anglaise fut également à l'honneur... au cinéma, cette fois. Aux noces d'un futur roi s'ajoutaient le "discours d'un roi" (signé Tom Hooper et sorti dans les salles en février dernier), ou l'histoire d'un cadetPeur-d-un-roi--George-VI-.jpg devenu roi. La scène se passe en 1936: le roi George V meurt, son fils aîné accède au trône sous le nom d'Edouard VIII mais, désireux de se marier avec une Américaine deux fois divorcée, il renonce au trône et abdique en faveur de son frère. Celui-ci, lourdement complexé par un problème de diction et de timidité en public (ci-contre), ne devait pas règner: il prend le nom de George VI et, en 1939, trois ans après son arrivée sur le trône, doit faire face au déclenchement de la Seconde guerre mondiale. Son rôle? Prononcer le discours d'entrée en guerre pour appeler au patriotisme et au courage de ses compatriotes. Le film retrace les cours pris par le nouveau roi (interprété par Colin Firth) pour surmonter ses problèmes. La relation avec son orthophoniste, l'envers du décor royal, la jeunesse de ses filles (dont l'une devint Elisabeth II): les atouts du film sont nombreux et, dès qu'il sortira en DVD, je vous conseille fortement, que vous ayiez ou non de la sympathie pour le système monarchiste, de le louer ou l'acheter ! Ne serait-ce que pour le volet historique de ce chef d'oeuvre, récompensé par 4 Oscars de prestige (meilleurs film, scénario, réalisateur et acteur principal). Tout sauf un hasard !

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 08:59

C'est le genre d'information qui mêle, chez celui qui la reçoit, satisfaction et colère: hier, l'association "Regards citoyens" a rendu public son baromètre 2010-2011 qui, depuis deux ans, mesure l'assiduité des parlementaires. Dans une démocratie comme la France, on peut se féliciter de voir un tel collectif veiller au bon déroulement des mandats de nos élus, même si l'on peut aussi s'étonner qu'une telle initiative ne date que de 2009 ! Or, qu'a constaté l'association? Qu'un nombre non négligeable de parlementaires, de droite comme de gauche, ne participent pas aux travaux des commissions de l'Assemblée nationale. En effet, le boulot d'un parlementaire se partage entre deux grands types d'activité: les séances dites plénières, dans l'hémicycle où les projets sont débattus et votés; les séances de commission qui, par petits groupes thématiques (comme les commissions des affaires économiques et sociales, des affaires étrangères...), permettent de discuter et d'élaborer les projets de loi soumis, ensuite, à l'ensemble des élus. Ainsi, le mercredi matin, les commissions se réunissent tandis que l'après-midi est consacré aux débats en séance plénière (dont une partie est retransmise à la télévision pour la fameuse séance des questions au gouvernement). Le constat posé par "Regards citoyens" est donc clair: pour certains élus, l'important est de siéger en séance plénière, notamment pour se montrer devant les caméras (l'hémicycle est curieusement plein le mercredi vers 15h !), mais pas de faire l'essentiel du travail qui se déroule, dans l'ombre.

 

Lueur d'espoir: le rapport 2011 indique que le nombre de députés absentéistes a reculé par rapport à la session précédente (2009-2010) du fait de la médiatisation de ces résultats et d'un réglement plus strict appliqué par l'Assemblée nationale (les absences répétées donnent lieu à des amendes, prélevées sur les indemnités des élus). Et, le palmarès 2011, alors? 3ème député le moins assidu (29 absences sur 29 séances): Arnaud Montebourg et une amende de 3905 €. 2ème sur le podium (30 absences sur 30 séances): le socialiste Michel Delebarre et ses 4260 € de retenue. Le grand gagnant (et quelle surprise !)? M. Patrick Balkany, député-maire de Levallois, grand ami du président Sarkozy qui se définit lui-même comme "l'homme le plus honnête de la Terre" (dans un de ces derniers livres) et qui cumule 33 absences sur 33 séances, devant 4615 € à l'Assemblée !! Or, comment se justifie l'intéressé? D'une part, il envoie son épouse, Isabelle, au front, refusant de répondre dircetement aux journalistes: courage, fuyons ! D'autre part, cette dernière, 1ère adjointe de son époux à Levallois, affirme que ce sont des raisons de santé qui expliquent ces absences ! Si elle ne nous prend pas pour des cons, ne serait-il pas judicieux qu'il laisse alors sa place à son suppléant car, malade pendant 33 semaines dans l'année, il ne doit plus pouvoir supporter une telle charge !

 

Heureusement, la démocratie française est exemplaire ! La preuve? L'UMP a reçu dernièrement d'anciens opposants de Ben Ali pour leur montrer le fonctionnement d'un parti politique et d'une démocratie. Le but? Aider les Tunisiens à construire leur propre démocratie pour remplacer le régime renversé en janvier dernier. L'intention est louable. Mais, comme le demandait Marianne en révélant cette information, l'UMP est-elle vraiment le modèle à suivre? Ce parti dont le dirigeant (M. Copé) est nommé par le chef de l'exécutif (M. Sarkozy) et non pas élu par les militants? Parfaite, notre démocratie, vous dis-je ! Autre preuve? La France est un moteur d'une UE qui, elle aussi, transpire la perfection. Son chef (M. van Rompuy), nommé mais pas élu, ne parle pas souvent mais, quand il s'exprime, il suscite l'admiration: ainsi, avant les législatives portugaises (qui ont vu la défaite du socialiste Socrates, auteur d'un plan de rigueur indigeste pour son peuple !), il s'est rendu sur place afin d'aobtenir de tous les partis politiques portugais la non-remise en cause dudit plan de rigueur, concoté par la bureaucratie bruxelloise en échange d'un prêt. Tous les partis ont accepté. Résultat? Quelles que soient les craintes et les attentes exprimées par le peuple portugais à l'occasion de ces élections anticipées, c'est Bruxelles qui décide, piétinant (à nouveau !) le choix du peuple. Mais, au fait, n'est-ce pas là la définition de la démocratie? Il faudrait penser à demander à nos amis grecs, inventaires de ce concept pluriséculaire.

 

Une démocratie imparfaite: France et UE en sont de bons exemples. Alors que l'élection présidentielle approche, le dégoût de nos compatriotes pour le personnel politique trouve, dans ces exemples d'actualité, de nouvelles raisons de vivre. Personnellement, j'en tire déjà une première conclusion: M. Montebourg, ancien champion du non-cumul avant de se laisser séduire, désormais adepte de l'absentéisme répété à l'Assemblée, n'aura pas ma voix dans le cadre des primaires socialistes... alors que je me posais la question, comme tout électeur potentiel ! Heureusement, dans ce sombre tableau, il y a des raisons d'espérer: de par le monde, il y a pire... Ne parlons pas des véritables régimes autoritaires et anti-démocratiques, où les pouvoirs sont mal séparés et où un même homme peut diriger l'Etat plusieurs décennies ! Partons pour l'Egypte. Le tyran, seul rempart contre l'islamisme, est tombé. La classe politique se reconstitue. De nouvelles institutions sont mises en place. Des élections libres et transparentes verront probablement le jour d'ici à la fin de l'année. Bref, le pays construit sa démocratie (un régime qu'il ne connaissait pas jusque-là) où multipartisme, Procès Moubaraklibertés individuelles et laïcité régneront. En attendant, la justice du pays a donc lancé, hier, le procès de l'ancien dictateur et de son entourage: allongé dans un lit et vêtu de blanc ( photo), Hosni Moubarak (qui a donc été chassé au bon moment, avant qu'il ne devienne incapable de gouverner !) risque donc la peine de mort. Et, dans les rues du Caire, on se félicite de cette comparution (c'est légitime !) tout en réclamant l'exécution de l'ancien raïs... Si al démocratie s'installe en Egypte, avec un premier crime de sang sur les mains, sa longévité paraît bien précaire ! Et pourquoi une démocratie "parfaite" comme la France n'appelerait-elle pas les Egyptiens à plus de modération et à l'abolition de la peine de mort? Ce serait les aider, non?

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 11:43

Passé le temps de l'émotion et du choc (un temps où les sentiments se mêlent... au point que, quelques jours plus tard, on regrette souvent ce à quoi l'on a d'abord pensé), vient le moment des questions... Et les médias les posent. DSK s'est-il enfuit avec précipitation à 12h30, heure locale? La presse française a-t-elle été laxiste et a-t-elle caché le côté obscur d'un personnage qui fascinait autant qu'il intriguait? Peut-il avoir été victime d'une machination? Posons-nous. Réfléchissons. Et tentons d'analyser ce qui nous mène à ces interrogations.

 

1- Le départ du Sofitel peut-il s'apparenter à une fuite? De l'issue du procès dépend la réponse à cette question: si DSK est coupable, son départ est une fuite; s'il est innocent, il n'en est rien. Les témoignages actuels me font pencher vers la deuxième hypothèse. A priori, DSK était en visite privée à New York pour une raison encore inconnue. Il a dormi dans un hôtel qu'il avait déjà fréquenté plusieurs fois au cours des derniers mois. Il en a profité pour visiter sa fille, Camille, étudiante sur place. Puis, il avait prévu de s'envoler pour l'Allemagne où il devait, dans le cadre de sa fonction officielle, rencontrer la chancelière Merkel. Le fait qu'il ait suivi un emploi du temps qui semblait arrêté depuis plusieurs jours (au moment de la réservation de son billet d'avion) tend à montrer qu'il n'avait rien à se reprocher en quittant le Sofitel. D'autant que, d'après un témoignage relayé sur France 2, il aurait eu une conversation (sur la fatigue que ses multiples voyages peut occasionner), dans l'ascenseur, avec une cliente française qui l'a trouvé calme. Ajoutons que, s'il s'était rendu coupable du crime dont il est accusé, il aurait justement changé ses plans. Pourquoi appelé l'hôtel pour récupérer un portable oublié, au risque de se faire localiser (ce qui fut, d'ailleurs, le cas)? Pourquoi attendre l'heure de son vol sans chercher à quitter la ville autrement ou à se réfugier à l'ambassade de France, où les autorités locales ne pouvaient l'interpeller? A moins de douter de l'intelligence d'un personnage comme DSK, difficile de répondre à ces questions. A moins que son acte, s'il se révèle véridique, l'ait fait à ce point paniquer...

 

2- Que sait-on de l'enchaînement des faits? Là aussi, le doute s'installe. Premier temps: la justice new-yorkaise affirme que DSK aurait quitté précipitamment l'hôtel vers 13 heures... et, certaines informations laissent supposer que des caméras de vidéo-surveillance dans les couloirs de l'hôtel le montrent dans un état d'excitation. Deuxième temps: le supposé crime aurait eu lieu à midi (l'heure de décalage serait liée à une faute de frappe sur le rapport de police) et, enquête faite, seul le hall de l'hôtel est vidéo-surveillé. Enfin, la chaîne Sofitel livre l'heure exacte du départ de DSK: il a remis sa clé à la réception à 12h28... un horaire qui correspond au témoignage de la cliente française rencontrée dans l'ascenseur ! Pour le moment, ni les avocats de l'ex-patron du FMI, ni les médias n'ont confirmé l'heure du déjeuner de celui-ci avec sa plus jeune fille. Bref, l'enchaînement des faits et leurs horaires n'étant pas clairement établi, difficile de se faire une opinion... Quand cette partie du dossier aura été éclaircie, la vérité ne sera plus très loin, sachant qu'en France, nombre de verdicts sont rendus, précisément, sur l'examen minutieux du calendrier.

 

3- La presse est-elle complice par omission ? C'est une thèse, étayée par les médias anglo-saxons (en riposte au choc que constitue, pour nous, le traitement réservé par ces médias à l'inculpé), qui trouve un écho dans l'opinion dès lors que celle-ci s'intéresse toujours à ce qui tendrait à prouver l'existence d'une collusion des élites médiatico-politiques pour cacher la vérité au peuple de la France d'en bas. Ceux qui alimentent cette thèse expliquent que, depuis des années, les rédactions seraient au courant du penchant de DSK pour le sexe et que son attrait pour les femmes aurait pu être maladif, voire criminel. Les patrons de presse répondent que le fait qu'un homme politique aime les femmes et/ou qu'il les drague (avec plus ou moins de finesse) ne constitue pas un délit... Seul un comportement contraire aux lois françaises, s'appuyant sur des présomptions de preuves, aurait pu faire l'objet d'un traitement journalistique. Et, même si certains comportements ont pu frôler le harcèlement (lequel constitue, justement, un délit grave), les médias n'avaient pas assez d'éléments pour balancer l'info sur la place publique, au risque de ruiner la carrière d'un DSK innocent. Bref, tant que la ligne rouge n'était pas franchie, il fallait ne pas trop s'avancer ! Le patron de l'Express, Christophe Barbier, rappelle d'ailleurs qu'à l'occasion de la première affaire DSK (celle d'une relation consentie avec une employée hongroise du FMi, en 2008), son hebdo avait évoqué la personnalité de DSK, son rapport au sexe et aux femmes... Sujet que le magazine avait repris il y a un an en s'interrogeant: "Et si DSK n'y allait pas...", sous-entendant que ce trait de personnalité pourrait dissuader le socialiste de partir à la conquête de l'Elysée ! Quand on sait, par ailleurs, que Marianne a consacré plusieurs numéros à la personnalité de Sarko, et à son rapport avec l'argent (et non les femmes), on voit que la presse, quand elle a des infos susceptibles d'alimenter utilement le débat public, s'en sert !

 

... D'ailleurs, en 2008, quand DSK était l'invité de France Inter, la rédaction de la station n'empêcha pas Stéphane Guillon, humoriste de la matinale, de s'en prendre aux penchants sexuels présumés du directeur du FMI, dans un billet qui déplu à ce dernier et qui fit le buzz. Preuve qu'à l'époque, le sujet fut traité et que les Français y étaient réceptifs. Petit rappel avec cette vidéo.



 

4- La thèse du complot est-elle envisageable? A Sarcelles, ville dont DSK fut le député-maire, c'est la théorie en vogue. Leur ancien élu, promis à un destin présidentiel quasi assuré, serait la victime d'une machination visant à anéantir sa popularité. D'autres pensent qu'il s'agit de déconsidérer le FMI, à la tête duquel M. Strauss-Kahn aurait fait tant de bonnes choses, notamment en replaçant cette institution sur le devant de la scène médiatique mondiale. Certains imaginent aussi que les sarkozystes auraient monté ce complot à l'heure où leur champion tombait sous la barre des 40% dans l'hypothèse d'un second tour face au champion de la gauche ! Disons-le clairement: je n'y crois pas une seule seconde. Prenons l'exemple du complot sarkozyste: pourquoi pièger le patron du FMI un an avant la présidentielle, alors qu'il n'était pas encore candidat officiel du PS? Tenter de la destabiliser, par les pires méthodes et par le biais d'attaques sous la ceinture (c'est le cas de le dire !), dans six mois, ça tient la route... mais maintenant ?! Ca n'a pas de sens... A moins que les stratèges présidentiels soient aussi mauvais que ceux de leur (ancien) rival. Si ce n'est Sarko, qui serait le commanditaire? François Hollande ou Marine Le Pen (qui profitent, tous deux, à des degrés divers, de la chute de l'ancien ministre de l'Economie)? Soyons sérieux ! Quoi qu'en soit, les organisateurs d'une machination auraient dû avoir accès à l'emploi du temps détaillé de l'ex directeur général du Fonds. Comment, sans cela, manipuler une femme de chambre, salariée depuis trois ans dans l'hôtel en question, et prévoir le lieu et la date du piège? A moins que, contrairement à ce qu'elle affirme (avec la complicité de son faux frère), elle ait reconnu DSK et ait entrepris de faire plonger un puissant. Avec quelles motivations? En le décidant à quel moment? Des questions sans réponses. Comme beaucoup d'autres, dans ce dossier. La justice américain a du boulot... Qu'elle devra faire avec minutie et sans trop de précipitation.

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