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Un monde meilleur: citations

Pour triompher, le mal n'a besoin que de l'inaction des gens de bien
(Edmund Burke, homme politique et philosophe irlandais du XVIIIème siècle).

 

La politique, c'est l'art de rendre possible ce qui est nécessaire
(Jacques Chirac, phrase de campagne lors de la présidentielle de 1995).

 

Ma génération a bâti les murs de l'UE; votre génération devra en décorer l'intérieur
(François Mitterrand, à Henri Emmanuelli, à l'occasion d'un entretien en tête-à-tête).

 

Dans les pyramides du pouvoir, les ovaires c'est comme l'oxygène: ça se raréfie avec l'altitude
(Isabelle Alonso, ancienne présidente des Chiennes de garde, mouvement féministe).

 

“A une juste guerre, préférons une injuste paix” (Samuel Butler)

 

“Les guerres surviennent toujours entre deux Etats de paix. Alors, supprimons la paix et nous n'aurons plus de guerre
(
Almanach de l'Os à moelle, pensée du 17 octobre 1980)

“C'est dans son coeur qu'il faut construire la paix” (Dalaï-Lama)

“Il n'y aura pas de paix sur cette planète tant que les droits de l'homme seront violés en quelque partie du monde que ce soit”
(
René Cassin, in "Déclaration universelle des Droits de l'Homme", 1948)

“Il est plus facile de
faire la guerre que la paix” (
G. Clemenceau, Discours de paix, 1919)

“Il n'y a jamais eu de bonne guerre ni de mauvaise paix” (Benjamin Franklin, Lettre à John Quincy, 1783)

“Deux coqs vivaient en paix: une poule survint,-Et voilà la guerre allumée”
(
Jean de La Fontaine, Fables "les Deux Coqs")

“On ne fait la guerre que pour faire enfin la paix” (Dictionnaire Le Littré)

“La paix, c'est de la
guerre ailleurs”
(
Jacques Prévert)

“S'irriter d'un reproche, c'est reconnaître qu'on l'a mérité” (Tacite, historien romain des Ier et IIème siècles après JC)

Petite présentation du blog... et de son auteur

Nouvelle DonneDe 2005 à 2012, j'ai tenu un blog intitué Jes6 ("Justice, Equité, Solidarité, pour une VIème République"), réagissant aux faits d'actualité et aux décisions de la présidence Sarkozy.

Homme de gauche, l'élection de François Hollande a été une bonne nouvelle, l'ouverture d'une nouvelle phase...

Mais, mon métier m'a éloigné de la blogosphère.

Déçu par la politique menée, mon militantisme socialiste s'est petit à petit éteint. Fin 2013, la création d'un nouveau parti, Nouvelle Donne, a rallumé la flamme d'un citoyen qui perdait son optimisme. Alors que 2014 est une année électorale, qui s'annonce donc passionnante sur le plan politique, j'espère reprendre le chemin de mon clavier pour alimenter un blog auquel je veux donner un nouveau souffle !

 
Né en Picardie en 1986, j'ai grandi, étudié et travaille toujours dans cette région: je suis aujourd'hui professeur d'Histoire-géographie dans un collège de l'Aisne et mon métier est ma passion ! La politique, qui permet aux uns de s'investir pour changer la vie des autres, m'attire depuis le plus jeune âge.

De 2006 à 2009, j'ai fait partie de la première fournée de CRJ (Conseillers Régionaux Jeunes) élue au suffrage direct par les jeunes de 16 à 25 ans de ma région: ce mandat de trois ans m'a donné l'expérience du travail d'équipe et l'opportunité de contribuer à des projets concrets.

 

De 2006 à 2010, j'ai été militant au PS, participant à la campagne présidentielle de Ségolène Royal puis aux municipales de 2008 au cours desquelles je fus, moi-même, candidat sur une liste d'opposition au maire sortant. A quelques voix, j'aurais pu être conseiller municipal !

Ecologiste convaincu, je me décris volontiers comme progressiste et humaniste: changer le monde, changer l'Europe, changer la France. Les défis sont nombreux. Placer l'homme au coeur d'un système gangréné par l'argent et les puissances hors-sol anti-démocratiques, quel défi !

 

La renaissance de mon blog n'est pas une rupture: dans la colonne de droite, vous pouvez accéder à mes "Archives Jes6" (où je souhaite garder la trace de ces pages de propositions Oiseau-bleu-de-Magritteque j'ai rédigé pendant ces années) ansi qu'aux principales communautés auxquelles je continuerai de contribuer, qu'il s'agisse de "Réformer la France", "La voix des Européens" ou "Pour un monde meilleur" que j'ai créé avec l'ambition d'en faire une plate-forme utopique où puissent s'exprimer les rêves les plus fous d'un monde pacifié, démocratisé et équitable des blogueurs optimistes.

 

Sur "AurelR le citoyen", je vous souhaite de bons moments de lecture.

N'hésitez pas à publier vos commentaires, à me suivre via la newsletter du blog, ainsi que les réseaux sociaux (notamment sur Twitter: @AurelienRoyer86 et les hashtags #reprendrelamain, #bonsenscitoyen, #mondemeilleur), ou à me contacter par mail (en attendant de la renouveler): contact@jes6-leblog.eu

14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 10:02

Hebdo-du-14-juillet.jpg

 

Mon éditorial: "Premier défilé du 14 juillet pour François Hollande. Certaines traditions, abandonnées sous le quinquennat Sarkozy, ont donc été remises au goût du jour, telles l'interview télévisée à 13h15. La "normalité" hollandaise a donc bien refermé la parenthèse Sarkozy. D'autres décisions de l'ancien Président n'ont pas été remises en cause: la garden party dans les jardins, non rétablie, est remplacée par une ouverture des jardins au public. Alors que des écoliers ont chanté, devant la tribune présidentielle, une émouvante Marseillaise et que le chef de l'Etat s'est lancé dans un bain de foule, sitôt midi passé, une autre tradition, moins bénéfique, perdure: la promotion de la Légion d'honneur, pour mettre en lumière des stars au mérite contestable, n'est pas abandonnée. Encore quatre ans, M. Hollande, et votre 14 juillet sera presque parfait !

Des ministres présents, seule Mme Taubira a su rappeler l'importance de cette journée pour l'ensemble de la Nation. Alors que ses homologues disent leur fierté d'assister à cette cérémonie, la garde des Sceaux s'est réjouie de fêter l'anniversaire du 14 juillet dans une France de gauche, où l'esprit d'égalité et lutte contre les privilèges demeure, selon elle, d'actualité.

Le 14 juillet n'étant pas qu'un jour férié, il convient de se souvenir de l'engagement des citoyens français, révoltés parisiens, qui se sont battus ce jour de 1789 contre l'absolutisme d'un roi sourd à leurs attentes. A l'été 2012, France Info revisite les grands événements: dès aujourd'hui, et chaque samedi, vous pourrez retouver en "Une" de Jes6 Hebdo l'événement évoqué.

Plutôt que de nous tourner vers le passé, tournons nous aussi vers l'avenir... et lisez, au plus vite, les propositions de réforme que, cette semaine, je vous soumet afin de rendre l'ONU, actuellement fatiguée, bien plus efficace qu'elle ne l'est. Parce que la situation syrienne nécessite d'agir, plutôt que de commenter et dénoncer, les Nations Unies doivent se donner les moyens de se renouveler. Quelques clés sont sur le blog: à vos avis !"

 

Les articles de la semaine, à lire ou relire... pour y poster vos commentaires !

- Ma proposition: réformer l'ONU... et ses agences;

- Revivre l'histoire avec les "vrais-faux reportages de France Info"

- Humeur: mettre fin au dopage;

- Humeur: les médias et la mayonnaise antisémite;

- Et si on limitait les gains d'argent ?

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Published by Aurelien Royer - dans Jes6 Hebdo
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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 13:11

De la même façon que la mauvaise lutte contre la corruption et les trafics en tous genres nuit à l'image de la politique et de ceux qui la pratiquent, le manque de sanctions rapides et exemplaires nuit à la réputation du cyclisme et de ceux qui le pratiquent.

 

Alors que le Tour de France bat son plein et que deux de nos Français, dont le chouchou du public (Thomas Voeckler), ont remporté des étapes montagnardes, le dopage ressurgit. Un autre Français a été interpellé lors de la première journée de repos par la gendarmerie, avant d'être dernièrement mis en examen. Coureur de l'équipe Cofidis, il est soupçonné de dopage... Sitôt l'affaire divulguée, les mauvais souvenirs sont réapparus. Le directeur de l'équipe a dûexpliquer, face aux caméras, que son coureur serait immédiatement licencié s'il est reconnu coupable. Le directeur du Tour est revenu sur le devant la scène pour expliquer que la lutte contre ces agissements continue, sans faiblesse.

 

Malheureusement, il suffit d'une brebis galeuse (ici, d'un coureur suffisament soupçonné pour être interpellé et poursuivi par la Justice) pour que les acteurs de ce sport craignent une désaffection du public. Il faut dire que, avec l'hyper-médiatisation du phénomène, les spectateurs ont tendance à exagérer: même si la majorité des coureurs restent propres, on a tendance à voir dans le cyclisme un sport sale, pourri par la dopage. Même si les contrôles se sont multipliés, avec des dispositifs de plus en plus lourds d'année en année, on maintient une atmosphère de suspicion permanente, qui plombe les valeureux sportifs qui, majoritaires, continuent leur Tour en essayant d'en faire abstraction.

 

Et mon parallèle avec la politique n'est pas dénué de fondements: même si les pratiques de corruption, de détournement d'argent ou de magouilles en tous genres, les politiciens demeurent, aux yeux de nombreux électeurs, des profiteurs, tous complices pour garder les bonnes places... Jusqu'à ce que le FN ne chante son hymne des "tous pourris" ! Au final, le fait que ces politiciens verreux restent très minoritaires et, pire, qu'ils gardent leurs places, n'étant pas plus sanctionné par le tribunal populaire (au moment des élections) que par la Justice, n'empêche pas le maintien de cette image déformante !

 

Dans les deux cas, qu'il s'agisse du cyclisme ou de la politique, une mesure simplissime est à prendre: la justice concernée doit, dès le moindre soupçon confirmé par une enquête sérieuse de la police, entrer en action, examiner le dossier et prendre une sanction exemplaire immédiate. Pas question d'attendre plusieurs années (comme pour les cas Armstrong ou Contador dans le Tour de France, ou encore les cas Juppé et Chirac en politique) avant de savoir... Pas question de laisser à ces magouilleurs l'espoir de gagner les honneurs, soit d'un podium (parfois, d'un maillot jaune), soit d'une élection gagnée (voire d'un porte-feuille gouvernemental). La sanction est simple: INELIGIBILITE A VIE pour tout politicien convaincu de magouilles et INTERDICTION A VIE DE PARTICIPER A DES COMPETITIONS OFFICIELLES pour tout sportif (cycliste ou non) convaincu de dopage ! Pourquoi attendre ?

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 10:49

"Quand on entend le générique de "Fort Boyard", on se dit que l'été est bien là..." écrivait, samedi dernier, un utilisateur de Tweeter, alors que l'émission de France 2 reprenait pour la 10ème saison de son animateur (Olivier Mine). Et, même si la météo sur le nord de la France ne permet de pas de se dire que "l'été est bien là", il est vrai que le programme que nous proposent nos médias (y compris, les rubriques de l'été du magazine Marianne) a un petit goût de vacances. D'ailleurs, l'été est l'occasion, pour l'historien que je suis, de me régaler car, contraiement au reste de l'année, cette discipline est souvent à l'honneur. L'histoire, racontée par l'anecdote ou rapprochée de l'actualité de l'année écoulée: c'est le pari de Marianne, depuis quelques années. La vie intime et les faces cachées des grands personnages de l'histoire européenne: c'est le principe, à succès, des "Secrets d'histoire" de Stéphane Bern.

  

Revivre les grands événements de l'histoire du monde sous forme de reportage, comme si la radio avait existé à ces époques, tel est l'aventure dans laquelle se lance France Info. Tout l'été, chaque samedi, la station du groupe Radio France propose un rendez-vous avec les grands repères de notre histoire. Sans se limiter à la France (on entendra des chroniques sur la découverte de l'Amérique ou l'assassinat du président Lincoln), l'historien qui a coordonné ce projet, Thomas Snegaroff, propose de se mettre dans la peau d'un citoyen de l'époque qui allumerait son poste de radio et entendrait un reporter (Grégoire Lecalot ou Hélène Lam Trong) se situant sur les lieux de l'événement. Premier rendez-vous: demain, nous pourrons vivre la prise de la Bastille comme si elle se déroulait en direct ! Ecoutez la présentation du projet, par son auteur...

 

 

Personnellement, je trouve l'idée formidable. Faire revivre un événement en reconstituant ce que les habitants du pays pouvaient apprendre, heure par heure, sans faire d'anachronisme, permet aux auditeurs de prendre la mesure de l'évenement... et de comprendre que ce que nous considérons, aujourd'hui, comme des temps forts de l'histoire du monde, comme des moments qui ont fait bousculer le monde dans une nouvele dimension, n'ont absolument pas été vécus comme des bouleversements par les contemporains. Meilleure preuve: concernant la prise de la Bastille, chacun sait que Louis XVI, évoquant ses parties de chasse du jour, a noté "Rien" sur son journal de bord, se refusant à voir dans la révolte parisienne une remise en cause totale de son pouvoir !

 

Je vous invite donc, chaque samedi, à écouter France Info pour revivre ces quelques grands moments d'histoire (horaires de diffusion: 9h50, 13h20, 16h50, 18h50 ou 21h50)... ou à les réécouter via la page de la chronique, intitulée "France Info y était" sur le site de cette radio (en cliquant ICI).

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Published by Aurelien Royer - dans L'actu en vidéo
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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 15:22

Cela fait partie de mes chevaux de bataille les plus récurrents... En ce début de quinquennat de gauche et alors que l'envie d'exemplarité et de justice (voire d'équité) parcourt la société, cette proposition mérite d'être à nouveau mise sur la table. Depuis la création de ce blog, je m'obstine à ne pas remplacer le mot "équité" par "égalité" sur le fronton de ma page d'accueil. En effet, dès 2005, je considérais que la totale égalité entre tous les citoyens, entre les "pauvres" et les "riches" notamment, n'était qu'une parfaite utopie... d'autant plus que la vie professionnelle, dans laquelle je suis entré entre temps (en septembre 2007), m'a appris que tous les citoyens n'ont pas les mêmes mérites. La notion de "travail", abstraite quand on est étudiant, est devenue une "valeur" qu'il est important de défendre. De ce fait, seule l'équité entre les citoyens semble à notre portée. Elle seule semble nécessaire pour ne pas rompre avec un nécessaire devoir de "justice" (instaurer une totale égalité serait "injuste" pour les plus méritants) et de "solidarité" (l'absence de totale égalité entre les citoyens doit être couplée à des systèmes de solidarité pour ne pas laisser les plus faibles sur le bord de la route). A travers cette introduction, les trois piliers de ma "réflexion personnelle" sont donc réaffirmés: justice, équité, solidarité !

 

En matière salariale, cette "pensée" se traduit par deux attentes, complémentaires et indissociables à mon goût: d'une part, la nécessité d'une échelle des salaires suffisamment étalée pour récompenser les méritants et les distinguer de ceux, minoritaires (tels les dopés du cyclisme), profitent du système solidaire; d'autre part, la nécessité d'une échelle des salaires "encadrée" pour ne pas être trop étalée. Cela se traduirait par quatre mesures simples:

1- La création d'un système de droits et de devoirs pour les bénéficiaires des aides de solidarité, financées par le travail et l'effort des salariés. Sans aller jusqu'à ce que Nicolas Sarkozy proposait lors de la dernière campagne présidentielle (aspect de son projet qui me semblait intéressant), il semble nécessaire de conditionner le versement de certaines aides... de la même façon que les bourses versées aux étudiants sont soumises à un devoir d'assiduité et de passage des examens (faute de quoi, comme l'actualité récente le montre, les sommes doivent être rendues...).

2- Une nette revalorisation du SMIC pour creuser l'écart entre le salaire minimum (obligatoire partout !) et les aides aux personnes sans emploi: 1.200€ net par mois me semble consituter une première étape.

 

3- La création d'un salaire maximal (obligatoire partout !) égal à 20 fois le SMIC de base (soit 24.000€ net par mois), hors primes.

4- La limitation desdites primes (stocks options, parachutes dorés, retraites chapeau compris) à 30% du montant du salaire fixe. Ainsi, un patron payé 24.000€ net par mois ne pourrait prétendre percevoir plus de 7.200€ net mensuel de primes !

Avec ce système, le montant maximal gagnable en France serait de 374.400 € net par an (soit trois fois le prix de ma maison... que je mettrai encore 22 ans à payer !). Au-delà de ce chiffre, l'Etat taxe à 100% les revenus perçus afin d'empêcher les entreprises privées de s'exonérer de ces nouvelles dispositions mêlant justice, équite et solidarité ! Ce système ne me semble par ailleurs pas injuste, dans la mesure où il permet à celui qui est en haut de la pyramide de voir son potentiel salarial progresser 20 fois plus vite que celui qui est en bas: quand un SMICard gagne 1000€ de plus par mois, son patron peut en empocher 20.000...

 

Mais, les questions salariales n'étaient pas le coeur initial de mon article. Je voulais évoquer la question des sommes gagnées par les citoyens participant aux jeux de hasard (PMU, jeux à gratter, LOTO, €uromillions et autres jeux télévisés). Ces divers jeux (sur lesquels figurent désormais, comme sur les paquets de cigarettes, une mention du type "Jouer provoque dépendance et isolement...") permettent, sur le simple fait du hasard, de gagner des sommes parfois hallucinantes, tout aussi exagérées et choquantes que les salaires des grands patrons et des stars du sport-business ! Quel que soit le moyen utilisé, il me semble nécessaire que l'Etat (actionnaire, parfois majoritaire, de ces sociétés grâce auxquelles il touche une part du bénéfice) applique les principes évoqués plus haut dans ce secteur d'activité. Quel que soit l'option choisie, la limitation des gains possibles à un montant qui reste à fixer (la barre des 375.000 €, valable pour l'échelle des salaires, doit-elle être conservée ou abaissée?) semble nécessaire. Cet encadrement me semble d'autant plus indispensable que, concernant les jeux télévisés, les chances de gagner le pactole sont bien différentes selon que vous participez à une émission de France 3 qui nécessite des connaissances ou à une émission de TF1, super-production d'une société qui ramasse des millions en en redistribuant une partie ! Ces décalages me choquent. La limitation des gains m'apparaît comme la piste la plus sérieuse... Je vous invite à en débattre: postez vos commentaires !

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Published by Aurelien Royer - dans Economie et finances
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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 05:19

La semaine dernière, évoquant la question syrienne, j'évoquais la nécessité de rénover cette organisation internationale épuisée et incapable de peser sur l'affaire du monde qu'est devenue l'ONU. Née en 1945, pour remplacer la SDN (Société Des Nations, imaginée en 1919 à la sortie de la 1ère guerre mondiale) qui avait échoué à éviter un second conflit mondial, l'ONU devait à la fois permettre le maintien de la paix en jouant un rôle d'arbitre entre les belligérants potentiels, mais aussi favoriser le développement harmonieux de l'humanité (sur les plans sociaux, économiques, écologiques) en profitant de cette nouvelle stabilité politique. 67 ans plus tard, son bilan est maigre: de nombreux conflits n'ont pu être évités, l'ONU seBan-Ki-moon.gif contentant d'envoyer, après coup, des Casques bleus pour pacifier la zone et empêcher une reprise du conflit; de la même manière que l'UE n'avance pas quand ses dirigeants n'en ont pas la volonté, la faiblesse de certains secrétaires généraux de l'ONU (notamment l'actuel titulaire du poste, le Coréen Ban Ki-Moon - photo de droite) a empêché l'Organisation de devenir cet arbitre respecté qu'il aurait dû être. L'a-t-il d'ailleurs été un jour?

 

Quoi qu'il en soit, n'ayant pas le caractère à dénoncer sans proposer, je souhaite partir de ce constat pour remettre sur la table les propositions de rénovation de l'ONU que j'ai tenté de porter avec ma communauté "Pour un monde meilleur". Ces propositions serviront à alimenter la discussion entre les lecteurs du blog... en espérant que ce débat soit vigoureux.

 

D'emblée, et avant d'étaler mes idées, je tiens à rappeler que l'idée même qui sous-tendait à la création de l'ONU (une agence indépendante, au niveau mondial, pour régler les différends et favoriser le dialogue des Nations) demeure excellente. Dans notre monde actuel, son utilité ne me semble pas être remise en cause. C'est pourquoi je privilégie une refonte de l'ONU, plutôt que sa destruction pour imaginer "autre chose".

 

Cette précision étant faite, voici mes pistes de réflexion:

1- Le (la) secrétaire général(e) devient "Président(e) de l'ONU" et est assisté(e) d'un(e) "Vice-Président(e) chargé des négociations". Ces deux personnes (forcément un tandem paritaire, homme-femme, composé de deux nationalités différentes) sont élues, au scrutin binominal à deux tours, pour un mandat de six ans non renouvelable. L'élection se fait, à bulletin secret, lors d'une Assemblée générale: un pays = une voix.

2- L'exécutif est assisté d'une sorte de gouvernement composé de vice-présidents en charge d'un secteur. Leur mission serait double: convoquer et présider des réunions thématiques au siège de New York; diriger l'action de l'ONU en présidant l'une des agences qui composent l'organigramme de l'Organisation.

3- L'ONU serait donc sous-divisée en neuf agences thématiques, dénommées "Organisation des Nations pour (nom du domaine)", ainsi la branche "développement durable" de l'ONU deviendrait l'ONE (Organisation des Nations pour l'Environnement). A celle-ci s'ajouteraient les cinq suivantes: ONA (pour l'Alimentation), ONS (pour la Santé), ONJ (pour la Jeunesse), ONP (pour le Patrimoine), ONC (pour la Culture), ONI (pour l'Immigration), ONP (pour la Paix) et OND (pour la Démocratie).

 

4- Pour être Etat membre de l'ONU, il faudra respecter les critères suivants: être un Etat de droit doté d'une Constitution, organisant des élections libres et transparentes où le pouvoir de l'exécutif est limité dans le temps, respectant l'ensemble de la Charte des Droits de l'Homme (respect des minorités; égalité hommes-femmes; protection de l'enfance; libertés publiques, notamment de la presse et de manifestation). Une commission composée d'experts validerait l'entrée d'un pays dans l'ONU.

5- L'ensemble des pays membres forme l'Assemblée générale, où chaque Etat dispose d'une voix lors des votes.

6- Chaque Etat est représenté par un ambassadeur qui a trois missions principales: participer aux réunions de l'Assemblée générale (plénière ou thématique), être membre d'une des neuf agences thématiques (comme dans un exécutif local, les ambassadeurs se répartissent dans les neuf "commissions"), être le lien entre l'ONU et le pays représenté.

7- Pour épauler le Président et ses vice-présidents, le principe du Conseil de sécurité est maintenu: en font partie 15 Etats, choisis par l'Assemblée générale pour une durée de 3 ans (soit un demi-mandat de l'exécutif). La composition serait la suivante: trois Etats européens, trois Etat africains, trois Etats asiatiques, trois Etats sud-américains, deux Etats océaniens et un Etat nord-américain (Etats-Unis, Canada et Mexique en alternance). Le rôle du Conseil de sécurité serait de voter, en urgence, les résolutions... à une majorité des trois quarts (soit 12 voix minimum) sans qu'aucun des Etats membres n'ait de droit de véto ! En cas de désaccord, l'Assemblée générale peut se réunir et adopter la même résolution à la majorité des trois cinquièmes (pas de majorité simple... pour éviter toute contestation) !

 

8- Les autres organismes internationaux (FMI, Banque mondiale, OMC, OMS...) devront être progressivement intégrés au dispositif de la nouvelle ONU, de façon que celle-ci dispose des moyens financiers pour mettre en oeuvre son programme de développement et de partage. Cet aspect étant complexe, le débat est nécessaire !

9- L'ONU conserverait ses forces armées, les Casques bleus. Comme aujourd'hui, ceux-ci seraient formés de militaires issus des Etats membres. Comme aujourd'hui, ceux-ci n'auraient qu'une vocation: maintenir la paix en tant que force de médiation entre deux camps dans les pays menacés. Leur intervention serait possible dans deux cas de figure: les autorités légales de l'Etat concerné demande leur présence; le Conseil de sécurité vote l'envoi d'un détachement dans un pays en difficulté, après examen de l'ONP ou de l'OND. Contrairement à aujourd'hui, le vote d'une résolution militaire (par le Conseil de sécurité ou l'Assemblée générale) permet aux pays volontaires d'envoyer une part de leur armée, sous le commandement unique des officiers de l'ONU, dans un pays où une intervention apparaît Tombouctou_intacte.jpgnécessaire... Dans le cas libyen, un vote de l'AG suffirait donc à l'envoi de troupes sans passer par le Conseil de sécurité ni par l'OTAN (dont l'utilité serait alors revue).

10- Chacune des neuf agences de l'ONU serait dotée d'un Tribunal apte à juger les crimes spéficiques dont elle a la charge (par exemple, un nouveau "crime contre le patrimoine" serait jugé par le Tribunal attaché à l'ONP... pour sanctionner ceux qui, comme les islamistes maliens s'attaquant au site de Tombouctou - photo de gauche - détruisent des éléments de l'histoire mondiale !). Ces neuf agences seraient réparties sur tous les continents, dans neuf villes différentes.

 

La semaine prochaine, pour prolonger le débat, je remettrais sur la table, dans un article par points, mes propositions de rénovation des institutions europénnes ! D'ici là, bonne navigation sur le Web... et n'oubliez pas de laisser un commentaire, même à minima: il sera utile et apprécié !

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Published by Aurelien Royer - dans Chronique monde
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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 06:38

Avant l'affaire de la coupure de réseau Orange, c'est l'agression d'un jeune homme "de confession juive" dans un train près de Toulouse qui a fait la "Une" de nos JT: avant même que l'affaire ne soit éclairée par une enquête judiciaire, la sentence était donnée... Les agresseurs de ce jeune homme l'ont violenté en raison de sa religion. Le crime antisémite était attesté !

 

Cette rapidité avec laquelle on passe d'un "crime contre un jeune Juif" à un "crime antisémite" est consternante !... Ce type de raccourci n'est pourtant pas rare. Ainsi, chaque fois qu'un jeune "de couleur" est agressé (en banlieue, de préférence), les médias y voient un odieux crime raciste, la victime ayant forcément été touchée pour ses origines et sa couleur de peau ! On voudrait diviser les Français et favoriser le communautarisme qu'on ne s'y prendrait pas autrement !

 

D'ailleurs, nombreux sont les Français à penser que les criminels et auteurs de délits sont, majoritairement, étrangers. A lire la presse régionale, la rubrique "Faits divers" regorge d'exemples de délits, crimes et trafics en tout genre auxquels des Français d'origine (dont les noms ne sont pas très catholiques, souvent à consonnace maghrébine) se livreraient au détriment des gentils nationaux, 100% gaulois ! On a l'impression que les crimes perpétrés par ces personnes sont sur-médiatisés par rapport à ceux qui mettent en cause un "vrai" Français: voilà, sans doute, l'une des causes majeures de la progression du FN dans les classes populaires !

 

Malheureusement, les affaires les plus récentes (de la tuerie de Toulouse aux fusillades dans les discothèques du nord de la France) donnent raison à ce constat: chaque fois, un jeune Français (bien souvent né en France) d'origine étrangère (par ses parents) est en cause. A tel point que, face à ceux qui me mettent cette réalité sous les yeux, je ne sais plus quoi répondre. Je n'arrive plus à les convaincre que, au-delà de ces médiatisations, les statistiques de la délinquance vont à l'encontre de ce constat !

 

Au final, la médiatisation des affaires incriminées et les raccourcis comme celui que je dénonce aujourd'hui conduisent à favoriser les idées du FN, telles la suppression du droit de sol pour l'acquisition de la nationalité (naître en France de parents étrangers ne suffirait plus... ce qui n'aurait pas donner la nationalité française à un Mohamed Merah) ou encore le retour à une forme de double-peine (retirer la nationalité aux Français d'origine étrangère coupables d'un crime majeur... ce qui conduirait à les expulser).

 

Et si on laissait la justice faire son travail, à savoir fixer le caractère "antisémite" de ces affaires et laisser un juge les instruire pour confirmer ou non cette motivation des agresseurs? La France et ses idéaux s'en trouveraient grandis !... Pour mieux combattre TOUTES les idées extrêmistes.

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Published by Aurelien Royer - dans Intérieur - police(s)
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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 17:50

A l'occasion d'une réception-apéritif, j'ai confectionné un cake salé, découpé en petits dés... afin d'accompagner un apéritif pour une vingtaine de personnes. Compte-tenu du "succès" de ce cake, je tiens à la faire partager ici. A vos ustensiles... et bon appétit !

Titre de la recette: cake salé saucisses/tomates/fromage.

 

Liste des ingrédients :

 - Pour la pâte: 140 g de farine fluide, 1 sachet de levure, 150 g de Maïzena, 3 oeufs, un bol de lait, 125 g de beurre.

- Pour la garniture: 6 saucisses, une petite boîte de fromage pré-découpé en dés (fromage de chèvre, feta aux herbes, dés de mimolette...), un sachet de gruyère rapé (ou de comté rapé), 2 tomates (ou un pot de tomates séchées).

Temps de préparation : environ 40 minutes.

Temps de cuisson : 40 à 45 minutes (four 180°, ou thermostat 6).

 

Cake--2-.JPG


Recette :

a) Dans un récipient, mélanger les 140g de farine, les 150g de Maïzena et le sachet de levure chimique.

b) Dans un bol, battre les trois oeufs entiers en y ajoutant un peu de sel (ou tout autre condiment à votre convenance: curry, paprika...) puis les incorporer à la farine.

c) Dans le bol, placer la demi-plaquette de beurre (soit 125g) et ajouter le lait jusqu'aux trois quarts du bol. Faire chauffer au micro-ondes. Mélanger l'ensemble pour que le beurre fonde entièrement. Incorporer ce mélange dans le récipient en battant énergiquement pour éviter les grumeaux.

Mon astuce: pour donner un bon petit goût, vous pouvez ajouter, à cet instant, deux cuillères à soupe de bière ou de vin blanc.

 

d) Découper les saucisses en morceaux en les incorporant au mélange.

e) Intégrer au mélange les dés de fromage, puis le sachet de gruyère rapé.

f) Couper les deux tomates fraîches en petits dés (ou découper les tomates séchées) puis les incorporer au mélange.

Cake--1-.JPGg) Beurrer et huiler un moule à cake, puis y verser le mélange. Placer quelques morceaux de beurre sur le dessus du cake.

h) Réchauffer le four à 180° (ou thermostat 6) puis enfourner le moule. Laisser cuire pendant 45 minutes. A l'issue de la cuisson, laisser reposer, démouler quand le cake est tiède et attendre encore un peu avant de découper en tranches (il est possible d'en faire 10).

Photo à droite: petit cake à la sortie du four.

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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 16:07

A l'occasion d'un repas de famille dominical, j'ai confectionné un dessert fruité... et léger. Compte-tenu du succès de cette recette, je tiens à la faire partager ici. A vos ustensiles... et bon appétit !

 Titre de la recette: charlotte à la crème de framboise et aux kiwis (au mascarpone, sans gélatine).

 

Liste des ingrédients : 250 g de mascarpone, 3 œufs entiers, 75 g de sucre glace, 2 kiwis, jus de framboises, kirsch, boudoirs ou biscuits roses de Reims.

Temps de préparation : environ 1 heure (de la sortie des ingrédients au nettoyage des ustensiles).

Temps de repos : au moins 12 heures (à préparer la veille pour le repas du lendemain).

 

Recette :

a) Séparer les jaunes des blancs et battre les 3 jaunes dans un récipient.

Mousseb) Y ajouter, petit à petit, le sucre glace et battre l’ensemble jusqu’à ce que le mélange blanchisse.

c) Battre les 3 blancs d’œuf en neige ferme, puis les incorporer délicatement au mélange précédent. Photo à gauche: résultat obtenu à ce stade.

  

d) Mélanger la crème et le jus de framboise en mélangeant délicatement.

e) Dans un moule (à cake, par exemple), placer des demi-boudoirs sur les parois (fond et côtés) après les avoir trempés dans le kirsch.

Charlotte--1-.JPGf) Faire une 1ère couche en versant la moitié de la crème. Photo à droite: résultat obtenu à ce stade.

 

g) Faire une 2ème couche en découpant et plaçant des rondelles de kiwi.

h) Faire une 3ème couche en versant le reste de la crème.

i) Refermer la préparation an tapissant le dessus de la crème avec des boudoirs trempés dans le kirsch.

j) Laisser reposer au frigo pendant au moins 12 heures (le temps d’une nuit). Photos ci-dessous: ma charlotte framboises/kiwis... Bonne dégustation !

 

Charlotte--2-.JPG

 

Charlotte--3-.JPG

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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 18:12

"Maintenant, j'attends la 21 décembre sans crainte... car je viens déjà de vivre la fin du monde": c'est avec retenue (ou humour?) qu'un utilisateur de Twitter commentait la grande panne du réseau Orange. Pendant près de douze heures, notamment entre la nuit de vendredi à samedi, les uilisateurs d'Orange (et des opérateurs qui utilisent son réseau, tel Free) ont été victimes d'une panne majeure qui les empêcher d'envoyer tout SMS ou de passer tout appel. "Echec du réseau" pouvait-on lire sur les écrans de nos portables. L'information a fait la "Une" de tous les journaux télévisés... Et, ce qui m'étonne, c'est que le mot "otages" (habituellement employé pour les usagers de la SNCF bloqués par les grèves de cheminots !) n'ait été prononcé ni par les utilisateurs interrogés dans Paris, ni par les journalistes qui sont partis les rencontrer pour leur grand reportage de l'été ! Car, à écouter ces gens (notamment les plus jeunes), ces quelques heures sans téléphone ont été un véritable supplice. Certes, il y a des cas, très minoritaires, pour lesquels cette panne de réseau a pu être problématique, comme ces personnes qui, à la descente d'un train, attendaient une personne pour les conduire. Pour les autres, ceux qui n'arrivaient plus à se donner rendez-vous, on voit bien qu'ils sont, effectivement, devenus otages, non de la panne, mais de cet appareil sans lequel leur vie est, semble-t-il, si morne !

 

Les interviewés l'ont bien expliqué: de nos jours, on n'existe plus (socialement) sans téléphone. Avec les smartphones (pour lesquels il faut débourser un forfait tout compris qui montre que la crise est toute relative !), chaque utilisateur peut aller sur son compte Twitter ou Facebook. Sans téléphone, il faut attendre d'être chez soi, sur un ordinateur connecté à Internet, pour pouvoir alimenter ces réseaux sociaux et rester en contact avec le monde. Avec les smartphones, chacun peut avoir une conversation instantanée avec son amoureux(se), ses amis, pour des échanges de SMS illimités pour se raconter tout et n'importe quoi. Sans téléphone, il faut attendre d'être chez soi, sur un ordinateur connecté à Internet, pour pouvoir tchatter avec ses amis ou, pire, utiliser un téléphone fixe pour avoir une "vraie" conversation ! Heureusement, le smartphone, sans réseau, sert aussi de baladeur MP3 pour passer le temps dans les transports en commun ou pendant un jogging. La jeunesse actuelle ne peut plus se passer de cet outil, et rêve sans doute du moment où la médecine pourra le lui greffer ! C'est en ces circonstances que je me rends compte de mon archaïsme: personnellement, j'ai un téléphone "banal" (il est à écran tactile, mais déjà terriblement démodé) avec un forfait bloqué avec 1h de communication, 50 SMS (les payant un par un, je les limite au strict nécessaire)... et toute connexion à l'Internet me coûte une fortune.

 

Désireux de ne pas être trop à côté de mon époque, je me suis inscrit, la semaine dernière, sur Twitter... notamment pour suivre l'actualité de quelques artistes qui m'intéressent (Laurent Ruquier et quelques-uns des humoristes de son émission "On n'demande qu'à en rire"), ainsi que les tweets de quelques hommes politiques. Après dix jours dans ce monde (dès que j'allume mon ordinateur, un onglet Twitter reste ouvert en permance), je dois dire être bien déçu. Là encore, je vois le décalage entre ce qui attire les jeunes de mon âge et mes propres préoccupations. Au final, sur Twitter, à peine 5% des messages ont de l'intérêt. Pour le reste, on navigue entre raconter sa vie (en insistant sur ce qui a le moins de saveur) et faire sa promotion (la plupart des artistes rappelant leurs dates de tournée, le nombre de places restantes... et à quel point leur dernier spectacle à cartonner). Bref, Twitter servirait, en théorie, à créer du lien. Je l'imaginais comme un outil de dialogue et, pourquoi pas, de débat et de réflexion. Au final, ce n'est qu'une façon d'étaler sa vie privée à des inconnus... Mais, c'est tendance ! Que certains s'en donnent à coeur joie, cela les regarde. Ils y trouvent sans doute un intérêt. Pour ma part, je pense qu'après une phase de curiosité, je vais vite décrocher... et abandonner mon compte jusqu'à ce que je le clôture.

 

Ce qui me chagrine encore plus, c'est que la jeunesse française y soit devenue "accro"... et de plus en plus jeune. Aujourd'hui, impossible de fréquenter la cour d'un collège sans voir des dizaines de téléphones sortis pour envoyer des SMS, écouter la musique, réaliser une vidéo (quelque fois au détriment d'un adulte... et postée sur le Web). Alors que la loi empêche aux établissements de les interdire (officiellement, les élèves peuvent avoir leur téléphone sur eux, mais l'usage en est interdit dans l'enceinte d'un collège !), rares sont les élèves à ne pas en posséder un. Rares sont ceux qui n'ont pas ces smartphones de dernière génération, couplés à un forfait tout illimité... payés par des familles qui demandent une aide sociale pour payer la cantine ou les fournitures scolaires ! Mais passons. Une question se pose: les jeunes d'aujourd'hui pourrait-il se passer de leur téléphone? Oui ! Ce n'est qu'une question d'éducation des parents. La preuve? Lors d'un séjour pédagogique, j'ai été amené, avec d'autres collègues, à confisquer les téléphones (des appareils coûteux, que je n'ambitionne même pas de posséder) de nos élèves (45 des 49 participants en possédaient un !). Durant trois jours (sur les 5 du séjour), ils n'y ont eu accès qu'au moment des repas (matin, midi et soir) pour donner des nouvelles à leurs parents (trois fois par jour, cela semble raisonnable). Ils en étaient privés pendant la journée (que ce soit dans le bus ou dans les musées) ainsi que la nuit. Nombreux ont été les élèves à nous remercier, en fin de semaine, de les avoir "désintoxiquer" le temps d'une demi-semaine... car, sans téléphone, ils ont dû trouver d'autres moyens de s'occuper (en chantant dans le bus ou en jouant, le soir, dans la cour de l'auberge où nous étions logé). Ils ont appris, en sortant de l'individualisme dans lequel leur téléphone les enferme, à partager des moments collectifs ! Rien que pour cela, résistons !

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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 14:00

Hebdo du 7 juillet

 

Mon éditorial: "Assad hors jeu !": quand arrivera ce jour où, en "Une" de tous les journaux du monde, un tel titre apparaîtra? Le monde occidental, réuni cette semaine en France, essaie de faire un nouveau pas en avant, vers l'éviction du tyran syrien. Bachar, ce Syrien moderne, qu'on nous présentait, du temps du quinquennat sarkozyste, comme un dirigeant occidentalisé (par ses études et sa femme) avec qui le dialogue était possible pour stabiliser et pacifier le bassin méditerranéen, est devenu le boucher du Proche-Orient. En guerre contre ses ennemis, il continue de faire bombarder des villes de son pays, provoquant volontairement la mort de milliers de ses concitoyens, femmes et enfants compris.

La tragédie syrienne, qui n'est pas sans rappeler certains aspects du drame libyen de l'automne dernier, est entré dans un nouvel acte: déterminés à trouver une solution politique (la transition, via l'opposition actuelle, est en marche), les Occidentaux s'éloignent, chaque jour un peu plus, des Russes et des Chinois pour virer le génocidaire de Damas. Qui appuiera sur la gâchette? François Hollande? On attend...

Sur un autre drame, qui touche aux pierres et à l'histoire, se joue en Afrique. On attend d'ailleurs que la justice internationale crée un "crime contre le patrimoine" pour traquer et condamner ces islamistes imbéciles qui détruisent le patrimoine de leur pays (le Mali) pour le simple plaisir de faire parler d'eux et de provoquer le scandale. Ainsi, la destruction des mausolées de Tombouctou, entrés dans les programmes d'histoire des écoliers français en classe de 5ème, est-elle un drame absolu. Un drame pour ce patrimoine auquel tout citoyen du monde doit s'intéresser. Un drame pour les populations locales qui sont frappées, dans leur histoire et leur culture, par des actes gratuits... sans revendication précise.

Une revendication, les citoyens libyens en ont une: que leurs maisons, leurs villes, leurs quartiers soient reconstruits. Pendant que la vie politique reprend ses droits, avec des élections démocratiques historiques, neuf mois après la mort de l'ex-dictateur de Tripoli, la population n'y trouve pas son intérêt. 60% de participation: c'est le score des législatives organisées cette semaine pour composer une Assemblée constituante. Bien peu pour un pays nouvellement libre. Mais, les préoccupations des habitants est ailleurs: reconstruire ! Que font les démocraties occidentales qui ont détruit pour déloger le tyran?".

 

Voici quelques articles à lire pour approfondir ces thèmes:

- Dossier syrien: l'audace ou la prudence?

- A propos du Brevet (Perles et perspectives) et de la politique éducative (On prend les profs pour des cons);

- Abolir la prostitution: lire ma réflexion sur Le droit des femmes.

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