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Un monde meilleur: citations

Pour triompher, le mal n'a besoin que de l'inaction des gens de bien
(Edmund Burke, homme politique et philosophe irlandais du XVIIIème siècle).

 

La politique, c'est l'art de rendre possible ce qui est nécessaire
(Jacques Chirac, phrase de campagne lors de la présidentielle de 1995).

 

Ma génération a bâti les murs de l'UE; votre génération devra en décorer l'intérieur
(François Mitterrand, à Henri Emmanuelli, à l'occasion d'un entretien en tête-à-tête).

 

Dans les pyramides du pouvoir, les ovaires c'est comme l'oxygène: ça se raréfie avec l'altitude
(Isabelle Alonso, ancienne présidente des Chiennes de garde, mouvement féministe).

 

“A une juste guerre, préférons une injuste paix” (Samuel Butler)

 

“Les guerres surviennent toujours entre deux Etats de paix. Alors, supprimons la paix et nous n'aurons plus de guerre
(
Almanach de l'Os à moelle, pensée du 17 octobre 1980)

“C'est dans son coeur qu'il faut construire la paix” (Dalaï-Lama)

“Il n'y aura pas de paix sur cette planète tant que les droits de l'homme seront violés en quelque partie du monde que ce soit”
(
René Cassin, in "Déclaration universelle des Droits de l'Homme", 1948)

“Il est plus facile de
faire la guerre que la paix” (
G. Clemenceau, Discours de paix, 1919)

“Il n'y a jamais eu de bonne guerre ni de mauvaise paix” (Benjamin Franklin, Lettre à John Quincy, 1783)

“Deux coqs vivaient en paix: une poule survint,-Et voilà la guerre allumée”
(
Jean de La Fontaine, Fables "les Deux Coqs")

“On ne fait la guerre que pour faire enfin la paix” (Dictionnaire Le Littré)

“La paix, c'est de la
guerre ailleurs”
(
Jacques Prévert)

“S'irriter d'un reproche, c'est reconnaître qu'on l'a mérité” (Tacite, historien romain des Ier et IIème siècles après JC)

Petite présentation du blog... et de son auteur

Nouvelle DonneDe 2005 à 2012, j'ai tenu un blog intitué Jes6 ("Justice, Equité, Solidarité, pour une VIème République"), réagissant aux faits d'actualité et aux décisions de la présidence Sarkozy.

Homme de gauche, l'élection de François Hollande a été une bonne nouvelle, l'ouverture d'une nouvelle phase...

Mais, mon métier m'a éloigné de la blogosphère.

Déçu par la politique menée, mon militantisme socialiste s'est petit à petit éteint. Fin 2013, la création d'un nouveau parti, Nouvelle Donne, a rallumé la flamme d'un citoyen qui perdait son optimisme. Alors que 2014 est une année électorale, qui s'annonce donc passionnante sur le plan politique, j'espère reprendre le chemin de mon clavier pour alimenter un blog auquel je veux donner un nouveau souffle !

 
Né en Picardie en 1986, j'ai grandi, étudié et travaille toujours dans cette région: je suis aujourd'hui professeur d'Histoire-géographie dans un collège de l'Aisne et mon métier est ma passion ! La politique, qui permet aux uns de s'investir pour changer la vie des autres, m'attire depuis le plus jeune âge.

De 2006 à 2009, j'ai fait partie de la première fournée de CRJ (Conseillers Régionaux Jeunes) élue au suffrage direct par les jeunes de 16 à 25 ans de ma région: ce mandat de trois ans m'a donné l'expérience du travail d'équipe et l'opportunité de contribuer à des projets concrets.

 

De 2006 à 2010, j'ai été militant au PS, participant à la campagne présidentielle de Ségolène Royal puis aux municipales de 2008 au cours desquelles je fus, moi-même, candidat sur une liste d'opposition au maire sortant. A quelques voix, j'aurais pu être conseiller municipal !

Ecologiste convaincu, je me décris volontiers comme progressiste et humaniste: changer le monde, changer l'Europe, changer la France. Les défis sont nombreux. Placer l'homme au coeur d'un système gangréné par l'argent et les puissances hors-sol anti-démocratiques, quel défi !

 

La renaissance de mon blog n'est pas une rupture: dans la colonne de droite, vous pouvez accéder à mes "Archives Jes6" (où je souhaite garder la trace de ces pages de propositions Oiseau-bleu-de-Magritteque j'ai rédigé pendant ces années) ansi qu'aux principales communautés auxquelles je continuerai de contribuer, qu'il s'agisse de "Réformer la France", "La voix des Européens" ou "Pour un monde meilleur" que j'ai créé avec l'ambition d'en faire une plate-forme utopique où puissent s'exprimer les rêves les plus fous d'un monde pacifié, démocratisé et équitable des blogueurs optimistes.

 

Sur "AurelR le citoyen", je vous souhaite de bons moments de lecture.

N'hésitez pas à publier vos commentaires, à me suivre via la newsletter du blog, ainsi que les réseaux sociaux (notamment sur Twitter: @AurelienRoyer86 et les hashtags #reprendrelamain, #bonsenscitoyen, #mondemeilleur), ou à me contacter par mail (en attendant de la renouveler): contact@jes6-leblog.eu

27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 08:21

2012 sera ma deuxième élection présidentielle ! Né en 1986, j'ai obtenu le droit de vote en 2004 et, depuis, le constat est sévère: à de très rares occasions, je n'ai jamais voté pour la gagnant... Depuis près de huit ans, je suis dans la minorité permanente car les majorités électorales se portent, presque systématiquement, sur le choix opposé ! Dernier exemple en date pour le choix du candidat socialiste à la présidentielle: au 1er tour, ma candidate (Ségolène Royal) est éliminée et au 2nd, ma favorite (Martine Aubry) est défaite. Il en va ainsi avec (presque) tous les scrutins depuis 2004; revue de détail:

- en 2004, aux élections régionales, je vote pour la liste communiste (à 18 ans, on a encore des rêves et on choisit une liste très à gauche) qui fera partie de la majorité dominée par les socialistes;

- en 2004, aux élections européennes, je me refuse à voter pour la liste socialiste (trop masculine et pas assez représentative des territoires... avec un seul représentant de mon département en position non éligible) et je vote encore une fois communiste;

- en 2005, au référendum sur la Constitution européenne, j'apporte ma voix au camp du "Oui" qui ne rassemble que 45% des Français;

- en 2007, aux élections présidentielles, je vote Bayrou au premier tour (il est éliminé... avec les honneurs) et au second, je donne ma voix à Ségolène qui échoue elle aussi;

- en 2008, aux élections municipales, faisant partie d'une liste concurrente à celle du maire sortant, je me retrouve dans l'opposition malgré le joli score de 34% des voix (un score jamais vu face à un maire ultra-populaire, habituellement réélu avec 90% des suffrages !);

- en 2009, aux élections européennes, je vote pour la liste socialiste (pour une fois !) et me retrouve devancé, dans ma région, par Europe Ecologie;

- en 2010, aux élections régionales, je vote, faute de choix (PS, UMP, FN), pour la liste socialiste victorieuse (ouf !).

 

Vous le constatez: mes choix électoraux témoignent d'une fluctuation idéologique atypique. Militant socialiste (c'est, à choisir, le parti qui correspond le mieux à mes attentes et qui apportent les solutions qui me semblent les plus utiles), je ne m'interdis pas de voter pour des candidats représentant d'autres sensibilités. Comme beaucoup de jeunes, encore idéalistes, j'ai voté pour des candidats communistes, estimant que la redistribution des richesses (à un moment de ma vie où, mes parents ne gagnant pas des mille et des cents, je ne devais ma présence en université qu'aux bourses versées par l'Etat... et à l'aide de ma grand-mère) devait être une absolue nécessité pour permettre aux pauvres de vivre mieux. Avec l'âge, et alors que la pratique d'un blog me permettait d'aiguiser ma connaissance de la politique et de préciser mes attentes, je glissais versle centre au point de voter pour François Bayrou à la présidentielle, tout en distribuant, dans l'entre-deux-tours, des tracts pour Ségolène. Libéral (en cela que je suis attaché à la liberté d'entreprendre) et social (en cela que je pense que l'Etat doit jouer un rôle de régulateur beaucoup plus marqué qu'à l'heure actuelle, ne serait-ce que pour réduire les inégalités que le système génère), j'ai voté "oui" à la Constitution européenne par idéalisme. Après avoir lu l'intégralité du texte (dans le train qui me conduisais à Amiens, ma ville d'études), je ne considérais pas la question du libéralisme comme une priorité... mais je voyais l'avantage de la création d'un embryon, appréciable, d'Europe politique.

 

Vous le constatez donc: mes analyses et mes priorités ont rarement été en conformité avec celles des autres électeurs. Mes choix n'ont pas été ceux qui ont emporté l'adhésion de mes compatriotes. Manque de chance? Non ! A celà, je vois une explication rationnelle: je suis jeune (encore aujourd'hui !) tandis que le corps électoral, lui, ne l'est pas ! Mes attentes, à la fois en tant que jeune actif de gauche, ne sont pas celles d'un peuple plus conservateur qui a (de moins en moins) peur du risque. Mais, il n'y a pas que cela. La France est un pays dominé, qu'on le veuille ou non, par l'intérêt personnel... ce qui, en temps de crise, est assez logique: compte-tenu du contexte, chacun osculte les propositions des candidats en veillant à comprendre ce qu'elles changeraient à son sort individuel. SI je résonnais de cette façon (comme la majorité des Français), je devrais voter Nicolas Sarkozy à la prochaine présidentielle. Je suis entré dans la vie active au début de son quinquennat: alors qu'il convoqué le Parlement pour la loi TEPA et le bouclier fiscal, je passais avec succès l'oral du Concours de professeur d'histoire-géo. Aujourd'hui, après quatre années d'exercice de mon métier, je constate la dégradation des conditions de travail tout en profitant du système des heures sup' défiscalisées. Devenu propriétaire de ma maison, j'ai besoin de cet argent pour payer les mensualités. Jeune, je ne rechigne pas à faire jusqu'à 4 heures sup' et demi (soit 22h30 de cours face aux élèves, sur les 18 obligatoires pour un certifié), même si la fatigue se fait vite ressentir. Mais, à la fin de mois (comme aujourd'hui), le résultat est là.

 

Ma conviction? L'école a besoin de moyens humains et financiers. Pas forcément en en ajoutant... malgré la saignée réalisée par la droite, et dont les conséquences sont effectivement perceptibles au quotidien. Mais, en réformant le système éducatif (sa structure, ses rythmes...) pour s'adapter au monde et aux élèves d'aujourd'hui, tout en faisant en sorte que les moyens dont nous disposons soient mieux utilisés. Finalement, la promesse de l'embauche de personnels supplémentaires (on a besoin de surveillants !), faite par M. Hollande, est un bon point... mais n'est pas la clé du problème ! Or, à l'heure de choisir un Président, deux logiques s'affrontent: dois-je penser collectif et choisir celui qui, même si ma situation personnelle ne s'améliore pas, peut changer un système qui dysfonctionne? Dans ce cas, je dois voter Hollande. Ou, comme nombre de Français, qui plus est en temps de crise, dois-je penser à moi, à mon salaire, à mon avenir proche, tout en acceptant que la situation globale du pays ne s'améliore que lentement? Auquel cas, je dois voter Sarkozy. Chacun comprendra bien que mon intérêt propre est de conserver des heures sup', sans payer les impôts qui vont avec ! Je voterai donc Sarkozy en 2012... en croisant très fortement les doigts pour que, comme depuis 2004, mon choix ne soit pas celui de la majorité !

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 07:49

"Nous découvrirons, ce soir, dans le journal de 20 heures, le parcours d'un petit artisan bien de chez nous: il est éleveur de chômeurs ! Il est plutôt content car, depuis cinq ans, son chiffre d'affaires continue d'augmenter. Mais, comme tous les entrepreneurs, il est frappé par la crise et, depuis l'euro, il n'a plus un sou en réserve ! La faute à la mondialisation, mon brave monsieur !". C'est ainsi que Nicolas Canteloup, imitant la voix de Jean-Pierre Pernault, annonçait, dans sa chronique matinale sur Europe 1, l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy, ce soir à 20h15. Après une nuit blanche de négociation à Bruxelles (rien à voir avec sa petite Giulia), le président français va devoir faire oeuvre de pédagogie pour expliquer aux Français qui auront le courage de le regarder (moi-même, je n'en suis pas sûr) que la crise de la zone €uro et du surendettement des Etats est en passe d'être résolu. Plus qu'un exercice de pédagogie, c'est un numéro d'équilibriste ou de prestidigitateur auquel le chef de l'Etat devra se mesurer... Lors d'un grand show télévisé, orchestré par les communiquants de l'Elysée. Au programme? Une émission "clé en main" produite par une société privée détenue par le groupe Lagardère (les deux chaînes, TF1 et France2, n'auront plus qu'à diffuser !). Un réalisateur choisi par le Château, en l'occurence celui qui avait mis en scène les meetings et la soirée victorieuse du candidat Sarkozy en 2007. Deux présentateurs choisis par l'entourage présidentiel (Jean-Pierre Pernault, donc, et Yves Calvi) pour leur "capacité à vulgariser les sujets complexes". Il est clair qu'avec Pernault, Sarko s'apprête à affronter le même type d'interview que celle de DSK face à Claire Chazal !

 

Mais, plus que la forme, c'est le fond qui intéresse les Français. Que constatent-ils? Que les chefs d'Etat et de gouvernement, dans une mise en scène mélodramatique, ont participé à deux sommets en quatre jours et qu'ils sont, après des heures de négociation, parvenu à un accord annoncé à 4 heures du matin ! Hip, hip, hip... Le problème? La chaussure des équilibristes européens est pleine d'épines: la hausse continue du chômage, en particulier celui qui frappe les séniors ou encore le chômage de longue durée; le ralentissement très nette de la croissance, au point que les prévisions du gouvernement deviennent au moins doublement supérieures à celles des experts; la perte de confiance des peuples dans la capacité de leurs super-dirigeants à maîtriser la crise et, surtout, à trouver des solutions audacieuses pour, enfin, en sortir ! Car, le coeur du problème, ce n'est pas la dette grecque ou la dette italienne (des solutions existent... dont celles que les chefs d'Etat ont sorti de leur chapeau cette nuit !). Le coeur du problème, c'est l'enfermement idéologique de nos dirigeants, leur manque de courage politique et le décalage abyssal qui se creuse avec les opinions publiques. A Bruxelles, aucun dirigeant ne semble comprendre une évidence: les recettes libérales, imposées hier à la Grèce et demain à d'autres pays du continent, ne fonctionnent pas. Les micro-marges de manoeuvre dégagées en urgence par les ministres des Finances n'apportent pas les sommes d'argent nécessaires au rétablissement de nos comptes. Les sacrifices demandés aux habitants (hausse de la TVA, baisse des salaires et des pensions, inflation maîtrisée mais réelle, remise en cause d'acquis sociaux), contre-balancés par des taxes exceptionnelles (qui n'ont donc pas vocation à perdurer) des plus riches, ne suffisent pas. Pire: pour combler le manque à gagner, on accentue cette politique au risque de démultiplier une précarité qui menacera l'équilibre social et le pacte de solidarité qui est sensé être au coeur du projet européen !

 

Vous voulez deux preuves de l'aveuglement de nos dirigeants? 1- Mardi après-midi, à l'Assemblée nationale, François Fillon expliquait la détermination de la France (ou plutôt, de son courageux président, "le seul capable de nous sortir de la crise") à trouver des solutions "innovantes" pour sortir l'Europe de cette spirale infernale. Et le chef du gouvernement de mettre au défi les députés de l'opposition de citer "une seule mesure innovante qui n'ait pas été imaginée par la France". Les médias se sont chargés de répondre au Premier ministre: contraindre les banques à liquider 50% de la dette grecque en tirant un trait dessus (et, si elles refusent, prendre le risque de perdre beaucoup plus en cas de faillite), c'est une idée... allemande ! Une idée qu'Angela Merkel, devenue maîtresse de l'Europe, a imposé après avoir été la seule à l'envisager ! L'auto-satisfaction d'un gouvernement français qui multiplie les sauts de puce sans s'attaquer aux racines de nos maux devient écoeurante ! 2- Invité d'i-Télé, il y a quelques jours, Xavier Bertrand était confronté à l'ancien Premier ministre belge, Guy Verhofstadt (libéral). Que disait ce dernier pour convaincre notre ministre d'aller vers plus d'Europe tout de suite? "Les marchés attendent des signaux forts". Et moi qui croyait que les dirigeants devaient refléter, dans leurs décisions, les volontés du peuple. Aujourd'hui, la seule ambition des dirigeants, c'est de plaire aux marchés, aux investisseurs... A quoi devait-on voir que le sommet d'hier est une réussite? A l'évolution des marchés boursiers, ce matin. Le CAC 40, à la Bourse de Paris, gagne 3% en ce moment. Bingo !

 

Comment être sûr qu'avec une dette réduite de moitié, la Grèce parviendra à sortir la tête de l'eau et à engager son désendettement? Comment être sûr qu'après l'annonce d'un reforcement du Fonds de secours, l'Italie berlusconienne ne va pas réduire ses efforts et renoncer à engager les réformes structurelles dont elle a besoin? Comment être sûr qu'à l'heure où le budget est en discussion à l'Assemblée, la France va vraiment s'engager sur la voie du désendettement, sans recourrir aux artifices dont elle a largement abusé? Comment être sûr que les Chinois ne nous demanderont pas des contre-parties, ruineuses pour notre économie, nos emplois et notre compétitivté, en échange de leur participation à ce Fonds de secours? A toutes ces questions, le sommet n'apporte aucune réponse précise. Espérons que, ce soir, super-Sarko les apportera... Sa crédibilité et sa réélection sont en jeu !

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Published by Aurelien Royer - dans L'actualité de l'UE
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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 11:42

Sous le titre "Habemus Praesidentem !" (plus accrocheur, mais moins rigoureux que le titre de cet article, en latin classique), j'ai envoyé la semaine dernière une contribution à l'hebdomadaire Marianne pour son "Courrier des lecteurs". Pour le moment, elle n'a pas été reprise (en tout cas, pas publiée dans le dernier numéro). En avant-première, voici l'analyse que j'y faisais de la victoire de François Hollande à la primaire et du lancement de sa campagne vers l'Elysée.

 

Victorieux de la première primaire citoyenne organisée en France (avec 56,57% des voix selon des résultats - encore? - partiels, de 9407 bureaux de vote sur 9425 !) et fort d'une légitimité qui dépasse nettement le cercle, restreint, des militants socialistes, François Hollande aborde l'élection présidentielle la plus imperdable à laquelle la gauche ait jamais eu à faire face. Les sondages (même à six mois de l'échéance !) sont clairs: avec 39% au premier tour (laissant Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon, ses challengers de gauche, dans les choux) et 60% d'intentions de vote dans un duel avec le président sortant (soit 20 points d'écart avec Sarko), l'ex premier secrétaire dispose d'une marge de manoeuvre appréciable. Quoi qu'en disent les commentateurs et qu'en pensent les politicien(ne)s de droite, jamais un candidat n'a disposé d'une telle prédiction à six mois du vote. Chacun répète que jamais les sondages n'ont donné le nom du vainqueur si loin du jour J. Jamais, non plus, un candidat semblait disposer d'une telle avance ! Car, pour que le président sortant regagne les 20 points perdus et renversent la tendance, le chemin sera long et difficile. D'autant plus qu'il n'apparaît pas aux yeux des Français comme le mieux placé pour sortir la France de la crise. Malgré les efforts déployés, tant par la propagande ministérielle que sur la scène internationale, l'actuel locataire de l'Elysée conjugue quatre points noirs: une popularité extrêmement faible (autour de 30%, soit le socle électoral des irréductibles qui l'avaient choisi au 1er tour en 2007); des intentions de vote fragiles (22%, peut-être un peu plus après lerenoncement de Jean-Louis Borloo); une majorité de Français ne souhaite pas qu'il l'emporte et, pire, une majorité prédit sa défaite. Jamais un chef d'Etat sortant, candidat à sa succession, ne cumulait ces handicaps. Du jamais vu !

 

Sans aller jusqu'au triomphalisme, on ne peut donc qu'aborder cette présidentielle avec confiance. Sauf accident de parcours (dont on peine à imagine la nature tant, avec M. Hollande, on est loin du profil strauss-khanien d'un responsable bourré de failles ou de casseroles !), le président de la Corrèze devrait donc l'emporter. En choisissant son candidat à la présidence, le peuple de gauche (en tout cas, le peuple de gauche MOTIVE) a probablement choisi le 7ème président de la Vème République. Et, avec lui, un projet, une équipe, une vision, une détermination. Autant d'ingrédients qui rendent la candidature Hollande aussi forte qu'elle aurait semblé fragile en 2007. L'homme a changé (pas seulement physiquement) et, contrairement à Nicolas Sarkozy, il se prépare dès maintenant à "habiter la fonction". Certes, il lui reste beaucoup de travail: prenant appui sur le projet socialiste (qui ne devait qu'être un socle contenant les lignes directrices qui rassemblent cette famille politique), il va devoir l'enrichir de ses propositions, mais aussi d'idées nouvelles, glanées au gré de ses rencontres avec les Français. Surtout, il ne devra oublier aucun aspect: car, en plus de l'économie ou de l'école (sujets sur lesquels il est très attendu), M. Hollande devra aussi aborder les questions européennes, d'immigration, de défense et de politique étrangère, d'aménagement du territoire, de ruralité et de politique de la ville... Les sujets ne manquent pas. Et, malgré l'activisme de la droite au pouvoir, nombre de ces domaines nécessitent une remise à plat et des réformes courageuses. Des vraies !

 

Bref, le défi est énorme. L'attente est grande de la part des Français. Et, soudée derrière son candidat, tant le désir d'alternance est grand chez tous les responsables socialistes, la gauche a un rendez-vous historique avec le pays. Déjà, chacun s'imagine à un poste. Car, ce qui change de 2007, c'est de voir nos responsables politiques, pour certains peu expérimentés (en cela qu'ils n'ont pas été ministres sous Jospin), déterminés à faire gagner le "camarade Hollande" pour obtenir une place dans le nouvel organigramme gouvernemental. Un exemple? Ségolène Royal, effacée sur le plan national tout en président Poitou-Charente, pourrait obtenir un premier rôle et, sans être à l'Elysée, peser sur les décisions. A quel poste? Personnellement, je la verrai bien dans un grand ministère de l'Ecologie (pour ne pas y enfermer un écologiste, comme du temps de la gauche plurielle !). Les rumeurs la placent Royal-militaire.jpgplutôt au ministère de la Défense (son histoire familiale et le fait qu'elle ait, la première, utiliser l'armée et ses symboles dans une campagne présidentielle rendent l'hypothèse crédible... d'autant plus que les militaires s'étaient habitué, avec MAM, à une femme d'Etat déterminée, même sans expérience dans ce domaine - photo !) ou à la présidence de l'Assemblée nationale (à condition d'être élue députée de La Rochelle, ce qui semble aisé, et de convaincre le groupe PS, ce qui sera plus compliqué).

 

La droite ne manquera pas de railler cette gauche qui distribue les postes avant même l'élection. On imagine déjà Manuel Valls à l'Intérieur, Arnaud Montebourg à la Justice, Jean-Michel Baylet avec un petit porte-feuille de consolation... Personnellement, je préfère que, dans un temps mort (comme actuellement), la gauche songe à se répartir les postes pour se consacrer pleinement au projet pendant la vraie campagne, que d'entendre les intervieweurs se battre pour obtenir d'Hollande le nom de son "premier ministre", s'il est élu ! Hollande doit, inévitablement, songer à l'équipe qui l'entourera... dans la campagne d'abord, au pouvoir ensuite. Or, cet exercice est l'un des plus périlleux: respecter la parité et laisser de la place aux partenaires (écolo, radicaux, Front de gauche) sont les deux jambes sur lesquelles il devra marcher. La séquence qui vient (qui devrait être favorable à Bayrou puis à l'UMP) constitue un temps mort socialiste, en attendant le début de la campagne officielle, début 2012. Hollande va s'éloigner des médias, susciter l'envie des électeurs et construire son projet... Il ne lui restera plus qu'à ne pas manquer son entrée en scène pour affronter le président sortant et, on l'espère, le vaincre pour s'installer à l'Elysée !

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Published by Aurelien Royer - dans Vers 2012
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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 14:48

Sous le titre "Encore combien de Kadhafi dans le monde?", je viens d'envoyer une contribution à l'hebdomadaire Marianne pour le "Courrier des lecteurs". En attendant de voir si ce billet sera ou non publié dans le prochain numéro (sortie en kiosque samedi), je vous livre ici mon analyse de la situation dans le monde arabe.

 

Cette semaine, un point de basculement a été atteint dans le monde arabe, plus particulièrement en Afrique du nord. 2011 restera, pour les peuples de ces pays, une année historique: celle de la Révolution contre des dictatures liberticides et sanguinaires. Après le Tunisien Ben Ali, tombé en janvier, suivi de l'Egyptien Hosni Moubarak (un mois plus tard), voilà qu'un troisième domino s'effondre: le "fou de Tripoli", dictateur libyen depuis plus de quarante ans, a donc été tué dans des circonstances qui alimenteront les médias pendant quelques semaines. Après de longs mois de lutte et de traque, les opposants au colonel sont donc parvenus à le localiser, l'éliminer et, surtout, à prendre le contrôle de l'ensemble du pays. A ce jour, plus aucune poche de résistance pro-kadhafiste n'existe dans ce pays. Cela ne signifie pas pour autant que le pays est stabilisé: les divisions claniques et les oppositions internes pour profiter de cette victoire sur l'ancien régime risquent de fragiliser la nouvelle Libye.

 

Après la libération de Syrte, ville de naissance du dictateur déchu, les scènes de liesse se sont multipliées dans les grandes villes libyennes, à commencer par Tripoli. Partout, les habitants sont sortis dans les rues, armées du drapeau de la résistance, brûlant celui du régime tombé. Partout, devant les caméras occidentales, les habitants crient leur joie de pouvoir vivre sans entrave et d'espérer, enfin, un monde meilleur pour les enfants. En quelques heures, le pays est basculé, tournant la page d'une dictature liberticide, et entrant dans un monde fait de libertés. La rapidité avec laquelle le peuple s'en est emparé montre bien que la soif de liberté était grande. Autre signe: la façon avec laquelle Kadhafi, d'abord blessé puis mort, a été Main-de-fer-Tripoli.jpgtraité par une foule déchaînée offre le même constat. En défilant devant son cadavre pour lui crier leur haine ou le photographier, les Libyens ont voulu vérifier qu'il était bien mort, que la page pouvait être tournée et que leur liberté de parole était totale. L'enchaînement des événements traduit une chose: comment un seul homme (et son clan) peut contrôler un pays, museler ses habitants en faisant règner un état de terreur (photo: le symbole d'une main de fer, exposée près de l'ancien palais de Kadhafi) ! Et, comment la mort de cet homme (et la dislocation de son clan) peut simplement résoudre le problème !

 

Ce constat ne vaut pas que pour la Libye. Même dans des anciennes dictatures, en apparence plus douces, mais en réalité tout aussi brutales, les esprits se libèrent. La preuve? En Tunisie, 90% de la population s'est déplacée pour les premières élections libres et transparentes depuis la chute du clan Ben Ali. Et que disaient ces électeurs? Qu'ils se déplaçaient aux urnes pour exprimer leur choix personnel, celui dont l'ancien régime les avait privés. "Je peux enfin choisir sans obéir aux consignes officielles et sans crainte pour mes proches" expliquent-ils. Peu importe, pour le moment, que les islamistes modérés l'emportent. Il serait déplacé, de la part de la communauté internationale, de vouloir s'immiscer dans les affaires internes de ces pays en reconstruction. Non seulement, parce que l'islam modéré n'est pas un danger pour la démocratie... La Turquie en est un exemple, dont le Premier ministre ne dérive que par réflexe face à l'attitude des Occidentaux ! Plus inquiétant est le discours du chef du gouvernement provisoire libyen, plaçant la charia islamique au-dessus de tout. "Cela ne concerne que les relations d'ordre privé" tempèrent certains observateurs... Réintroduire la polygamie ou la possibilité de lapider une femme adultère n'a pas de quoi nous réjouir. D'où la difficulté de choisir entre une dictature véritablement violente mais "progressiste", et une démocratie imparfaite et régressive où les droits de l'homme restent bafoués. Entre la peste kadhafiste et le choléra islamiste, que choisir?...

 

Au-delà de ces questions géostratégiques, il n'en demeure pas moins que trois dominos sont tombés. Trois pages sont en train de se tourner. Le chemin sera encore long pour stabiliser ces pays ravagés par des années de terreur et de confiscation des richesses au profit d'un clan. 2012 devrait être l'année de la consolidation... mais aussi celle de la poursuite du combat pour la démocratie. Car, il n'y a pas que trois dominos à faire tomber dans ce monde arabe, plein de promesses. Il en reste des dizaines (l'Iran, le Yémen, la Syrie...).

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Published by Aurelien Royer - dans Chronique monde
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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 08:07

Ce dimanche, les Bleus du XV de France (habillés en blanc pour laisser à leurs adversaires la possibilité de jouer en noir) ont disputé leur troisième finale d'un Mondial de rugby. Et, pour la 3ème fois, la France s'est inclinée... mais avec les honneurs. Une chose est certaine: à l'issue d'une compétition irrégulière, aussi enthousiasmante que parfois décevante, les hommes de Marc Liévremont (cet entraîneur qui, avant même la compétition, a appris la fin de son contrat de sélectionneur... alors qu'il a tout même amené le XV tricolore en finale !) avaient la gagne. Désireux de faire oublier leur contre-performance victorieuse face aux Gallois, en demi-finale, les Français ont subi le même sort: dominateurs dans toutes les phases du jeu, ils ont perdu d'un tout petit point. Ce que la France a fait subir au Pays de Galles en demi-finale, elle l'a à son tour subi en finale. Le jeu des Bleus était bien plus exaltant... Tirant leçon des échecs et des approximations précédentes, le groupe a su nous montrer un beau jeu, bien plus convaincant que celui des Néo-Zélandais. Avec un public franchement hostile (qui n'a eu de cesse de siffler les adversaires de son équipe nationale), les Bleus se sont nettement mieux défendus que lors des phases de poule au cours desquelles les Blacks nous avaient sévèrement (et justement) corrigés !

 

C'est la loi du sport. La Nouvelle-Zélande, pays organisateur et victorieuse de la première Coupe du monde en 1987, est la meilleure équipe du monde. Depuis quatre ans, elle le démontre. Ce dimanche, elle n'était pas la meilleure mais, comme les Français face aux Gallois en demi-finale, elle s'est contentée de ne pas perdre. Alors que son butteur enchaînait les échecs au pied, et alors que les attaquants peinaient tout autant que les Français à marquer un essai, les Néo-Zélandais ont tout donné en défense pour ne rien encaisser et maintenir cette toute petite avance au score. Il faut dire qu'ils ont été largement aidés par l'arbitre de la rencontre. Je sais bien que, chaque fois qu'une équipe de France perd un match, la presse et les passionnés dénoncent l'arbitrage... Mais, en finale d'une telle compétition, on est en droit d'avoir un arbitre de très haute qualité, équitable et irréprochable. M. Graig Joubert (c'est son nom), Sud-Africain, n'a pas brillé; deux exemples: 1- au rugby, les arbitres ont pour habitude d'interpeller les joueurs en faute (on les entend souvent crier le numéro d'un joueur à la limite du hors-jeu) puis, si le joueur ne corrige pas, il siffle une pénalité. Ce dimanche, l'arbitre a sanctionné beaucoup plus rapidement les Bleux que les Blacks, à tel point que même des avertissements non suivis d'effet côté néo-zélandais n'étaient pas sanctionnés ! 2- à plusieurs reprises, mal placé face à l'action, c'est l'un de ses assistants sur la touche (M. Alain Rolland, Irlandais francophone, l'un des meilleurs arbitres du monde qui jugent fréquemment les matchs du tournoi des Six Nations) qui lui signalaient des fautes ! A ce niveau de la compétition, on était donc en droit d'attendre mieux !

 

A propos de l'arbitrage ou encore de la dernière conférence de presse de Marc Liévremont, regardez l'analyse de Patrick Grivaz, journaliste sportif à France Info. 



Pour Marc Liévremont, c'était donc le dernier match en tant que sélectionneur. Et le bilan est plutôt partagé: certes, la composition de l'équipe alignée par Liévremont et son staff est contestable. Depuis la fin de la phase de poule, il s'est obstiné à maintenir la même équipe emmené par une charnière inédite (Morgan Parra à l'ouverture, qui n'est pas son poste d'origine, et Dimitri Yachvili, à la mêlée... comme s'il ne savait pas qui retenir parmi ces deux joueurs !). Liévremont a parié sur la capacité d'indignation de ses joueurs: après des échecs (contre le Tonga, par exemple), il a reconduit l'équipe défaite pour la pousser à se remettre en cause... ce qui avait alors produit la belle victoire sur l'Angleterre en quart de finale. Il n'en demeure pas moins que, au cours de ces quatre dernières années (après le départ de Bernard Laporte pour le gouvernement, à la suite du Mondiale 2007), Liévremont a tenté de nombreuses combinaisons. Je pensais d'ailleurs que la chranière Parra (à la mêlée) - Trinh-Duc (à l'ouverture) aurait été son fil rouge, tant l'association de ces deux talents (qu'il a repéré) produit un beau jeu. Mais, que voulez-vous, il n'y a pas six millions de sélectionneurs... mais un seul. Et, comme au foot, celui-ci est la cible de toutes les attaques, même les moins justifiées. Comment comprendre que Liévremont soit remercié, avant le début du Mondial, alors qu'il a conduit l'équipe en finale, que la France s'installe solidement en tête des Nations de l'hémisphère nord et en deuxième place sur le palmarès mondial (voir le tableau ci-dessous, récapitulant les résultats des Mondiaux depuis 1987)?

 

Palmarès rugby

 

Comment comprendre que Liévremont soit remercié alors que, sous son "mandat", l'équipe s'est renouvelée, les plus anciens ont progressé (voyez Thierry Dusautoir, capitaine et élu meilleur joueur de l'année par la Fédération internationale !), de nouveaux talents ont apporté de la vigueur et de la réussite? L'éviction de l'entraîneur est incompréhensible. Et, pour le supporter que je suis, c'est un scandale, ni plus ni moins. Comment justifier que Liévremont, avec ses coups de gueule mais ses succès, soit remplacé alors que Bernard Laporte, son prédécesseur, avec qui la France a perdu sa demi-finale et la petite finale (terminant donc 4ème) lors du Mondial 2007 devenait, dans la foulée, ministre des Sports? Incompréhensible, vous dis-je !

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 08:07

Cette couleur nous portera-t-elle chance? Quoi qu'il en soit, les hommes de Marc Liévremont (cet entraîneur qui, avant même la compétition, a appris la fin de son contrat de sélectionneur... alors qu'il a tout même amené le XV tricolore en finale !) ont la gagne. Après des matchs décevants, parfois gagnés sans que cela soit mérité, les Bleus se sont ressaisis: après la défaite face au Tonga, ils ont battu une Angleterre favorite. Aujourd'hui, après une courte victoire, sans éclat ni passion, face au Pays de Galles (dont le parcours a été plus régulier dans cette compétition), les Bleus ne sont pas favoris... loin de là ! La Nouvelle-Zélande, pays organisateur, qui bénéficiera à cette occasion du soutien inconditionnel d'un public assez peu beau joueur Finale-rugby.jpg(tant il siffle chaque fois qu'un adversaire s'apprête à marquer), à l'image de la presse locale, l'emportera... Les parieurs le disent. Les analystes, oscultant les performances des deux équipes, l'affirment. D'ailleurs, lors de leur opposition en phase de poule, les Blacks néo-zélandais avaient corrigé les Français.

 

Mais, le rugby est un sport plein de surprise. Il suffit d'une équipe ressoudée après des contre-performances ou d'une limitation des fautes de main (que les Français ont multiplié face aux Gallois) pour donner aux Bleus la force de l'emporter. Certes, la composition de l'équipe allignée par Liévremont est son staff est contestable: maintenir la même équipe depuis plusieurs matchs, sans donner à certains talents (que l'entraîneur a lui-même repéré depuis 2007) l'occasion de faire la preuve de leurs capacités, me semble discutable. Il n'en demeure pas moins que nos buteurs (Morgan Parra et Dimitri Yachvili) excellent et affichent des taux de réussite parmi les plus élevés de ce Mondial... alors que le buteur néo-zélandais (par ailleurs mener du Haka) additionne les échecs ! Le match pourrait se jouer là-dessus et, si j'avais l'âme d'un parieur, je n'hésiterais pas à placer quelques billets sur cette équipe de France qui pourrait surprendre ! Réponse dans une heure et demi ! Allez les Blancs !

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 18:16

Vous voulez un résultat définitif du second tour des primaires citoyennes? Dans le bureau de vote de Saint-Gobain (Aisne, pour le canton de La Fère), où j'ai voté à 18h50, les résultats sont les suivants:

Vainqueur: François Hollande avec 53,6% des voix (143 suffrages sur 267 exprimés); perdante: Martine Aubry recueille 46,4% des suffrages exprimés (124 sur 267).

 

Autre information: la participation est, comme dans de nombreux bureaux de vote à travers l'Hexagone, en progression. Alors que 222 personnes s'étaient déplacées dimanche dernier, nous avons été 270 électeurs du canton à nous rendre aux urnes, cette fois-ci (soit une progression de 21,6%). Toute la journée, l'affluence est restée constante, signe d'un intérêt certain (voire graphique ci-dessous).

 

Primaire-St-Gobain.jpg

 

Ce scrutin est l'occasion de faire quelques calculs et d'en tirer des conclusions politiques. François Hollande, qui a reçu le soutien des quatre candidats éliminés du premier tour (à titre individuel ou via des consignes de vote qu'ils ont adressé à leurs supporters), aurait dû obtenir 68% des suffrages dans le La Férois, soit l'addition des scores des cinq ex-challengers de Martine Aubry. Seule, sans nouveaux soutiens affichés, celle qui redeviendra Première secrétaire du PS dès demain n'aurait pu espérer dépasser 32%. Or, avec plus de 46%, la maire de Lille enregistre une progression de 14% alors que le président de la Corrèze voit son score gobanais progresser d'à peine 10%. Conclusion? Le report des voix et les suffrages des nouveaux électeurs bénéficient à la candidate que je soutenais... ce qui montre qu'elle était la mieux placée pour créer une dynamique de rassemblement, y compris au-delà des frontières du PS ! Dont acte.

 

Prenons un pari: l'écart 56-44, annoncé par les chaînes d'information continue depuis 19h45 (sur la base d'à peine 30% des bulletins dépouillés), pourrait bien être plus faible. François Hollande, qui devrait l'emporter, pourra-t-il lancer une dynamique positive? Probablement, dans la mesure où il a déjà opéré le rassemblement de ses anciens adversaires... Il ne lui restera qu'à convaincre les électeurs de sa compétitrice de le soutenir. Pour cela, il devra lever certaines zones d'ombre sur son projet en concrétisant nombre de ses positions. Pour ma part, j'adopterai à son égard la même attitude qu'à l'époque du tsunami DSK. Avant l'affaire Sofitel, alors que sa candidature devenait une évidence, je finissais par me rallier à la candidature Strauss-Kahn, sans plus d'enthousiasme. Je me disais alors qu'il ne gouvernerait pas seul et que, en rassemblant socialistes et gauche plurielle, il allait infléchir certaines de ses positions libérales. Ce soir, s'il gagne, François Hollande deviendra mon candidat "naturel" à la Présidence de la République...

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Published by Aurelien Royer - dans La vie du Parti Socialiste
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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 15:50

Les bras m'en tombent ! Et je ne dois pas être le seul... Voilà que Ségolène Royal, dont le discours s'est gauchisé depuis 2007, rallie son ex-compagnon en appelant à voter pour lui. Ainsi, si les électeurs de la présidente de Poitou-Charente suivent son indication, en votant François Hollande au 2nd tour, le favori des sondages deviendra, à coup sûr, le candidat de la gauche pour 2007. Dans un tel cas, sa victoire devrait d'ailleurs être assez large... Ce qui renforcerait sa position car la pire des perspectives, c'est une victoire aussi serrée qu'a pu être celle de Martine Aubry au poste de Premier secrétaire lors du Congrès de Reims en 2008. Le Congrès de Reims, voilà sans doute la raison de la décision de Mme Royal: avant même d'avoir entendu les deux prétendants socialistes restants, l'ex-candidate de 2007 s'est donc tournée vers son ex-compagnon, se refusant à apporter son soutien à celle qui lui a volé sa victoire à la tête du parti, laquelle aurait pu lui permettre d'aborder 2012 sous un autre angle. Le score obtenu dimanche dernier (moins de 7%) l'a assommé et, à force d'y réfléchir, elle a dû se dire qu'en étant première secrétaire, elle aurait pu faire la preuve de sa capacité à diriger le pays. A mon sens, l'axe Hollande-Royal (photo) permet de barrer la route à Martine Aubry qui, en toute logique, devrait recevoir le soutien de ceux qui, en votant Royal dimanche dernier (comme moi), voulaient éviter la ligne libérale et gestionnairerigoriste que MM. Valls et Hollande incarnent.

 

Sego-Hollande.jpg

 

A mon sens, le poste de Premier(ère) secrétaire du PS est désormais au coeur de cette primaire ! D'une part, Ségolène a gardé une rancoeur de ne pouvoir l'obtenir en 2008. D'autre part, le duel final du 2ème tour oppose deux Premiers secrétaires successifs: François Hollande (1997-2008) face à Martine Aubry (2008-2011). Qu'ils soient socialistes ou non (et majoritairement, ils ne le sont pas), les électeurs des primaires doivent garder ce duel à l'esprit en se posant cette question: lequel des deux a été le Premier secrétaire le plus efficace? Celui qui, en faisant de la synthèse des différents courants sa règle d'or, a lancé la formidable conquête des exécutifs territoriaux (rappelez-vous la "Une" de Match faisant de M. Hollande, vainqueur symbolique des régionales de 2004 le futur adversaire de Sarkozy en vue de 2007 !)? Celle qui, après le naufrage interne de 2007, a remis le parti au travail en le forçant à accoucher d'un projet commun qui réunissait les six prétendants autour de valeurs et d'objectifs communs (essentiellement anti-sarkozystes)? De mon point de vue, alors que je n'ai pas voté Aubry au Congrès de Reims, je lui ai plusieurs fois reconnu, sur ce blog, le mérite d'avoir relancer la machine socialiste en bâtissant une équipe, en la mettant au travail et en fixant un cap (ce qu'un Président doit savoir faire). Dans le match des Premiers secrétaires, la maire de Lille prend l'avantage.

 

Pour bien choisir, je vous livre mon petit comparatif. Pour départager ces deux candidats, vers lesquels je ne suis pas allé au premier tour, j'ai décidé de les mettre face à face sur les des thèmes qui me sont chers et qui font un homme (ou une femme) d'Etat:

1- Le cumul des mandats: Aubry (maire de Lille) 1 - 0 Hollande (député et président d'un Conseil général);

2- La composition des équipes de campagne (réunies, dans leurs bureaux, au soir du 1er tour): Aubry (autant d'hommes que de femmes, avec Mmes Guigou, Lebranchu, Hidalgo) 1 - 0 Hollande (que des hommes: Le Roux, Le Foll, Dray, Peillon, Moscovici...).

3- Les stratégies électorales: Aubry (des attaques répétées contre le président Sarkozy et une détermination croissante face à l'enjeu) 1 - 0 Hollande (la nécessité de se mettre sur la défensive après avoir passé des semaines dans la position confortable de favori et d'arbitre... le faisant sourire à chaque débat du 1er tour !).

4- Les discours du soir du 1er tour: Aubry (l'équipe de France dont elle veut être le ciment afin de faire gagner la France) 1 - 0 Hollande (qui félicite les électeurs de leur choix de le placer en 1ère place...).

5- Le positionnement stratégique: Aubry (réaliste, elle rejette les solutions séduisantes sur le papier mais peu efficaces dans la réalité) 1 - 0 Hollande (en se plaçant en "père la rigueur" en promettant une rigueur de gauche qui ne s'attaque pas aux maux profonds de la société moderne).

6- La capacité à rassembler la gauche dans sa diversité: Aubry (en se positionnant sur la sortie du nucléaire et en tendant la main à tous les partis "amis" en tant que Première secrétaire) 1 - 0 Hollande (plus à droite sur l'échiquier politique et flou sur les questions écolos, il peinera à rallier nos partenaires derrière lui).

 

Bref, vous l'aurez compris, sur des critères très subjectifs, je donne un avantage certain à Martine Aubry. Le problème? Les sondages nous expliquent qu'elle ne battrait pas Nicolas Sarkozy avec autant d'aisance de François Hollande... mais gare à ces pronostics qui, à l'automne 2006, plaçaient Ségolène dans la même posture ! La solution? Que la dynamique qui semble se créer autour de la maire de Lille (car, malgré les consignes de vote de Montebourg et Royal, leurs électeurs la préféreront majoritairement) lui permettent de l'emporter. Comment y parvenir? Que celle qui devient l'outsider remporte le débat du 2nd tour, prévu ce soir sur France 2. Je croise les doigts...

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Published by Aurelien Royer - dans La vie du Parti Socialiste
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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 17:49

Vous voulez un résultat définitif de la primaire? Dans le bureau de vote de Saint-Gobain (Aisne, pour le canton de La Fère), où j'ai voté à 18h50, les résultats du 1er tour de la primaire citoyenne sont les suivants:

1er: François Hollande avec 44,1% des voix; 2ème: Martine Aubry recueille 31,5% des suffrages exprimés; 3ème: Ségolène Royal attire 10,4% des votants; 4ème: Arnaud Montebourg la talonne avec 9% des voix; 5ème: Manuel Valls s'en sort avec 3,6% des suffrages et 6ème: Jean-Michel Baylet ferme la marche avec un petit 0,9% !

 

Ce résultat offre trois confirmations:

1- le duel Hollande-Aubry, annoncé par les enquêtes d'opinion, se profile avec un avantage au premier, qui possède une avance intéressante;

2- contrairement à ce que ces mêmes enquêtes annonçaient, la 3ème place sera vraisemblablement disputée entre la présidente de Poitou-Charente et le député de Saône-et-Loire car la première n'est pas si "décrochée" que cela;

3- c'est d'ailleurs elle, l'ancienne candidate du PS à la présidentielle de 2007, qui détient les clés du 2nd tour: si Valls devrait appeler à voter Hollande (ici 44,1 + 3,6 = 47,7%) et Montebourg appelle à désigner Aubry (ici, 31,5 + 9 = 40,5), on constate que l'écart se resserre entre les deux favoris et que le vote des soutiens de Ségo sera décisif.

 

Autre enseignement de cette journée: il semble que le cap de deux millions de participants (bien au-delà de ce que le PS a pu espérer) montre l'intérêt des Français pour ce nouvel exercice démocratique... malgré le mauvais temps qui s'est abattu sur le nord de la France. D'ailleurs, si ce chiffre se confirmait, cela signifierait une attente profonde des classes populaires du pays qui, en participant à la désignation du candidat de gauche, montre leur volonté de dégager Sarkozy du pouvoir. Certains, à droite, le disent d'ailleurs, expliquant que ce processus est intéressant, voire que la mobilisation d'octobre annonce un ras-le-bol dont l'actuel président pourrait être victime en mai ! On ne peut que l'espérer !

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Published by Aurelien Royer - dans Les campagnes électorales
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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 08:38

Demain sera un jour historique. Pour la première fois, l'ensemble des électeurs pourra participer à la désignation du candidat de la principale formation politique d'opposition... De quoi choisir celui ou celle qui, sauf accident, prendra la place de Nicolas Sarkozy à l'Elysée en mai 2012. Ce rendez-vous citoyen, qui devrait mobiliser au moins un million de votants, marque le début d'une nouvelle ère démocratique pour le pays. Les chiffres d'audience des trois débats entre les 6 candidats et la couverture médiatique qui en a été fait témoignent d'une chose: après quatre ans et demi de sarkozysme, les Français n'ont pas coupé les ponts avec la politique et se montrent demandeurs de débats d'idées. Car, n'en déplaise aux responsables de la majorité présidentielle, ces trois confrontations (courtoises mais éclairantes quant aux divergences entre les prétendants) ont permis d'entrevoir ce que serait l'alternative à la politique menée depuis dix ans par la droite. N'en déplaise aux ministres et aux leaders de l'UMP, qui répètent que la primaire n'a d'intérêt que sur la forme et non sur le fond, les socialistes ont avancé des propositions concrètes... et ne sont pas tombés dans le piège des promesses dépensières. Trois exemples: Mme Royal propose la mise en place d'un soutien gratuit encadré par des étudiants qui en tireraient une expérience valorisante dans leur cursus; M. Montebourg a expliqué pourquoi, dans le domaine de la santé, il fallait imaginer un système de contrainte pour que les médecins jeunes diplômés remplissent les déserts médicaux creusés par la droite; M. Valls a expliqué pourquoi la mise en place d'une TVA sociale, qui transféré une partie des recettes fiscales des entreprises vers les consommateurs, permettrait de stimuler l'économie tout en remplissant les caisses de l'Etat...

 

Evidemment, parmi toutes ces propositions, il y a à prendre et à laisser. D'ailleurs, celui (ou celle) qui l'emportera dimanche prochain fera lui-même le tri: le projet socialiste, qui sert de base de travail (qui fixe le cap et les ambitions de la gauche), est appelé à être complété. Or, il appartiendra au candidat désigné d'y ajouter ses propres propositions (comme le plan d'embauche de professeurs, voulu par M. Hollande) et, pour rassembler son camp, de prendre à ses adversaires le meilleur de ce qu'ils proposaient aux Français. Car, au final, ce n'est pas le projet d'un candidat que les citoyens doivent choisir: c'est une ligne politique (plus à gauche ou plus à droite, plus écolo ou plus gestionnaire...), une personnalité et une hiérarchie dans l'ordre des priorités. Après trois débats et plusieurs semaines de lecture et de réflexion, mon choix du Premier tour est fait: ce sera Ségolène Royal ! Mon histoire avec la présidente de Poitou-Charente est compliquée: j'ai adhéré au PS en 2006, au moment de la primaire pour la présidentielle de 2007 (j'étais donc l'un de ses militants à 20€, tant décriés pour avoir quitter le navire aussitôt la victoire sarkozyenne réalisée). A l'époque, je n'avais pas fait partie de 60% de militants ayant favorisé sa victoire. Pourtant, cette campagne présidentielle de 2007 (ma 1ère en tant qu'électeur et ma 1ère en tant que militant actif, distribuant tracts dans les boîtes aux lettres de ma commune) restera un moment d'exaltation aussi magique que fut triste la défaite du 6 mai. Puis, constatant le mépris des caciques du PS et la méchanceté médiatique à l'égard de la 1ère femme présente au 2ème tour d'une présidentielle, mon attachement pour elle a grandi. Déjà au Congrès de 2008, elle avait été ma candidate. Je la pensais apte à redresser le parti en l'emmenant vers la victoire. Il serait donc finalement assez illogique que, cette année, je ne lui renouvelle pas ma confiance.

 

D'autant que, contrairement à ce qu'en disent les commentateurs, je l'ai trouvé efficace à chaque débat. Certes, sur la forme, elle paraît toujours un peu coincée, récitant son texte... mais, avec ses vestes rouges (la seule à ne pas s'être contentée du noir ou du bleu marine), on sent qu'elle maîtrise ses sujets, qu'elle a acquis une expérience et une force de caractère qui en font une femme d'Etat. En 2007, elle était la favorite des sondages, celle qui venait bousculer les appareils politiques et qui incarnait, par sa féminité et son parcours, un renouveau qui contrastait avec le chiraquisme finissant. En 2011, elle est plus que cela: elle est une femme d'Etat, présidente réélue d'une région qu'elle a su mener, avec détermination et constance. Aujourd'hui, elle en fait son principal atout: forte des expérimentations menées en Poitou-Charente et du rassemblement qu'elle y a opéré (de la gauche radicale aux centristes du MoDem), elle entend fixer un cap. Et, des six candidats, elle semble être celle qui a la plus nette vision de l'avenir et de la trace qu'elle veut laisser pour la France. La preuve? Au cours du 3ème débat, elle a expliqué, concernant l'Europe, qu'elle entendait faire en sorte que la jeune génération hérite des "Etats-Unis d'Europe". Une belle expression, tout aussi poétique que son auteur. Une expression qu'elle a su mettre au service d'une vision de long terme. Contrairement à François Hollande qui, à chaque débat, a montré qu'il ne semblait pas réfléchir au-delà de 2020 (soit à peine deux quinquennats).

 

A l'heure où l'Europe de Bruxelles propose de relever le prix du gazoil (pour taxer un carburant qui provoque le rejet de micro-particules finalement aussi nocives que le CO2 rejeté par les voitures à essence), Mme Royal a les clés pour trouver l'alternative. Le projet de la Commission européenne est d'augmenter le prix du litre de gazoil (de 8 cts pour le porter à 1,40€ en moyenne) avec une taxe exceptionnelle (sauf que celle-là ne s'applique pas aux hauts revenus !). Le but? Taxer des véhicules qui, d'après les derniers constats scientifiques, rejettent moins de CO2 mais des micro-particules toxiques. L'arnaque? Taxer, en période de crise, des automobilistes à qui on expliquait, jusque-là, qu'il valait mieux acheter une voiture un peu plus cher à l'achat mais moins polluante et moins gourmande en un carburant qui, du coup, était vendu moins cher. Désormais, le véhicule diesel n'est plus aussi attractif qu'un véhicule essence... et, pire (dirait Mme Royal), les pouvoirs publics n'offrent aucune alternative à cet état de fait. Si seulement l'argent récolté permettait de stimuler la recherche industrielle pour fabriquer et rendre financièrement plus accessibles des véhicules plus propres... Mais, là, il semble que les bénéfices de la taxe serviront à remplir les caisses vides des Etats européens. La présidente de Poitou-Charente, dont l'un des objectifs est de "faire de la France la 1ère puissance écologique d'Europe", est la seule à s'être insurgée contre ces taxations imposées au nom Sans-Sego.jpgde l'écologie sans que les citoyens n'aient, au préalable, les occasions et les moyens de changer leurs habitudes. Parce qu'elle a souvent su exprimer des positions populaires (sans être démagogiques) avec un temps d'avance sur ses camarades, Ségo me paraît incarner au mieux l'image que je me fais d'une Présidente: fixer un cap et défendre des valeurs, sans pour autant se croire experte en tout ! Dommage qu'à coups de sondages, les médias ne manipulent les citoyens en leur faisant croire que c'est elle qui a le moins de chances de battre Sarko (ci-contre, capture d'écran du site Le Post... où, dans la rubrique "Ils savent pour qui ils voteront", la rédaction ne met en valeur aucun article portant sur Ségolène) !

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