Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Un monde meilleur: citations

Pour triompher, le mal n'a besoin que de l'inaction des gens de bien
(Edmund Burke, homme politique et philosophe irlandais du XVIIIème siècle).

 

La politique, c'est l'art de rendre possible ce qui est nécessaire
(Jacques Chirac, phrase de campagne lors de la présidentielle de 1995).

 

Ma génération a bâti les murs de l'UE; votre génération devra en décorer l'intérieur
(François Mitterrand, à Henri Emmanuelli, à l'occasion d'un entretien en tête-à-tête).

 

Dans les pyramides du pouvoir, les ovaires c'est comme l'oxygène: ça se raréfie avec l'altitude
(Isabelle Alonso, ancienne présidente des Chiennes de garde, mouvement féministe).

 

“A une juste guerre, préférons une injuste paix” (Samuel Butler)

 

“Les guerres surviennent toujours entre deux Etats de paix. Alors, supprimons la paix et nous n'aurons plus de guerre
(
Almanach de l'Os à moelle, pensée du 17 octobre 1980)

“C'est dans son coeur qu'il faut construire la paix” (Dalaï-Lama)

“Il n'y aura pas de paix sur cette planète tant que les droits de l'homme seront violés en quelque partie du monde que ce soit”
(
René Cassin, in "Déclaration universelle des Droits de l'Homme", 1948)

“Il est plus facile de
faire la guerre que la paix” (
G. Clemenceau, Discours de paix, 1919)

“Il n'y a jamais eu de bonne guerre ni de mauvaise paix” (Benjamin Franklin, Lettre à John Quincy, 1783)

“Deux coqs vivaient en paix: une poule survint,-Et voilà la guerre allumée”
(
Jean de La Fontaine, Fables "les Deux Coqs")

“On ne fait la guerre que pour faire enfin la paix” (Dictionnaire Le Littré)

“La paix, c'est de la
guerre ailleurs”
(
Jacques Prévert)

“S'irriter d'un reproche, c'est reconnaître qu'on l'a mérité” (Tacite, historien romain des Ier et IIème siècles après JC)

Petite présentation du blog... et de son auteur

Nouvelle DonneDe 2005 à 2012, j'ai tenu un blog intitué Jes6 ("Justice, Equité, Solidarité, pour une VIème République"), réagissant aux faits d'actualité et aux décisions de la présidence Sarkozy.

Homme de gauche, l'élection de François Hollande a été une bonne nouvelle, l'ouverture d'une nouvelle phase...

Mais, mon métier m'a éloigné de la blogosphère.

Déçu par la politique menée, mon militantisme socialiste s'est petit à petit éteint. Fin 2013, la création d'un nouveau parti, Nouvelle Donne, a rallumé la flamme d'un citoyen qui perdait son optimisme. Alors que 2014 est une année électorale, qui s'annonce donc passionnante sur le plan politique, j'espère reprendre le chemin de mon clavier pour alimenter un blog auquel je veux donner un nouveau souffle !

 
Né en Picardie en 1986, j'ai grandi, étudié et travaille toujours dans cette région: je suis aujourd'hui professeur d'Histoire-géographie dans un collège de l'Aisne et mon métier est ma passion ! La politique, qui permet aux uns de s'investir pour changer la vie des autres, m'attire depuis le plus jeune âge.

De 2006 à 2009, j'ai fait partie de la première fournée de CRJ (Conseillers Régionaux Jeunes) élue au suffrage direct par les jeunes de 16 à 25 ans de ma région: ce mandat de trois ans m'a donné l'expérience du travail d'équipe et l'opportunité de contribuer à des projets concrets.

 

De 2006 à 2010, j'ai été militant au PS, participant à la campagne présidentielle de Ségolène Royal puis aux municipales de 2008 au cours desquelles je fus, moi-même, candidat sur une liste d'opposition au maire sortant. A quelques voix, j'aurais pu être conseiller municipal !

Ecologiste convaincu, je me décris volontiers comme progressiste et humaniste: changer le monde, changer l'Europe, changer la France. Les défis sont nombreux. Placer l'homme au coeur d'un système gangréné par l'argent et les puissances hors-sol anti-démocratiques, quel défi !

 

La renaissance de mon blog n'est pas une rupture: dans la colonne de droite, vous pouvez accéder à mes "Archives Jes6" (où je souhaite garder la trace de ces pages de propositions Oiseau-bleu-de-Magritteque j'ai rédigé pendant ces années) ansi qu'aux principales communautés auxquelles je continuerai de contribuer, qu'il s'agisse de "Réformer la France", "La voix des Européens" ou "Pour un monde meilleur" que j'ai créé avec l'ambition d'en faire une plate-forme utopique où puissent s'exprimer les rêves les plus fous d'un monde pacifié, démocratisé et équitable des blogueurs optimistes.

 

Sur "AurelR le citoyen", je vous souhaite de bons moments de lecture.

N'hésitez pas à publier vos commentaires, à me suivre via la newsletter du blog, ainsi que les réseaux sociaux (notamment sur Twitter: @AurelienRoyer86 et les hashtags #reprendrelamain, #bonsenscitoyen, #mondemeilleur), ou à me contacter par mail (en attendant de la renouveler): contact@jes6-leblog.eu

31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 15:00

Aujourd'hui, l'Union Européenne est une coquille vide, un vieux projet basé sur des idéaux forts, mais que l'incompétence, l'incohérence et l'inconstance d'une classe politique désireuse de conserver les bonnes places a empêché de faire évoluer.

Aujourd'hui, l'Union Européenne est un organisme, envié et observé dans le monde, profondément novateur par la forte portée solidaire qu'il porte, mais profondément peu démocratique. Il repose sur un modèle de démocratie indirecte, où les responsabilités sont diluées et pour lequel les électeurs ne se mobilisent guère.

 

Comment expliquer ce constat? Observons les institutions.

 

UE-avant.jpg

 

On entend, souvent, nos responsables politiques, tous partis confondus, affirmer que l'Europe n'a pas de leader ("le Président des Etats-Unis ne sait pas qui appeler"), qu'elle n'a pas de cap, que les Européens ne comprennent rien à son fonctionnement (si ce n'est qu'elle est pilotée par une armée de technocrates et fonctionnaires inutiles, payés par les contribuables à pondre des rapports et normes inutiles - On y a encore eu droit lors de la dernière campagne !). Bref, l'Union Européenne fonctionne mal. Elle repose sur la volonté des chefs d'Etat qui négocient lors de rapports de force dont le seul but est de voir quels pays sortent vainqueurs, quels pays savent imposer leurs vues.

 

A qui imputer ce dysfonctionnement? Aux élargissements, évidemment ! L'Europe, conçue pour 12 pays, ne peut plus fonctionner à 28. Mais, ce qu'oublient de dire ces dirigeants, c'est que: 1- Les traités qu'ils ont adopté ces dernières années, au mépris des votes des peuples, n'ont pas résolu le problème; 2- Aucune initiative forte n'a été prise par ceux qui posent un constat sévère au moment des élections et qui, une fois élus, une fois au pouvoir à Bruxelles, ne changent rien. La preuve? Ce charmant Nicolas Sarkozy, qui réclamait, dans une tribune parue dans la presse avec l'élection de 25 mai, qu'un leader permette à l'Union d'être plus visible, aurait pu le faire... Comment? En ne nommant pas M. Van Rompuy à la tête du Conseil européen. En faisant le choix d'un politicien fort, capable d'incarner l'Europe, de taper du poing sur la table, de fixer des orientations et de faire rêver les peuples. Tout au contraire, l'ancien Président, appuyé par tous ses homologues, a choisi un homme sans charisme, timide et discret, sans force politique, qui ne pouvait pas assurer ce leadership. Et pour cause: à l'époque, le même M. Sarkozy n'en voulait pas. Pour ne pas perdre une parcelle de son pouvoir !

 

Et pourtant, les solutions existent. Elles ont déjà été formulées. Elles sont même simples:

* Réduire le nombre de détenteurs du pouvoir exécutif. Aujourd'hui, le Conseil Européen domine, la Commission applique et le Conseil de l'UE co-dirige. Demain, le Conseil Européen fixera le plan de vol et la Commission pilotera.

* Réduire le nombre de Présidents. Aujourd'hui, les responsbailités sont ventilées, entre le Président du Conseil, de la Commission, du Parlement et la présidence tournante. Demain, deux figures devront émerger: le Président de l'UE, élu au suffrage direct, qui pilotera le pouvoir exécutif (en rouge sur les schémas) et celui du Parlement, qui pilotera le pouvoir législatif (en bleu sur les schémas).

* Introduire une grande élection européenne, tous les cinq ans, le même jour dans tous les pays: les électeurs seraient alors appelés à choisir leurs eurodéputés et le Président de l'UE, personnalité forte qui dirigerait les instances centrales de l'UE et qui pourrait, avec une majorité législative, menait une politique choisie par les peuples, cohérente pendant 5 ans.

* Réduire l'emprise des gouvernements nationaux. Avec ces mesures, c'est le Parlement, émanation du peuple européen, instance représentative de par l'élection au suffrage proportionnel, qui donnerait le ton, contribuant à créer une véritable dynamique européenne, loin de négociations sombres entre dirigeants nationaux et où les intérêts particuliers l'emportent sur l'intérêt supérieur de l'Union !

 

UE-apres.jpg

 

Ces propositions n'étant que des pistes de réflexion, intervenant alors qu'un quinquennat européen s'ouvre (et pour lequel les questions institutionnelles ne seront sans doute pas la priorité), j'attends vos réactions ! Que le débat s'engage...

Repost 0
Published by Aurelien Royer - dans Les pistes d'AurelR
commenter cet article
31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 14:40

La grande affaire du moment est le choix du futur Président de la Commission Européenne, celui qui succédera au transparent et inconsistant M. Barroso. Or, les dirigeants européens sont en train de nous jouer le sketch que beaucoup redoutaient... et qui ne fait que contribuer au désamour des peuples pour cette Union sans pilote. Je m'explique.

 

Pendant toute la campagne électorale, on nous a expliqué (surtout les socialistes, d'ailleurs) que, pour la première fois, les électeurs européens avaient entre les mains la possibilité de choisir ce Président de la Commission.  A défaut de mieux (élire un Président de l'UE... qui n'existe pas encore), ce nouveau pouvoir donné aux citoyens nous était présentée comme une avancée démocratique. En clair, le leader du parti arrivé en tête serait le prochain leader de cet organisme hors-sol, déconnecté de la réalité, choisi par les gouvernements et dont la composition empêche toute véritable ambition. Bref, pour tout citoyen qui a cru au discours des candidats, désireux d'avoir nos votes, M. Junker, candidat désigné par le PPE (la droite européenne, vainqueur malgré son bilan), doit devenir le Président de la Commission !

 

Que l'on approuve le choix de cet homme, dont le parcours, les idées et le bilan au sein des instances européennes ne peuvent pas plaire à tout le monde (et j'en suis !), c'est à l'ancien Premier ministre Luxembourgeois que devrait revenir la mission de composer la nouvelle Commission, qui entrera en fonction à l'automne. Car, même si le PPE ne possède pas une majorité absolue de sièges au nouveau Parlement, c'est le parti arrivé en tête, celui qui dispose de la majorité relative et celui qui est le mieux placé pour constituer une coalition majoritaire (avec les libéraux du centre, par exemple).

 

Or, les chefs d'Etat et de gouvernement, réunis en Conseil européenne cette semaine, dissertent, débattent, valident ou désapprouvent le nomination de l'ancien patron de la zone €uro, aujourd'hui âgé de 59 ans. Et le sketch, anticipé sur les réseaux sociaux avant l'élection du 25 mai, se confirme: soucieux de ne pas perdre une parcelle de leur pouvoir (au détriment des peuples !), les chefs d'Etat ont repris la main, contestent la procédure sous prétexte que le PPE n'est pas majoritaire... et cherchent une autre voie, susceptible de faire consensus. En clair, ils cherchent un homme (ou une femme - on parle de Christine Lagarde), qui n'ait pas été candidat devant les électeurs et qui ferait mieux l'affaire (car nos dirigeants savent mieux que les peuples ce qui est bon pour l'Europe). Cette confiscation de la démocratie, qui rappelle l'affaire du traité de Lisbonne, n'est pas une bonne nouvelle pour l'UE.

 

Aussi imparfaites que soient ses institutions, le fonctionnement "normal" et transparent devrait conduire à la nomination de M. Junker. Comme dans tout régime démocratique, qui ne prend pas de décisions, dans des salons, loin du regard des médias et des citoyens, la "norme" est que le leader du parti arrivé en tête cherche à former une coalition, à obtenir une majorité de confiance au Parlement. S'il échoue, c'est le leader du second parti, en l'occurence Martin Schultz (pour le PSE - les socialistes), qui aurait l'opportunité d'essayer. Enfin, en cas d'échec des deux principaux prétendants, les chefs d'Etat auraient toute légitimité pour reprendre la main... Mais pas avant !!

 

Pourtant, cette "affaire", qui n'est importante que parce qu'elle vexe l'idéal démocratique du projet européen (et c'est déjà trop !), ne changera rien à cette UE sans saveur. Même si M. Junker atteint la présidence de la Commission, après des méandres qui ternissent l'image de l'Europe, la composition de cet organisme finira d'achever l'envie d'un fonctionnement cohérent de l'Union. EN effet, quel qu'en soit le leader, la Commission sera composée de 28 membres, un par pays, désignés par les gouvernements nationaux. La couleur politique de ces commissaires dépendra, non pas de la coalition formée au Parlement de Strasbourg, mais de la tendance politique qui gouverne chacun des Etats concernés. Ainsi, les commissaires seront, majoritairement, libéraux et conservateurs... sauf le Français qui, lui, sera socialiste. Il s'agira de M. Moscovici, chassé du gouvernement Valls et qui trouvera là son point de chute. Sans aucune cohérence. Avec l'argument qu'un socialiste peut essayer de "changer l'Europe de l'intérieur". Avec la preuve que centre-droit et centre-gauche se mettent d'accord pour diriger une Europe libérale qui, une fois de plus, n'améliorera pas le sort des peuples. Encore 5 ans à subir !

Repost 0
Published by Aurelien Royer - dans L'actualité de l'UE
commenter cet article
9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 16:49

Vous peinez à trouver la liste pour laquelle vous voulez voter?

Vous voulez qu'Internet vous donne un petit coup de main en cinq minutes?

Vous êtes sûr(e) de ne pas avoir deux heures disponibles pour lire 22 professions de foi?

Alors, utilisez ce lien: http://www.huffingtonpost.fr/2014/05/05/europeennes-2014-quiz-quel-parti-vous-partagez-idees_n_5267443.html

 

Le site du Huffington Post vous propose, en répondant à 30 questions (avec trois options: "D'accord", "Pas d'accord", "Indifférent"), de calculer le parti (grand ou petit) duquel vous êtes le plus proche.

Faut-il sortir de l'€uro? L'Ukraine dans l'UE? Renationaliser l'énergie? Créer une armée européenne? Faut-il ériger des barrières douanières? Autant de questions qui permettent de vous situer... ce serait-ce que pour avoir un premier positionnement.

Repost 0
Published by Aurelien Royer - dans L'actualité de l'UE
commenter cet article
9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 16:34

ND-le-9-mai.jpg

Faut-il déconstruire l'UE actuelle pour mieux la rebâtir? J'ai lu quelque part (programme "Front de Gauche de Jack Hénin dans le "Nord-ouest") qu'il fallait abattre la "maison Europe" pour la reconstruire. Cette proposition, qui me rappelle la citation de François Mitterrand (s'adressant à Henri Emmanuelli: "Ma génération a bâti les murs de l'UE; votre génération devra en décorer l'intérieur"), semble excessive, mais elle reflète l'état d'esprit de nos compatriotes, qui ne comprennent ni l'intérêt ni l'avenir de cette Union Européenne, qu'ils sont plus prompts à critiquer (seuls 51% trouvent que la France y a sa place).

 

Il est évident que le contenu des politiques européennes, caricaturées en décisions inutiles portant sur des normes (la fameuse circonférence du pot de Nutella), mérite d'être revu, radicalement changé... en sachant dans quelle direction l'on va. Pour le coup, l'UE a besoin d'un cap, d'un vrai leader pour l'incarner (ce qui lui fait cruellement défaut aujourd'hui... et le fera encore demain !), d'une série de propositions à appliquer.

Sur ce thème, comment être concret? Nouvelle Donne le propose, en créant une UE restreinte, ouverte à des pays volontaires (on imagine, facilement, un 1er cercle sans le Royaume-Uni, par exemple), qui tenteraient de relancer, ensemble, une Europe de projets et de progrès. Puis, les Etats du 2nd cercle s'y intégreraient, selon la volonté des peuples, afin de profiter d'une dynamique qui manque aujourd'hui.

 

Personnellement, je suis plus favorable à un élargissement massif et rapide de l'UE, afin que cette organisation absorbe au plus vite tous les pays susceptibles de la rejoindre un jour: ainsi formée et définitivement stabilisée, une réforme des institutions, avec un gouvernement européen, un Président européen, un Parlement encore plus renforcé, serait menée. En parallèle, toutes les décisions de bon sens seraient prises: recherche d'un SMIC européen, mise en place d'un salaire maximal création d'un impôt européen, investissements massifs dans les transports, les énergies, la recherche, l'industrie.

Pourtant, la proposition de Nouvelle Donne est sans doute l'étape intermédiaire nécessaire pour relancer une Europe "en panne" avant d'atteindre ce qui, pour moi, constitue un idéal de plus en plus éloigné ! Elle a au moins le mérite d'exister, de proposer une organisation basée sur l'envie et la coopération: ça me plaît. En attendant plus.

Repost 0
Published by Aurelien Royer - dans @Nouvelle_Donne
commenter cet article
9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 15:46

Aujourd'hui est un grand jour, une journée qui devrait être importante, un jour qui pourrait être férié avec de grandes fêtes dans toutes les villes... d'Europe.

Je rêve d'un jour où, tous les cinq ans, une grande élection serait organisée, dans une UE élargie et "parfaite", le 9 mai. Ce jour-là, férié dans tous les pays de l'Union, servirait à commémorer le discours de M. Schuman qui, en 1950, constitue l'acte fondateur de l'UE, mais aussi à unir les peuples autour d'un rendez-vous DEMOCRATIQUE. Avec le choix, au suffrage direct, d'un vrai "Président de l'Union Européenne" (poste qui n'existe pas) !

En attendant, pour cela, comme pour beaucoup d'autres sujets, l'Europe n'est pas encore à la hauteur. Ses dirigeants ne portent pas de vision, n'enchantent pas les citoyens, n'ont pas de projet à nous soumettre, ne faisant avancer l'UE qu'à tout petits pas. A tel point que, de la même manière que ce 9 mai passe inaperçu (rares sont ceux qui savent qu'il s'agit, en quelque sorte, de la fête de l'Europe), rares sont les citoyens qui comptent se déplacer le 25 mai prochain pour désigner leurs euro-deputés.

 

Pourquoi cette désaffection?

Parce que les Français, et tous les autres Européens, n'en connaissent pas les enjeux.

Ce n'est pas de leur faute. D'une part, les politiciens européens, enfermés dans leur tour strasbourgeoise (où certains s'emmerdent, où d'autres sont absentéistes chroniques, où les derniers ne descendent dans les "provinces" qu'au moment des élections et où une toute petite minorité comprend les attentes des peuples), n'essaient pas de changer les choses, de faire de la pédagogie, de rendre l'idée européenne attractive. D'autre part, cette Europe-là est si complexe et mal ficelée qu'il est presque impossible d'en comprendre les vrais enjeux.

Quelques vidéos, qui circulent sur la Toile (notamment sur le très bon site "Toute l'Europe"), essaient de corriger cet inquiétant constat.

 



Toutefois, il reste de nombreux éclaircissements à donner à nos compatriotes pour qu'ils se déplacent aux urnes. En voici quelques-uns:

1- Le 25 mai, ce n'est pas le "1er tour" ! Les élections européennes ne sont pas des législatives comme les autres. C'est un scrutin de liste, difficile à appréhender. C'est un scrutin à un seul et unique tour, duquel la liste arrivée en tête sortira vainqueure (grâce à un mode de calcul, dit "à la meilleure moyenne", qui favorise les formations arrivées en tête). Par exemple (tiré de Wikipédia - section "Méthode d'Hondt"), avec quatre partis et six sièges à attribuer: le parti arrivé en tête à 41% obtient la moitié des sièges; le second parti, avec 31%, reçoit deux sièges; le troisième parti, avec 15%, dispose d'un élu; tandis que le dernier parti, malgré ses 12%, n'en aura pas.

Si on applique cette méthode à la circonscription Nord-Ouest (la mienne - 10 sièges à pourvoir) et compte-tenu des derniers sondages (ici, je m'appuie sur celui de l'institut Harris, réalisé du 2 au 5 mai sur un échantillon de 1600 personnes), voici ce que cela donne:

FN = 22% = 3 sièges ; UMP = 21% = 2 sièges ; PS = 17% = 2 sièges ; l'Alternative (UDI-MODEM) = 9% = 1 siège ; EELV = 9% = 1 siège ; Front de Gauche = 8% = 1 siège.

Soit un rapport de force de 6 sièges pour la droite (du centre à l'extrême) pour 52% des voix et 4 pour la gauche pour 34% des suffrages. Bref, avec ce système, le résultat dans l'hémicycle est quelque peu tronqué, d'où l'importance de bien choisir sa liste et de se déplacer pour lui donner une chance d'avoir des élus !

 

2- Le prochain Parlement va élire le Président de la Commission: c'est une nouveauté de l'année 2014, introduite par les derniers traités (validés par les chefs d'Etat, sans l'accord des peuples). Le successeur de M. Barroso, en clair celui qui a le plus de pouvoir en Europe, sera élu par ce Parlement. Or, avec une droite plus forte que la gauche, c'est le conservateur libéral M. Junker, Luxembourgeois (?!), ancien chef de l'Eurogroupe (?!), qui raflera la mise.

3- C'est la droite qui est la "sortante": alors que l'UMP va bientôt promettre de réorienter l'Europe et de l'améliorer dans tous les domaines, il serait bon de rappeler que, même sans majorité absolue, c'est bien le PPE (le Parti Populaire Européen, autrement dit la droite) qui impose ses choix et ses directives depuis plusieurs législatures. Or, les sondages montrent que la droite est plus forte que la gauche... parce que les électeurs veulent sanctionner Hollande, sans chercher à sanctionner ceux qui ont conduit l'UE là où elle est !

 

4- Il existe de nombreuses listes qui peuvent changer les choses: ce matin, les employés communaux installaient les panneaux électoraux... avec 22 emplacements ! Autrement dit, il y aura donc 22 listes pour la circonscription "Nord-Ouest". De deux choses l'une: soit cet émiettement va aggraver la situation (face à tant d'offres, comment des citoyens blasés, peu intéressés par la politique, pourraient-ils faire la différence?), soit cette richesse leur donne l'occasion de choisir le graal, cette liste qui peut changer la donne. Je crains que la 1ère option ne l'emporte. Surtout sans pédagogie.

5- Toutes les grandes décisions sont prises à Bruxelles ! C'est l'argument de nombreux politiciens, notamment ceux qui cherchent à retrouver du pouvoir au niveau national... Alors que cette maxime est vraie, rares sont ceux qui insistent pour que les citoyens saisissent l'occasion de choisir sérieusement son orientation. Or, avec le nombre de sortants qui sont à nouveau candidats, il y a matière à voir les actes réalisés par les uns et les autres, il y a l'opportunité de reconduire ceux qui ont bien bossé (José Bové !) ou, plus important, de dégager ceux qui n'ont servi à rien... ou si peu !

 

Les citoyens, éclairés par ces pièges que les médias ne rappellent pas, vont bientôt avoir l'occasion de s'instruire. Car, la campagne officielle, d'une incroyable durée de deux semaines, débute lundi ! Deux semaines pour faire rêver les peuples, c'est court, non?

Repost 0
Published by Aurelien Royer - dans L'actualité de l'UE
commenter cet article
2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 11:55

Changer les habitudes et le rythme de vie des écoliers, et donc de leurs familles, est une chose; modifier les contenus, les objectifs pédagogiques et la structure générale de l'édifice "Ecole" (de la maternelle à l'université) en est une autre. Or, favoriser les circuits d'orientation, l'insertion des enfants sur le marché de l'emploi et permettre à chacun de réussir passe aussi par une refondation de cet édifice, mal ficelé, et souvent critiqué.

C'est au nom de l'égalité des chances qu'il faut le rebâtir. Des pistes sont à l'étude pour appliquer, dans un avenir plus ou moins proche, de nouveaux cycles. Je profite de l'occasion pour proposer, ici, une nouvelle structure que vous pouvez voir, visuellement, avec l'image ci-dessous (de ma propre confection) et comprendre grâce aux commentaires qui la suivent.

 

Mon-systeme-educatif.jpg

 

Avec ce système, cinq grandes nouveautés apparaissent:

1- Fixer de nouvelles limites à la scolarité obligatoire. A l'origine, l'école fut rendue obligatoire, par les fameuses lois Ferry, de 6 à 13 ans. L'âge de sortie a, ensuite, été repoussé à 14 ans en 1936 (le Front Populaire !) puis à 16 ans en 1959 (par le général de Gaulle). Mon idée serait de ne pax fixer un âge, mais un niveau à atteindre. Pour contourner ce problème des élèves qui, le jour de leur 16ème anniversaire, se déscolarise, profitant de la fin du caractère obligatoire... Ces sorties du système éducatif s'accompagnent, majoritairement, d'une absence de diplômes et d'orientation. Donc, d'un risque majeur de finir chômeur ! Pour le résoudre, chaque élève devrait aller jusqu'à une première présentation à l'examen du Brevet, par ailleurs avancé d'un an (la classe de 6ème est supprimée).

2- Accélérer l'insertion sur le monde du travail. En réduisant le collège d'un an (trois niveaux au lieu de quatre), l'examen du Brevet correspond à 14 ans. Le Bac se passerait à 17 ans. En réduisant le temps de scolarité, avec des examens plus efficaces et des formations plus tôt professionnalisantes, les élèves rentreraient plus tôt sur le marché du travail... réduisant d'un an leur départ à la retraite?

3- Redonner un sens aux diplômes et épreuves franchies par les élèves. De nos jours, les examens n'ont plus de sens. Avoir le Brevet n'est plus une priorité car, sans, les élèves peuvent obtenir n'importe quelle orientation. Il n'existe plus la pression, ni même la fierté de détenir ce premier diplôme, preuve que l'on possède une culture générale minimale et des capacités. Dans ce nouveau système, l'obtention du diplôme faciliterait le passage à l'échelon supérieur ou conditionnerait l'accès à certaines filières (générales, en alternance...). Ainsi, le retour d'un examen en fin de CM2 pour évaluer le niveau du futur collégien (sur les fondamentaux que sont la lecture, l'écriture, les maths) conditionnerait l'entrée dans l'un des deux collèges.

4- En finir avec le "collège unique". De nos jours, tous les élèves, des plus brillants aux plus faibles, des plus volontaires à ceux qui détestent l'école, sont "prisonniers" de ce collège où ils suivent le même trajet, repoussant au plus tard leur orientation. L'objectif officiel, très beau mais utopique, consiste à emmener tous les élèves, sans distinction, vers un même point le plus tard possible. Bref, pour passer le même Brevet des collèges. Or, la réalité du terrain montre que les décrocheurs, les absentéistes, les déscolarisés patissent de ce système. Fonder deux collèges, deux voies, de trois années chacune, avec des moyens (nombre d'élèves par classe), des objectifs pédagogiques, des projets différents permettrait de favoriser l'insertion des élèves en difficulté. Pour les autres, la majorité, le collège dit "général" ne serait que la copie du collège actuel !

5- Faciliter les passerelles de réorientation des élèves. Le système actuel se perfectionne. Chaque nouvelle réforme vise à faciliter le passage d'un lieu à un autre, d'une voie à une autre. Qu'un élève peu ambitieux, qui entame une formation en alternance, veuille revenir vers la voie générale? Qu'un élève trop ambitieux, qui se sent coulé en voie générale et préfère se former dans un métier précis? Qu'un élève indécis, orienté en voie générale pour réfléchir à son avenir, trouve sa voie et veuille s'y former en ateliers? L'Etat doit lui faciliter la tâche et l'accompagner... Normal !

 

En parallèle, il est évident nécessaire de modifier, aussi, les contenus. La part des différentes disciplines, les grandes notions que tous les élèves doivent, dans leur tronc commun, maîtriser en sortant de l'école: tout cela doit être déterminé aussi... car l'école est le lieu qui permet à chacun de se construire comme citoyen, comme homme doué d'intelligence et d'une culture générale, comme travailleur. Or, l'Etat doit garantir, pour TOUS les enfants, les mêmes chances d'y accéder. Malgré les inégalités de départ.

L'Ecole est ce lieu extraordinaire, républicain et laïc, où chacun est sur un pied d'égalité: au-delà des capacités et des mérites de chacun, l'Etat offre les mêmes chances. Fondamental !

Repost 0
Published by Aurelien Royer - dans Les pistes d'AurelR
commenter cet article
2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 11:32

Mon précédent article approfondissait ma proposition d'un changement de calendrier annuel. Pour y faire écho, voici quelques éclaircissements sur une "autre" réforme des rythmes scolaires. Car, M. Peillon et l'actuelle majorité ont eu le courage d'engager une telle refonte (en fait, un retour à la situation antérieure à la semaine des quatre jours, qu'on nous avait vanté à l'époque comme miraculeuse... et qui fut, elle aussi, vite démentie !). Certes, le gouvernement socialiste en a profité pour modifier aussi la journée de travail, incluant des travaux extra-scolaires pour favoriser la pratique du sport ou des arts (un point positif) et repoussant l'heure matinale d'entrée en classe.

Le fait est que les oppositions sont nombreuses. En France, dès que l'on change les habitudes, parents, élus (d'opposition) et enseignants se mobilisent. Certains, de bonne volonté, appliquent la réforme, l'expérimentent, la corrigent. D'autres, sous prétexte que la première année sera difficile à mener, s'y refusent... choisissant la voie, illégale, de la non-application de la loi !

Il serait peut-être judicieux de creuser d'autres pistes pour essayer de mettre tout le monde d'accord et corriger les effets négatifs de l'actuelle réforme. Voilà mes deux objectifs.

 

Première piste: repenser l'année de l'écolier (collégien, lycéen, étudiant, inclus).

Cette proposition est déjà sur le blog et comprend, notamment, deux pistes que sont le passage de trois trimestres à deux semestres (avec une césure plus longue en hiver), ainsi que l'alternance de 5/6 semaines de cours pour 9 jours de vacances (un week-end + une semaine complète). Avec ce système, on passerait de 16 à 14 semaines de vacances par an.

 

Deuxième piste: repenser la semaine de l'écolier.

En échange du raccourcissement de la durée totale des vacances, la seconde proposition majeure consiste à réduire la semaine de travail. Pour cela, deux mesures me semblent à creuser:

* Faire travailler les enfants du lundi au vendredi, toute la journée, afin d'accorder à tout le monde un week-end de repos (samedi/dimanche complets). Cela suppose que le mercredi devienne une journée travaillée, matin et après-midi compris.

* Réduire le nombre d'heures passées à l'école par semaine. Ce nombre étant variable selon les niveaux, disons qu'il faudrait le diminuer de deux heures pour tous. Ainsi, en école primaire, on passerait de 24 à 22; au collège, de 28/30 à 26/28; au lycée, de 30 à 28.

 

Troisième piste: repenser la journée de l'écolier.

En échange de la mise en place d'un mercredi entièrement travaillé, la troisième proposition phare vise à réduire la durée d'une journée de travail et a modifié la nature des travaux effectués. Cette section comporte des idées, qui ne seraient que des "pistes de travail" (si un ministre devait les présenter aux médias ou aux acteurs du secteur); tout est discutable et peut-être modifié en fonction des "contre-idées" de chacun.

* Début de la journée à 9h / fin de la journée à 16h30 maximum.

* Pause méridienne d'au moins une heure pour tous (élèves et personnels).

* Concentration des disciplines "principales" (notez les guillemets !!) en matinée: français, mathématiques, histoire-géographie, éducation civique, langue vivante... (notez les points de suspension !!).

* Concentration des activités artistiques (musique, arts plastiques...), sportives (natation, sports individuels ou collectifs présents dans la commune), culturelles (cinéma, jeux de société...), ludiques (avec l'aide de tous les personnels) en fin de journée (après 14h30) avec constitution de petits groupes, intervention des clubs de sport et de tout ordre.

* Gratuité d'une licence sportive pour tous les enfants, leur donnant accès aux entraînements qui peuvent avoir lieu les soirs de la semaine (après 16h30) ou les week-ends.

Repost 0
Published by Aurelien Royer - dans Les pistes d'AurelR
commenter cet article
2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 10:48

Hier, j'évoquais la possibilité de modifier les jours fériés dans notre calendrier annuel.

Aujourd'hui, c'est l'organisation générale du calendrier de l'année scolaire que je souhaite aborder, me permettant ainsi d'aborder une partie de la question des rythmes scolaires. A l'heure où le numéro 2 du ministère de l'Education nationale, en charge notamment de ce sujet, a claqué la porte, une proposition-choc semble nécessaire. Celle-ci part d'une discussion que j'ai eu, il y a déjà quelques années, avec l'ancien chef du collège où je travaille. Au soir d'un Conseil d'Administration, il me dit: "ce qui serait vraiment révolutionnaire, c'est de claquer l'année civile sur l'année scolaire".

Bon sang, mais bien sûr ! Et si l'année commençait, pour tout le monde, au 1er septembre? Conséquence immédiate: le vote des budgets, dans toutes les administrations, s'en trouverait simplifié. Quand vous êtes enseignant, vous pensez vos projets en terme d'année scolaire et, votre comptable vous répond en terme d'année civile; du coup: "ne dépensez pas tout votre budget sorti avant juillet 2014 car, L'AN PROCHAIN, de septembre à décembre, il vous en faudra encore !". A force d'y penser, je trouve, maintenant, que c'est LA solution. Explications.

 

En France, 90% des habitants ont calqué leur mode de pensée sur l'année scolaire. Qu'il s'agisse des écoliers et de leurs parents, des politiciens (l'année parlementaire va bien de septembre à juillet), des gens de médias (la "saison" va bien de septembre à juillet), nous voyons presque tous les vacances d'été comme LA FIN DE L'ANNEE et quand, au printemps, on parle de l'automne, on évoque L'ANNEE PROCHAINE. Dans l'inconscient, cette révolution est déjà faite.

Du coup, partant de ce postulat de départ (l'année commence le 1er septembre), on peut reconstruire aisément le calendrier annuel. Voici ma proposition, sous forme dessinée... ce qui ne vous empêche pas de lire les commentaires, en-dessous:

 

Mon-calendrier-annuel.jpg

 

Pour le comprendre, voici la légende:

* En rouge: les grandes vacances, marquant la fin de l'année scolaire, et donc de l'année civile. Elles correspondent à l'été, période propice au repos, aux vacances, au farniente, à l'envie de s'évader dehors plutôt que rester enfermé pour travailler. Elles commencent le soir du 14 Juillet, la fête nationale redevenant une vraie "fête" où, dans chaque ville et village de France, les manifestations se succèdent pour célébrer la prise de la Bastille... et les vacances ! Lesquelles durent un peu plus de six semaines (contre huit, actuellement).

* En orange, vert et bleu: les petites vacances, en conservant le découpage des trois zones, favorisant ainsi le secteur touristique. Nouveauté: le rythme d'alternance est d'environ 5 à 6 semaines de travail pour une semaine de congés; par ailleurs, l'année étant coupée en deux semestres, une période de vacances plus longue en janvier-février marque cette césure. Quatre semaines sont octroyées à chaque zone... ce qui représente, pour les stations de sport d'hiver, six semaines de congés (contre quatre, actuellement).

Sur l'ensemble de l'année, les écoliers bénéficieraient donc de 14 semaines de vacances (4 semaines en février, 6 en été et 4 fois une semaine) contre 16, actuellement. En échange, le temps scolaire hebdomadaire sera, lui aussi, revu (voir mon prochain article).

* En marron: mes 10 jours fériés obligatoires. Certains sont à inventer (je n'ai pas toutes les réponses à toutes les questions) en veillant à les placer de façon équitable dans l'année (une par période de travail). D'autres existent déjà: je pense au 11 novembre, au 1er mai et à une belle succession de trois jours - pour les adeptes des "viaducs de mai" - les 8, 9 et 10 mai (respectivement, capitulation allemande en 1945, fête de l'Europe et abolition de l'esclavage).

 

Côté éducation, ce nouveau calendrier repose sur trois idées fortes:

1- Réduire le nombre total de vacances, en réduisant, en parallèle, les journées et les semaines de travail des écoliers.

2- Réduire la période qui sépare deux zones de vacances.

3- Passer de trois trimestres (qui satisfait peu d'acteurs de l'école, le premier trimestre étant souvent trop long, tandis que le troisième est réduit à peau de chagrin, compte-tenu des démarches d'orientation du mois de juin, par exemple) à deux semestres, permettant l'organisation de périodes d'évaluations renforcées, de tests ou d'examens à la fin de chaque période.

Repost 0
Published by Aurelien Royer - dans Les pistes d'AurelR
commenter cet article
2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 08:21

Pour faire suite aux articles postés hier, j'aimerais aller un petit peu plus loin aujourd'hui en ajoutant à la mesure-phare de @Nouvelle_Donne (réduire le temps de travail hebdomadaire pour partager l'emploi, remettre en activité les précaires, augmenter le nombre de cotisants et réduire le nombre de bénéficiaires des aides sociales) d'autres pistes qui pourraient relancer la machine économique.

 

Ces quelques mesures, qui méritent discussion, n'engagent pas ce mouvement et ne sont que le fruit de ma réflexion citoyenne:

1- Proposer aux entrepreneurs une baisse progressive des charges qui pèsent sur l'emploi (aussi bien patronales que salariales) au fur et à mesure des nouvelles embauches. En clair, chaque fois qu'une entreprise embauche, les charges baissent. Plus elle embauche, plus les charges baissent sur tous les salaires. En revanche, le projet, déjà énoncé (par exemple, par M. Bayrou), d'une baisse à zéro charges pour toute nouvelle embauche ne me convient pas, dans la mesure où elle prive nos caisses de solidarité d'argent dont on a toujours besoin pour maintenir dans la dignité les chômeurs, les malades, les familles nombreuses ou les mères célibataires.

2- Baisser la TVA pesant sur les produits "made in France" à son niveau le plus bas (5,5%) afin d'en réduire le prix de vente. Ces produits, qui garantissent le maintien d'emplois dans notre pays, deviendraient ainsi plus accessibles.

3- Baisser l'impôt sur les entreprises en fonction de trois critères précis: baisse de la rémunération des actionnaires au profit d'investissements massifs dans la recherche et développement; réduction des inégalités salariales au sein de l'entreprise avec stricte égalité hommes-femmes à compétences égales; investissement pour le bien-être écologique avec mise au norme des bâtiments, intégration de dispositifs propres dans l'entreprise. En respectant ces critères (qui n'auraient pas de caractère obligatoire), l'entreprise réduirait sa charge fiscale. Bref, en adoptant un comportement durable (favorable à la justice sociale et à la préservation de l'environnement), l'entreprise gagnerait des marges financières par la réduction de ses impôts.

4- Etablir une échelle des salaires stricte et juste. Pour cela, une bataille doit s'engager pour monter le SMIC le plus haut possible (1400€ net par mois), afin de rendre les minima sociaux moins attractifs, afin de donner du pouvoir d'achat aux ménages modestes (leur consommation est une stimulation pour l'économie française) et afin de réduire le phénomène des "fins de mois difficiles" et du surendettement. Dans le même temps, la création d'un salaire maximal reste d'actualité: un cadre supérieur ou un patron ne pourrait pas gagner plus de 24 fois (soit gagner en un mois ce que d'autres gagnent en deux ans) ce que la salarié le moins bien rémunéré de son entreprise empoche. Par exemple, dans le cas d'un SMIC à 1400€ net par mois, cela porte le salaire maximal à 403.200€ net par an ! Ca va ! Le mérite est ainsi récompensé, dans les limites de la décence et de l'équité.

 

Je ne suis pas un maître en économie. J'imagine que ces mesures, frappées du #bonsenscitoyen, peuvent être aménagées, améliorées, pour les rendre applicables et, surtout, efficaces. Aussi bien pour nos entreprises que pour l'Etat.

Qu'en pensez-vous? A vos commentaires !

 

Logo-Nouvelle_Donne.pngEnfin, pour approfondir le débat, le courant auquel j'appartiens a une dernière piste pour stimuler notre économie: "Entreprises: priorité aux PME face aux grands groupes !". Dans son programme, trois aspects sont évoqués. Les voici:

1- Réserver 20% des commandes publiques à des entreprises de moins de 50 salariés.

 

2- Les grandes entreprises qui paient peu ou pas d'impôts en France n'ont pas à recevoir autant d'aides de l'Etat (CICE, CIR, Pacte de responsabilité, etc.). Seules les entreprises en-deçà d'un seuil de 500 millions d'euros de chiffre d'affaires pourront bénéficier systématiquement de ces aides, toute filiale majoritaire d'un groupe étant assimilée sur ce plan au Groupe auquel elle appartient.

Les 10 milliards d'euros récupérés annuellement grâce à cette mesure seront réinvestis dans un plan de "récupération économique" pour les PME. Afin de favoriser leur investissement et leur développement, les PME seront dispensées du paiement de l'IS pendant 3 ans, sous réserve d'un engagement à ne pas verser de dividendes pendant 5 ans.

 

3- Présence paritaire des salariés au sein des Conseil d’Administration et de surveillance des sociétésen s'inspirant du modèle de cogestion allemand.

Là encore, faites vos commentaires... et lançez le débat !!

Repost 0
Published by Aurelien Royer - dans Les pistes d'AurelR
commenter cet article
1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 15:24

Mes anciens lecteurs, du temps de Jes6, vont hurler: quoi? Encore cette rengaine?

C'est une vieille proposition que je réactive aujourd'hui, profitant d'un jour férié pour rappeler, brièvement, en quoi elle consisterait. Le constat est simple: la France, "fille aînée" de l'Eglise, compte onze jours fériés, dont six à connotation religieuse, disons même catholiques (lundi de Pâques, jeudi de l'Ascension, lundi de la Pentecôte, l'Assomption, la Toussaint et Noël). Elle se classe 32ème dans l'ordre des pays comptant le plus de jours fériés au monde, le record étant détenu par le Colombie (avec 18 jours).

L'objectif n'est pas de réduire le nombre de jours fériés, mais d'en changer les dates. Certains me diront que ces jours non travaillés permettent de disposer de week-ends prolongés (du samedi au lundi), souvent de ponts (du jeudi au dimanche), parfois de viaducs (quand ces fêtes sont à date fixe); certes, mais remplacer un jour férié par un autre ne supprimera pas cet effet ! D'autres me rétorqueront que supprimer les fêtes religieuses (car c'est de cela dont il s'agit) ne fera qu'accentuer la méconnaissance des enfants sur leur sens et nier l'héritage historique que notre pays doit à cette religion. En tant que professeur d'histoire, j'en suis doublement conscient, ces fêtes religieuses du calendrier étant d'ailleurs l'occasion, dans mes cours de 6ème, de les expliquer aux élèves.

 

Pour autant, la France étant tout à la fois la "patrie des droits de l'Homme" et un pays laïc, il me paraît toujours pertinent de modifier ces fêtes. J'avance trois raisons:

1- Un jour férié doit être l'occasion, pour le pays, ses élus et ses habitants, de le célébrer et d'en connaître la raison. Ainsi, ce 1er mai doit être l'occasion, pour les citoyens, de fêter le travail, de défiler dans les rues, de montrer leurs revendications en terme d'emploi et de conditions de travail, tout en célébrant un fait historique... que peu saurait expliquer. Autre exemple: chacun sait ce que représente le 14 Juillet car, ce jour-là, dans toutes les communes des manifestations ont lieu. Il en va de même pour les armistices.

2- Un jour férié doit être l'occasion de célébrer une valeur de notre pays (au programme d'éducation civique de nos élèves de 3ème). Un jour pour la liberté, un jour pour l'égalité, un jour la fraternité, un jour pour la fin de l'esclavage (ce 10 mai qui prête tant à polémique, depuis qu'un maire FN a décidé de ne pas y contribuer... dans mon département !), un jour pour l'Europe. Ne serait-ce pas mieux que Pâques, l'Assomption et la Toussaint?

3- La France acceptant tous les cultes et toutes les religions, il serait de bon ton de fixer, dans la loi, la possibilité offerte à tous les citoyens de choisir deux jours fériés parmi une liste fixée à l'avance. Ainsi, les chrétiens pourraient continuer de célébrer Noël et Pâques, les Juifs pourraient ne pas travailler le jour de Kippour, les musulmans pourrait chômer le jour de l'Aïd-el-Kébir... et les non-croyants pourraient choisir une date parmi ces nombreuses journées qui tapissent nos calendriers en rendant hommage à un moment-clé de notre histoire.

(Proposition avancée, lors de la dernière présidentielle, par la candidate EELV, Eva Joly).

 

J'imagine donc un calendrier annuel retravaillé (j'irais même plus loin, demain, en évoquant la réforme des rythmes scolaires !) avec, progrès social oblige, 12 jours fériés (10 fixés pour tout le monde et deux au choix pour chaque citoyen).

Repost 0
Published by Aurelien Royer - dans Les pistes d'AurelR
commenter cet article