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Un monde meilleur: citations

Pour triompher, le mal n'a besoin que de l'inaction des gens de bien
(Edmund Burke, homme politique et philosophe irlandais du XVIIIème siècle).

 

La politique, c'est l'art de rendre possible ce qui est nécessaire
(Jacques Chirac, phrase de campagne lors de la présidentielle de 1995).

 

Ma génération a bâti les murs de l'UE; votre génération devra en décorer l'intérieur
(François Mitterrand, à Henri Emmanuelli, à l'occasion d'un entretien en tête-à-tête).

 

Dans les pyramides du pouvoir, les ovaires c'est comme l'oxygène: ça se raréfie avec l'altitude
(Isabelle Alonso, ancienne présidente des Chiennes de garde, mouvement féministe).

 

“A une juste guerre, préférons une injuste paix” (Samuel Butler)

 

“Les guerres surviennent toujours entre deux Etats de paix. Alors, supprimons la paix et nous n'aurons plus de guerre
(
Almanach de l'Os à moelle, pensée du 17 octobre 1980)

“C'est dans son coeur qu'il faut construire la paix” (Dalaï-Lama)

“Il n'y aura pas de paix sur cette planète tant que les droits de l'homme seront violés en quelque partie du monde que ce soit”
(
René Cassin, in "Déclaration universelle des Droits de l'Homme", 1948)

“Il est plus facile de
faire la guerre que la paix” (
G. Clemenceau, Discours de paix, 1919)

“Il n'y a jamais eu de bonne guerre ni de mauvaise paix” (Benjamin Franklin, Lettre à John Quincy, 1783)

“Deux coqs vivaient en paix: une poule survint,-Et voilà la guerre allumée”
(
Jean de La Fontaine, Fables "les Deux Coqs")

“On ne fait la guerre que pour faire enfin la paix” (Dictionnaire Le Littré)

“La paix, c'est de la
guerre ailleurs”
(
Jacques Prévert)

“S'irriter d'un reproche, c'est reconnaître qu'on l'a mérité” (Tacite, historien romain des Ier et IIème siècles après JC)

Petite présentation du blog... et de son auteur

Nouvelle DonneDe 2005 à 2012, j'ai tenu un blog intitué Jes6 ("Justice, Equité, Solidarité, pour une VIème République"), réagissant aux faits d'actualité et aux décisions de la présidence Sarkozy.

Homme de gauche, l'élection de François Hollande a été une bonne nouvelle, l'ouverture d'une nouvelle phase...

Mais, mon métier m'a éloigné de la blogosphère.

Déçu par la politique menée, mon militantisme socialiste s'est petit à petit éteint. Fin 2013, la création d'un nouveau parti, Nouvelle Donne, a rallumé la flamme d'un citoyen qui perdait son optimisme. Alors que 2014 est une année électorale, qui s'annonce donc passionnante sur le plan politique, j'espère reprendre le chemin de mon clavier pour alimenter un blog auquel je veux donner un nouveau souffle !

 
Né en Picardie en 1986, j'ai grandi, étudié et travaille toujours dans cette région: je suis aujourd'hui professeur d'Histoire-géographie dans un collège de l'Aisne et mon métier est ma passion ! La politique, qui permet aux uns de s'investir pour changer la vie des autres, m'attire depuis le plus jeune âge.

De 2006 à 2009, j'ai fait partie de la première fournée de CRJ (Conseillers Régionaux Jeunes) élue au suffrage direct par les jeunes de 16 à 25 ans de ma région: ce mandat de trois ans m'a donné l'expérience du travail d'équipe et l'opportunité de contribuer à des projets concrets.

 

De 2006 à 2010, j'ai été militant au PS, participant à la campagne présidentielle de Ségolène Royal puis aux municipales de 2008 au cours desquelles je fus, moi-même, candidat sur une liste d'opposition au maire sortant. A quelques voix, j'aurais pu être conseiller municipal !

Ecologiste convaincu, je me décris volontiers comme progressiste et humaniste: changer le monde, changer l'Europe, changer la France. Les défis sont nombreux. Placer l'homme au coeur d'un système gangréné par l'argent et les puissances hors-sol anti-démocratiques, quel défi !

 

La renaissance de mon blog n'est pas une rupture: dans la colonne de droite, vous pouvez accéder à mes "Archives Jes6" (où je souhaite garder la trace de ces pages de propositions Oiseau-bleu-de-Magritteque j'ai rédigé pendant ces années) ansi qu'aux principales communautés auxquelles je continuerai de contribuer, qu'il s'agisse de "Réformer la France", "La voix des Européens" ou "Pour un monde meilleur" que j'ai créé avec l'ambition d'en faire une plate-forme utopique où puissent s'exprimer les rêves les plus fous d'un monde pacifié, démocratisé et équitable des blogueurs optimistes.

 

Sur "AurelR le citoyen", je vous souhaite de bons moments de lecture.

N'hésitez pas à publier vos commentaires, à me suivre via la newsletter du blog, ainsi que les réseaux sociaux (notamment sur Twitter: @AurelienRoyer86 et les hashtags #reprendrelamain, #bonsenscitoyen, #mondemeilleur), ou à me contacter par mail (en attendant de la renouveler): contact@jes6-leblog.eu

24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 21:24
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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 16:31

Il me reste 10 minutes pour conclure cette après-midi de publications. Avant d'aller voter, je vous propose un double pronostic.

A l'échelle locale, dans mon canton de Tergnier, je crains une élimination des deux sortants qui, en divisant les voix de la gauche et en raison d'une abstention qui rend la qualification difficile au 2nd tour, conduirait à un duel UMP-FN dimanche prochain. Il me semble en effet compliqué, dans le contexte actuel, de dépasser le seuil des 12,5% des inscrits (soit, avec 50% de participation, 25% des exprimés..) si l'on arrive en 3ème position, d'autant que, dans mon département, le ras-le-bol et le racisme ambiant vont faire grimper le FN. Ici, le parti de Mme Le Pen n'est pas crédité de 30% mais de 41% (sondage pour l'Aisne nouvelle, récemment) des suffrages. Ça craint !

Toutefois, en cas de duel UMP-FN, j'ose espérer que les citoyens qui n'ont pas choisi le FN au premier tour (et ils seront majoritaires) continueront sur cette voie pour empêcher l'élection du duo frontiste au second tour ! Dans l'Aisne, les chances que le FN remporte le département passe par deux conditions: qu'il remporte plus de la moitié des cantons et, pour cela, qu'il se trouve en situation de triangulaire (seule situation qui lui soit clairement favorable).

Ainsi, au niveau national, il me semble tout aussi improbable que le Rassemblement Bleu Marine emporte le moindre département. Certes, l'abstention favorise le FN au premier tour, lui offrant les conditions pour finir en tête. Mais, cette même abstention favorise aussi les partis traditionnels au second tour car, si le FN fait le plein des voix dès aujourd'hui (de par sa capacité à mobiliser ses électeurs), il dispose d'une réserve de suffrages bien maigres... J'ose espérer que les anti-FN sauront être assez nombreux pour lui barrer la route la semaine prochaine !

Allez, aux urnes... Résultats de ma commune dans deux heures. Bonne soirée à tous.

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 16:09

Dans le numéro spécial "FN" du 1Hebdo, une journaliste proposait la liste des propositions des différents partis politiques pour ces élections. Dans la section "PS", elle précisait que ce parti ne proposait aucun projet national: c'est au niveau des départements que les candidats socialistes ont construit leurs programmes, à tel point que, d'un département à l'autre, les propositions sont parfois incompatibles, voire complètement opposées. Le Parti Socialiste serait donc le seul parti à avoir compris que ce scrutin est, avant tout, local, que chaque département a des spécificités et qu'il est plus logique de proposer aux électeurs un projet qui corresponde aux enjeux locaux. Au fond, cela ne me choque pas... Quoi de commun, en effet, entre l'Aisne et les Hauts-de-Seine?

Ce qui me choque, en revanche, c'est la stratégie choisie par un parti qui, lui, n'a pas compris l'enjeu local du scrutin. Il a choisi d'y participer comme s'l s'agissait d'une élection nationale, presque présidentielle. Il s'agit, bien sûr, du FN. Le "Mouvement Bleu Marine", qui a la particularité d'être massivement présent pour cette élection (il est, dans mon département, le parti le plus représenté puisque, dans certains cantons, les partis traditionnels n'y ont pas de candidats !), dresse de nos territoires un portrait aberrant, jouant sur les peurs et les préjugés des électeurs qu'ils ont réussi à draguer (et qui, eux, se déplaceront pour manifester leur colère et leur adhésion au projet de l'extrême-droite). A ces peurs, il répond par des propositions incohérentes (qui ne sont pas de la compétence des Conseils Départementaux), en décalage complètes avec les enjeux LOCAUX.

Il n'y a qu'à lire la profession de foi (document recto-verso) ou les brochures distribuées en boîte aux lettres (fascicule de huit pages). Premier indice: ces documents ne sont absolument pas personnalisés. Les candidats locaux semblent de simples marionnettes, impersonnelles, entre les mains de la présidente du mouvement. Sur les documents officiels, seuls les noms des deux candidats sont inscrits. On n'y trouve aucune autre information, qu'il s'agisse de leurs professions, de leurs âges, de leurs communes de résidence, de leurs passés ou expériences... Au fond, on ne sait pas à qui l'on a à faire: comment voter pour des gens qui devront nous représenter et dont on ne connaît, au fond, que les idées? Pire: sur le fascicule, un texte en dernière page commençant par "nous sommes vos candidats" n'est pas signé... et est accompagné d'une photo de Marine Le Pen, laquelle est présente à trois reprises (quand les candidats ne sont qu'en couverture - simple reproduction de l'affiche de campagne !).

En fait, le FN mène une campagne électorale nationale pour mesurer sa force, pour constater qu'il est, en ce moment, le "premier parti de France", c'est-à-dire celui qui parvient à mobiliser le plus grand nombre d'électeurs sans pour autant déplacer un flux gigantesque de citoyens... car le premier parti de France restera cette masse énorme et multiforme des abstentionnistes. Le projet du FN pour ce scrutin consiste en trois étapes:

* Dresser un portrait terrible de la France de 2015: à la lecture de ces documents, j'ai découvert que mon canton était miné par la grande délinquance, les trafics, la domination de "bandes de délinquants" qui traumatisent les établissements scolaires, sans oublier le déferlement de populations immigrées qui s'installent pour toucher les aides sociales et nourrir le climat d'insécurité local.

* Montrer que le FN est capable de gouverner en citant les grandes mesures mises en place dans les communes où il a obtenu le poste de maire l'an dernier. Bizarrement, dans mon département, une commune a un maire FN: c'est Villers-Cotterêts. Son édile est d'ailleurs candidat aux départementales pour devenir, lui-même, un cumulard. Et pourtant, sur la page spéciale "Nos mairies ont du talent", cette ville locale, pas si loin de nous, n'est pas citée...

* Faire une liste des propositions, parfois de bon sens, en écrasant la concurrence avec des mesures qui ne peuvent que flatter l'électorat pauvre. Baisse des impôts, outils de télésurveillance pour les personnes âgées, ouverture de maisons de retraite, augmentation des aides sociales, caméras dans les collèges: comment dire non?

Le problème, c'est que le tract propose aussi de nombreuses mesures qui sont de la compétence de l'Etat. Ainsi, on nous promet de contrôler le flux des immigrés. Dois-je comprendre que le Conseil Départemental de l'Aisne va dresser des barbelés pour empêcher les étrangers d'y entrer? On insiste sur le maintien du niveau des retraites: est-ce aux départements de fixer ce montant? Bref, c'est bien d'une imposture massive qu'il s'agit. Mme Le Pen prépare sa présidentielle 2017 en convoitant, une par une, toutes les clientèles que les politiques ratées de la droite et de la gauche ont laissé de côté. Je dois avouer connaître quelqu'un qui, dans mon entourage proche, ne peut que souscrire à tout cela. Un mélange de racisme décomplexé et de ras-le-bol social (baisse du pouvoir d'achat et fins de mois de plus en plus difficiles) qui ne peut que nous inquiéter ! Après ce scrutin, une offre alternative est nécessaire pour nous sauver d'un FN au pouvoir à Paris !

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 15:48

L'une des questions qui n'a pas été réglée par la campagne (minable) de ce scrutin concerne les compétences du futur Département. Préférant se taper dessus à coups de petites phrases et d'incantations qui ne concernaient pas l'avenir de nos territoires, nos responsables politiques n'ont pas débattu de cette question. Quelles compétences les nouveaux Conseils Départementaux, dont l'espérance de vie semble réduite, auront-ils? C'est d'ailleurs à quelques jours du scrutin que les annonces sur les nouvelles Régions, leurs compétences partagées avec les intercommunalités, ont été faites. Bref, nous votons ce dimanche, sans vraiment savoir les marges de manoeuvre de nos futurs élus... On reste donc sur l'idée qu'ils géreront les collèges, les transports scolaires, les politiques sociales de solidarité, l'aide aux associations...

C'est sur ces thèmes que les candidats sortants accentuent leur campagne. Ainsi, dans mon nouveau canton, les deux sortants revendiquent leur contribution au bilan du Conseil général socialiste. De tendance politique différente mais voisine, ils font la liste de ce que la gauche a (bien) fait dans l'Aisne depuis six ans:

* Maintien de la gratuité des transports scolaires pour tous les élèves (faisant de notre département l'un des rares à ne pas les rendre payants);

* Aide au développement de zones d'activités, à la construction de structures sportives;

* Aide aux entreprises et au développement du numérique;

* Modernisation des voiries et protection de l'environnement...

... Sans oublier la rénovation des collèges du secteur dans le cadre d'un grand "Plan collège", financé par le Conseil général, et qui comportait trois objectifs. 1- Rénover les bâtiments, cantine incluse (avec harmonisation des prix des cantines dans tout le département); 2- Equiper ces établissements d'un ENT (Environnement Numérique de Travail) harmonisé; 3- Maintenir les bourses départementales pour aider au financement de la scolarité des élèves des familles modestes. Ces objectifs sont louables et ont été globalement atteints. MAIS... ces candidats sortants se vantent d'avoir voté ces dispositifs qui, de mon point de vue, ont été sérieusement écornés par deux "affaires".

D'une part, une polémique nourrie a fragilisé la majorité sortante à propos des bourses d'enseignement supérieur qui permettent aux étudiants de l'Aisne de poursuivre leurs études. Or, pour des raisons budgétaires, il a été décidé de les suspendre ou les réduire, jusqu'à ce que des collectifs d'étudiants se mobilisent, manifestent et agitent la presse locale. Ayant bénéficié de ces dispositifs pour mener mes propres études (et sans lesquels je n'y serai peut-être pas parvenu, étant issu d'un milieu très modeste), j'ai été scandalisé, à l'époque, de ce choix qui va à l'encontre d'un grand objectif que je considère "de gauche": l'égalité des chances pour faire fonctionner l'ascenseur social ! Suspendre ces bourses, c'était empêcher les plus pauvres d'emprunter cette voie de la réussite... Voir des candidats se féliciter d'avoir maintenu ces bourses, ça me fait doucement sourire.

D'autre part, et là ça passe encore moins, la publicité que ces deux sortants font à propos de la rénovation des collèges m'agace. L'un d'eux utilise la photo de mon collège comme exemple des restaurations menées depuis six ans, tandis que l'autre affirme qu'il fait partie de ceux qui ont été "rénovés totalement". Or, c'est FAUX !! Mon collège compte cinq bâtiments (un internat, une cantine, un CDI, l'externat avec nos salles de classes et un vieux bâtiment de 1881).

Or, sur ces cinq bâtiments, deux et demi ont été rénovés: l'internat n'en avait pas besoin; la cantine et le CDI ont été restructurés; deux des quatre étages de l'externat (le 3ème étage et le rez-de-chaussée) ont subis des travaux. Pour le reste, le Conseil Général N'A PAS financé les travaux: les premier et deuxième étage de l'externat n'ont pas été rénovés (c'est sur fonds propre que l'établissement doit repeindre les salles), la cour n'a pas été refaite alors que des trous se sont formés (parfois de la faute des entreprises ayant participé aux travaux avec des engins qui ont détruit le macadam) et le bâtiment de 1881 est désormais fermé, car vétuste... et ne sera pas rénové. Il sera laissé à l'abandon jusqu'à ce qu'il devienne dangereux et qu'on décide de l'abattre ! Voilà de quoi être scandalisé, non?

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 15:31

Comme à chaque scrutin, je vais me rendre aux urnes à 17h55... non pas pour être le dernier à voter, mais pour participer aux opérations de dépouillement en tant que citoyen volontaire. Histoire de connaître aussi la tendance qui se dégage du vote des habitants de ma commune. Depuis quelques jours, mon choix est fait, mais il a été particulièrement difficile. A vrai dire, la méfiance qui caractérise le peuple français me touche également: je crois toujours en la capacité des politiciens à changer les choses, mais je n'ai plus vraiment confiance dans le personnel politique déjà installé, ceux qui se partagent les postes depuis des années, qui cumulent les fonctions mais qui n'offrent aucune transformation positive de notre société. Au niveau national comme à l'échelon local.

Il faut dire que la lecture des professions de foi n'a fait que renforcer ce manque de motivation pour choisir un des binômes candidats. Petit examen de tout ce qui me chagrine:

* La campagne nationale du FN, avec ses thèmes favoris (qui dressent de notre pays, de nos départements et de nos communes un portrait inquiétant), ne m'attire évidemment pas. Il n'y a rien qui concerne l'Aisne en particulier dans leur programme !

* Les propositions de l'UMP, en léger décalage avec ce que l'on attend, ne me séduisent pas plus. Entre des promesses sur la sécurité et un thème choc sur l'hôpital de Chauny (dont la population du canton dépend mais où nos futurs conseillers n'auront aucun droit de regard car il est implanté dans le canton voisin), je n'y trouve pas une vision claire, disons un cap, pour le Département... Si ce n'est qu'on essaie d'en flatter l'environnement et le potentiel touristique.

* La candidature de Michel Carreau ne m'emballe pas, non seulement parce qu'il est un acteur majeur de la majorité sortante (qui n'a pas que des réussites), soutenu massivement par tous les partis de gauche et les cumulards qui dirigent le département, mais aussi parce qu'il est lui-même élu depuis trop longtemps. Avoir une jeune fille à ses côtés ne suffit pas à incarner le renouvellement !

* Quand à Frédéric Mathieu, mon conseiller général sortant, il est devenu, lui aussi, un cumulard qui a, à ses côtés, des élus compétents et implantés, qui sont eux aussi de beaux cumulards. Il porte, lui aussi, le bilan du Conseil général sortant (sur lequel je reviendrai ensuite).

Bref, c'est sans enthousiasme que je vais voter pour ce dernier... Mais, j'avoue que si le vote blanc était plus reconnu qu'il ne l'est aujourd'hui, ça aurait été mon choix ! Un vote blanc vraiment comptabilisé, qui permet aux citoyens d'éliminer les candidats s'il arrive en tête, me séduirait. Ou une candidature nouvelle d'un(e) citoyen(ne) qui pourrait porter une politique différente qui répond aux enjeux ruraux sur lesquels Manuel Valls est venu parlé, il y a quelques semaines, à Laon ! Une grande offre de services publics de proximité est nécessaire. Et je ne la vois pas venir...

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 15:09

Ce dimanche, c'est donc jour d'élection. Les Français sont appelés à élire leurs nouveaux conseillers départementaux qui siégeront, demain, dans les Conseils départementaux totalement paritaires. Déjà, moi qui suis attaché à l'égalité hommes-femmes, voilà une belle avancée avec un scrutin binominal innovant, mis en place par le gouvernement de François Hollande. Il nous faut donc, aujourd'hui, choisir un des binômes qui se présentent à nos suffrages, bien souvent un homme "connu" (essentiellement, le conseil général sortant) et une femme que ce nouveau scrutin va propulser sur la scène politique locale.

Le problème, c'est que ce nouveau scrutin a provoqué l'agrandissement des cantons, la plupart du temps par la fusion de deux cantons existants. C'est le cas de mon propre canton, formé des anciens cantons de Tergnier (où le sortant est le communiste Michel Carreau) et de La Fère (où le sortant est le divers gauche Frédéric Mathieu). Or, avec ce nouveau découpage, l'un des deux va voir sa carrière départementale stoppée: en effet, ils sont, cette fois-ci, face à face. Et cela pose un vrai problème, contribuant au possible basculement du département.

En effet, ce dimanche, les électeurs de mon canton ont à choisir parmi quatre binômes:

* Michel Carreau, adjoint au maire de Tergnier, conseiller général depuis des lustres (j'ai grandi à Tergnier et, alors que j'ai 29 ans, je n'ai connu que lui dans cette fonction !) associé à une jeune femme, conseillère municipale de Saint-Gobain.

* Frédéric Mathieu, élu maire de Saint-Gobain l'an dernier, conseiller général sortant (c'est son premier mandat) associé à une conseillère municipale de Tergnier et dont le suppléant est un autre adjoint au maire de Tergnier, par ailleurs actuel conseiller régional.

* Un binôme étiqueté "UMP-Divers droite".

* Un binôme FN dont on ne connaît pas les remplaçants (leurs noms ne figurent sur aucun document officiel... sauf sur les bulletins de vote).

L'Aisne est un des départements que le FN espère conquérir (en réalité, le risque est bien faible - voir article suivant), tant son emprise y est forte avec un des scores les plus élevés de France, que ce soit au premier tour de la dernière présidentielle ou lors des européennes de 2014. Or, dans mon canton, avec une gauche divisée entre les deux sortants, il est fort probable que le "Rassemblement Bleu Marine" vire en tête et que l'UMP tire profit de la situation pour se qualifier. Même si cela me chagrine, je vois mal comment les deux sortants pourraient s'imposer: en dehors de leur bilan (j'y viendrai dans un autre article), ils sont connus et appréciés de leurs anciens électeurs. Il est ainsi probable que M. Mathieu reçoive les suffrages des électeurs de gauche (en tout cas, ceux qui se mobilisent) dans la moitié du canton, tandis que M. Carreau réalisera la même performance dans l'autre moitié. Résultat: il est possible qu'aucun d'eux ne parvienne en 2ème place et ne dépasse le seuil des 12,5% d'inscrits car l'abstention sera au rendez-vous ! Bref, le FN triomphera ce soir dans mon canton, avant d'être vaincu, dimanche prochain, par la droite. A moins d'une bonne surprise, ce soir !

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 17:00

C'est l'une des informations du jour: la Cour des Comptes a rendu un rapport estimant que 13 maternités françaises (voir carte) doivent être fermées, parce qu'elles seraient trop dangereuses pour leurs usagers. L'argument principal consiste à dire que moins de 300 accouchements y sont réalisés par an (selon les dernières statistiques disponibles, soit en 2013). Les praticiens ne seraient donc pas habitués à gérer des situations délicates, qui peuvent causer la mort de l'enfant ou de la mère. Par ailleurs, ces établissements, peu fréquentés, seraient vétustes ou disposeraient d'équipements pas assez modernes. Du coup, par mesure de précaution, la Cour propose de les fermer.

 

13-Maternites.jpg

 

En fait, c'est une vision de notre société qui se joue là. On imagine que, derrière ces arguments de façade pleins de bonne volonté et de responsabilité, des considérations financières sont en cause. Au fond, ces services de maternité ne sont pas assez rentables: l'Etat, en ces périodes de crise, ne peut pas supporter les frais de fonctionnement actuel pour un si faible rendement. Pire, il ne veut pas non plus supporter les éventuels frais de modernisation, de réhabilitation et d'équipement de ces services pour les conserver. A quoi bon dépenser des millions d'€uros pour une centaine d'actes par an?

 

En face, les défenseurs de ces établissements menacés avancent des arguments de bon sens: en cas de fermeture, les populations des secteurs concernées se trouveront désormais à une heure de route de la maternité la plus proche. Le fait d'habiter des zones reculées, souvent en montagne (comme le prouve la localisation des 13établissements, massivement implantés dans la moitié sud du pays) ou en zone rurale, n'est pas suffisant pour fermer ce qui est un service public. Pourquoi les citoyens de ces endroits, moins densément peuplés, n'auraient-ils pas droit à la même qualité de service que les autres? D'autant qu'ils paient les mêmes impôts !...

 

Notre pays se trouve donc face à un choix simple:

* Soit fermer ces établissements en considérant que la sécurité des patients et le coût de réhabilitation qu'elle suppose ne peuvent plus être assurés par un Etat en crise;

* Soit maintenir ces établissements avec pour ambition, au contraire, d'investir pour les moderniser et garantir aux populations un service public hospitalier de qualité et équitablement réparti sur le territoire.

Bref, les considérations financières doivent-elles l'emporter?

Je pense que non et que le devoir d'un Etat est d'offrir à ses citoyens-contribuables un égal accès à tous les services, qu'il s'agisse de la santé, de l'éducation, de l'énergie, du réseau Internet et téléphonique... Or, ces territoires sont victimes de la désertification de tout ce qui permet de garantir la cohésion sociale et l'égalité des usagers ! Ainsi, dans cette affaire, l'Etat peut se donner les moyens (ou, au moins, essayer de trouver des mécènes privés pour l'y aider) d'innover. Imaginons que les praticiens de ces materités reculées soient désormais équipés de matériels informatiques et connectés: le jour d'un accouchement difficile, l'acte serait alors réalisé en visio-conférence avec l'aide d'un professeur d'un grand hôpital de la région, garantissant aux familles la qualité du soin et la proximité de l'offre.

 

Nous nous trouvons face à un choix de société... Je devrais écrire un combat pour la défense du Service public, équitablement réparti sur le territoire ! Ce devrait être une priorité nationale, dans tous les domaines.

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Published by Aurelien Royer - dans Cohésion sociale
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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 14:29

Je parlais, dans l'article précédent, de la notion d'Equité, que je place comme un objectif majeur des prochaines années. Avec la proposition de la "double part", j'entends ici l'explorer et le rendre plus concret.

Le principe général est simple: au nom de l'égalité entre tous les hommes, sans aucune distinction, toute personne a des droits. Ces droits sont garantis par l'Etat et reposeraient, dans ma formule, sur la part fixe. La part variable correspond, elle, à ce que chaque individu peut obtenir, en plus, au nom des efforts et du mérite dont il faut preuve. Ainsi, les plus méritants creusent l'écart avec les autres. Au final, ce principe peut être facilement appliqué dans de nombreux domaines. Je vous soumets six exemples.

 

1° Le salaire: c'est l'exemple le plus évident, auquel vous avez forcément pensé en lisant l'introduction. Que tous les salariés disposent d'une parte fixe identique (un salaire de base qui rémunère un niveau d'études, des responsabilité dans l'entreprise, d'heures effectuées), hommes et femmes confondus, c'est la base. Puis, qu'un principe d'intéressement soit mis en place pour augmenter le salaire des plus méritants, ceux qui s'investissent, sont motivés et responsables, obtiennent des résultats... cela semble tout aussi normal. Cette part fixe n'existerait que sous forme de bonus; au nom de la dignité humaine, il est évident qu'un salarié peu méritant ne peut se voir infliger un malus, tant qu'il remplit sa part du contrat !

 

2° Les PV: c'est un exemple qui me tient à coeur pour, cette fois, sanctionner plus lourdement les comportements véritablement dangereux et irresponsables. La graduation des contraventions mérite d'être accentuée. Ainsi, les amendes pourraient avoir un montant fixe (x €uros pour LA NATURE de la faute commise) auquel s'ajouterait un montant variable (x €uros pour sanctionner L'INTENSITE de la faute commise). Par ailleurs, la création d'une taxe immédiate aux conducteurs qui auraient dépassé les limites de vitesse sans se faire prendre sur autoroute serait envisageable: si, entre les deux stations de péage, le temps parcouru dépasse ce qu'il aurait dû être en ne dépassant pas les 130 km/h, l'automobiliste franchira la gare finale après avoir payé une amende en plus du tarif normal.

 

3° Les impôts des entreprises: dans le cadre d'une politique incitative, par laquelle l'Etat proposerait aux entreprises d'atteindre les mêmes objectifs que lui (ex: augmentation du pouvoir d'achat, investissements en recherche, protection de l'environnement), une taxation en deux temps est envisageable. Chaque entreprise paierait une part fixe qui garantirait l'égalité de toutes: au nom du principe de contribution au bien public, le phénomène des entreprises qui s'en tirent pour zéro impôt n'existerait plus. A la part fixe s'ajouterait une part variable qui pourrait être réduite, elle, à zéro, si la société respecte les objectifs nationaux. Par exemple, l'entreprise qui équipe son usine de panneaux solaires, qui met en place un intéressement et garantit l'égalité des salaires hommes-femmes, qui réduit la rémunération des actionnaires au profit d'un investissement en R&D (créateur d'emplois), bénéficerait d'une part variable à zéro.

 

4° Les factures d'énergie: au-delà de la nationalisation du secteur, garantissant aux Français l'égal accès à l'énergie (un bien vital, qu'il s'agisse de l'eau ou la façon de se chauffer !), la "double part" peut aussi s'appliquer à ce secteur. L'Etat garantirait un prix fixe pour un volume minimal d'énergie (à calculer en fonction de la taille du foyer) puis un prix variable pour toute la consommation supplémentaire. Ainsi, les premiers kwh d'électricité, nécessaires pour tout foyer, seraient fournis à un tarif, disons, modéré, puis les kwh supplémentaires, que l'on qualifierait de "confort", seraient, eux, facturés plus chers. Le but étant d'inciter les consommateurs à réduire leurs dépenses pour préserver et leur porte-feuille et la planète !

 

5° L'accès à la culture: ce secteur, qui n'est que rarement dans les priorités de nos gouvernants, servant de variable d'ajustement aux budgets en berne, est essentiel. Visiter un musée, voir une pièce de théâtre, aller fréquemment au cinéma font partie des loisirs que l'Etat doit aussi savoir préserver et garantir à tous ! Les plus fortunés n'ont pas ce problème, mais pour les ménages modestes, c'est plus compliqué. Notamment parce que cela coûte cher. Avec une famille de 3 enfants, comment aller au cinéma régulièrement quand la place coûte 10€? Une harmonisation des politiques doit donc être mise en place, quelle que soit la nature du musée (national, municipal...) avec la fin de la gratuité (il faut un prix fixe minimal pour ne pas tomber dans l'effet pervers du 0€) et, dans le même temps, la baisse des tarifs excessif de certains lieux. Une tarification sociale qui démocratie la culture semble nécessaire !

 

6° Les allocations: on touche là un point sensible. Ceux qui en bénéficient trouvent le système formidable. Ceux qui le financent sans en avoir profité le trouvent perfectible, sans toujours se dire qu'ils pourront en bénéficier un jour. Dans la classe politique, les hommes politiques donnent toujours l'impression de vouloir le réformer... mais personne n'ose finalement le faire. Qu'il s'agisse des allocations chômage, retraite, maladie, familiales, le problème est le même. Une petite minorité en profite à fond, encaissant toutes les sommes possibles et imaginables, accumulant un confort de vie qu'un travailleur de base ne peut s'offrir. Tout le monde comprend qu'il vaut parfois mieux ne pas travailler et avoir quelques enfants à charge pour bénéficier du RSA, des diverses allocations, des aides d'associations et d'un logement HLM que de se lever tôt pour toucher un SMIC que le patronat refuse d'augmenter. Cette situation, qui peut être révoltante, provoque des abus auxquels, pourtant, la grande majorité des bénéficiaires ne se livrent pas ! Le principe du "mérité", que je prônais plus haut, pourrait s'appliquer ici: une part fixe serait garantie à tous les bénéficiaires au nom de la dignité de l'individu... mais une part modulable incitative serait cumulable pour ceux qui, dans l'exemple de l'allocation chômage, mènent des recherches actives, réalisent des stages d'observation, empruntent une voie de reconversion. Cette part modulable ne correspondrait pas forcément à une somme d'argent versée au chômeur, mais à la prise en charge financière dudit stage, de ladite formation (ex: passer le permis pour être plus mobile !).

 

Autre exemple concret, qui constituerait la première mesure d'un nouveau quinquennat: en finir avec les primes de rentrée et de Noël exclusivement financières ! L'une des premières erreurs de François Hollande, au nom du retour de la gauche au pouvoir, a été d'augmenter la prime de rentrée pour les familles modestes. Là encore, je n'ai rien contre son existence. Je suis même fier que mes impôts d'aujourd'hui aident des familles qui en ont eu besoin, comme mes parents en eurent besoin, quand j'étais petit, pour nous vêtir, nous équiper... et nous faire manger ! Il n'en demeure pas moins que cet argent, versé sur les comptes, ne sert pas toujours à bon escient. Certes, c'est une minorité de familles qui s'en rend coupable, préférant équiper la maison plutôt que d'acheter du matériel scolaire (et mon métier me permet d'en juger). Que faut-il faire? Garantir à toutes les familles une part fixe, sous forme de bons d'achats valables sur des rayons et des articles bien précis (un coupon "papeterie", un coupon "chaussures", un coupon "vêtements", un coupon "maroquinerie"...). Puis, une part modulable, en fonction de la situation familiale et financière de la famille, versée sur le compte. Ainsi, l'aide versée par l'Etat (légitime, je le réécris) servirait véritablement à ce pour quoi elle a été imaginée !

 

Le principe de la "double part", ainsi décliné sous six aspects, m'apparaît être une évidence. Une façon de garantir le respect dû à chacun et de défendre, plus efficacement que ne l'a fait N. Sarkozy en son temps, les fameuses "valeur travail" et "valeur mérite". Des valeurs de droite. Mais qui peuvent être le coeur d'une politique sociale équitable !

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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 13:54

Faut-il encore croire en la politique? Les partis, les politiciens, les élus peuvent-ils changer les choses, redresser la France, donner l'espoir au peuple de vivre mieux? L'actualité me rend pessimiste.

A l'extrême droite, le FN surfe sur la vague de ses succès électoraux (aux municipales, au second tour des législatives partielles), occupant l'espace médiatique mais aussi les murs de nos villes (j'ai aperçu, cette semaine, une affiche avec une Marine Le Pen comparée à Marianne et ce slogan: "Unis, les Français sont invincibles !"). Poudre aux yeux.

A l'extrême gauche, la possible victoire du parti anti-austérité d'Alexis Tsipras en Grèce donne des ailes aux responsables de notre Front de Gauche. La dissolution du Parlement hellène pourrait donner les clés du pouvoir à la gauche radicale, lui donnant l'occasion de dire ce qu'elle vaut. Un espoir existe peut-être, mais je suis sceptique.

A gauche, l'impopularité croissante du couple exécutif et l'absence de résultats des politiques social-libérales du président Hollande ne laisse pas entrevoir la possibilité de changer de cap. L'alternative, incarnée par les frondeurs et par Martine Aubry, finira-t-elle par s'imposer? Rien n'est moins sûr.

A droite, l'UMP, qui devrait bientôt changer de nom ("le Rassemblement"?), ne se redressera que dans le sillage du saint-homme qui en a pris les rênes fin novembre et qui croit que le peuple français peut se retourner. Il sait notre capacité, sous les coups d'une actualité déprimante, à oublier le passé. La fenêtre d'un retour, par rejet du présent, existe...

Quant aux autres mouvements, de Debout la France à Nouvelle Donne, en passant par EELV ou l'UDI, ils devront proposer une autre façon de faire de la politique pour espérer creuser un sillon, monter les sondages et espérer devenir une alternative forte.

 

Je crois de plus en plus que l'alternative réelle ne viendra que des citoyens, hors des formes traditionnelles de la politique politicienne. Je rêve d'une personnalité qui saurait émerger, apolitique, pour construire un projet simple avec de grands principes, de grandes orientations, et le porter au plus haut niveau.

Notre classe politique est fatiguée, usée. Les dirigeants qui se répartissent les postes exaspèrent les citoyens. Le sentiment d'une caste de privilégiés vivant au-dessus de nos préoccupations quotidiennes, ne connaissant pas les réalités de terrain (sur les fins de mois difficiles, l'impossibilité d'épargner, la difficulté à se loger...), se diffuse.

A mon sens, LA réforme qui peut nous sortir de cette ambiance est constitutionnelle: imposer le mandat unique (un seul mandat à la fois) et renouvelable une fois (deux mandats identiques consécutifs, point). Le renouvellement des élites ferait respirer notre démocratie. Et celui qui aspire à servir son pays, sa communauté, la cité aura toujours la possibilité de se faire élire aux trois niveaux de responsabilité qui existent (soit six mandats !).

 

Reste à définir le FOND d'un projet de société qui puisse fédérer les Français.

Dans un des numéros de "Face à Eldin" (courte séquence du Petit Journal de Canal+ où un politique passe une journée avec Cyrille Eldin), la sénatrice UDI Chantal Jouanno a défini, en peu de mots, son mouvement: "Etre centriste, c'est être pour l'Europe, le libéralisme social, l'écologie et la décentralisation".

Cela m'a marqué car, dans notre époque, savoir définir une pensée par une phrase positive ("être pour") contenant quatre objectifs clairs, c'est rare. Je les partage... même s'il reste à savoir ce qui se cache derrière ces mots.

De la même manière, j'essaie donc de réfléchir à ce projet qui pourrait nous sortir de la crise, de la morosité, du pessimisme qui ronge la France. Ma liste, encore partielle, contient pour l'heure quatre adjectifs:

* Une politique féministe: il est temps de garantir l'une des égalités les plus fondamentales et qui n'existe toujours pas en 2014 (bientôt 2015), l'égalité hommes-femmes. On pense immédiatement aux salaires, pour lesquels les secondes gagnent toujours moins que les premiers pour un poste identique et à compétences égales. On le constate. On réduit l'écart. Mais on n'impose toujours pas de le gommer. Cette égalité fondamentale mérite un combat fort, prioritaire, et des sanctions lourdes pour ceux qui ne la garantissent pas. Dans tous les domaines.

* Une politique durable: je me refuse à dire "écologiste" pour trois raisons. D'une part, ce terme a été galvaudé, devenant synonyme de préservation de l'environnement, de la biodiversité, de privation humaine pour sauver faune et flore. (C'est nécessaire, mais présenté ainsi, c'est réducteur). D'autre part, et c'est la conséquence de ce point, parler de politique écologique résonne tout de suite comme une punition, une avalanche de taxes punitives. Enfin, et tout est lié, l'adjectif est trop politiquement identifié à EELV, un mouvement qui s'enferme justement dans une vision réduite (et parfois trop moralisatrice et punitive) de la protection de l'environnement.

Je préfère donc le terme "durable" dont la triple action (économique, sociale et environnementale... que j'apprends à mes élèves de 5ème) correspond davantage à un projet de société. Mener une politique durable, c'est ouvrir de grands chantiers pour créer de l'emploi, distribuer du pouvoir d'achat, garantir de nouveaux sociaux aux travailleurs, tout en atteignant des objectifs clairs de protection de l'environnement. Cela peut concerner les transports, le logement. Des politiques d'aménagement du territoire, réfléchies, en lien avec le redécoupage territorial et la protection de l'environnement, sont à imaginer !

* Une politique étatique: il ne s'agit pas de faire de l'antilibéralisme, mais, au contraire, d'imposer enfin un libéralisme juste. L'Etat doit réinventer le(s) service(s) public(s), ces secteurs où tous les citoyens doivent bénéficier du même service, avec la même qualité sur tout le territoire. Le tout, sans subir des augmentations de tarifs continuelles. Ainsi, l'Etat doit s'emparer de certains secteurs (éducation, santé, énergies, transports, Poste...) où il serait seul maître à bord, sans aucune structure privée, pour garantir l'égalité des chances et d'accès à ces services de TOUS les citoyens. En échange de nos impôts, nous avons besoin de services publics forts, qui savent s'adapter au monde actuel (ce que La Poste ne sait pas faire, par exemple).

* Une politique équitable: du temps où ce blog s'appelait "JES6", le "E" de cet acronyme signifiait "Equité". En le créant en 2006, je m'étais refusé de signifier "Egalité" comme dans notre devise républicaine. Pourquoi? Parce que l'Etat doit garantir l'égalité des citoyens mais ceux-ci se différencient ensuite, via leur mérite, leur travail, leur énergie, leur volonté, dans la réalisation de leurs vies. Il arrive un moment où garantir l'absolue égalité (l'égalitarisme de la gauche radicale) est un rêve... qui ne mérite pas d'être exaucé. L'Etat doit simplement intervenir pour que les inégalités ne soient pas disproportionnées. Ainsi, il ne me choque pas que des écarts de salaires existent entre les travailleurs, de l'ouvrier non qualifié au patron, si cela reste de l'ordre du raisonnable. Il resterait, tout simplement, à inventer des limites hautes comme il existe des limites basses (SMIC, RSA...).

(Lire aussi mon prochain article sur "la double part").

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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 13:25

Je suis de retour ! Et oui... Il faut dire que cette période de fin d'année y est propice puisque dans les médias, sur les sites d'information et autres réseaux sociaux, les bilans tirés de l'année 2014 font réfléchir les citoyens. Il faut dire aussi, qu'en cette veille de passer en 2015, la perspective d'élections locales me donne l'envie de reprendre le chemin de l'écriture.

 

Chacun sait que le calendrier électoral, un des trois thèmes que je veux explorer aujourd'hui, est une réalité mouvante. L'année 2015 en est un bel exemple puisque le scrutin régional, qui aurait dû se tenir au printemps 2016 (soit six ans après les dernières élections de 2010), a été avancé à l'automne 2015. Octobre ou décembre, on ne sait pas encore. Et, alors que la réforme territoriale est bien peu aboutie (j'essaierai d'y revenir au plus tôt !), le scrutin régional a donc été avancé, à une saison peu habituelle pour organiser une élection, et se déroulera dans le cadre des 13 nouvelles régions.

 

Le tout se fait dans un contexte de forte désaffection des citoyens pour leur classe politique et de pessimisme en leur capacité à changer les choses. De là à dire que la démocratie française perd de sa vigueur, il y a un pas que je franchis allègrement. Il n'y a qu'à constater les ravages des scrutins partiels de ces derniers mois: chaque fois qu'un législative est organisée, l'abstention est phénoménale tandis que ceux qui se déplacent choisissent les voies de la contestation. Si le FN enregistre des scores importants, il est bon de garder en tête que ces pourcentages ne reflètent pas l'état d'esprit des Français et qu'en valeur absolue, ces "masses" sont encore bien loin d'être majoritaires. Et pourtant ! La désaffection règne. L'engouement citoyen se perd.

 

D'où l'idée, que j'ai déjà fait germer il y a quelques temps, d'instituer un calendrier électoral fixe, qui permette d'organiser de grands rendez-vous citoyens. Plutôt que de multiplier les scrutins, de faire voter les Français à l'issue de campagnes électorales bas de gamme et loin des enjeux, il serait bon de nous faire déplacer aux urnes, disons, tous les deux ans. Avec des objectifs clairs. L'occasion de parler vraiment de politique, de projets et de confronter les ambitions des uns et des autres pour les trois échelons ainsi retenus. A chacun de ces scrutins correspondrait, en effet, un échelon de décision; encore faut-il vouloir n'en garder que trois !

 

Pour être concret, voilà ce que je suggère:

* An 1 (ex: 2017): élections à l'échelon national. Présidentielle + parlementaires lors de deux dimanches. Ainsi, le peuple souverain choisit l'orientation à donner à la Nation. Le scrutin présidentiel demeure uninominal à deux tours, pour un mandat de six ans. Quant au Parlement, il serait bicaméral avec une Chambre élue au scrutin proportionnel (avec des listes à l'échelon local).

* An 3 (ex: 2019): élections à l'échelon européen. Présidelle + parlementaire lors de deux dimanches. Le même jour, tous les Européens auraient à élire un Président de l'UE et un chef de la diplomatie (désignés au scrutin binominal paritaire à deux tours) pour un mandat de six ans. En parallèle, ils désignent leurs eurodéputés au scrutin proportionnel (avec des listes à l'échelon national).

* An 5 (ex: 2012): élections à l'échelon local. Présidentielle + parlementaire lors de deux dimanches. Chaque échelon désignerait ainsi un(e) Président(e), élu(e) au scrutin uninominal à deux tours pour un mandat de six ans, ainsi que les membres d'une Assemblée locale choisis au scrutin proportionnel. Reste à choisir soit le département, soit la région comme échelon local.

(Personnellement, vue la maladresse avec laquelle est menée la réforme des régions, j'en suis presque à me demander si la conservation du département ne serait pas la meilleure solution... Mais ce sera l'occasion d'un autre débat).

 

Avec un tel calendrier, les citoyens seraient mobilisés pour trois grands rendez-vous électoraux, réguliers, tous leurs représentants étant élus pour six ans, période assez longue pour entreprendre des politiques de moyen terme. A cela devrait s'ajouter le mandat unique et renouvelable une fois ! Et notre démocratie respirerait davantage... A vos remarques !

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